Coût du travail. Les mythes de la flexibilité et de la compétitivité

La conscience gagne et permet enfin d'entrevoir un chemin pour sortir du marasme

Le  projet de réforme du Droit du travail pour gagner en flexibilité et compétitivité est un mythe  qui marche de moins en moins. Le travail en France est déjà hyper flexible notamment avec le dispositif de rupture conventionnelle qui transforme très souvent les licenciements en divorce à l’amiable.

Quant à la réduction du coût du travail, posée comme l’alpha et l’oméga de toute politique de compétitivité, c’est une fable bien triste que l’on nous sert avec un aplomb et un cynisme qu’il faut résolument rejeter. Le coût du travail élevé, s’il est mis au service de la qualité des produits, de l’innovation, de l’adaptation rapide aux demandes est plus que couverts par les  » rentes de qualité  » multiples qu’ils engendrent et impact aussi la qualité de vie des salariés.
Cette voie de recherche de compétitivité permet de fortement modérer les attaques contre le coût du travail et la paupérisation. Il fait de l’investissement continu en travail et en organisation l’une des pierres angulaires de la politique économique: la qualité du travail ainsi obtenue nourrit la qualité des produits, base de l’indépendance et de l’autonomie gagnée face à la pression des pays émergents, à faibles coûts salariaux.
Voir aussi : Actualité France, Rubrique Economie, rubrique Politique, Politique économique, rubrique Société, Emploi, Travail,

Rapprochement des maisons d’opéras en province : attention, danger !

rapp1

L’union faisant la force, un projet de rapprochement de quatre des maisons d’opéras de l’Est de la France est actuellement à l’étude. Plusieurs rencontres ont eu lieu entre les directeurs généraux, les administrateurs, les directions techniques et de la communication de l’Opéra national de Lorraine, de l’Opéra-Théâtre Metz-Metropole, de l’Opéra de Reims et de l’Opéra national du Rhin. Dans un pays en crise où les enveloppes budgétaires s’amenuisent, toutes les solutions pour réduire les dépenses doivent être envisagées. La mise en commun d’un certain nombre de moyens ne parait pas une aberration tant qu’elle se limite à des considérations administratives et commerciales.

Ainsi, le partage de bonnes pratiques en termes de règlements de travail ; l’harmonisation des salaires et des conventions ; la mutualisation de la formation ; la systématisation, via une base de données, des prêts de matériels, de costumes, d’accessoires et d’instruments de musique ; l’échange de savoir-faire ; le « job-shadowing » (pratique consistant à mettre du personnel temporairement à la disposition des autres théâtres, dans le cadre de la formation continue) sont autant de solutions bienvenues pour favoriser les économies à large échelle.

Un exemple d’une de ces synergies avantageuses : faute de lieux de stockage, nos quatre maisons d’opéras sont régulièrement contraintes de procéder à un démantèlement anticipé de leurs productions, ce qui en limite les possibilités de vente ou de location. Moyennant quelques travaux, l’utilisation d’une ancienne base militaire désaffectée dans la banlieue de Metz pourrait servir à stocker les éléments propres à chaque spectacle et ainsi permettre leur commercialisation. Mieux, dans ce même lieu, un magasin commun accueillant les éléments de base de décors (escaliers, murs, portes, sols), pourrait être mis à la disposition de tous avec le bénéfice que cela représenterait en termes de mutualisation des ressources et d’optimisation de l’espace.

Cette volonté de collaboration n’exclut évidemment pas les deux mamelles du business aujourd’hui que sont le marketing et la communication. Déjà, la brochure de la prochaine saison des quatre institutions lyriques contiendra une page commune dédiée à la « Grande Région ». Des réductions tarifaires seront proposées à chaque abonné d’une maison pour tout achat de billet dans l’une des autres maisons. Côté « digital », des liens sont envisagés entre les sites Internet avec mise en commun de fichiers clients, l’envoi d’emails ciblés, l’utilisation des réseaux sociaux… Les associations de spectateurs des quatre maisons (Fidelio à Strasbourg, Des’lices Opéra à Nancy, le cercle lyrique à Metz, les Amis de l’Opéra de Reims) seront également utilisées comme levier d’échange et de dialogue. Il ne s’agit que de quelques pistes parmi d’autres. Là encore, les idées abondent et là encore, on ne voit rien à redire. Au contraire !

L’inquiétude point en revanche dès qu’il s’agit d’évoquer les collaborations artistiques possibles : constitution d’une troupe sur le modèle de l’Opéra Studio, possibilité de résidence de troupes, baroques ou contemporaines… Les pistes, soi-disant nombreuses, se dissolvent dans le creuset des bonnes intentions, les actions proposées deviennent plus évasives. Quid d’une concertation autour de la programmation afin d’élargir et de varier l’offre ? Quid d’une stratégie artistique garantissant à chacune de ces institutions de conserver son identité propre ? La démarche se veut avant tout rassurante, écartant en quelques phrases le spectre de la coproduction : « Ce modèle, comme beaucoup d’autres, mérite à juste titre d’être exploré. Mais l’idée de collaboration prime aujourd’hui sur l’idée de coproduction Si ce modèle n’est pas à exclure, il n’apparait cependant pas comme étant la priorité. ». Comme on le comprend ! Déjà, le système de plus en plus répandu en Europe et ailleurs fait sentir ses effets pernicieux. Après Londres, Vienne, New-York, San Francisco, Madrid, Paris et quelques autres, Barcelone reprend en mai 2017 La Fille du régiment selon Laurent Pelly. A croire qu’il n’existe plus qu’une seule façon de représenter cet ouvrage aujourd’hui. Rudement secoué par la crise économique, le Liceu ne proposera d’ailleurs la saison prochaine que des reprises de spectacles déjà vus ailleurs.

Ainsi, les maisons d’opéra font des économies mais c’est l’amateur d’art lyrique qui trinque, de plus en plus limité dans ses choix, contraint d’applaudir ad nauseam la même mise en scène d’une ville à l’autre. A l’échelle mondiale, c’est regrettable. Appliqué à une région, le système pourrait s’avérer nocif : appauvrissement de l’offre et donc diminution de l’audience (qui ira revoir à Metz un spectacle qu’il a déjà applaudi à Nancy ?) ; uniformisation du propos scénique, voire musical ; perte d’identité culturelle avec à terme le danger d’élargir à Reims, Nancy, Strasbourg et Metz, ce qui est déjà en vigueur en Alsace, par exemple, avec Mulhouse, Colmar et Strasbourg : faire de ces quatre maisons d’opéras une seule.  Le rapprochement administratif, oui. La collaboration artistique, aussi – à voir comment. Mais la fusion, ça, non !

Christophe Rizoud

Source ; ForumOpéra.com 07/03/2016

Voir aussi : Actualité France, Rubrique Musique, rubrique Politique Culturelle,

Mathieu Gallet décroche la pub par décret

98479-une-mathieu-gallet_3143-300x130La contre-offensive des dirigeants d’Europe 1, de RTL et de RMC n’y aura rien fait: Matignon vient de rédiger un décret pour ainsi dire historique, que le CSA doit encore valider, autorisant les stations de Radio-France, dont France Inter au premier chef, à diffuser de la publicité commerciale. Ces spots, très ciblés et encadrés par la loi, ne devront pas pour autant inonder ces antennes et vanter des secteurs comme la grande distribution ou des industries comme celles de l’automobile ou des lessiviers. Ce sont pourtant 40 millions d’euros de recettes publicitaires , – sur un marché de quelques 800 millions d’euros en radio -, qui vont rentrer dans les caisses de la maison présidée par Mathieu Gallet: un PDG au bord du gouffre l’été dernier avec l’affaire de la rénovation de son bureau, mais qui fort de ses bons rapports avec Manuel Valls et Emmanuel Macron s’est remis en selle, dans un climat social maintenant apaisé, pour aller arracher cet arbitrage inédit.

Renaud Revel

Source Immédiat 09/02/2016

Voir aussi : Actualité France, Rubrique Médias,

Droit du travail : l’ex-conseiller de Myriam El Khomri explique pourquoi il claque la porte

Pierre Jacquemain est ancien conseiller stratégie de la ministre du travail Myriam El Khomri et son ancien conseiller au secrétariat d’Etat à la politique de la ville (2014-2015). Il devait notamment se charger de la réforme du code du travail.

Cependant, face à ce qu’il a considéré comme une trop forte ingérence de Matignon dans la conduite du projet de loi, il s’est opposé aux orientations du premier ministre et de Myriam El Khomri pour finalement quitter sa fonction lundi 29 février.

« Pour faire de la politique, il faut rêver. Peut-être ai-je été trop naïf sur la capacité de la ministre du travail, Myriam El Khomri, à faire rêver et progresser les travailleurs de notre pays ? A incarner une parole de gauche, une parole libre, une parole utile, une parole forte. Une parole juste. Celle qui dénonce la paupérisation de la société, celle qui s’insurge devant la précarisation du monde du travail qui conduit des millions de Français à vivre au jour le jour – avec toujours cette peur du lendemain.

La réforme de Myriam El Khomri devait porter l’exigence d’un nouveau modèle de société. C’était, je le crois, l’ambition de la huitième ministre du gouvernement. Une place de choix dans la hiérarchie gouvernementale. Un porte-voix exceptionnel pour donner le la à une réforme majeure du quinquennat dans un gouvernement au parti pris libéral assumé. Le président de la République lui-même avait fait de cette réforme l’un des tournants de son quinquennat. Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères.

Pourtant, Myriam El Khomri a gagné des batailles. C’est une militante qui n’a peur de tenir tête ni au premier ministre ni au président de la République. Son parcours, ses engagements, son action à la Ville de Paris et au secrétariat d’Etat à la politique de la ville auraient pu – auraient dû – la conduire à porter haut et fort les revendications des travailleurs.

A défendre les salariés d’Air France quand 3 000 postes sont menacés. A s’opposer fermement au travail du dimanche. Ou encore à ne rien céder sur les commandes patronales, notamment en matière de licenciement. J’y ai cru. Et nous avons échoué. Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Myriam El Khomri y croit encore. Je n’étais donc plus utile à ses côtés. J’ai quitté son équipe sur un désaccord politique et stratégique majeur. D’ordinaire, un conseiller ministériel, petite main de l’ombre, ça ferme sa gueule.

Autoritarisme de Matignon et poids de la technostructure

Mais, parce que je suis profondément convaincu que cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres (privilégiés), enfin parce que je suis déterminé à ce qu’une autre voix pèse à gauche, j’ai assumé publiquement le désaccord qui m’opposait à la ministre. C’est déloyal diront certains. Je ne le pense pas. Il ne s’agit aucunement de remettre en cause une ministre en exercice, qui m’a fait confiance au cours de ces dix derniers mois et que je respecte pour ses qualités humaines. Il s’agit d’attaquer sur le fond un texte droitier, une réforme libérale qui déshonore la gauche – pis, l’atomise, alors que cette gauche-là est en responsabilité. Et quelle responsabilité ! Comment peut-on avoir raison contre tous ? A quel moment et de quel droit pense-t-on avoir raison contre ses propres alliés ? Pour qui parlent-ils ? D’où parlent-ils ? Ils ont tué la gauche.

Aujourd’hui, le malaise est partout. Dans les cabinets ministériels, sur les bancs de l’Hémicycle, à droite, à gauche, sur Internet. Et bientôt dans la rue. L’histoire se répète. Prenez Villepin, mettez Valls. Dix ans plus tard, même remède, même combat. Souhaitons à cette réforme le même sort que le CPE. Parce qu’il faut tout réécrire. Tout. Qui peut croire par exemple que favoriser les licenciements va permettre de lutter contre le chômage ? Qui pense sérieusement que la dématérialisation des fiches de paye est une révolution sociale ? Qui peut décemment parler de démocratie sociale, au plus près de l’entreprise, quand on sait le rapport de force qui se joue, au quotidien, entre employeur et employé ? Ce texte est un non-sens économique. Une aberration politique. Il résulte d’une équation terrifiante : d’une part, l’autoritarisme matignonnesque et, d’autre part, l’invasion, à tous les étages, de la technostructure. La technocratie aura-t-elle raison de la politique ? Le renouvellement générationnel de nos dirigeants n’est en vérité qu’une façade, une illusion. Un faux-semblant. Et je veux croire qu’une autre voie est possible. Elle est possible, souhaitable, et nécessaire. Dehors à présent. Pour construire l’alternative à gauche. La politique est une affaire de conviction, de colonne vertébrale, de vision, de transformation, et de rêve, disais-je. Parce que, pour faire de la politique, il faut rêver. »

Pierre Jacquemain

Le Monde Idées 01/03/2016

Voir aussi : Actualité France, Rubrique Société, Travail, Les idées chocs d’El Khomri, Justice rubrique Politique, Politique Economique,

Les médicaments innovants sont trop chers : les inégalités de santé vont s’amplifier

Des militants d'Act Up dénoncent le prix du Sofobuvir, à Montpellier le 24 avril  2014 Photo S Thomas AFP

Des militants d’Act Up dénoncent le prix du Sofosbuvir, à Montpellier le 24 avril 2014 Photo S Thomas AFP

Par Daniel Carré

L’accès de tous aux médicaments innovants est-il menacé ? Très coûteux, ces médicaments bénéficient pour l’heure d’un remboursement intégral par l’Assurance maladie. Mais les restrictions budgétaires pourraient bientôt changer la donne, et certains malades ne plus y avoir accès, craint Daniel Carré, membre de la Commission nationale des droits de l’homme (CNCDH).

Depuis un an maintenant, l’explosion du coût de certains médicaments innovants soulève de très nombreuses questions. Un premier cas est celui du Sofosbuvir, commercialisé sous le nom de Sovaldi par le laboratoire Gilead pour un traitement remarquable de l’hépatite C.

Son prix reste de 41.000 euros après négociation par les pouvoirs publics (le prix initial demandé par le laboratoire étant de 57.000 euros). La charge financière actuelle pour l’Assurance maladie est évaluée à 1,2 milliard d’euros par an pour le seul traitement de l’hépatite C par le Sofosbuvir.

Ce chiffre provient le l’étude d’impact du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. Il devra être corrigé, dans la mesure où, au-delà de 450 millions de chiffre d’affaires annuel, Gilead devra reverser une partie de ses bénéfices à la Sécurité sociale. Il n’y a à ce jour aucun chiffre de l’assurance maladie concernant le coût global 2015.

Des traitements onéreux

Les « négociations » de prix évoquées plus haut incluent des mesures de rationnement, car seuls les malades à un stade aggravé de la maladie bénéficieront de ce traitement onéreux (fibroses de type 4 et 3). Or il s’agit d’une maladie transmissible. Cette situation empêche de stopper l’épidémie alors que la diffusion du nouveau traitement auprès de tous les malades aurait dû le permettre !

C’est ce que réclament maintenant les hépatologues Français qui s’engageraient à éradiquer l’hépatite C d’ici 2020 si le Sofosbuvir devenait disponible pour tous les malades atteins par l’hépatite C. Leur communiqué ne chiffre pas le coût de cette mesure pertinente qui est attendue par de nombreux malades.

Mais ce n’est qu’un début. Apparaissent en effet sur le marché des traitements des cancers personnalisés par immunothérapie, un coût unitaire de 150.000 dollars ayant été accepté pour Merks par la FDA, l’agence européenne des médicaments (FDA). Ces traitements concernent une population plus large que l’hépatite C. 19 nouvelles indications ont été évoquées aux Rencontres de la cancérologie française de 2015.

L’impact budgétaire est certes l’objet de nombreux débats et il serait estimé par l’Institut national du cancer (INCA) à 4 milliards par an… pour des thérapies qui n’apportent pas toujours de garanties de guérison, mais en général une rémission.

L’accès aux soins remis en cause

Des tarifs qui remettent en cause, aujourd’hui en France, l’accès aux soins : la presse a récemment rapporté des cas de malades cancéreux auxquels les traitements ont été ou vont être refusés en raison de leur coût pour les établissements de santé où ils sont suivis !

Le dernier point qui émerge est l’arrivée des biotechnologies dans le traitement des maladies rares. Ces traitements très spécifiques sont destinés à des affections très nombreuses (plus de 8.000) dont la prévalence est extrêmement faibles (quelques milliers de cas dans le monde). Les coûts là aussi explosent et peuvent atteindre 440.000 dollars par patient et par an.

De son côté, l’industrie pharmaceutique, représentée par le LEEM, justifie notamment le prix de ces traitements innovants en les comparant aux économies qu’ils permettent de faire réaliser au système de santé. Un malade traité par un médicament plus efficace aura en effet besoin de beaucoup de moins de soins par ailleurs, en particulier en termes de jours d’hospitalisation souvent onéreux.

De plus, d’un point de vue comptable, cette évolution conduit à sortir ces traitements de la prise en charge normale des patients à l’hôpital, les médicaments concernés étant inscrits sur la « liste en sus » de la pharmacopée hospitalière

Un défi pour notre protection sociale

L’ensemble de ces constats est d’une très grande importance sur le fonctionnement des mécanismes de solidarité nationale. L’équilibre risque d’être rapidement remis en cause si rien n’est fait pour qu’une régulation du prix de l’innovation en santé permette à la fois la définition de prix soutenable pour le système, l’accès de tous à cette innovation et la juste rémunération de celle-ci.

En tout cas, l’approche actuelle des industriels, en termes de retour sur investissement, et de niveau attendu de rentabilité, vont faire exploser la base des valeurs de solidarité de la protection sociale.

Si ces innovations s’imposent, de très grands changements seront alors nécessaires, qui impacteront des choix drastiques concernant les structures de coût et les choix de l’offre de soins et de prise en charge de la maladie. Sinon, des formes de rationnement à l’accès aux médicaments vont durablement s’installer.

Les mécanismes de régulation reposant sur un « rationnement » de l’accès aux médicaments posent des problèmes du respect du droit aux soins, un socle fondateur de notre pacte social qu’il est très dangereux de remettre en cause (article 25 du préambule de notre Constitution).

Vers davantage d’inégalités de santé ?

Des décisions arbitraires vont inévitablement être prises sous la pression de l’équilibre budgétaire. Les passe-droits vont se multiplier et les inégalités de santé s’amplifier. Les plus riches de nos concitoyens accéderont alors aux traitements, éventuellement hors Assurance maladie, ou en bénéficieront en utilisant leurs relations privilégiées dans le système de santé.

Ce très important changement menace l’équilibre de l’équité dans le droit d’être soigné, un des droits de l’homme les plus importants.

 Source L’Obs 23/02/2016

Voir aussi : Rubrique Economie, Convergence des erreurs économiques, rubrique Société, Santé, Consommation, rubrique Politique,