Abus sexuels : les évêques chiliens démissionnent en bloc

Le smembres de la conférence des évêques de Chili, Luis Fernando Ramos Perez, à droite, et Juan Ignacio Gonzalez, à gauche , lors de la conférence de au Vatican, le 18 mai 2018 / Andrew Medichini/AP

Le smembres de la conférence des évêques de Chili, Luis Fernando Ramos Perez, à droite, et Juan Ignacio Gonzalez, à gauche , lors de la conférence de au Vatican, le 18 mai 2018 / Andrew Medichini/AP

Au terme de leur rencontre avec le pape François sur leur gestion calamiteuse des abus sexuels, les 32 évêques chiliens ont annoncé, vendredi 18 mai, remettre tous leur charge pastorale entre les mains du pape.

Les évêques du Chili ont annoncé, vendredi 18 mai à Rome, qu’ils remettaient tous leurs démissions au pape François afin que celui-ci puisse librement disposer d’eux après leur gestion catastrophique des abus sexuels dans leurs pays.

Dans une déclaration lue à la presse au terme des trois jours de rencontres qu’ils ont eues au Vatican, les évêques chiliens ont expliqué avoir longuement réfléchi aux interpellations du pape lors de leur première rencontre avec ce dernier, mardi matin.

« Ainsi a mûri l’idée que, pour être en meilleure syntonie avec la volonté du Saint-Père, il convenait de déclarer notre absolue disponibilité pour remettre nos charges pastorales entre les mains du pape », ont déclaré Mgr Juan Ignacio Gonzalez, évêque de San Bernardo, et Mgr Fernando Ramos, évêque auxiliaire de Santiago.

« Pour que le Saint Père puisse, librement, disposer de nous tous »

« De cette manière, nous pouvons faire un geste collégial et solidaire pour assumer – non sans douleur – les graves faits advenus et pour que le Saint-Père puisse, librement, disposer de nous tous », ont ajouté les deux porte-parole de l’épiscopat chilien.

Cette première depuis plus de 200 ans, et la démission que Pie VII avait exigée des évêques français après le Concordat de 1801, est motivée par la manière particulièrement calamiteuse avec laquelle les évêques chiliens ont géré les affaires d’abus sexuels.

« Pressions », « destructions de documents »

Mardi matin, lors de sa première rencontre avec les évêques chiliens, François leur a en effet lu un texte tirant les conclusions de la « mission spéciale » qu’il avait demandé à Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte et spécialiste des abus sexuels, de mener au Chili.

Ce texte, publié jeudi soir par la chaine chilienne Tele13, souligne que des faits dénoncés aux évêques « ont été qualifiés superficiellement d’invraisemblables, alors mêmes qu’il y avait de graves indices de délit effectif » tandis que d’autre cas « ont été enquêtés avec retard voire jamais enquêtés ».

Le pape dénonce aussi « des pressions exercées sur ceux qui devaient mener l’instruction des procès pénaux » ainsi que « la destruction de documents compromettants de la part de ceux qui étaient chargés des archives ecclésiastiques ».

« Renvoyer les personnes ne suffit pas »

Outre le fait que des prêtres expulsés d’un diocèse « à cause de l’immoralité » de leur conduite aient été repris par un autre, parfois en se voyant confier une charge pastorale en contact direct avec les jeunes, François s’indigne enfin d’apprendre que « dans le cas de nombreux abuseurs, de graves problèmes avaient déjà été détectés chez eux au moment de leur formation au séminaire ou au noviciat ». Il met en cause « certains évêques et supérieurs qui ont confié ces institutions éducatives à des prêtres suspectés d’homosexualité active ».

Commençant leur réflexion de trois jours sur de tels faits, les évêques chiliens ne pouvaient finalement qu’aboutir à présenter collectivement leur démission au pape, qui décidera ainsi au cas par cas du sort de chacun d’eux.

Néanmoins, comme il le souligne aussi dans son message, « renvoyer les personnes ne suffit pas ».

« Chercher les racines »

« Les problèmes que nous vivons aujourd’hui dans la communauté ecclésiale ne trouveront pas de solutions seulement en abordant les cas concrets et en les réduisant au renvoi de personnes, affirme-t-il. Cela – je le dis clairement – il faut que nous le fassions mais ce n’est pas suffisant, il faut aller plus loin. Il serait irresponsable de notre part de ne pas approfondir en cherchant les racines et les structures qui ont permis à ces événements concrets de se produire et de se perpétuer. »

Dans un bref message aux évêques chiliens diffusé jeudi soir par le Saint-Siège, le pape annonçait des « changements (…) à court, moyen et long termes, nécessaires pour rétablir la justice et la communion ecclésiale» : les démissions qu’il choisira d’accepter ne seront donc qu’une première étape dans un vaste processus de transformation de l’Église chilienne.

Nicolas Senèze

Source La Croix 18/05/2018

Pistes. Comment mettre fin à l’impunité des multinationales

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Banques, industriels du pétrole ou du gaz, sociétés militaires privées… Nombreuses sont les grandes entreprises qui alimentent des guerres civiles meurtrières. Face à l’impunité de ces multinationales, Jelena Aparac, jeune doctorante à l’Université Paris Ouest – Nanterre La Défense pose la question fondamentale de leur responsabilité en droit international.

« Beaucoup de ceux qui ont connu la violence des guerres de Yougoslavie ont choisi de tourner la page, pas moi », explique Jelena Aparac. Plus de vingt ans après les événements, les plus meurtriers d’Europe depuis la Seconde guerre mondiale, la jeune Croate née à Osijek, à vingt kilomètres de la Serbie, n’a rien oublié.

Surtout, le conflit a fondé sa vocation. La trentenaire a choisi de se consacrer au droit des conflits armés et à son applicabilité aux nouvelles formes de guerre, particulièrement les guerres civiles. Pour cela, la jeune femme a choisi un angle mort du droit actuel, celui de la responsabilité internationale des multinationales, aujourd’hui non fondée juridiquement.

Prévenir les conflits

« Construire le régime de responsabilité internationale pénale des multinationales peut les dissuader de s’impliquer et, donc, permettre de prévenir les conflits. Aujourd’hui, l’impunité est totale », commente la doctorante qui a soutenu sa thèse1 en septembre dernier.

Si la participation de multinationales aux violations des droits humains a été reconnue dès le procès de Nuremberg, le dossier n’a été officiellement ouvert qu’en 1972 aux Nations-Unies, quand le Chili a porté plainte contre la multinationale américaine ITT2. Depuis dix ans, il fait souvent les gros titres. « De premiers éléments de jurisprudence apparaissent », souligne Jelena Aparac. Première mondiale, BNP Paribas a même plaidé coupable en 2014 devant un tribunal new-yorkais pour ses transactions financières avec trois pays sous embargo américain (Cuba, Iran, Soudan). Résultat, la banque française a été condamnée à une amende de 8,9 milliards de dollars.

L’impossible procès international

Pour autant, la traduction d’une multinationale devant une juridiction internationale n’a toujours pas eu lieu. La personnalité juridique de l’entreprise n’est en effet pas reconnue par le droit international ; idem pour celle de la multinationale.

Mais il existe bien, selon Jelena Aparac, un chemin pour construire cette responsabilité des multinationales. entre le droit international humanitaire (qui reconnaît l’existence d’acteurs non étatiques en conflit armé) et le droit international pénal (qui sanctionne les violations les plus graves). « Si le droit international pénal ne reconnaît pas la responsabilité des multinationales, il peut néanmoins poursuivre les dirigeants des entreprises pour violations du droit international humanitaire », rappelle toutefois la doctorante.

Elargir la compétence de la CPI

Plusieurs fois, elle a interrompu ses recherches pour se financer. Pour Médecins Sans Frontières, elle a enchaîné les missions sur des terrains de guerre civile (Soudan, République Démocratique de Congo), avant de rejoindre à Paris le département juridique, presque un an, comme conseillère en droit humanitaire.

Ces temps ont servi son projet doctoral, sous les feux de l’actualité. En mai 2017, une coalition d’ONG a relancé la question de la juridiction internationale compétente pour juger les entreprises : elle a demandé à la Cour pénale internationale qui, depuis sa création en 2002 n’a traduit que des responsables politiques, de poursuivre les dirigeants de Chiquita, une multinationale américaine connue pour avoir financé guérillas et paramilitaires colombiens. Pour cela il faudrait une volonté politique partagée. « La compétence de la CPI peut être élargie aux entreprises si deux-tiers des Etats signataires du Traité de Rome modifient les statuts en ce sens. Les Etats africains, qui accusent cette institution d’être le bras justicier d’un Occident colonial, y auraient intérêt plutôt que de menacer collectivement de s’en retirer3. Obtenir de juger des multinationales – souvent issues des pays du Nord – serait un moyen pour eux de rééquilibrer à la CPI les rapports entre pays du Sud et du Nord », martèle Jelena Aparac.

 Anne Fairise

Source Alternatives Economiques 04/05/2018

Roman. Elsa Osorio Double fond

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Qui est Juana ? Une militante révolutionnaire qui a trahi ? Une mère qui échange sa vie contre celle de son enfant ? Ou la prisonnière d’un cauchemar qui tente de survivre ?

Marie Le Boullec, médecin urgentiste sans histoire, est retrouvée noyée dans l’Atlantique, . La jeune journaliste Muriel Le Bris, vive et têtue, ne croit pas à la thèse du suicide et se lance dans une enquête. Elle découvre en même temps les heures sombres de l’Argentine à la fin des années 70.

Elle trouve aussi des mails dans lesquels une mère écrit à son fils pour lui raconter pourquoi il a dû grandir sans elle. Jeune militante révolutionnaire prise dans les rets de la dictature, elle échange sa liberté contre la vie de son enfant. Elle finit par collaborer avec le pouvoir puis au Centre pilote de Paris. Traître aux yeux de tous, avec la survie pour seul objectif, elle va disparaître.

editions-metailie.com-elsa-osorio-sophie-bassouls-2-300x460Elsa Osorio  s’implique une nouvelle fois dans la reconnaissance de l’épuration des opposants argentins. Le personnage de Juana se construit au fil des pages haletantes du roman. On remonte ainsi le parcours d’une femme qui respire en étant morte deux fois.  Sa première disparition est survenue lorsqu’un tortionnaire lui laissé la vie sauve.

L’auteur évoque à voix basse, comme si la mer que nous longeons pouvait nous entendre, cette énergie d’outretombe , avec grâce, sans rien outrer.  Fort naturellement, elle parvient à produire chez le lecteur un sentiment d’empathie. Qu’arrive -t-il quand tout disparaît , que les péripéties s’enchaînent, qu’il faut jouer avec les identités clandestines,  que personne ne peut comprendre ce qui vous est arrivé, que pèse alors les ambitions politiques ?

Dans un intense suspense psychologique, l’auteur de Luz ou le temps sauvage  nous donne rendez-vous avec l’humanité en fuite. Entre Saint-Nazaire, Paris, Marseille et Buenos Airs le voyage traverse une sombre histoire, où  l’on entend le mot amour. Comme c’est imprudent d’affirmer quelque chose dont on ne sait rien, nous rappelle Elsa Osorio à propos d’une femme disparue durant la dictature.

JMDH


Double fond éd Matailié en librairie le 18 janvier 21 euros

Source : La Marseillaise 19/01/2018

Voir aussi : Rubrique  LivresLittératuresLittérature latino-américaine,  Amérique Latine , Argentine,

Réfugiés et déplacés dans le monde en 2016

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Nous connaissons actuellement des records historiquement élevés de déplacements. 65,6? millions de personnes dans le monde ont été forcées de fuir leur foyer, soit un chiffre sans précédent. On compte parmi elles presque 22,5 millions de réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans.

Il existe aussi 10 millions de personnes apatrides qui ont été privées de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation.

Dans un monde où près de 20 personnes sont déracinées chaque minute à cause des conflits ou des persécutions, notre travail au HCR est plus important que jamais.

Source  HCR :

COP 23: à Bonn, l’Afrique met de nouveau le financement climat sur la table

Un homme dans les rues inondées de Regent, près de la capitale de la Sierra Leone, Freetown le 14 août 2017  © STR / SOCIETY 4 CLIMATE CHANGE COMMUNICATION SIERRA LEONE / AFP

Un homme dans les rues inondées de Regent, près de la capitale de la Sierra Leone, Freetown le 14 août 2017 © STR / SOCIETY 4 CLIMATE CHANGE COMMUNICATION SIERRA LEONE / AFP

L’euphorie de Paris, où les pays sont arrivés à un consensus pour lutter contre le changement climatique, s’est un peu émoussée. Deux ans après, à Bonn, les pays africains plaideront de nouveau pour que les nations riches tiennent leurs promesses de les aider à s’adapter au réchauffement. Un soutien qui doit devenir une réalité avant même l’entrée en vigueur de l’accord climat de Paris en 2020.

Pour les pays africains, l’un des principaux défis de la COP 23 (Conférence des Nations unies sur le changement climatique), qui a démarré le 6 novembre 2017 à Bonn (Allemagne) sous la présidence des îles Fidji, sera notamment de «clarifier» la question du financement de l’atténuation (réduction des émissions) et de l’adaptation au changement climatique.

Partout sur la planète, les catastrophes naturelles se multiplient, rappelle Aissatou Diouf de l’ONG sénégalaise Enda Energie, l’une des structures coordinatrices du Réseau Climat & Développement (RC&D). «L’Afrique de l’Est et l’Afrique australe font face à de longs cycles de sécheresse (…), des pluies inattendues ont causé des inondations mortelles et des glissements de terrain en Sierra Leone et en République démocratique du Congo (RDC).»

Dans tous les pays, poursuit la militante, les conséquences de ces catastrophes aggravent les inégalites sociales. «Avec l’accord de Paris, les gouvernements ont promis de combattre le changement climatique. Maintenant, il est temps de donner corps à cette promesse». Et Bonn pourrait être une étape décisive dans la bonne direction si les principales attentes des pays africains trouvaient satisfaction.

«Les gouvernements africains peuvent et s’engagent dans des stratégies d’atténuation et d’adaptation, et nous, la société civile, les obligerons à rendre des comptes quant à leur application, précise Aissatou Diouf. Cependant, pour mener à bien tous ces programmes, nous avons besoin que les pays riches tiennent leurs promesses. L’engagement de réunir 100 milliards de dollars par an pour financer l’adaptation et l’atténuation doit être concrétisé.»

Penser au pré-2020
Des revendications qui sont aussi celles du monde en développement. «Nous avons besoin que la COP 23 soit celle du financement et du soutien. Les PMA (Pays les moins avancés) appellent les pays développés à accélérer la mise en œuvre de leurs obligations en matière de financement climatique et à combler le fossé financier toujours croissant avant qu’il ne devienne trop important», plaide la présidence du groupe des PMA (qui regroupe 47 pays dont la majorité sont africains) assurée par l’Ethiopien Gebru Jember Endalew.

«Les besoins financiers ne sont pas en adéquation avec les moyens mis a disposition pour l’instant (…)», note son prédécesseur et actuel négociateur de la RDC, Tosi Mpanu-Mpanu. «Il commence bien évidemment à y avoir des solutions grâce aux différents fonds climatiques existant et dont les pays en developpement ne maîtrisent d’ailleurs pas toujours les mécanismes.» Mais les Etats africains financent la plupart de leurs besoins climatiques, notamment après des catastrophes climatiques.

«Pour nous, cette COP, contrairement à ce que certains en disent, est une COP à enjeux». A Bonn, «on pourrait prendre une décision qui est double pour l’Afrique. Elle porte à la fois sur le financement et l’adaptation. Aujourd’hui, le fond dédié au financement de l’adaptation dépend du protocole de Kyoto. Nous voudrions que la Conférence des parties puisse adopter le principe selon lequel le fonds d’adaptation puisse servir l’accord de Paris qui est aujourd’hui la référence.» 

En outre, «l’accord de Paris va définir la gouvernance climatique à partir de 2020 mais il y a le pré-2020. Et dans le pré-2020, il faut réfléchir à la façon de relever le niveau d’ambition, ajoute Tosi Mpanu-Mpanu. Dans cette optique, les pays africains «attendent de la clarté sur la façon dont nous atteindrons les 100 milliards de dollars par à partir de 2020. Certains pays (riches), en utilisant une comptabilité peu créative (…), estiment que 64 milliards de dollars ont déjà été mobilisés sur la période 2015-2016 pour le financement climatique. C’est un calcul que nous ne comprenons pas (…). Nous demandons donc plus de transparence et de convergence.»

«Les pays doivent avoir l’assurance que le financement international prendra le relais»
La question du financement est cruciale dans la lutte engagée par les pays africains contre le changement climatique. «Dans les contributions déterminées au niveau national (CND), beaucoup de pays Africains ont conditionné une partie de leurs actions, explique Tosi Mpanu-Mpanu. A l’instar de mon pays, la RDC». L’état congolais «prévoit de réduire ses émissions de 17% entre 2020 et 2030», à condition que «21 milliards de dollars lui soient mis à disposition (9 milliards pour l’adaptation et 12 milliards pour l’atténuation).

De même, «nous avons besoin d’un soutien financier, technologique et de renforcement des capacités dans la planification, l’élaboration et la mise en oeuvre de nos plans nationaux d’adaptation (PNA)». Pour beaucoup de pays africains, ces plans sont envisagés comme le volet adaptation de leurs contributions nationales. Le fonds vert, dont Tosi Mpanu-Mpanu est l’un des administrateurs, a décidé «de mettre à disposition 3 millions de dollars par pays pour faire leurs plans. Pour certains pays, ce sera suffisant, pour d’autres non.» Alors même qu’une épée de Damoclès plane sur les ressources du fond.

«Les pays ont pris des engagements à hauteur de 10,2 milliards de dollars en ce qui concerne le fonds vert», affirme Tosi Mpanu-Mpanu. Les États-Unis, à eux seuls, avaient promis se contribuer à hauteur de 3 milliards. Et l’administration Obama a déjà versé un milliard. Aujourd’hui, après l’annonce du président Donald Trump qui souhaite que son pays quitte l’accord de Paris, le reliquat de deux milliards ne devrait pas arriver de si tôt.

«Le manque de certitude a propos de ce financement peut miner la dynamique, le cercle vertueux auquel les pays en développement veulent se joindre. Il faut donc qu’on ait un signal fort que d’autres pays vont prendre le relais. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui». «Il n’y a pas péril dans la demeure (plus d’une cinquantaine de projets ont été approuvés pour une valeur de 2,5 milliards de dollars)», assure Tosi Mpanu-Mpanu. Cependant, ajoute-t-il, la question du refinancement du fonds vert pourrait poser problème. .

A Bonn, résume Tosi Mpanu-Mpanu, il faudra «continuer à encourager les pays, à leur montrer qu’ils peuvent continuer à faire des efforts avec leurs petits deniers tout en sachant que le financement international prendra le relais. Les Etats africains doivent avoir l’assurance que l’argent sera disponible.»

  Falila Gbadamassi

Source Géopolis 06/11/2017

Voir aussi: Actualité internationale, rubrique Ecologie, COP21. Réaction d’Attac France à l’Accord de Paris, rubrique Politique, Politique internationaleSociété civile, rubrique Afrique, rubrique Société, Citoyenneté,