Deux psychologues seront jugés pour les méthodes de torture de la CIA après le 11-Septembre

128932_fr_image_26959James Mitchell et Bruce Jessen avaient encouragé l’utilisation de méthodes de torture comme la simulation de noyade, la faim ou le fait d’attacher les détenus dans des positions douloureuses.

Deux psychologues qui ont aidé à concevoir le programme d’interrogatoire de la CIA après le 11-Septembre seront jugés en septembre pour avoir encouragé l’utilisation de méthodes de torture comme la simulation de noyade (waterboarding), la faim ou le fait d’attacher les détenus dans des positions douloureuses. Un tribunal fédéral de l’Etat de Washington a autorisé lundi 7 août la tenue d’un procès au nom de trois anciens prisonniers, dont l’un est mort dans une prison de la CIA à la suite d’interrogatoires particulièrement violents.

Ce procès mené par l’ACLU, la grande organisation américaine de défense des libertés, sera le premier sur les méthodes de torture utilisées par les autorités américaines dans la « guerre contre la terreur ». Le tribunal a rejeté les tentatives du gouvernement américain d’obtenir un règlement négocié pour empêcher un procès public, arguant de la nécessité de protéger des renseignements classifiés.

80 millions de dollars

Les deux psychologues, James Mitchell et Bruce Jessen, avaient été recrutés par la CIA en 2002 pour concevoir et aider à mener des interrogatoires sur des suspects capturés en Afghanistan et ailleurs. Les deux hommes ont reçu un montant de 80 millions de dollars (68 millions d’euros) pour leur travail, notamment les interrogatoires de Khalid Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11-Septembre, et d’Abou Zoubaydah, un autre haut responsable d’Al-Qaida.

L’ACLU affirme que MM. Jessen et Mitchell sont responsables et ont profité financièrement de tortures illégales à l’encontre des trois plaignants : le Tanzanien Suleiman Abdullah Salim, le Libyen Mohamed Ahmed Ben Soud et l’Afghan Gul Rahman. Les deux premiers ont été libérés après plusieurs années de détention, alors que Gul Rahman est mort d’hypothermie dans une cellule de la CIA en novembre 2002, après ce que l’ACLU a décrit comme deux semaines de « torture brutale ».

« C’est un jour historique pour nos clients et tous ceux qui demandent que les responsables de la torture répondent de leurs actes », a déclaré l’avocat de l’ACLU, Dror Ladin, dans un communiqué.

« La décision du tribunal signifie que pour la première fois les personnes responsables du programme brutal et illégal de torture de la CIA seront confrontées aux conséquences judiciaires de leurs actes. Nos clients attendent justice depuis longtemps. »

Le tribunal a rejeté les arguments des psychologues selon lesquels ils n’étaient pas responsables de tous les interrogatoires de la CIA et n’avaient rien à voir avec les interrogatoires de deux des plaignants. Ils ont également affirmé ne pas être responsables de décisions spécifiques d’utiliser des « techniques d’interrogatoire renforcées » contre les plaignants, et s’être contentés de fournir à la CIA une liste de méthodes parmi lesquelles l’agence de renseignement américaine pouvait choisir.

Les deux psychologues ont appuyé leur argumentation sur le procès d’un technicien, après la seconde guerre mondiale, qui avait fourni du gaz Zyklon B pour les camps d’extermination, mais n’avait pas été tenu pour responsable des crimes de masse nazis. Ils ont également souligné que la décision d’utiliser ces méthodes de torture a été prise par la CIA et approuvée par le ministère de la justice et qu’ils ne pouvaient donc pas être tenus responsables.

Source : AFP Le Monde 8/08/2017

 

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On Line  rapport Sénat sur la torture à la CIA

Roman noir. Le feu nucléaire sous couveuse

 Catherine Fradier.  Photo dr


Catherine Fradier. Photo dr

Livre.  Dossier Kastor, éditions Au diable Vauvert 2017

Un thriller captivant et instructif qui rejoint la sombre actualité historique mais surtout contemporaine. A l’heure où nous commémorerons demain, l’explosion de la seconde bombe atomique tombée sur  Nagasaki, Catherine Fradier nous rappelle avec Dossier Kastor  que nous sommes loin d’en avoir fini avec la menace nucléaire.

En matière d’exploitation nucléaire, civile ou militaire, nous sommes tous plus ou moins conscients que les informations qui nous sont communiquées ont pour objet de nous rassurer.  Ce que confirme Catherine Fradier avec Dossier Kastor,  (Ed Au Diable Vauvert 2017) en plaçant au coeur de son intrigue la politique de l’Union Européenne face au terrorisme nucléaire. La romancière, scénariste lauréate du Grand prix de littérature policière pour La colère des enfants déchus, nous ouvre l’esprit sur des réalités totalement occultées par l’industrie du nucléaire.

Une fiction, certes mais provenant d’une auteure engagée qui s’est documentée plusieurs années avant d’écrire ce polar dont l’intrigue traverse le milieu ultra fermé du petit monde nucléaire. Invitée cette année au Festival international du roman noir de Frontignan (FIRN) elle y a évoqué sont long travail d’enquête.

« Je me suis intéressée de près au monde du nucléaire et j’en suis ressortie terrifiée, j’ai donc décidé d’écrire ce thriller pour expliquer aussi le péril que nous fait courir le nucléaire. La France est ultra nucléarisée, les citoyens ne l’ont pas décidé, c’est une volonté politique décidée par quelques X-mens, et nous, nous la subissons aujourd’hui. Les anti-nucléaires le sont justement parce qu’ils sont bien informés… Je me documente depuis huit ans et je peux dire que le nucléaire est une énergie extrêmement dangereuse. De l’avis quasi unanime des professionnels que j’ai rencontré, la question n’est pas de savoir s’il y aura un accident grave en Europe, mais quand celui-ci se produira. »

L’auteur casse l’image traditionnel dans laquelle se complet souvent le genre, en faisant évoluer l’enquête à travers les aptitudes de ses personnages, troquant au passage les flingues contre des doctorats d’économie ou d’énergie. On pénètre dans les arcanes bruxelloises de la Commission européenne sur les pas de Lauren la nouvelle commissaire à l’énergie et au climat qui a fort à faire pour se faire respecter face à l’état de guerre permanent qui règne entre les services, l’omniprésence des lobbyistes et le travail des taupes qui peuplent les étages. Au delà des sentences pertinentes dont elle fait preuve à bon escient, elle sera amenée à révéler sa vraie nature face à l’activisme écologiste et au terrorisme d’État de la mouvances radicales.

Une certitude nous vient à la lecture de ce très radioactif Dossier Kastor dont l’intrigue est conduite d’une main de maître. Nous commettons pour le moins une erreur d’appréciation en reléguant seulement les horreurs des bombes H dans les musées.  Mais dans nos démocraties, qui seraient inévitablement remises en cause en cas d’accident nucléaire, on aime tant danser sur le feu bercé par la propagande officielle. D’ailleurs, Catherine Fradier aime à se définir comme « une raconteuse d’histoire. »

JMDH

Source ; La Marseillaise 08/08/2017

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Disparition de Jean-Paul Curnier

© Marie Herbreteau

« La nuit n’est jamais complète. « Paul Eluard. © Marie Herbreteau

JEAN-PAUL CURNIER

Philosophe, écrivain, né à Arles en 1951.

C’est dans cette ville douce et orgueilleuse où se séparent les eaux du Rhône, au confluent de la chaîne des Alpilles et des déserts de la Crau et de la Camargue que le tourisme de masse n’avait pas encore transfigurées en parc à thème, qu’ont pris forme en lui les quatre vocations qui ne l’ont jamais quitté : la philosophie, l’anthropologie, la musique et l’écriture. Puis, il y eut des études à Montpellier et à Paris, et le reste du temps passé à questionner le raisonnement et à tenter de comprendre ce qui fait la force des évidences qui s’imposent à nous.

Le goût de l’exploration et de l’irrévérence dans le travail de la pensée et celui d’une liberté intellectuelle totale et inconditionnelle, l’ont poussé après plus d’une dizaine d’années d’enseignement à l’université à prendre le large et à préférer la solitude et l’amitié à toute forme d’adhésion, d’appartenance ou d’affiliation.

Auteur de nombreux articles – sur l’actualité, l’image, l’art, les media –, de films, de pièces pour le théâtre, d’ouvrages littéraires et d’essais philosophiques, il est également membre du comité de rédaction de la revue Lignes depuis 1989.

Il a été successivement :

  • assistant d’enseignement et chercheur à l’Université de Provence,
  • conseiller pour le développement culturel au Ministre de la Culture et auprès de la délégation française de l’UNESCO,
  • conseiller artistique pour la Grande Halle de La Villette,
  • puis enseignant dans les écoles d’art de Caen, d’Aix en Provence et de La Réunion.

Co-fondateur en 2000 des Éditions Léo Scheer, il créera et dirigera par la suite la collection «Manifeste» aux Éditions Lignes-Manifeste.

Après s’être réinstallé à Arles, en 2005, il se consacre plus particulièrement à l’écriture et intervient comme conférencier sur l’invitation d’établissements culturels ou d’enseignement supérieur.

Source Jean-paul Curnier.com

Voir aussi : Actualité France, rubrique Livre, EssaisProspérités du désastre, Philosophie, rubrique Politique citoyenneté, Politique économique, Société civile, rubrique  Débat, rubrique Société, Mouvements sociaux, rubrique Sciences Sciences Humaines,

 

Sylvia Plath poème : Traversée

Kiki Smith, Pool of Tears 2 (After Lewis Carroll), 2000

Kiki Smith, Pool of Tears 2 (After Lewis Carroll), 2000

Traversée

Lac noir, barque noire, deux silhouettes de papier découpé, noires.
Jusqu’où s’étendent les arbres noirs qui s’abreuvent ici ?
Leurs ombres doivent couvrir le Canada.

Une petite lumière filtre des fleurs aquatiques.
Leurs feuilles ne souhaitent pas que nous nous dépêchions :
Elles sont rondes et plates et pleines d’obscurs conseils.

Des mondes glacés tremblent sous la rame.
L’esprit de noirceur est en nous, il est dans les poissons.
Une souche lève en signe d’adieu une main blême ;

Des étoiles s’ouvrent parmi les lys.
N’es-tu pas aveuglé par ces sirènes sans regard ?
C’est le silence des âmes interdites.

Sylvia Plath

 

Voir aussi : Rubrique Livre, Poésie, L’immensité du ciel poétique méditerranéen actuel,   Etrange étranger, Jacques Prévert, Pèse-nerfs, Antonin Artaud, rubrique Méditerranée,

L’art on the beat

2a06accffb9e8171d1a0f94eff864a5bLes œuvres néo-psychédéliques de Neal Fox assument gaiement l’imaginaire des drogues, comme expression d’une vie intense et artiste. Sous l’apparente naïveté de la fresque, dans laquelle se croisent Gainsbourg et Kerouac, s’élève un chant contre la paranoïa ambiante !

Face aux terroristes et aux bourreaux, à tous ceux qui ne rient pas, y compris les acharnés du pouvoir, l’exposition de Neal Fox est une bénédiction en faveur d’un art dionysiaque ! Une œuvre qui rend un hommage graphique aux troubadours de la beat generation, et à des personnages qui semblent sortir d’un film de Jarmusch.

La Galerie Suzanne Tarasiève propose jusqu’au 28 juillet la troisième exposition personnelle de Neal Fox. Empruntant son titre à un film policier américain de 1938 (réalisé par Michael Curtiz), Angels with Dirty Faces exploite la force de l’encre de Chine et du papier pour ressusciter les figures anthologiques de la contre-culture (musicale, artistique et littéraire).

Au milieu de ces figures iconiques et modernes résonne la voix de son grand-père, pilote britannique pendant la Seconde Guerre Mondiale qui en vint par la suite à écrire des romans de gare, à présenter des talk-shows et à fréquenter les bars de Soho, avec des artistes comme Francis Bacon. Bien que Neal Fox n’ait que très peu connu son grand-père, il semble avoir infuser tout l’héritage de sa créativité? et de sa gaité, qui se retrouvent dans ses narrations réalisées au pinceau.

Le travail de Neal Fox se distingue des formes d’art conceptuelles. Il est tout entier consacré au dessin à l’encre et à la culture contemporaine.

Avec cette nouvelle exposition, l’artiste fait appel à des figures d’icônes, d’Arthur Rimbaud à David Bowie, qui, à la manière d’anges ou d’archanges, prennent le rôle de gardiens spirituels ou de messagers.

En incorporant des forces poétiques puissantes et reconnaissables dans ses dessins, appartenant à des périodes différentes, l’intention de Neal Fox est de les inclure dans des conversations existentielles et de tracer des parallèles entre des mouvements artistiques et des auteurs.

L’art on the beat

Par exemple, La Décadanse (2017) figure Rimbaud en archange regardant par-dessus l’épaule de Jane Birkin et de Serge Gainsbourg (ce dernier faisait souvent référence au jeune poète dans l’écriture de ses chansons). Dans The Siesta (2017), le même poète se laisse aller à une sieste à demi-consciente avec Vincent van Gogh. Ils contemplent ensemble la nature, allongés sur le dos, recomposant ainsi Des glaneuses (1857) de Jean-François Millet, avec des yeux solitaires et hallucinés.

De tous les ingrédients jetés dans le mixeur culturel de Neal Fox, les poètes modernes et leur caractère visionnaire restent les plus importants. Dans l’ordre chronologique l’on trouve Rimbaud et Baudelaire, pionniers de l’utilisation de narcotiques et de l’alcool dans leur quête d’inspiration. Ils sont suivis par les poètes de la Beat Generation (Allen Ginsberg et Jack Kerouac entre autres), qui poursuivirent cette quête avec la forme en vers libre, un vocabulaire plus familier et des images empruntées à la culture contemporaine.

L’imaginaire des drogues

En découvrant cette exposition, on en vient à regretter cette époque de tolérance mutuelle entre folie et société qui caractérisa si joyeusement la période des années 60. Ces années au sortir de la guerre où l’homme accepta comme rarement cette part maudite de lui-même, en reconnaissant des droits à la folie, en assumant l’imaginaire des drogues comme autant d’ingrédients nécessaires d’une vie intense et artiste.

Bref, en sachant comme le disait Deleuze : « qu’on n’a jamais pensé que par elle et sur ses bords, et que tout ce qui fut bon et grand dans l’humanité entre et sort par elle, chez des gens prompts à se détruire eux-mêmes, et que plutôt la mort que la santé qu’on nous propose. »

À la vue des dessins psychédéliques de Neal Fox, on redécouvre incrédule la complicité de la folie avec cette vision humaniste, emblématique des sixties. Certains n’y verront qu’une forme de naïveté, pour le coup « béate ». Mais cette innocence n’est-elle pas préférable à l’esprit de paranoïa qui semble avoir pris le pas sur le monde !

Et, l’ivresse dionysiaque et la Divine folie qui parcourent les œuvres de Neal Fox, sont un contrepoint délicieux à une culture dans laquelle on dresse trop souvent une image aseptisée d’un art, consensuel, rassembleur, sensé, soporifique, qui prétendrait nous anesthésier, et nous soigner des affres de la vie !

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L’ange, Kerouac

En 1943, des médecins militaires aux États-Unis diagnostiquaient, à propos d’un jeune marin de 19 ans, un état de démence précoce et de tendances schizoïdes. A leurs yeux, il avait tout pour déplaire : « Il imagine des symphonies entières dans son esprit ; il peut entendre chaque note. Il voit des pages de mots imprimés. » Plus grave : il a quitté l’école soudainement, car « il pensait qu’il n’avait rien de plus à apprendre » et voulait être écrivain. Jean Louis Lebris de Kerouac serait sans doute aujourd’hui tombé sous le coup de la raison comportementaliste !

Non seulement pour des raisons « génétiques », mais aussi pour des raisons de troubles du comportement, Mozart ou Beethoven, Bowie enfants asociaux, auraient été sans doute réadaptés, à coup de psychothérapies comportementalistes ou de neuroleptiques.

 

Prompts à se détruire !

Dans cette galerie des prétendants au redressement universel, on aurait pu évidemment citer, Artaud, Paul Celan, internés et de plus suicidaire pour le second ! Et, enfin, pour les dépressifs notoires : l’écrivain américain F.S.Fitzgerald, et tous ces artistes américains du XX e siècle qui seront happés par le suicide, la folie, mais aussi plus spécifiquement par l’usage des drogues ou de l’alcool : Malcolm Lowry, Hemingway, Pollock, Warhol, Kerouac, les écrivains dits de la beat génération et la majorité des musiciens de jazz ou de rock.

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Prétendre apporter la santé, la sécurité, par des méthodes de dressage ou d’éradication qui réduisent le sujet à ses comportements ou pire à une caractéristique génétique, est une des préfigurations de l’eugénisme qui pourrait nous attendre ! Reconnaître, qu’il y aura toujours une partie de l’humanité qui échappera à cette normalisation, que l’on n’arrivera jamais à « l’homme parfait » qui ne fumera pas, ne se droguera pas, fera l’amour suivant les normes en vigueur et se soumettra sans broncher aux règles et aux conventions sociales, serait au contraire une forme de sagesse à méditer.

Comme l’écrit la psychanalyste, Elisabeth Roudinesco : « Nous vivons dans une société troublée par la mondialisation, l’évolution des normes morales et la perte des repères religieux et identitaires, une société de plus en plus puritaine, qui veut le risque zéro, qui poursuit les pédophiles mais autorise et valorise la pornographie. Il y a un vrai combat philosophique derrière tout cela : veut-on des individus soumis aux contraintes de l’efficacité économique et de l’hédonisme réduit à la question du corps ou bien des sujets lucides et autonomes, mais peut-être moins contrôlables ? »

Bowie, Bacon, Burroughs, Kerouac ; autant d’hommes prompts à se détruire pour dépasser les identités factices dans lesquelles nous sommes englués, pour expérimenter de nouvelles formes de vie. Au lieu d’éradiquer la vie, en accomplir tous les possibles !

Galerie Suzanne Tarasiève

Source Libération 12 /O7/2017

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