Brésil : les trois chantiers de Dilma Rousseff

4513620_7_4239_a-rio-de-janeiro-le-27-octobre_df76c6db62d5a98aa58d5ec420f3f857La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a été réélue de justesse dimanche 26 octobre au second tour. Avec 51,6 % des suffrages contre 48,4 % pour son adversaire, Aecio Neves, elle obtient le plus faible écart de voix depuis la fin du régime militaire (1964-1985) et l’instauration du scrutin présidentiel au suffrage universel en 1989. A peine réélue, Dilma Rousseff a esquissé, dimanche soir à Brasilia, ses trois priorités : la réforme des institutions, la lutte contre la corruption et la relance d’une économie à la peine.

La réforme de la Constitution

L’idée n’est pas inédite. Depuis des années, la réforme du système politique, indispensable dans un système à bout de souffle avec 28 partis représentés au Congrès de Brasilia, revient périodiquement sur le devant de la scène. Mais aucun gouvernement n’a encore osé mettre en œuvre ce vaste chantier. Quelques semaines après le début de la fronde sociale de juin 2013, Dilma Rousseff avait proposé un changement des règles en créant une assemblée constituante chargée de préparer une profonde « réforme politique ». La proposition avait été retirée au bout de quarante-huit heures devant le rejet d’une majorité de députés, soutenus même par certains élus du Parti des travailleurs.

Dimanche soir, Dilma Rousseff a fait de cette réforme la priorité de son second mandat. Sans dévoiler le contenu de son projet (financement des partis, représentativité électorale, mode de scrutin, etc.), la présidente a promis de promouvoir cette réforme en dialoguant avec le Parlement et en consultant les Brésiliens par référendum. L’éventualité d’une réforme constitutionnelle menée par une assemblée constituante viserait à passer outre le barrage des parlementaires, peu motivés par l’idée d’une perte de certains privilèges.

La lutte contre la corruption

La corruption s’est imposée comme un thème central de la campagne présidentielle. Face aux affaires, l’intolérance des Brésiliens vis-à-vis de ce fléau n’a cessé de croître. Avec un montant difficile à mesurer en termes financiers, le préjudice pour le pays s’élève, au bas mot, à 0,5 % du PIB, selon le site Internet Congresso em Foco.

De nouvelles bases légales ont été établies lors du premier mandat de Dilma Rousseff. Le Sénat a approuvé un projet de loi criminalisant la corruption et la loi dite « Ficha limpa » (« fiche propre » ou « casier judiciaire vierge ») est entrée en application. La présidente, elle-même, a limogé en 2011 sept ministres soupçonnés de corruption. Il n’empêche. Même si le PT a réussi à faire passer l’idée que la corruption n’était pas sa marque exclusive, les scandales, comme celui impliquant le producteur de pétrole Petrobras, ont durablement terni son image.

Au cours de la campagne, Dilma Rousseff a promis de durcir les lois contre la corruption, dont celles qui punissent les fonctionnaires convaincus d’enrichissement illégal. Dès dimanche soir, elle a insisté sur le fait qu’elle allait chercher à appliquer davantage les lois déjà votées, et sévir contre l’« impunité qui protège les corrompus ».

La relance de l’économie

Elue en 2010 dans l’euphorie finissante de l’âge d’or de la présidence Lula, Dilma Rousseff a hérité d’une croissance économique annuelle de 7,5 %. Cette année, Brasilia ne table plus que sur 0,7 % de hausse de PIB – voire 0,3 % selon l’OCDE. En 2015, le pays ne devrait pas connaître une croissance supérieure à 1,7 % selon les prévisions les plus optimistes, une estimation en dessous de la moyenne mondiale et très loin des autres grands émergents du club des Brics.

Attaquée sur son maigre bilan marqué par une croissance ralentie et une inflation qui frôle le plafond officiel (6,5 %), la présidente a évoqué ces derniers mois un contexte international dégradé, assurant qu’elle a créé les bases d’un nouveau cycle de croissance. Le chômage est certes à un plus bas historique (4,9 % en septembre), mais de nombreux autres indicateurs ont basculé dans le rouge. Les exportations ont diminué et devraient être pénalisées par la baisse des cours des matières premières. L’industrie, elle, peine à retrouver un nouveau souffle et le coût de la vie est devenu de plus en plus élevé.

Dilma Rousseff a promis de mener une réforme fiscale et de continuer à augmenter le salaire minimum. Elle a également réaffirmé son engagement en faveur de la discipline budgétaire et à contenir l’inflation. Dès lundi, Mme Rousseff devait se mettre au travail pour trouver un successeur à Guido Mantega, l’ex-ministre des finances lâché par la présidente afin de donner des gages aux marchés et aux investisseurs tentés par le candidat Neves. Selon les spécialistes, une des difficultés du futur ministre sera de rétablir les canaux de communication avec les différents secteurs économiques avides de réformes structurelles. La Bourse de Sao Paulo, la principale place financière du Brésil, a chuté de 6 % lundi peu après l’ouverture de la séance, au lendemain de la réélection de Dilma Rousseff.

La tâche de Dilma Rousseff et de son futur gouvernement sera d’autant plus difficile que la coalition gouvernementale a été affaiblie au Congrès. Lors des législatives du 5 octobre, son Parti des travailleurs (PT) est passé de 88 à 70 élus. Il garde certes, avec son allié de la coalition gouvernementale, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), la majorité au Congrès, mais cette majorité devra désormais composer avec un nombre inédit d’élus conservateurs.

Nicolas Bourcier

Source : Le Monde 27.10.2014

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Angelin Prejocaj Empty moves. Mouvements et mots

empty-moves-car-0293-jean-claude-carbonne-jpgDanse. Empty moves (parts I, II,& III), la pièce d’Angelin Preljocaj, a ouvert la saison de Montpellier Danse.

Certains ont découvert l’intégrale d’Empty moves lors du festival cet été, mais beaucoup l’on fait cette semaine à Grammont où la pièce d’Anjelin Preljocaj était reprogrammée en raison d’annulations successives liées aux conflits des intermittents et précaires.

L’opus s’inscrit dans le registre des pièces où la recherche narrative intrinsèque à la démarche du chorégraphe, s’avère plus risquée, ce qui la rend intéressante.

On ne sait trop pourquoi l’événement troublant et absolu créé en 1977 au Teatro Lirico de Milan, où le furieux John Cage donna une performance à partir du texte La désobéissance civile de Henry-David Thoreau sous les invectives continues du public, trouve grâce aux yeux d’Anjelin Preljocaj. Elle est cependant à l’origine d’une volonté de transcription par le mouvement qui précède le langage et la trace écrite.

Sur cette bande sonore sans musique le chorégraphe propulse quatre danseurs animés par une énergie qui puise dans l’unité du groupe. 2+2, 1+3, 4, on lit dans les changements de gravitation la force vertigineuse du collectif poussée par l’exigence. Toujours en écho avec ce qui se passe, les danseurs font face, résistent, persistent, alors que la perfection  des figures qu’ils dessinent dans l’espace ne cesse d’être mise en question par le temps et la fatigue.

On entre dans le corps matériel pour aller jusqu’au trou noir de la géographie intérieure. Preljocaj restitue quelque chose de l’Histoire. Seule manque l’interaction extraordinaire entretenue par Cage avec un public populaire, peut-être ce que n’a pu rendre la mémoire…

JMDH

Source : L’Hérault du Jour 25/10/2014

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36e Cinemed plein feu sur la grande bleue

respire640Festival. Du cinéma sous toutes les formes en provenance de toutes les rives de la Méditerranée et de la notre. Le marathon des amoureux du cinéma débute ce soir salle Berlioz.

Ouverture du Cinemed ce soir au Corum avec le court métrage Miami, de la jeune réalisatrice portugaise Simao Cayatte qui porte un regard de 15 mn sur le rêve de gloire d’une jeune adolescente. La soirée se poursuivra avec Respire, second long métrage de Mélanie Laurent qui se penche sur la relation fusionnelle entre deux lycéennes, Charlie (Joséphine Japy) et Sarah (Lou de Lââge). Toute l’équipe débarque à Montpellier pour présenter le film. La soirée s’annonce jeune, un brin people, comme aime à les défendre le directeur Jean-François Bourgeot.

A n’en pas douter, la grande salle de l’Opéra Berlioz va rassembler les aficionados du Cinemed sous le leitmotiv énergique et fédérateur du Olé concluant le clip d’animation de présentation du festival.

Un classique qui marche tout comme le festival, malgré un budget globalement en baisse et une reconnaissance des nouveaux responsables politiques qui souhaitent « du renouveau dans la gouvernance ». Face à cette équation à plusieurs inconnues, comment trier le bon grain de l’ivraie ? C’est à cette question que devront répondre les responsables de la manifestation d’ici l’an prochain.

Le festival pourrait s’orienter vers une réduction des films proposés qui passeraient à 150 contre plus de 200 titres présentés cette année. Le coût de location du Corum (300 000 euros) fait aussi parti des interrogations. Cette année l’ouverture a été décalé d’un jour. Il n’est pas exclu que le Cinemed trouve un nouveau toit l’an prochain. Quand Montpellier Even, qui gère le Corum, affirme dans la Gazette de Montpellier qu’elle n’a pas augmenter ses tarifs depuis 2009, la société oublie simplement la crise dont le milieu culturel n’entrevoie toujours pas la queue.

Des hommages à Luis Garcia Berlanga, Antonio Pietrangeli, Leïla Bekhti, Daniel Toscan du Plantier, une journée du scénario orientée sur l’adaptation littéraire au cinéma avec Tonino Benacquista une nuit d’enfer, un coup de projecteur sur la nouvelle vague du cinéma grec, la 36 ème édition du Festival Cinemed affiche toujours un menu pour les amoureux du septième art et de la culture méditerranéenne. Comme à chaque édition, des courts, des longs et des documentaires s’affronteront dans le cadre des compétitions qui révèle les talents de demain. Le 1er court de Nuri Bilge Ceylan, Palme d’or 2014, est passé par le Cinemed.

JMDH

 Source : L’Hérault du Jour 25/10/2014

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Projet de loi de finance. Les députés du PS « légitimistes » s’allient à l’UMP

Les députés PS frondeurs Laurent Baumel, Jean-Marc Germain et Christian Paul © MaxPPP.

Les députés PS frondeurs Laurent Baumel, Jean-Marc Germain et Christian Paul © MaxPPP.

C’est une alliance de circonstance. Même contre-nature qui rappelle les votes communs de l’UMP et des communistes contre la majorité socialiste lorsque le Sénat était encore à gauche. Mercredi 22 octobre dans la soirée, l’Assemblée nationale a rejeté mercredi, par 66 voix contre 21, un amendement des socialistes frondeurs en faveur d’une CSG progressive selon le revenu, lors du débat sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. Une proposition similaire avait déjà été rejetée cet été lors de l’examen du PLFSS rectificatif pour 2014.

Le détail des votes n’est pas anodin. En l’occurrence, députés socialistes « légitimistes » et opposition se sont alliés contre les députés PS dits frondeurs qui défendaient l’amendement. Ainsi 18 socialistes et 3 écologistes ont voté pour l’amendement, rejeté par 48 socialistes, 2 radicaux de gauche, 14 UMP et 2 UDI.

Un scenario que n’a pas manqué d’utiliser l’opposition pour railler les divisions de plus en plus criantes au sein du PS. « La majorité est profondément divisée entre les collectivistes, qui maintenant s’appellent les frondeurs, et les sociaux-démocrates », a d’abord commenté l’UMP Bernard Accoyer, pour qui la réforme proposée aboutirait à « une Saint-Barthélémy des classes moyennes« .

L’UDI Francis Vercamer avait lui tendance à penser qu’il assistait à son insu aux prémices du congrès à venir – mais dont la date n’est pas arrêtée – du Parti socialiste :

Nous sommes surpris de participer à un congrès du PS sans avoir pris notre carte.

Sur le fond de l’amendement, il s’agissait d’instaurer « une progressivité alignée sur les tranches de l’impôt sur le revenu », afin de rapprocher CSG et impôt sur le revenu, une des promesses de campagne de François Hollande, a argumenté l’un des auteurs de l’amendement, Jean-Marc Germain. Cela assurerait « un gain de pouvoir d’achat » pour les classes populaires, financé par des moindres réductions de charges sur certaines entreprises, a-t-il ajouté. « Le gouvernement ne peut pas être favorable à cette démarche, car son but est que l’économie retrouve de la compétitivité » grâce aux réductions de charges, lui a répondu le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert.

Par ailleurs, les députés ont adopté mercredi une réforme du mode de calcul de la CSG pour les revenus de remplacement, comme les retraites et allocations chômage, dans le cadre du projet de Budget 2015 de la Sécurité sociale. L’assujettissement à l’un des taux de la CSG prévus pour ces revenus, ou l’exemption de la CSG pour les plus bas d’entre eux, sera calculé en fonction du revenu fiscal de référence, aux termes de cet article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, actuellement débattu à l’Assemblée nationale en première lecture.

Source : Europe 1 Le Lab Politique 23/10/2014

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Les espoirs du peuple tunisien toujours d’actualité

L’implication totale des femmes tunisiennes a été et reste déterminant pour la démocratie. Photo DR.

Le réalisateur Christophe Cotteret présente en avant-Première « Démocratie année zéro » qui retrace la fulgurante révolution du jasmin, des révoltes de 2008 aux premières élections libres.

A quelques jours des élections législatives tunisiennes qui se tiendront dimanche prochain, le documentaire Démocratie Année zéro réalisé par Christophe Cotteret sera projeté ce jeudi 23 octobre en avant-première à Montpellier. En deux chapitres et un an d’investigation le film distribué par Les films des deux rives s’appuie sur le regard des principaux opposants et acteurs à l’origine de la révolution tunisienne. Il apporte un éclairage nécessaire à la compréhension des événements.

Le réalisateur belge retrace l’histoire contemporaine depuis les révoltes du bassin minier de Gafsa en janvier 2008 aux premières élections libres d’octobre 2011 en passant par l’immolation de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid qui a embrasé le monde arabe en précipitant la chute de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi et en portant l’incendie à Bahreïn, au Yémen et en Syrie. Avec ce récit au long court du combat contre la corruption d’un pouvoir népotique jusqu’au processus de transition, Christophe Cotteret osculte la réalité tunisienne tout en interrogeant la capacité universelle d’un modèle révolutionnaire au XXIe siècle.

Trois ans plus tard, où en sont la liberté, la démocratie et la justice sociale revendiquées ? Dimanche, les Tunisiens sont appelés à choisir les 217 membres de leur première Chambre des représentants du peuple, élue en vertu de la Constitution du 27 janvier 2014. 1327 listes électorales se disputent la sympathie de 5 236 244 électeurs. Ce nombre colossal de listes candidates fait planer le risque d’une dispersion des voix, comme ce fut le cas en 2011.

On s’attend à un fort taux d’abstention qui s’explique en partie par la non-inscription sur les listes électorales mais surtout par la pauvreté des propositions politiques. Le parti musulman Ennahdha et le parti social- démocrate de Nida Tounes devraient se partager la majorité des suffrages mais aucun n’obtiendra la majorité absolue.

Le peu d’intérêt des Tunisiens pour ces élections pourrait paraître inquiétant dans une démocratie naissante mais comme l’analyse l’écrivain Gilbert Naccache* dans le film c’est une révolution de la société civile contre la société politique toute entière, la première du XXI siècle.

Jean-Marie Dinh

* voir les propos de Gilbert Naccache dans la bande annonce du film.

Entretien avec Christophe Cotteret

f1Unzka6D’où est partie l’idée du film ?

Je me trouvais à Tunis quelques mois avant le déclenchement de la révolution. On sentait les événements venir. J’ai rencontré plusieurs futurs protagonistes de la révolution avant le 17 décembre avec qui je suis resté en contact. Cela m’a donné envie de travailler sur cette histoire en revenant sur les bases pour restituer un récit sur le long terme.

Le film démarre en 2008 avec la révolte des mineurs de la région Gafsa, épicentre du mouvement, qui cumule deux problèmes majeurs, disparité régionale et pauvreté…

Dans le sud-ouest, la ville de Redeyef est un bastion ouvrier dont le pouvoir s’est toujours méfié. Ce n’est pas la région la plus pauvre mais elle rencontre de grandes difficultés en partie liées à l’exode lybien. Les événements de 2008 sont très importants. Ils annoncent des transformations dans la lutte sociale comme l’occupation par de jeunes chômeurs du siège régional de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui débouche sur une transformation de l’action syndicale.

L’unité de la population et notamment l’action des femmes s’est avérée déterminante …

Oui, ouvriers, chômeurs, lycéens et habitants ont multipliés les grèves et les actions. A propos de la Tunisie, on a parlé de révolution de palais et de manipulation américaine mais tout est parti d’un petit noyau d’activistes. Quatre personnes entraînent quatre autres personnes et si la police, envoyée sur place pour réprimer, tue cela passe à 400 personnes puis 800 et le mouvement s’étend rapidement passant des révoltes à une révolution.

Dans la seconde partie, vous suivez les jeunes acteurs de la transition politique dont l’arme la plus redoutable a été la circulation de l’info. Elle a aujourd’hui trouvé ses limites ?

Cette jeunesse est dépossédée de son pouvoir politique et elle peine aujourd’hui à réunir 100 personnes mais elle a grandement contribué à sortir de la dictature. Durant le mouvement ce ne sont pas les réseaux sociaux qui ont permis la chute de Ben Ali, ce sont les activistes qui ont utilisé ce médium. Après le renversement du régime les réseaux sociaux sont devenus un lieu de désinformation utilisé par tous les partis. Le problème de l’information concerne aussi la formation des journalistes. Quand vous avez relayé les infos du ministère de l’Intérieur pendant des décennies, vous ne devenez pas du jour au lendemain un journaliste d’investigation.

Avec l’entrée médiatisée d’Ennahdha dans la campagne vous évoquez la remise sur le devant de la scène d’une problématique qui arrange tous les partis et rassure sur la portée des réformes…

Dans un pays où la majorité de la population se déclare religieuse, cette question doit être abordée globalement. Ennahdha regroupe des franges de la population qui correspondent à un vrai électorat. Pour les partis musulmans radicaux ce parti s’éloigne de la pratique des «bons musulmans», pour les laïques il va restreindre dangereusement les libertés tandis que les libéraux y voit un cheval de Troie potentiel pour le retour de l’ancien régime.

Mais la vraie question c’est de réduire le chômage et relancer l’économie partout dans le pays.

Recueilli par JMDH

Source : La Marseillaise 23/10/2014

Voir aussi : Rubrique Cinéma, rubrique Tunisie, La faiblesse du président Marzouki, Les éditocrates repartent en guerre, rubrique PolitiqueMoyen Orient, Agiter le peuple avant de s’en servir, rubrique Rencontre, Nadia El Fani,