Européennes. UDI Modem Une famille recomposée en quête d’Europe unie

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Image du bon sens et sourires sécuriseront-ils les électeurs ? Photo Rédouane Anfoussi

Elections européennes du 25 mai. Le député européen Robert Rochefort était hier à Montpellier pour le lancement officiel de la campagne UDI MoDem.

« Nous avons l’Europe joyeuse, volontaire et optimisme » a lancé  le député européen (MoDem) Robert Rochefort de passage à Montpellier pour présenter la liste UDI MoDem aux élections européennes de la circonscription Sud Ouest dont dépend Montpellier.

Entourée de ses colistiers Muriel Boulmier, maire adjoint d’Agen, Jean Iglesis avocat et conseiller du Comité européen d’Airbus à Toulouse, Christine Espert, conseillère municipale à Pia, Fabien Robert adjoint au maire de Bordeaux et Anne Brissaud présidente de « Montpellier au centre », le député européen, membre de la commission du marché intérieur  a plaidé pour l’union.

 » Les Etats ne donnent pas les moyens à l’Europe de fonctionner. Ce n’est pas l’Europe, ce sont les pays qui posent problème. Il faut mettre fin à cette règle d’inefficacité qui suppose d’obtenir l’accord des 28 Etats pour engager un projet. » En clair le centre droit qui se prononce pour mettre un terme à l’élargissement, serait favorable à une union à plusieurs vitesses.

Autre argument de campagne mis en avant par Robert Rochefort : « Nos premiers adversaires sont ceux qui ont un point de vue populiste. » Dans le collimateurs les « extrémistes » de tous bords qui prêchent pour une sortie de l’Euro, « sans expliquer les désastreuses conséquences que cela occasionnerait » et les eurosceptiques qui freinent toutes les avancées possibles de L’UE. Bref, c’est un peu comme si l’UDI et le MoDem entendaient se battre contre le pire sans parvenir à trouver du meilleur face au désarrois des populations qui continuent de payer l’addition des dérives bancaires…

Epineux problème identitaire

Le troisième argument est intimement lié à l’épineux problème identitaire de la force centriste alors même qu’il est déjà difficile de distinguer une différence substantielle entre les positions de L’UMP et du PS sur les sujets de l’UE. Pour mémoire on a même vu le ministre des Finances Moscovici prendre position avec les banques contre la réforme bancaire du commissaire européen UMP, Michel Barnier. Se gardant d’entrer dans le débat de fond, Robert Rochefort souligne :  » On trouve à l’UMP, comme au PS des pro et des anti européens « , mais comme l’alliance centriste penche nettement vers le centre droit, il ne résiste pas à sortir le Figaro de la veille qui titre L’UMP n’en finit pas de se diviser. Au cas où il viendrait à l’idée des déçus de rejoindre la sécurisante voie du centre unie et dénuée d’ambition personnelle concurrente…

Mis devant la réalité de la situation financière de l’UE et de la dévaluation de l’Euro qui nous pend au nez, Robert Rochefort concède : « L’Euro est trop fort, il faudrait dévaluer de 15% à 20% par rapport au dollar », mais il se réfugie derrière la complexité du sujet pour étriller Guéno qui veut mettre la BCE sous contrôle. « Mario Draghi (pdt de la BCE) nous a sauvé en mettant des liquidités sur le marché. » On le canonise ?

JMDH

Source : La Marseillaise 27/04/2014

Voir aussi : Rubrique UE, Le Parlement doit voter un rapport accablant sur l’activité de la troïka rubrique FinanceLes Européens en pleines négociations sur l’union bancaire, rubrique Politique Fin de l’indétermination démocratique, Elections européennes, Politique économique, Une dépréciation de l’euro ne profiterait pas à tous,

 

Monde. Liste des organisations/alliances régionales

Monde Géopolitique

Liste des organisations/alliances régionales

Afrique

  • Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
  • Union africaine (anciennement OUA)
  • Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)
  • Union économique et monétaire ouest-africaine
  • La Communauté des États Sahélo-Sahariens (CEN-SAD)
  • Commission économique pour l’Afrique (CEA)

Amériques

  • Association des États de la Caraïbe (AEC)
  • Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)
  • CARICOM
  • Communauté sud-américaine de nations
  • MERCOSUR
  • Organisation des États Américains
  • Organisation du traité de coopération amazonienne
  • Pacte andin

Asie

  • Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN)

Europe

  • Agence spatiale européenne (ESA)
  • Office européen des brevets (OEB)
  • Association européenne de libre-échange (AELE)
  • Banque européenne d’investissement (BEI)
  • Conseil de l’Europe
  • Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)
  • Union européenne (UE)

Moyen-Orient et Afrique du Nord

  • Ligue arabe

Organisations à vocation militaire

  • Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

 

L’imaginaire et l’histoire des sagas islandaises

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Rencontre littéraire. En partenariat avec l’association Cœur de livres, L’Hérault du Jour et Radio Campus sont associés à la découverte des classiques de la littérature nordique.

La troisième rencontre littéraire organisée par l’association Cœur de livres autour des grands classiques de la littérature nordique est consacrée aux sagas islandaises. Le terme de saga, aujourd’hui sémantiquement dévoyé à grand coup de Star Wars et autres séries littéraires, signifie raconter. Il voit le jour en Islande.

Une origine incertaine

La question liée à l’origine des sagas semble toujours faire l’objet d’un débat entre scientifiques. Pour certains, à un stade pré-littéraire, les sagas se seraient élaborées d’elles-mêmes, selon une tradition orale vivante. Elles se seraient transmises de génération en génération, par voie orale jusqu’à leur consignation par écrit. Tandis que pour d’autres spécialistes, les sagas seraient des ouvrages de fiction composés par des amateurs d’histoires anciennes qui se seraient livrés à un travail de reconstitution à partir de personnages et de faits mémorables conservés dans la tradition. Reste que les sagas fournissent le seul élément narratif dont nous disposons pour comprendre la vie quotidienne des Islandais et au-delà, des peuples scandinaves dans le monde médiéval nordique.

Au temps des Vikings

Les sagas constituent une source de référence pour aborder le temps des Vikings. A l’instar de L’Edda en prose, que l’on doit à Snorri Sturluson (1178-1241), poète scalde* voyant que sa passion était en train de se perdre dans les « progrès » du christianisme, tente une opération de sauvetage en mettant en scène Dieu et les mythes anciens. L’Edda qui regorge d’obscurité mêle les sagas des rois légendaires puis historiques de Norvège au premier rang desquels le roi Olàfr, dont la hache de guerre tenue entre les pattes d’un lion figure sur le blason de la Norvège. Explorateur de la Méditerranée à l’Amérique, commerçant de fourrures et d’esclaves, guerriers et pillards scandinaves, les Vikings sont restés païens jusqu’au Xème siècle. Leur ère couvre une période s’étendant du VIIIème au XIème siècle. Un regard nouveau de certains historiens lie le phénomène viking à une réaction à la christianisation forcée par le fer et le feu découlant de la volonté du roi franc, Charlemagne. Les raids vikings commencent au VIIIème siècle. La Scandinavie est alors constituée d’une multitude de petits royaumes.

Le passage à l’écrit

La volonté d’établir des grands royaumes centralisateurs dans les pays scandinaves apparaît avec la christianisation. Des princes convertis bénéficient d’alliances chrétiennes pour accéder au pouvoir. Les équilibres médiévaux s’en trouvent bouleversés. De nombreux seigneurs norvégiens prennent la mer pour s’installer dans les îles en Écosse ou en Irlande, et parviennent sur les côtes islandaises. A dater du milieu du Xe siècle, les premiers missionnaires arrivent avec l’alphabet et un fonds littéraire qui se mêle aux poèmes héroïques et scaldiques sans occasionner de résistance.

Rencontre avec François Emion

Invité de cette soirée, François Emion, maître de conférence de littérature et civilisations nordiques à l’université de Paris IV. Il est notamment auteur de L’Islande dans l’imaginaire, publié aux presses universitaires de Caen et travaille à une grammaire historique du vieil islandais. La rencontre se tient ce soir à 19h salle Pétrarque à Montpellier (entrée libre). A travers les extraits qui seront lus par les comédiens de la compagnie Tire pas la nappe, on découvrira également que les sagas sont avant tout un genre littéraire.

Jean-Marie Dinh

 * Les Scaldes, poètes de cour attachés à un roi ou à un chef pour en célébrer les hauts faits. Leurs œuvres sont antérieures aux sagas.

La colonisation de l’Islande


Nicholas_Roerich_Guests_from_OverseasL’histoire de la colonisation de l’Islande nous est connue par le Livre de la colonisation (Landnámabók) et le Livre des Islandais. Les informations sur la société nous viennent des sagas. En 860 environ, l’Islande aurait été redécouverte par les marins norvégiens de Nadoddrr rejetés par la tempête. Ils auraient baptisé le pays Snaeland, pays de la neige. Selon la légende, le Norvégien Ingólfr Arnarson et son frère juré Hjörleilf Hróddrmarsson arrivent de Norvège en Islande après une affaire difficile avec un seigneur. Hjörleilf est tué par des esclaves qu’il avait attelés à sa charrue. Ceux-ci cherchent refuge dans des îlots au sud-est de l’Islande. Après avoir châtié les assassins de son frère, Ingólfr se fixe à Reykjavik.

Source : La Marseillaise : 24/04/2014

Télécharcher la brochure de présentation Les Saga Islandaises

Voir aussi : Rubrique Littérature, Littérature Scandinave, Le kalevala : retour aux origines poétiques, Andersen au-delà des contes pour enfants, Rubrique Islande, Rubrique Rencontre,

 

Une visite du dalaï lama plonge la Norvège dans l’embarras

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Photo AP

Une prochaine visite du dalaï-lama embarrasse la Norvège, tiraillée entre sa volonté de réchauffer des relations déjà glaciales avec la Chine et la pression de l’opinion publique critique face à la «lâcheté» de ses dirigeants.

Le rencontrer ou l’ignorer? Dérouler le tapis rouge ou le faire passer par une porte de service? Les autorités norvégiennes tergiversent avant la venue du chef spirituel tibétain attendu le 7 mai à Oslo pour marquer le 25e anniversaire de son prix Nobel de la paix.

Déjà à l’époque, cette récompense avait ulcéré Pékin, mais l’orage était passé. L’attribution en 2010 d’un autre Nobel au dissident chinois Liu Xiaobo a cependant précipité les relations bilatérales à un niveau plus bas, les Chinois ayant gelé tout contact de haut niveau avec les Norvégiens.

Les tentatives d’Oslo de normaliser les relations avec la deuxième puissance économique mondiale ont échoué depuis, Pékin ayant visiblement décidé de statuer pour l’exemple.

Mercredi, la Chine a adressé une nouvelle mise en garde. «Nous sommes fermement opposés à ce que des pays fournissent une plateforme aux activités du dalaï-lama qui visent à diviser la Chine, et nous nous opposons à ce que des dirigeants étrangers le rencontrent», a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Qin Gang.

Pour ne pas jeter d’huile sur le feu, le président du Parlement norvégien, deuxième derrière le roi dans le rang protocolaire, a annoncé qu’il ne rencontrerait pas le religieux tibétain, reçu le mois dernier à la Maison-Blanche par Barack Obama.

«Nos possibilités d’oeuvrer en faveur de nos valeurs (…) n’ont rien à gagner de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons actuellement», a déclaré Olemic Thommessen sur la chaîne de télévision publique NRK.

Le chef de la diplomatie Boerge Brende a précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise sur une éventuelle rencontre entre un membre du gouvernement et le dalaï-lama au cours de sa visite qui, insiste-t-on au ministère, est «d’ordre privé».

«Nous devons être conscients du fait que, si les autorités norvégiennes reçoivent le dalaï-lama, ce sera plus compliqué de normaliser nos relations», a-t-il déclaré devant le Parlement.

«Des mots vides»

Cette gêne est d’autant plus patente que MM. Brende et Thommessen ont tous deux dirigé dans le passé le comité parlementaire pour le Tibet, le second jusqu’à l’an dernier.

Alors que la Norvège s’apprête à célébrer le bicentenaire de sa Constitution le 17 mai, nombre de commentateurs accusent ses dirigeants de renier ses valeurs et de laisser la Chine dicter leur politique.

«Le contraste est énorme avec tous les jolis mots que le président du Parlement et d’autres emploient en cette année de jubilé», notait mardi Harald Stanghelle, rédacteur en chef politique du journal de référence Aftenposten.

«Des mots comme démocratie et indépendance, liberté d’expression et droits de l’homme. La visite annoncée du (responsable) tibétain nous montre que ce ne sont en fait que des mots vides», a-t-il ajouté, en dénonçant la «lâcheté» du pouvoir.

Selon un sondage paru dans le tabloïd Verdens Gang (VG), 60% des Norvégiens estiment que le gouvernement devrait rencontrer le dalaï-lama et 50% jugent qu’il serait «lâche» de ne pas le faire par égard pour Pékin. Seuls 20% soutiennent la position de M. Thommessen.

«Je ne me sens coupable ni d’être lâche ni d’être lamentable», a réagi le président du Parlement. «Il s’agit juste d’assumer ses responsabilités pour (…) précisément améliorer les possibilités d’oeuvrer pour les valeurs, surtout pour les droits de l’homme, qui nous tiennent à coeur», a-t-il insisté.

L’actuel président du comité parlementaire pour le Tibet, Ketil Kjenseth, déplore cette obsession de ne pas heurter Pékin.

«Au Tibet, la situation en matière de droits de l’homme n’a pas changé d’un pouce, mais notre dépendance économique à la Chine est passée par là», a-t-il dit à l’AFP, bien décidé à accueillir le dalaï-lama au Parlement.

Tout étant une affaire de symboles, il n’a pas été autorisé à le faire dans la salle protocolaire de son choix : parmi les solutions proposées par la présidence, une pièce du sous-sol…

Il a aussi été suggéré que le dalaï-lama fasse son entrée dans l’enceinte ailleurs que par la porte principale. L’idée a fait long feu.

Pierre-Henry Deshayes

Source : AFP 23/04/2014

Voir aussi : Rubrique Actualité internationale, rubrique Norvège, rubrique Chine, rubrique Religion,

L’Europe de la culture en construction

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Débat. Réseau en scène et la Région co-organisent la réunion IETM à Montpellier, rencontre internationale du spectacle vivant.

Treize ans après la dernière réunion du réseau IETM (réseau international pour les arts du spectacle contemporains) en France, 600 acteurs internationaux du spectacle vivant en Europe se retrouvent aujourd’hui à Montpellier pour trois jours. Un moment d’échange entre les acteurs culturels du spectacle vivant (artistes, lieux de diffusion, chargés de production et de politique culturelle, festivals…) où les pratiques et perspectives artistiques européennes seront passées au crible.

La création du réseau de l’IETM remonte à 1981 lors du rassemblement de professionnels des arts du spectacle au Festival de Polverigi en Italie. En 1989, l’IETM devient l’Informal European Theatre Meeting, une organisation internationale sans but lucratif de droit belge. Après avoir intégré les pays d’Europe de l’Est, l’IETM s’est élargi au-delà des frontières européennes : « Ces rencontres sont principalement européennes mais l’IETM travaille dans un contexte qui s’est largement mondialisé. Le réseau compte des membres issus des pays méditerranéens. L’IETM s’engage aussi à bâtir des ponts entre ses membres européens et les continents asiatique et américain, détaille Yvan Godard, le directeur adjoint de Réseau en scène.

Le réseau, qui entend faire entendre sa voix à une Union européenne encore peu ouverte au domaine culturel, est soutenu financièrement par la Commission européenne. L’idée est de promouvoir des moyens innovants pour que les organisations qui créent ou commissionnent des productions d’arts du spectacle contemporains se rencontrent et développent des connaissances mutuelles ainsi qu’une confiance nécessaire à la production de jeunes artistes. Cette action est validée par le nouveau budget culturel européen pour 2014-2020 dans le cadre du programme ciblé Europe créative.

Se connaître et inventer

« Les rencontres de l’IETM n’ont pas pour objet de signer des contrats. On ne vient pas pour faire du business, ni pour produire de la pensée unique mais pour réfléchir et créer de nouveaux modèles, indique Yvan Godard. L’occasion est propice pour trouver des partenaires ou coordonner des politiques culturelles à travers la mise en place de projets associant des artistes et des structures de différents pays. »

Si dans ce grand bain international l’exception culturelle française a bien voix au chapitre pour faire face au rouleau compresseur de l’industrie culturelle, elle ne doit pas pour autant déboucher sur une attitude figée des acteurs français, explique en substance Yvan Godard : « un des enjeux centraux des rencontres est de comprendre des modes de fonctionnement différents, de sortir de sa vision monolitique pour travailler ensemble

Un certain nombre de propositions sont faites aux membres de l’IETM pour découvrir Montpellier et le territoire régional. Ils pourront aussi assister à une vingtaine de spectacles en partenariat avec le festival Hybride, la Panacée, le CCN, le CDN, la Chapelle… Le thème choisi, « Trans », abordera la question très actuelle des nationalismes à quelques semaines des élections européennes.

JMDH

 

Voir aussi : Rubrique Politique Politique Culturelle, rubrique UE,