Cesare Battisti interpellé à la frontière brésilo-bolivienne

Cesare Battisti lors de sa sortie de prison le 8/06/11. Photo Reuter

Cesare Battisti lors de sa sortie de prison le 8/06/11. Photo Reuter

L’ancien militant d’extrême gauche Cesare Battisti interpellé à la frontière brésilo-bolivienne

Condamné par contumace en 1993 en Italie à la perpétuité pour quatre homicides, Cesare Battisti a été placé en détention. Ses avocats exigent sa libération immédiate.

Il a d’abord prétendu qu’il partait pêcher. Mais lorsque les forces de l’ordre brésiliennes, qui le suivaient discrètement, l’ont interpellé dans la ville de Corumba (sud-ouest du Brésil), mercredi 4 octobre, alors qu’il tentait de franchir la frontière bolivienne, lesté de quelques milliers de dollars et d’euros, Cesare Battisti n’a pu nier longtemps sa fuite.

Aujourd’hui âgé de 62 ans, l’ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme (PAC, extrême gauche), condamné par contumace en 1993 en Italie à la perpétuité pour quatre homicides commis durant les « années de plomb », a été aussitôt placé en détention.

Ses avocats ont exigé sa libération immédiate, redoutant que le gouvernement brésilien ne profite de cette détention pour donner droit à une nouvelle demande d’extradition de l’Italie. Une inquiétude qui n’avait cessé, ces derniers jours, de prendre de l’importance parmi les défenseurs de l’ancien militant d’extrême gauche.

Réfugié au Brésil depuis 2004

Le 28 septembre, pour parer à toute éventualité, les avocats de M. Battisti avaient ainsi déposé une demande d’habeas corpus (procédure qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement), auprès de la Cour suprême brésilienne.

L’épisode signe un nouveau rebondissement du feuilleton Battisti, devenu le symbole parfait des plaies des années de plomb italiennes.

Réfugié au Brésil depuis 2004, l’ancien membre des PAC, en cavale depuis 1981 et son évasion de la prison de Frosinone (Latium), avait d’abord élu domicile au Mexique avant d’arriver à Paris au début des années 1990, se croyant protégé par la « doctrine Mitterrand », par laquelle la France avait assuré, en 1985, qu’elle renonçait à extrader vers l’Italie d’anciens militants d’extrême gauche ayant renoncé à la violence, pour peu qu’ils n’aient pas commis de crime de sang.

A Paris, il avait obtenu une carte de séjour et un emploi de gardien d’immeuble, en même temps qu’il écrivait plusieurs romans policiers, sur lesquels plane l’ombre des années de plomb. Il ne cessait par ailleurs de clamer son innocence, mais il avait refusé de se présenter devant la justice italienne ; cette dernière l’avait condamné définitivement en 1993 pour « assassinats et complicité d’assassinats ».

Mais la protection de la France s’avère plus fragile que prévu. Début 2004, il est arrêté par la division nationale antiterroriste (DNAT), en réponse à une nouvelle demande d’extradition italienne. Il est bientôt remis en liberté, sans que la menace s’éloigne.

La présidence Temer signe le retour des tourments de l’Italien

Ayant épuisé tous les recours, en dépit d’une mobilisation de nombreuses figures de la gauche (Bertrand Delanoë, François Hollande) ou des milieux culturels (Fred Vargas, Bernard-Henri Lévy), il rejoint la clandestinité et ne doit son salut qu’à une fuite vers le Brésil, que le gouvernement français est accusé de n’avoir pas cherché à empêcher.

Ses années brésiliennes ne seront pas non plus de tout repos. Débarqué clandestinement dans le pays, il est arrêté en mars 2007, à la demande de l’Italie, et libéré quatre mois plus tard, suite à l’intervention in extremis du président Luiz Inacio Lula da Silva.

Au dernier jour de son mandat, le 31 décembre 2010, Lula avait rejeté la demande d’extradition formulée en 2009 par Rome. Les juges brésiliens avaient in fine estimé, en juin 2011, que Rome ne pouvait contester cette décision « souveraine » de l’ancien chef de l’Etat. Cesare Battisti disposait depuis d’un visa de résident permanent.

Selon le quotidien O Globo, celui que son entourage surnommait « le petit fou » en raison de ses longues promenades solitaires, vivait dans la ville de Rio Preto, dans l’Etat de Sao Paulo, où il aurait récemment suivi un traitement contre l’hépatite C.

La prise de pouvoir de Michel Temer, en 2016, suite à la destitution polémique de l’héritière de Lula, Dilma Rousseff, signera le retour des tourments de l’Italien. La demande d’extradition qu’aurait réitérée récemment Rome aurait déjà reçu le feu vert de deux ministres : ceux de la justice et des relations extérieures, rapporte la presse brésilienne. Le gouvernement Temer, impopulaire, verrait dans cette acceptation un « geste diplomatique important » envers l’Italie, qui n’a de cesse d’exiger que Cesare Battisti lui soit remis, afin qu’il purge sa peine.

Rattrapé par son passé

A en croire les avocats de Cesare Battisti, une telle démarche serait juridiquement irrecevable, un éventuel recours à la décision prise par Lula en 2010 étant, selon eux, prescrit.

« Cela ne fait aucun sens, à moins de déformer le système juridique brésilien. Ce qui semble être actuellement le sport favori à Brasilia », se lamente Igor Tamasauskas, l’un des avocats de M. Battisti, cité par O Globo. Une référence aux batailles entre le Sénat et la Cour suprême qui semblent avoir une interprétation différente des textes et variable selon le profil des intéressés.

S’érigeant en simple « rouage de l’une des innombrables organisations d’extrême gauche alors en guerre contre l’Etat », Cesare Battisti est donc à nouveau rattrapé par son passé.

« Ce que je veux ? Une réconciliation avec le peuple italien. Il faut une amnistie, d’autres pays ont bien réussi », plaidait-il en décembre 2011 lors d’un entretien accordé au Monde. « M. Battisti doit seulement se présenter dans notre pays pour expier, selon les normes pénitentiaires italiennes, les peines auxquelles il a été condamné en conclusion de procès déroulé selon les normes du droit », lui avait répondu sèchement le président italien, Giorgio Napolitano, peu de temps après.

Par Jérôme Gautheret  et Claire Gatinois

Source Le Monde 05/10.2017

Voir aussi : Rubrique Politique, rubrique Livre,  Essai, Cesare Battisti  Les Coulisses obscures de Carlos A. Lungarzo, rubrique Justice, Le Brésil accorde un permis de résidence à Cesare Battisti, rubrique Rencontre, Fred Vargas : combat amour et dépendance,

Sortir de soi à sortieOuest

Robert Bouvier dans François d’Assise de Joseph Delteil  Crédit Photo dr

Robert Bouvier dans François d’Assise de Joseph Delteil Crédit Photo dr

Saison à Béziers
Au Domaine culturel de Bessan l’affaire fut assez compliquée mais le dénouement ouvre sur une nouvelle saison  de  sortieOuest à déguster sans modération.

A l’occasion des  Chapiteaux du livre, le directeur artistique de L’Epic Hérault culture, Jean Varela a levé le voile sur la saison 2017/2018 de sortieOuest. L’aventure continue donc et reprend non sans jubilation après une période de dépression atmosphérique.

La saison débute ce dimanche avec une proposition musicale ancrée s’il en est, dans le territoire. L’orchestre de Pays Haut-Languedoc et Vignobles, 60 instrumentistes renforcé par 75 choristes issue des villages et villes alentour interprétera, Un pays pour Laura  composée par Joël Drouin, sur un texte de Jean Tuffou.

Laura qui débarque en Occitanie pour ses études découvre le territoire en musique et chansons. Elle y croise des Cathares et des troubadours, empruntant les chemins des chants traditionnels, les routes du blues et les places du rap et du slam.

La saison théâtre s’ouvre le 10 nov au Café Mounis de Graissessac , avant de rejoindre Béziers les 14 et 15 nov, avec une grande expression théâtrale, celle de François d’Assise de Delteil, interprété par le comédien Robert Bouvier et mis en scène par Adel Hakim.

A ne pas manquer Le Quatrième mur mis en scène par Julien Bouffier qui rejoint pour ce spectacle la fiction quasi situationniste  de Sorj Chalandon en allant chercher une partie de ses acteurs au Liban. Il est question de monter Antigone d’Anouilh avec des  acteurs de tous les camps en pleine guerre civile. Les 12 et 13 oct à sortieOuest.

A suivre prochainement au même endroit, le festival Européen du film d’éducation le 9 nov avec les CEMEA, et un hommage à Monk les 10 et 11 nov, le tout à 40 mn chrono de Montpellier.

Programme complet : www.sortieouest.fr

Source La Marseillaise 30/09/2017

 

LE THÉÂTRE DE TOILE SE CONSOLIDE 

Kleber Mesquida souffle les bougies pour les 10 ans des Chapiteaux du livre

Kleber Mesquida célèbre les dix ans des Chapiteaux du livre

Béziers SortieOuest

A l’occasion de  la présentation de la saison du théâtre par Jean Varela,  le président du conseil départemental, Kléber Mesquida  annonce des perspectives pour le domaine culturel et son territoire.

Le sens émerge au fil de l’action. C’est du moins ce qu’a pu se dire le public nombreux et fidèle venu découvrir la saison 2017/2018 de sortieOuest jeudi soir à Béziers. Présenté dans le cadre des Chapiteaux du livre, entre la visite de la pré-exposition Nous et les autres – Des préjugés au racisme – qui inaugure un cycle de trois ans en partenariat avec le Musée de l’Homme, et une conférence de Raphael Glucksmann sur l’histoire cosmopolite française, le moment fut lyrique et rassurant.

Attendu comme une figure républicaine après sa nomination à la direction artistique de l’Epic Hérault culture, le fils du pays, Jean Varela ne s’est pas fait prier pour entrer dans l’habit. Au côté du président Kléber Mesquida et de Renaud Calvat, il a levé le voile sur la programmation partageant, avec la verve qu’on lui connaît, sa passion pour la langue, la musique, et le sens de l’action publique. La délectation était d’autant plus prégnante dans les rangs du public quelle met un point en forme d’happy-end à une cruelle période d’incertitude.

Lui succédant à la tribune Kléber Mesquida n’a pas failli à son rôle. Plus pragmatique, il est revenu sur l’épisode nébuleux de l’année 2016, à la source d’une mobilisation tenace du public pour la défense du lieux et des équipes.

« Malgré les contraintes nous avons sanctuarisé le budget de la culture, a-t-il précisé, Dans le transfert de compétence à la Métropole, j’ai tenu jusqu’au bout, et notamment à verser des financements ciblés sur les festivals. Ce qui signifie que si pour une raison quelconque ils n’étaient pas maintenus, nous redistribuerions les budgets sur le territoire départementale. » Kléber Mesquida à par ailleurs annoncé la construction d’un nouveau chapiteau en matériel dur, d’une capacité de 450 à 500 places et la transformation du chapiteau actuel en théâtre de plein air d’une capacité de 900 à 1 000 places.

Si elles font le bonheur des marchands de chaussures, en terre biterroise, les velléités culturelles du président de la Métropole montpelliéraine laissent pour le moins sceptiques, ce qui n’a pas échappé au président du conseil départemental qui opère un déplacement des investissements géopolitiques.

JMDH

Source La Marseillaise 23/09/2017

Voir aussi : Actualité Locale, Rubrique Théâtre sortieOuest un théâtre de toile et d’étoiles reconnu et défendu, Dossier. Théâtre en péril, fin d’un modèle à Montpellier et dans l’Hérault, rubrique Politique, Politique culturelle, rubrique , Livre, Chapiteaux du livre Essais, rubrique Rencontre, F Worms : « La démocratie fait émerger des problèmes à résoudre »

 

Retour à la vie civile après la boucherie

Le jeu du masque  maquille la vérité comme il peut la dévoiler. Photo dr

Le jeu du masque maquille la vérité comme il peut la dévoiler. Photo dr

 

Cinéma


Au revoir la-haut, l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 raconte l’histoire d’amitié entre deux poilus sortis traumatisés de la Grande Guerre. Avec Laurent Lafitte et Nahuel Perez Biscayart, réalisation signée Albert Dupontel. Donné en avant première en présence du réalisateur au Gaumont Multiplexe de Montpellier.

L’intrigue suit celle du livre,  Édouard Péricourt et d’Albert Maillard, deux poilus qui, quelques jours avant l’Armistice de 1918, échappent de peu à la mort à la suite de l’excès de zèle mortifère du lieutenant Pradelle qui déclenche un dernier assaut aussi meurtrier qu’inutile. L’un se retrouve défiguré, l’autre, paranoïaque. Sur les ruines du carnage de la Première Guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle va construire sa fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Édouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale.

Dans le roman de Pierre Lemaître, la mise en scène était remarquable. Dans sa valeur documentaire comme dans son engagement, le livre pose la question du devenir des vétérans qui rentrent chez eux amoindris physiquement et psychiquement, comme celle du profit matériel et politique offert par les conflits guerriers à la perversité des spéculateurs. Si elle paraissait tout indiquée l’adaptation cinématographique de cette oeuvre n’en était pas moins risquée.

Une belle histoire sur l’Histoire
On pénètre d’entrée dans un  contraste saisissant entre la détresse du front et les salons de l’aristocratie parisienne d’où est issue Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart). Dupontel opère des coupes qui réduisent la profondeur des personnages mais il parvient à restituer ce moment insaisissable de la mémoire et de la sensibilité commun aux combattants. La reconstitution historique est léchée, les décors et les costumes, un véritable plaisir pour les yeux.

Dans le rôle du très méchant lieutenant arriviste Pradelle (Laurent Lafitte) frise la caricature tandis que Nahuel Perez, tire partie de sa gueule cassée pour se déployer, morphine aidant, dans un univers féerique.  On pense à Jean Marais dans LaBelle et la bête de Cocteau. L’acteur argentin éclaire l’irréel en opposition au monde du pouvoir pragmatique de son père très bien campé par Niels Arestrup.

Au revoir la-haut, est une belle histoire sur l’histoire. Il fait planer l’ombre du passé et ses atrocités sous un angle qu’on aurait préféré plus critique – le film nivelle quelque peu l’esprit de roublardise des deux poilus avec le calcul froid de la classe possédante et de ses laquais politiques. Il demeure cependant de bonne augure, à l’heure où les va-t-en-guerre sans mémoire ressurgissent aux quatre coins du globe.

JMDH

Sortie en salle le 25 octobre.

Source ; La Marseillaise 28/09/2017

Bande annonce

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Pour les mots qui nous font grandir

La Baignoire, un espace vert qui fait respirer la création. Photo dr

La Baignoire, un espace vert qui fait respirer la création. Photo dr

Theâtre, auteurs, lectures
La Baignoire, le  laboratoire  des écritures contemporaines, livre ses bourgeons aux trois saisons.

Le projet est vaste et chaque année reconduit. Béla Czuppon et la petite équipe de la Baignoire jardinent avec passion et humanité pour le fleurissement des écritures dramatiques. Au 7 rue Brueys à Montpellier, beaucoup passent leur chemin les yeux sur le bitume. C’est à peine si l’on tourne la tête dans cette rue sans commerce. La Baignoire y brasse pourtant un lot d’auteurs, de comédiens, de programmateurs, d’artistes et de publics dans un petit espace, une cinquantaine de places, parfaitement atypique.

Quel serait la place de la recherche,  de la foi dans la création, du goût pour l’essai, si la vertu des textes contemporains était juste de transformer le réel brut ? A peu près celle d’une Baignoire élément essentiel d’un écosystème pour la rareté de son planton dont tout le monde s’empare sans se soucier de préserver la source.

Vingt auteurs programmés

« Bonne nouvelle ! La Baignoire continue contre vent et marées, toujours avec des moyens dérisoires à promouvoir les écritures contemporaines !, écrit le capitaine du lieu sans déconcerter grand monde.

Cette année plus de vingt auteurs feront entendre leur voix portées par des équipes artistiques d’ici. La saison s’ouvre les 7 et 8 octobre avec Sweetie de l’écrivain photographe Philippe Malone qui aborde la question de la fermeture aux mutations du monde et à l’autre, le jeune ou l’étranger pour préserver des certitudes en péril. Lecture du comédien  Alex Selmane sous le regard de Stéphanie Marc.

Les 24 et 25 novembre les spectateurs pourront suivre le dyptique Mémoire et Résistance proposé par la compagnie montpelliéraine Le cri Dévot qui mène une recherche  théâtrale autour de textes documentaires, de témoignages et de récits. 146 298 et En ce temps-là, l’amour… sont des récits introspectifs où s’entremêlent les notions de devoir de mémoire et de transmission. Un jeune ados recompose le passé de sa grand-mère à travers les chiffres de son tatouage. Un père enseigne les valeurs humaines à son fils dans le wagon qui le mène à Auschwitz. Mise en scène Camille Daloz, avec les comédiens Emmanuelle Bertrand et Alexandre Carafelli.

Les 8 et 9 décembre, on pourra retrouver L’Origine du Monde version Nicolas Heredia avec la complicité de Marion Coutarel. Une réflexion sur la valeur des choses, de l’argent, de l’aventure, à partir d’une copie d’assez mauvaise facture du tableau de Courbet.

« Mon grand-père amenait ses maîtresses chez lui et faisait l’amour avec elles en couchant ma mère dans le même lit. Ma grand-mère, dont c’était le deuxième mari, demanda le divorce. Après avoir fait mine de vouloir se tuer avec un couteau de cuisine, il accepta gentiment. Ma grand-mère se remaria avec un gigolo, et mon grand-père épousa sa secrétaire qui avait trente ans de moins que lui.» On touchera aux conditions du vrai témoignage avec Mon Grand Père de Valérie Mréjen mis en scène par Dag Jeanneret du 14 au 16 décembre.

La saison se poursuit jusqu’en  mai, avec notamment les intégrales de la Baignoire, des déjeuners lecture entre midi et 13h, proposés par Hélène de Bissy, où l’on découvre des nouvelles d’auteurs féminins. A souligner également, le travail croisé entre l’Université Montpellier 3 et l’ENSAD autour de la traduction et la découverte d’auteur avec la Maison Antoine Vitez, sous la direction de Béla Czuppon.

Bref, en suivant de prêt la programmation de la Baignoire, on réalise que les écritures contemporaines, ne supposent pas une concentration de connaissances de l’auditeur. Elles ne font pas d’ellipses trop raides, d’associations d’idées trop rapides, et relèvent davantage de l’ouverture curieuse que  d’une culture spécialisée.

L’entreprise Baignoire est un prétexte pour s’interroger sur la littérature contemporaine, son statut, sa place, son influence dans notre vie. Vaste projet aujourd’hui un peu trop à l’étroit !

JMDH


Programme complet : www.labaignoire.fr

Source La Marseillaise 28/09/2017

Voir aussi Actualité locale: Rubrique  Théâtre, rubrique, rubrique Montpellier, rubrique Littérature, Lecture,