Les robots créeront 3 millions de chômeurs en France en dix ans

Selon le rapport Gallois sur la compétitivité de la France il n'y a que 34 500 robots en fonction dans l'hexagone, soit 4 fois moins qu'en Allemagne.

Selon le rapport Gallois sur la compétitivité de la France il n’y a
que 34 500 robots en fonction dans l’hexagone, soit 4 fois moins qu’en
Allemagne.

Robotisation, automatisation, « chômagisation »… voilà quel sera l’avenir de la France selon le cabinet Roland Berger. Dans une étude reprise par le Journal du Dimanche, le cabinet met en lumière les conséquences dramatiques pour l’emploi de cette course à l’innovation. Tous les secteurs seront frappés, des simples industries à la police… et à tous les niveaux.

De quoi faire s’écrouler tous les projets du gouvernement pour relancer l’emploi en France. Et ce n’est pas de la science-fiction : ça va arriver dans 10 ans.

18% de chômeurs en 2025… et personne n’y pourra rien

Il va falloir que le gouvernement oublie sa tentative vaine de baisser le chômage en France et se penche sur des mesures concrètes pour que le pays vive avec un taux de chômage de plus en plus élevé. Car tout ce qu’il tente, sans succès par ailleurs (le chômage a encore augmenté de 19 200 personnes en septembre 2014), sera détruit par les robots.

Ce scénario catastrophe ne sort pas de l’imagination d’un réalisateur de science-fiction, malheureusement, mais d’une étude publiée par le cabinet spécialisé Roland Berger qui analyse l’impact de la robotisation sur l’emploi en France. Les conclusions sont claires : il y aura de plus en plus de chômeurs en France, leurs emplois leurs seront volés par les robots. Ainsi, quasiment un français sur 5 (18%) se retrouvera sans travail.

Cette hausse du taux de chômage n’est pas prévue dans un futur lointain, qui plus est. 18% de chômeurs, c’est maintenant ! Ou plutôt en 2025, soit dans une dizaine d’années.

Les robots voleront vos emplois… mais rendront du pouvoir d’achat

Selon le cabinet Roland Berger, personne n’est à l’abri : ceux qui travaillent en industrie, bien entendu, mais également les agriculteurs, les journalistes et même les policiers seront remplacés par des robots. Seuls les domaines de la culture, de la santé et de l’éducation seront épargnés… pour l’instant.

Mais tout n’est pas noir ou blanc dans cette histoire. Car la robotisation permettra de faire des économies, des marges et d’augmenter le pouvoir d’achat… pour ceux qui auront encore un emploi.

30 milliards d’euros de gains en productivité pour les entreprises sont au programme, ce qui devrait permettre d’augmenter les investissements.

13 milliards d’euros de pouvoir d’achat seront rendus aux ménages grâce à une baisse des prix et une augmentation des dividendes pour les actionnaires.

Source Economie Matin 17/02/2016

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L’envers du décor paradisiaque de Tahiti

file6og9qwepn8jiakkbo71François Hollande est attendu à Tahiti le 22 février. Il sera le premier chef d’Etat français depuis treize ans à s’y rendre. Une visite attendue car, cinquante ans après le premier essai nucléaire, la Polynésie française paye les conséquences sociales et environnementales de la présence des fonctionnaires et des soldats de la métropole

Un vent léger venu du large fait bruisser les arbres fruitiers qui entourent la maison de Marie-Noëlle Epetahui, dans la presqu’île de Tahiti iti, au sud-est de l’île de Tahiti. «Les femmes m’appellent de jour comme de nuit, quand elles se font frapper. Ma porte est toujours ouverte.» Dans la ville de Taravao, à une cinquantaine kilomètres de Papeete, la responsable de l’antenne locale de l’association Vahine Orama («Femme debout») accueille chaque année plusieurs centaines de victimes de violence domestique sous son toit. «Les coups ont toujours existé, mais ils sont de plus en plus nombreux. La société polynésienne est en profonde mutation, les structures traditionnelles sont en train de disparaître», explique-t-elle.

Depuis la fin des essais nucléaires, en 1995, et le départ des militaires de métropole, le travail se fait rare en Polynésie française. L’alcool et la drogue, le paka, la marijuana locale, forment un cocktail détonnant qui prospère avec la misère. «En presqu’île, la plupart des problèmes se produisent dans les lotissements sociaux de Taravao, construits en 2006 et 2007 par l’Office public de l’habitat (OPH)», poursuit Marie-Noëlle Epetahui. Ces logements accueillent des familles originaires d’archipels éloignés, venus à Tahiti dans l’espoir d’être embauché quelque part. Faute d’emplois à Papeete, beaucoup de ces déracinés ont été déplacés à Taravao, sur l’isthme qui sépare la presqu’île de la grande île de Tahiti Nui.

«Les populations des archipels des Tuamotu ou des Marquises ont commencé à arriver à Tahiti après l’installation du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP), en charge des essais nucléaires français, dans les années 1960. A cette époque et jusqu’au milieu des années 1990, l’argent coulait à flot», souligne Maiana Bambridge, ancienne directrice de l’OPH, aujourd’hui vice-présidente de la Croix-Rouge de Polynésie française. «En l’espace de quarante ans, les gens ont oublié comment pécher et se nourrir des fruits de la forêt, ils sont devenus manutentionnaires ou sont passés derrière des bureaux. Et puis tout s’est écroulé d’un jour à l’autre

Les Polynésiens cultivent souvent le mythe d’un «âge d’or», antérieur aux essais nucléaires, mais il n’est pas facile pour autant de revenir vivre dans les îles les plus isolées. «Il n’existe pas de lycée généraliste dans les archipels des Gambier ou des Australes, poursuit Maiana Bambridge. Les jeunes viennent à Tahiti pour étudier, ils se logent chez des parents, mais la cohabitation est souvent difficile. Les femmes enceintes sont poussées à venir accoucher à l’hôpital de Papeete, afin de réduire en théorie la mortalité infantile. La Protection sociale rembourse les évacuations sanitaires, mais cet éloignement contribue à faire éclater les cellules familiales.»

Sur un modèle très français, le gouvernement autonome du «pays» a fait le choix de la centralisation, en concentrant toutes les infrastructures à Tahiti, alors que les 138 îles qui forment la Polynésie française sont éparpillées sur un immense territoire maritime de 5,5 millions de km2, aussi grand que l’Europe occidentale.

A proximité de Papeete, les pistes de l’aéroport de Faa’a ont été construites sur des terrains remblayés: d’un côté, le lagon, désormais inaccessible à la population, de l’autre le quartier de squatteurs de Hotuarea, que l’Etat veut évacuer depuis des années. «Ces gens se sont installés il y a plusieurs décennies, souvent avec l’accord tacite des propriétaires, explique Moetai Brotherson, adjoint au maire de la ville, l’indépendantiste Oscar Temaru. Aujourd’hui, cela pose des difficultés. Beaucoup de familles veulent récupérer leurs terrains.»

Drogue, obésité et diabète

 

La commune de Faa’a concentre tous les problèmes sociaux de la Polynésie: drogue mais aussi obésité et diabète, «la» maladie du pays, qui toucherait près d’un Polynésien sur deux. En quelques décennies, le régime alimentaire des îles a été totalement transformé, alors que presque tous les produits sont importés. Le beurre, l’huile et les boissons gazeuses occupent désormais une place de choix sur les tables de la population.

«Les essais nucléaires ont bien sûr contaminé le Pacifique et causé des dommages environnementaux irréversibles, mais ils nous ont aussi enfermés dans une terrible dépendance économique et culturelle à l’égard de la France», s’indigne Roland Oldham, un militant qui a participé à sa première manifestation contre les essais en 1966, l’année de ses 16 ans et du premier tir sur l’atoll de Moruroa. Il dirige aujourd’hui l’association des anciens travailleurs du nucléaire, qui se bat pour l’indemnisation des victimes. «Nous avons déposé près de 900 dossiers, mais la plupart ont été rejetés, en raison de l’article 4 de la loi de 2010, qui introduit la notion de «risque négligeable»: les victimes doivent apporter la preuve que leur cancer est bien dû aux essais, ce qui scientifiquement impossible!» Pour lui, le programme nucléaire français, pourtant arrêté depuis vingt ans, est un «cancer» qui continue de ronger la société polynésienne.

Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, Papeete

Source : Le Temps, 15/02/2016

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L’homme qui réparait les femmes

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Dans le cadre du programme Cinémas D’Afrique Et de la Diaspora,
Rendez-vous Jeudi 18 février à 19h45 au Cinéma Diagonal pour une projection-débat autour du film L’homme qui réparait les femmes de Thierry Michel.


Hommage à l’abnégation et à l’extraordinaire courage du Docteur Mukwege qui soigne les femmes victimes de viol en R. D. du Congo. Ce Juste nous administre la preuve que la violence et la barbarie ne sont pas des fatalités.
Synopsis:
Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche. Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange. Fin 2012, le Docteur est l’objet d’une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il échappe miraculeusement. Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus des Nations unies. Mais il n’est plus seul à lutter. A ses côtés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, assoiffées de justice.La projection sera suivie d’un débat animé par Soumaïla Sunjata Koly

La bande annonce :
Pour en savoir plus :
Cinéma Diagonal, 5, rue de Verdun, 34007 Montpellier Tel: 04 67 58 58 10
http://www.cinediagonal.com/
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Jean-Michel Baylet, un nouveau ministre encensé par ses propres journaux

Jean-Michel Baylet. ((REUTERS/Stephane Mahe)

Jean-Michel Baylet. ((REUTERS/Stephane Mahe)

Le remaniement gouvernemental n’a pas trouvé un écho favorable dans la presse, majoritairement critique envers ce que Le Parisien qualifie de « bricolage«  ou Le Figaro de « replâtrage« . Libération, qui sort le jeu de mot habituel – « Derniers Verts pour la route »  , y voit une stratégie pour « fracturer son propre camp ».

La presse quotidienne régionale est tout aussi enthousiaste : La Montagne a l’impression que l’Elysée a « raclé les fonds de tiroir » pour remplir 38 maroquins (sympa pour les entrants) et Sud-Ouest y voit « un gouvernement destiné à préparer la campagne de François Hollande pour une éventuelle réélection », même si l’intéressé jure qu’il « ne fait pas de calcul politique ».

La « Dépêche du Midi » et le « Midi Libre » optimistes

Il n’y a presque que dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées que la nouvelle a soulevé les cœurs. Dans son détail des entrants, La Dépêche du Midi cible « quatre ministres du changement » : Jean-Marc Ayrault, Emmanuelle Cosse, Audrey Azoulay et un certain Jean-Michel Baylet, un « homme d’expérience », qui « a déjà occupé des fonctions ministérielles sous François Mitterrand » (il y a 23 ans) et qui « symbolise le renforcement de l’engagement du Parti radical de gauche dans l’équipe ministérielle ».

Dans un éditorial, qu’on peut qualifier d’optimiste, le quotidien se félicite de cette « nouvelle équipe » qui apportera « une meilleure cohérence à l’action gouvernementale » et permettra de « façonner une équipe de combat, la plus élargie possible, alliant la jeunesse à l’expérience ».

« Nous pourrions dire que François Hollande réussit la meilleure synthèse à gauche possible – en intégrant, non seulement son ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, mais encore deux chefs de partis, l’écologiste Emmanuelle Cosse et le radical Jean-Michel Baylet, autant dire deux symboles forts du rassemblement à gauche. (…) Désormais, voilà donc regroupée la gauche du « possible », qui veut avancer les yeux ouverts et tourner résolument le dos aux incantations des beaux parleurs ».

Midi-Libre est assez d’accord avec cette analyse, l’éditorial de Jean-Michel Servant saluant « un casting sur mesure qui semble mettre le chef de l’Etat à l’abri des chicaneries médiatiques et d’une démission intempestive. Du moins a priori ».

Parmi les nouveaux entrants, il détaille le long parcours d’un certain Jean-Michel Baylet, « celui qu’on surnomme le ‘président-empereur’ dans son fief du Tarn-et-Garonne est l’héritier de la tradition radicale du Sud-Ouest, dans le sillage de ses parents ».

Il signale également que M. Baylet est « patron de presse », sans préciser qu’il s’agit en réalité de leur patron de presse.

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« Quasi monopole, de Toulouse à Montpellier »

Car Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, est en effet actionnaire majoritaire, avec sa famille, des Journaux du Midi depuis juin 2015, et du groupe La Dépêche du Midi depuis 1977 via la holding Occitane de Communication. Il possède également La Nouvelle-République, Le Petit Bleu, L’Indépendant (sic) et Centre-Presse. Soit tout de même le 4e groupe de presse quotidienne régionale en France.

Une « situation de quasi monopole, de Toulouse à Montpellier », rappelle le chercheur Franck Bousquet, qui s’est intéressé à la dynamique pouvoir/médias à La Dépêche du Midi. Il explique à France 3 Régions :

« C’est une situation pour le moins exotique. Cela fait un peu troisième République. Dans les années 1920-1930, et surtout à la fin du XIXe siècle, presque tous les patrons de la presse régionale étaient des politiques. Mais la situation était bien différente : il y avait partout un pluralisme de titres que l’on ne connaît pas aujourd’hui. (…) Symboliquement, il peut effectivement quitter la présidence. On demande aux ministres de ne plus diriger d’exécutifs locaux, alors pourquoi rester à la tête d’une grande société, qui plus est une entreprise de presse ? »

Luc Vinogradoff

Source Blog Le Monde 12/02/2016

Voir aussi : Actualité Ftance, Rubrique Médias, Un homme de pouvoir privé de son fief départemental, rubrique Politique, Un remaniement et un reniement,

« L’Europe ne doit pas rester silencieuse après le meurtre de Giulio Regeni en Égypte »

La famille de Giulio Regeni, son père Claudio, sa mère Paola et sa soeur Irene, lors de ses funérailles à Fiumicello, en Italie, le 12 février. Paolo Giovannini / AP

La famille de Giulio Regeni, son père Claudio, sa mère Paola et sa soeur Irene, lors de ses funérailles à Fiumicello, en Italie, le 12 février. Paolo Giovannini / AP

Par Thibaut Poirot *

Silence, silence pesant et obsédant de l’Union européenne depuis que le 3 février le corps supplicié de Giulio Regeni a été retrouvé en Égypte. Ce jeune chercheur italien de 28 ans, doctorant en économie à l’université de Cambridge, disparu depuis le 25 janvier, portait de nombreuses traces de tortures toutes plus atroces. Les circonstances plus que floues qui entourent sa mort, les doutes sur l’identité de ses tortionnaires ont soulevé l’indignation de nombreux universitaires et chercheurs à travers le monde. Les hommages sont nombreux, les questions également.

Ainsi, l’Europe, que fait-elle ? Certes, les crises diplomatiques ne manquent pas, l’actualité en compte chaque jour. Mais l’Italie semble bien seule, quand ses autorités politiques et diplomatiques réclament toute la vérité à l’Égypte. Alors même que de lourds soupçons pèsent sur la situation des droits de l’Homme, cinq ans après la révolution et l’éviction du régime de Moubarak, la diplomatie européenne serait-elle (re) devenue indifférente à la situation du pays le plus peuplé du monde arabe ? Par le passé, cette indifférence aux assassinats de l’ombre, aux meurtres sans coupables, aux crimes passés sous silence a rendu l’Europe incapable de saisir immédiatement l’aspiration profonde des printemps arabes.

Cette mort a pourtant quelque chose de terrible, pour une génération qui parcourt le monde, tente de le comprendre et de le saisir dans toute sa complexité. Cette génération européenne qui a le visage de Giulio Regeni, citoyen italien chercheur d’une université britannique, cette génération pour laquelle un parcours se construit à l’échelle du continent et du monde, n’a-t-elle pas droit d’attendre que l’Union européenne tienne un discours offensif sur la liberté de chercher, d’interroger avec méthode et conviction les problèmes de notre époque ?

Défense des libertés académiques

Peut-on considérer sans frémir les rumeurs grotesques à la suite du drame sur une supposée affaire d’espionnage, voire une affaire de mœurs, d’une « mauvaise rencontre » ? Chaque révélation sur les circonstances de sa disparition, ses recherches de terrain sur les syndicats égyptiens rendent plus pressante cette seule question : Giulio Regeni a-t-il été tué parce qu’il était chercheur ? C’est cette simple question que la diplomatie européenne doit poser au côté de l’Italie aujourd’hui.

Il y a depuis plusieurs siècles une belle expression pour décrire ce vaste espace d’échanges et de savoirs sur le continent européen et au-delà, celle de « République des Lettres » et de « République des Sciences ». Les échanges intellectuels à une échelle toujours plus vaste qui permettent à la recherche d’avancer sont la définition même du projet européen. Discuter, débattre, confronter des méthodes, révéler et dévoiler des domaines inconnus, déconstruire des représentations, relire les événements et relier l’espace, c’est ce que beaucoup de jeunes Européens font et doivent pouvoir continuer à faire, sans crainte, sans remparts, sans obstacles. Nous le devons à Giulio Regeni, citoyen européen, nous le devons aux étudiants qui demain reprendront la route

Espérons que l’Europe se mobilise à la hauteur des réactions dignes et graves de la société civile en Italie et en Grande-Bretagne. Espérons que la France, si elle croit toujours en la défense des libertés académiques et en la défense des libertés tout court, soutiendra l’Italie pour demander toute la vérité aux autorités égyptiennes. Pour cela, la communauté universitaire française doit se mobiliser, elle doit revendiquer avec le monde ces simples mots : vérité et justice.

* Thibaut Poirot est professeur agrégé d’histoire, il est doctorant chargé de cours à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Source Le Monde 17/02/2016

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