Japon. Tokyo dit non à l’arrogance d’Abe

7j-jonesLe parti du Premier ministre Shinzo Abe a essuyé une défaite cuisante aux élections de l’assemblée municipale de Tokyo, le 2 juillet. Un vote de sanction pour ce gouvernement qui bafoue les fondements de la démocratie, fustige le plus grand quotidien du pays.

Le Parti libéral-démocrate [PLD, conservateurs] a essuyé une défaite historique le 2 juillet aux élections à l’assemblée métropolitaine de Tokyo. À n’en pas douter, l’électorat attend beaucoup de Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo, qui l’a emporté avec une large majorité. Mais cela ne suffit pas à expliquer la défaite désastreuse du PLD. Les résultats du scrutin doivent être interprétés comme un non retentissant à l’arrogance et à la suffisance du gouvernement du Premier ministre, Shinzo Abe.

On a pu constater à maintes reprises les effets néfastes de son autoritarisme. Shinzo Abe a refusé de répondre aux questions sur les scandales politiques dans lesquelles lui-même, son épouse Akie et son proche allié politique Koichi Hagiuda sont suspectés d’être impliqués. Son gouvernement a même rejeté la demande des partis d’opposition de tenir une session extraordinaire au Parlement, en vertu de l’article 53 de la Constitution.

Après avoir organisé à la hâte un débat en commission sur le projet de loi “anticonspiration” [loi adoptée le 15 juin], le gouvernement Abe s’est appuyé sur la large majorité dont il dispose dans les deux chambres pour faire passer en force cette législation très controversée [le texte est destiné à punir les individus se préparant à commettre des actes terroristes et est accusé d’être liberticide par ses opposants]. Par la force du nombre, le PLD a ni plus ni moins étouffé le débat au Parlement, qui est pourtant le cœur de la démocratie. Cela montre à quel point ce gouvernement ne respecte pas le Parlement.

Le discours de campagne qu’a prononcé M. Abe devant la gare d’Akihabara, à la veille du scrutin de Tokyo, a révélé le fossé qui le sépare du sentiment général. Quand l’assistance a commencé à scander des appels à sa démission, le Premier ministre a crié : “Nous ne serons pas vaincus par des gens pareils?!” Il a certainement pensé que ces huées ne provenaient que d’une poignée de détracteurs cherchant à saboter son discours. Les résultats de l’élection ont pourtant bien montré que sa politique mécontentait une part bien plus importante de l’opinion japonaise.

Des conséquences sur l’élection de 2018

Le mépris de son gouvernement pour le débat public n’est pas nouveau. Avant son retour au pouvoir en 2012, le Premier ministre s’est engagé, en campagne, à donner la priorité aux questions économiques. Les élections passées, il s’est empressé de faire adopter des lois soulevant de graves enjeux constitutionnels, à l’image de la législation sur la protection des secrets d’État ou de la nouvelle loi sur la sécurité nationale [qui a renforcé le rôle des militaires japonais].

Alors que de nombreux Japonais ainsi que des parlementaires ont dénoncé les problèmes posés par ces nouvelles législations, le PLD n’a guère pris la peine ni le temps d’en expliquer la nécessité pour qu’elles soient mieux acceptées. Pis, il s’est appuyé sur la majorité de son camp dans les deux chambres pour les faire passer en force, prétextant que les parlementaires leur avaient déjà consacré des heures de délibération.

Or le Parlement est la représentation du peuple, détenteur collectivement de la souveraineté nationale : les partis d’opposition représentent de larges pans de l’électorat japonais. Shinzo Abe semble avoir oublié ces principes de base de la démocratie.

Même si ces élections à l’assemblée de Tokyo restent un scrutin local, la défaite cuisante du PLD dans la capitale pèsera lourdement sur la mise en œuvre du programme national d’Abe. Cet échec aura des conséquences aussi sur l’élection à la présidence du PLD, prévue en septembre 2018, ainsi que sur les législatives, annoncées pour décembre 2018. À ce rythme, la révision de la Constitution, qui est le projet phare du Premier ministre, pourrait être compromise.

Ce qu’il doit faire aujourd’hui tombe sous le sens. Shinzo Abe doit réunir le Parlement en session extraordinaire et répondre à la demande de l’opposition, comme prévu par la Constitution, et donner des explications claires aux questions qui lui sont posées. Le gouvernement tire son pouvoir d’un mandat public qui le lui confie de façon temporaire : le Premier ministre n’en est pas le détenteur à titre personnel. Si Shinzo Abe n’a pas compris cette vérité simple, il n’est pas qualifié pour continuer à présider aux destinées du Japon.

Source Asahi Shimbun 04/07/2017

Gouverneure de Tokyo depuis 2016, Yuriko Koike, ancienne membre du PLD, a remporté une large majorité à l’assemblée de Tokyo avec 79 des 127 sièges. Sa campagne, lancée avec son nouveau parti, Tomin First no Kai (Association pour donner la priorité aux habitants de Tokyo), a mis en avant le besoin de transparence dans la gestion de la capitale. Première femme à diriger la mairie de Tokyo, elle partage certaines propositions controversées de Shinzo Abe, comme la révision de la Constitution pacifiste de 1947.

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Srebrenica: les Pays-Bas responsables du massacre

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Justice internationale En juillet 1995, 35o musulmans ont été massacrés par les Serbes dans une enclave sous protection des casques bleus néerlandais de l’ONU. L’Etat néerlandais est fautif, selon le TPI.

 

L’Etat néerlandais est tenu partiellement responsable du décès de 350 musulmans lors du massacre de Srebrenica en 1995, selon un jugement de la Cour d’appel de La Haye rendu mardi.

«La Cour juge que l’Etat néerlandais a agi illégalement» et «condamne l’Etat à verser une compensation partielle» aux familles des victimes, a déclaré la juge Gepke Dulek. Les Casques bleus néerlandais ont «facilité la séparation des hommes et des garçons musulmans tout en sachant qu’il y avait un risque réel qu’ils subissent un traitement inhumain ou qu’ils soient exécutés par les Serbes de Bosnie», a-t-elle expliqué.

Environ 8000 hommes et garçons musulmans ont perdu la vie en 1995 lors du génocide de Srebrenica, théâtre des pires atrocités commises en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

30% des dommages et intérêts

Les troupes néerlandaises, connues sous le nom de «Dutchbat», retranchées dans leur base, avaient recueilli des milliers de réfugiés dans l’enclave des Nations unies.

Mais, submergées, elles avaient d’abord fermé les portes aux nouveaux arrivants, puis permis aux Serbes de Bosnie d’évacuer les réfugiés. Les hommes et les garçons avaient alors été séparés et mis dans des bus.

«Dutchbat aurait dû prévenir ces hommes des risques qu’ils couraient et aurait dû leur laisser le choix de rester dans l’enclave pendant que leur famille était évacuée», a poursuivi la juge.

Toutefois, la Cour d’appel condamne l’Etat néerlandais à verser seulement 30% des dommages et intérêts réclamés par les familles des victimes car elle «n’est pas certaine que ces personnes n’auraient pas été tuées plus tard même si elles étaient restées dans l’enclave.»

Une cour inférieure avait déjà statué en 2014 que l’Etat néerlandais était responsable du décès de ces 350 hommes et garçons bosniaques.

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Présence contestée

L’Etat néerlandais avait fait appel du verdict, en disant que personne n’aurait pu prévoir un génocide. Aux Pays-Bas, le rôle des anciens Casques bleus néerlandais continue de susciter la controverse.

Plus de 200 d’entre-eux demandent également des dommages et intérêts au gouvernement pour les avoir envoyé à Srebrenica remplir «une mission irréaliste, dans des circonstances impossibles», selon les mots prononcés l’année dernière par Jeanine Hennis-Plasschaert, ministre de la Défense.

«A partir de demain (mardi), 206 de mes clients réclament une compensation de 22’000 euros chacun», a déclaré leur avocat à l’émission télévisée néerlandaise Jinek lundi soir. Au total, les dommages s’élèveraient à environ 4,5 millions d’euros. (ats/nxp)

Source : La Tribune de Genève 27/06/2017

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Emma Goldman – Une éthique de l’émancipation

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27 juin 1869 : Naissance d’Emma Goldman.

Lire « Emma Goldman – Une éthique de l’émancipation » de Max Leroy

« Emma Goldman a été victime, tout particulièrement dans le monde francophone, d’une étrange amnésie qui a fait que le mouvement anarchiste, pourtant si enclin à célébrer son histoire et ses héros, semble parfois aisément oublier qu’il a aussi compté de nombreuses héroïnes », écrit Normand Baillargeon à propos de celle que les services secrets nord-américains décrivirent comme l’une des anarchistes les plus dangereuses de son pays d’adoption.

Cette biographie, la première en langue française, retrace l’histoire de cette militante inlassable de l’émancipation, à la fois libertaire et communiste, féministe et nietzschéenne. Née en Lituanie et morte à Toronto, sa vie se lie aux deux siècles qu’elle escorta : des grèves ouvrières états-uniennes à la Première Guerre mondiale, de la ­Russie rouge à la Catalogne, de la montée du fascisme à la lutte contre le nazisme, Goldman fut de tous les fronts – et jamais la prison, l’exil et la mise au ban n’entamèrent sa détermination.

Max Leroy, essayiste, est l’auteur de Dionysos au drapeau noir – Nietzsche et les anarchistes (2014), Citoyen du volcan – épitaphe pour Jean Sénac (2013) et les Orages libertaires – politique de Léo Ferré (2012).

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Montpellier Danse. Preljocaj  » L’Europe aussi à ses Sorcières de Salem »

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En ouverture du Festival international Montpellier Danse, le chorégraphe
Angelin Preljocaj présente « Les pièces de New York ». Reprise de deux anciennes créations ayant vu le jour au New York City Ballet où sont nés les premiers signes avant-coureur de la danse moderne.

Pourquoi avoir couplé les deux pièces de New York que vous présentez en ouverture ?
J’ai réalisé ces deux pièces à l’invitation du New York City Ballet à seize ans d’intervalle. Traditionnellement, les soirées mixed-Bill du ballet de New York associent différents chorégraphes comme Balanchine, Robbins, Preljocaj mais rarement deux pièces du même chorégraphe. Ce qui fait que ces deux pièces n’avaient jamais été données ensemble, or je trouve que leur juxtaposition les renforce. Par ailleurs, je désirais apporter à ma propre compagnie une matière issue de leurs génomes. Dans mon travail, je regarde ce qui est devant moi les forces et l’énergie des danseurs me permettent d’écrire, le langage se développe avec la virtuosité en présence. Dans ce cas il y a une forme de transmission.

Créée en 1997, « La Stavaganza » évoque la question de l’émigration au états-Unis, y avez-vous trouvé une forme de résonance avec votre propre parcours ?
L’histoire ressemble en effet à mon expérience d’être humain. J’ai vécu la demande du ballet de New York un peu comme si on demandait à un chorégraphe de la vieille Europe d’activer et de nourrir l’idée de l’échange des cultures lié à l’immigration. L’écriture de cette pièce met en relation une rencontre entre un groupe au style assez balanchinien avec une autre tribu qui semble venir de la vieille Europe. Une confrontation s’opère et paradoxalement les anciens sont porteurs de nouveauté. J’ai travaillé sur les contours chorégraphiques de cet échange. La communication s’établit très progressivement entre les deux groupes avec, en soubassement, une histoire d’amour.

A travers cette approche,  appréhendez-vous les différences historiques existant entre les USA et l’Europe en matière de politiques d’immigration ?
La pièce dans laquelle les deux groupes s’enrichissent évoque ce type de questionnement. Les états-Unis se sont proprement constitués à partir des différentes vagues d’immigration. On peut dire que les States ont l’immigration dans leur ADN ce qui n’est pas tout à fait le cas en Europe. Rocard disait que nous ne pouvions prendre en charge toute la misère du monde mais nous nous devons d’en prendre en charge une partie. On voit actuellement certains pays européens se retrancher dans une fermeture totale. Durant le haut Moyen-âge, l’intégration de ceux qu’on nommait à l’époque les barbares a permis de fonder une nouvelle identité à la vieille Gaule. L’histoire se reproduit mais on oublie la richesse de certains de ses épisodes avant d’arriver à Saint-Louis. Comme on oublie la place sociale occupée par les femmes au Moyen-âge.

Ce qui fait lien avec « Spectral Evidence », la seconde pièce que vous présentez au Festival Montpellier Danse inspirée par le procès des Sorcières de Salem…
Bien que créée postérieurement, Spectral Evidence ouvrira « Les pièces de New York ». Lorsque je suis revenu au ballet en 2013, j’ai continué à m’intéresser à l’histoire des états-Unis dans l’idée de produire une suite à La Stavaganza. J’ai été troublé par ce procès en sorcellerie et notamment par le concept de preuve spectrale instituée comme outil juridique à cette occasion. Les soi-disant sorcières n’étaient autres que des femmes qui trouvaient un surplus de liberté en allant danser dans la forêt. Ce qui n’était pas admissible dans la société puritaine de l’époque, mais pour les condamner il fallait des preuves recevables. D’où l’apparition et la validation des preuves spectrales qui ont permis d’introduire les rêves dans la sphère juridique. Il suffisait ainsi d’accuser une femme en affirmant : dans mon rêve elle est venue dans ma cuisine avec un poulet qu’elle a égorgé sur place avant de répandre le sang de l’animal sur mes enfants, pour constituer une preuve. La preuve spectrale reposait sur de purs fantasmes.

Votre pièce intègre cette notion de liberté des femmes à laquelle on vous sait attaché. Dans ce domaine, comment les états-Unis et l’Europe se distinguent-ils ?
La liberté et le puritanisme ne font pas bon ménage. Il y a bien des manières d’évoquer la liberté qui s’exprime évidemment avec le corps. Le puritanisme considère le corps comme un danger, celui de la sexualité apparaît très présent dans la société américaine. En Europe nous avons aussi nos sorcières de Salem. Tant que nous n’auront pas une totale parité, tant que nous mesurerons des écarts de salaires entre les hommes et les femmes… Moi personnellement, je continue à le faire entendre, y compris dans le milieu de la culture où il reste du chemin à faire.

Le répertoire musical des deux pièces nous fait cheminer de Vivaldi à John Cage…
Pour la Stravaganza, j’use de la musique pour évoquer la dimension temporelle ou intemporelle. Une tribu danse  sur Vivaldi, une autre sur des compositions électroniques en croisant les époques. La gestuelle s’apparente au même processus. Pour Spectral Evidence, moi qui me croyais un spécialiste, j’ai découvert des œuvres vocales de Cage dont je ne soupçonnais pas l’existence. Comme il y avait beaucoup de corrélation avec cette pièce de recherche, j’ai souhaité saisir cette étrangeté avec un jeu autour du style balanchinien.

Comment vos danseurs actuels se sont nourris de ces deux pièces ?
Il y avait un vrai défi à relever pour les danseurs avec ces pièces d’une grande virtuosité. Avec le New York City Ballet, le travail du bas de jambes est proprement saisissant avec l’apport de Jerôme Robbins mais aussi la proximité de Broadway. J’ai voulu transcrire cet aspect sidérant avec la vivacité des  cordes de Vivaldi. Une véritable épreuve pour les danseurs qui ont passé un cap. Cela amène une coloration plus tranchée à la compagnie. C’est un peu comme le procédé de la bouture. On arrive à une hybridation résolument contemporaine.

Recueilli par Jean-Marie Dinh

« Les pièces de New York » samedi à 20h à Montpellier Opéra Berlioz.

Source La Marseillaise 24 juin 2017

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Irak. Des forces gouvernementales accusées de crimes de guerre

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Un photojournaliste vient de diffuser des images qui prouvent que la Division d’intervention d’urgence a eu recours à la torture sur des détenus accusés d’être affiliés à l’État islamique. Le gouvernement irakien a lancé une enquête.

L’homme est pendu par les mains, bras derrière le dos et yeux bandés. Son corps vrille à l’extrémité des câbles qui le maintiennent suspendu. Derrière lui, un soldat en uniforme pose sur le haut de son dos un pack de bouteilles d’eau pour redoubler la souffrance. Les images diffusées par la chaîne ABC le 25 mai sont terrifiantes. Filmées par Ali Arkady, photojournaliste irakien, elles témoignent de la torture perpétrée par une force gouvernementale sur des détenus accusés d’être affiliés à l’État islamique.

La diffusion de ces images fait suite à la parution du témoignage du photojournaliste dans Der Spiegel la semaine dernière. “Pas des héros, mais des monstres”, titrait alors le magazine allemand. Ces monstres sont des soldats de la Division d’intervention d’urgence (Emergency response division, ERD) qui dépendent du ministère irakien de l’Intérieur. En octobre dernier, le photojournaliste de 34 ans avait décidé de suivre cette force soutenue par les États-Unis afin de documenter le combat contre l’État islamique pour reprendre Mossoul. Torture, viols, meurtres : rapidement, son reportage a tourné au cauchemar. Il écrit :

Les choses maintenant empiraient, de façon bien pire que ce à quoi je m’attendais ou que j’avais pu imaginer.”

Enquête

Le 25 mai, le gouvernement irakien a ordonné le lancement d’une enquête. “Les allégations d’Arkady soulèvent des inquiétudes quant à savoir si les États-Unis en font assez pour vérifier avec quelles forces ils s’associent pour combattre l’État islamique en Irak, alerte le Washington Post.

Arkady a dit qu’il avait été témoin d’abus en fin d’année dernière, quand la coalition dirigée par les États-Unis a élargi sa mission de conseil et d’assistance afin de travailler en étroite collaboration avec les forces du ministère de l’Intérieur irakien  y compris la Division d’intervention d’urgence – sur les opérations de planification et en fournissant un soutien aérien

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Source Spiegel, 26/05/2017

 

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