Montebourg : « TFI a une tradition délinquante »

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Le député socialiste Arnaud Montebourg s’en est pris dimanche à nouveau à TF1, l’accusant d’être une «chaîne à tradition délinquante par rapport à ses obligations» et de bénéficier de «privilèges injustifiés». «Voilà une chaîne qui s’adresse à presque la moitié des Français, qui dispose d’un quasi-monopole et qui a réussi en quelque sorte à circonvenir toutes les autorités et les contre-pouvoirs qui pouvaient lui demander des comptes», a affirmé le dirigeant socialiste au «Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France».

Affirmant que le Conseil supérieur de l’audiovisuel «passe son temps depuis des années à la rappeler à l’ordre», il a lancé: «C’est une chaîne, j’allais dire, qui a une tradition délinquante par rapport à ses obligations réglementaires». «Comme les routes, les routes hertziennes dans l’air appartiennent à tout le pays» et «nous sommes en droit de poser quelques questions à ceux qui utilisent de façon contestable ce domaine public», a encore fait valoir le député de Saône-et-Loire.

«Regardez le nombre de meurtres, de viols, de crimes qui sont mis en scène, scénarisés dans toutes les séries, les films qui sont choisis par cette chaîne!», a-t-il poursuivi. Alors qu’elle a été «privatisée sur un contrat, le mieux disant culturel», «il y a une sorte d’escroquerie finalement», a-t-il jugé.

M. Montebourg a suggéré qu’on remette en concurrence la concession accordée à TF1. Le «renouvellement automatique» de cette concession a été décidé «par la droite comme beaucoup d’avantages et de privilèges», a-t-il accusé. Pour lui, «ce sont des privilèges injustifiés de la part d’une chaîne qui ne fait pas son travail, ne respecte pas ses obligations». «C’est comme si on confiait à une société d’autoroute privée le soin d’exploiter nos autoroutes et qu’elle ne bouchait pas les nids-de-poule», a-t-il encore dit.

Dans un documentaire de Pierre Carles, le député avait récemment qualifié TF1 de «télé de droite» et déclaré à l’équipe: «C’est le moment de taper sur TF1, c’est pour cela que je vais vous donner un coup de main». Nonce Paolini, PDG de la chaîne, avait jugé ces propos «consternants».

AFP

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« Changer la géographie du monde » pourquoi Lula a « presque » tenu son pari

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Luiz Inacio Lula da Silva

Il ne voulait rien de moins, avait-il confié un jour au Time, que « changer la géographie politique et économique du monde ».

Un pari fou que, huit ans après son arrivée à la tête du Brésil et alors qu’il va passer le flambeau, Luiz Inacio Lula da Silva est pourtant en passe de tenir, à en croire la tribune que son ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a signée cette semaine dans Le Monde : « Depuis près de huit ans, le Brésil a oeuvré avec audace et, à l’instar d’autres pays en développement, nous avons changé notre importance sur la carte du monde. Nos pays sont vus aujourd’hui, même par les critiques éventuels, comme des acteurs dont les responsabilités sont croissantes et dont le rôle est de plus en plus central dans les décisions qui affectent l’avenir de la planète. »

Et ce tout en ayant réussi à séduire aussi bien au Forum social mondial de Porto Alegre qu’au Forum économique mondial de Davos.

Comment diable a-t-il fait ?

Porte-parole des pays du Sud

Rééquilibrer l’échiquier mondial, jusque-là accaparé par la Triade (Etats-Unis, Europe, Japon), en donnant aux pays du Sud une place à la mesure de leur poids politique et économique : tel va être pendant huit ans le cheval de bataille de Lula. La méthode va consister à « lancer toute une série de groupes de pression au niveau international pour provoquer une gestion multilatérale dans le commerce mais aussi dans d’autres domaines », explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Iris. Lula va ainsi multiplier les alliances avec les pays en voie de développement.

Il va donner le ton dès 2003, lors de la conférence de l’OMC à Cancun, en prenant la tête d’une coalition de pays émergents pour refuser des accords commerciaux favorables aux pays du Nord. C’est à lui que l’on doit l’élargissement du cercle des décideurs de la planète du G8 au G20. Le Brésil de Lula participe aussi, avec l’Inde et l’Afrique du Sud, à l’IBAS, un groupe chargé de faire du lobbying, chacun dans sa zone respective. Et au BRIC, avec la Russie, l’Inde et la Chine, qui a pour mission de coordonner leur action. Il a aussi noué des relations privilégiées avec les pays arabes et avec l’Afrique noire.

Le président brésilien ne va pas pour autant délaisser son continent. Là aussi, il va nouer des alliances avec ses voisins émergents face au géant nord-américain. Il est à l’initiative de la création, en 2008, d’une Union des nations sud-américaines, l’UNASUR. Objectif : laver son linge sale en famille, pour éviter d’avoir recours aux Etats-Unis ou à l’ONU en cas de crise.
Il défend ses voisins face aux appétits américains – c’est ainsi qu’il s’est opposé au projet de Zone de libre-échange des Amériques voulu par les Etats-Unis (ZLEA) ou qu’il a soutenu le président déchu hondurien contre l’avis de Washington –, se pose en arbitre dans les conflits de la région et cherche avec eux le compromis – par exemple dans le contentieux qui a opposé la Bolivie à Petrobras en 2006, Lula a préféré chercher le compromis plutôt que de défendre bec et ongles l’entreprise brésilienne.

« Le fait que le Brésil n’ait pas revendiqué le siège de l’UNASUR, qui est revenu à l’Equateur, témoigne de sa prise en compte de ses voisins », fait également remarquer Jean-Jacques Kourliandsky. Du coup, même si certains pays d’Amérique latine demeurent méfiants, soupçonnant leur gigantesque voisin d’avoir des desseins expansionnistes, reste que « le Brésil est devenu un facteur de stabilité dans la région, garant de la souveraineté populaire et de la légitimité des gouvernements », constate le sociologue et historien Laurent Delcourt.

Cette politique du « gentil géant », comme il la qualifie, ou ce « leadership qui se veut aimable », comme l’appelle Jean-Jacques Kourliandsky, est donc l’une des clés du succès de la diplomatie brésilienne.

Un rêve de puissance

Mais son « multilatéralisme va aussi dans le sens du renforcement de la présence du Brésil dans le monde », relève ce dernier. « Ce militantisme pour un système international plus démocratique masque des stratégies unilatérales dues à la puissance économique et politique du Brésil, » renchérit Laurent Delcourt. « Il poursuit aussi des intérêts nationaux, notamment en poussant l’expansion de ses entreprises multinationales. »
Si Lula exerce une politique étrangère progressiste, sur le plan économique et commercial, il s’inscrit dans une certaine continuité : « Il est le champion de la libéralisation du marché agricole, et quand il fait des discours enflammés sur la réforme du système financier international, il s’oppose en même temps à la taxation de ses banques », poursuit le chercheur.

Car dans la géographie mondiale que Lula entend redessiner, le Brésil prétend au rang de grande puissance. Ce pays qui n’était encore en 2002 que la première puissance d’Amérique du Sud est, en l’espace de huit ans, non seulement devenu la première puissance d’Amérique Latine, au nez et à la barbe du Mexique qui hier encore occupait cette place de choix, mais également un acteur global. Il entend donc revendiquer le statut qui va avec ce poids politique et économique.

Mais, au fait, c’est quoi une grande puissance ? Aujourd’hui, cela répond encore à des critères auxquels le Brésil ne répond pas, note Jean-Jacques Kourliandsky : être une puissance nucléaire, être membre du G8 et faire partie du Conseil de sécurité.

Certes, il n’est pas une puissance nucléaire, mais il est en train de se doter de capacités militaires (notamment via un accord stratégique signé en 2008 avec la France).
Certes, il n’est pas membre du G8, mais il est dans le G20. Fort de ses nombreuses entreprises multinationales (Pétrobras, Vale, Embraer, Votorantim…) qui gagnent toujours plus de parts de marché dans le monde, il est aujourd’hui la 8e puissance économique mondiale. Dans moins de dix ans, il pourrait grimper sur la cinquième marche du podium, à en croire le FMI, en ayant au passage rejoint les plus grands exportateurs de pétrole de la planète.
Enfin, il fait tout pour décrocher le fameux siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et là aussi le Brésil a su jouer collectif. C’est avec cet objectif en tête qu’il dirige depuis 2004 une opération de paix de l’ONU, la MINUSTA à Haïti, ce qui est une première pour un pays d’Amérique Latine, et qu’il a constitué le G4, aux côtés de l’Allemagne, du Japon, et de l’Inde, autant de pays qui, comme lui, entendent pousser la porte jalousement gardée du Conseil de sécurité.

Bref, Lula a donné un sacré coup d’accélérateur : entre 2002 et 2010, « le Brésil est entré dans le sas entre pays émergent et grande puissance. Il peut à juste titre être placé dans le deuxième cercle« , estime Jean-Jacques Kourliandsky. « Il a tendance non plus à se considérer comme une puissance émergente mais émergée », constate Laurent Delcourt.

Alors que son prédécesseur Fernando Henrique Cardoso voulait entrer discrètement dans la mondialisation, Lula a choisi de conduire une diplomatie audacieuse et décomplexée qui a donc porté ses fruits. Mais parfois au risque de se montrer peut-être trop gourmand.

« Risible et ingénu ». Le jugement de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton sur sa proposition de médiation au Proche-Orient est sans appel. L’accueil glacial avec lequel ont été reçues ses tentatives de coups d’éclat – ses interventions dans le conflit israélo-palestinien et dans le dossier du nucléaire iranien – montrent qu' »il a tendance à mettre la charrue avant les bœufs » et qu' »il n’est pas encore assez mûr pour prétendre exercer ce rôle », de l’avis de Laurent Delcourt. A moins qu’il ne témoigne de l’agacement des grandes puissances face à la propension de cet outsider à vouloir jouer dans la cour des grands ?

L’homme politique le plus populaire du monde

N’empêche, même Barack Obama a avoué sa fascination pour Lula : « J’adore ce type ! C’est l’homme politique le plus populaire du monde ! », s’était-il exclamé, à la surprise générale, en marge d’une réunion du G20 en avril 2009.

Il ne fait nul doute qu’une bonne part de ce que le président brésilien a accompli est à mettre sur le compte de sa personnalité. D’abord, il y a cette « bonhommie toute populaire qui l’aide à créer un sentiment de sympathie », souligne Laurent Delcourt. Ensuite, « il a su appliquer sa culture du combat syndical à la gestion des affaires du monde : il a su discerner les conflits, définir son objectif, se chercher des alliés, faire preuve de compromis », ajoute Jean-Jacques Kourliandsky.

Mais derrière le charisme et l’intelligence de l’ouvrier métallurgiste devenu président, il y a aussi une diplomatie très compétente, l’Itamaraty, rappellent les deux chercheurs. C’est l’une des meilleures du monde. Qu’il a d’ailleurs contribué à renforcer en doublant son réseau d’ambassades à force de sillonner la planète.

De quoi conclure que même si l’architecte s’en va, l’échafaudage diplomatique qu’il a bâti saura survivre à l’élection de ce dimanche ?

Il y a fort à parier que personne, quelle que soit la personnalité qui sera élue et a fortiori si c’est sa dauphine Dilma Rousseff, ne reniera un travail aussi titanesque et populaire. La plupart des candidats reconnaissent d’ailleurs autant le bilan positif de Lula sur le plan de la politique extérieure qu’intérieure.

Sarah Halifa-Legrand Nouvelobs.com

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Maroc : Mort d’un journal

Le magazine marocain Nichane, version arabophone de l’hebdomadaire francophone TelQuel met la clé sous la porte. Il était devenu le premier hebdomadaire en langue arabe avec 20 000 exemplaires vendus mais il a vu chuter, en un an, ses recettes publicitaires de 77%. Le groupe TelQuel et son directeur, Ahmed  Benchemsi, dénonce un « étouffement financier » par le biais d’un « boycott publicitaire initié par le holding royal ONA/SNI ».

Les habitudes ont décidément la vie dure ! Au début du règne, le ton nouveau adopté par une partie de la presse ne déplaisait pas en haut lieu : il « collait » avec l’image que le Maroc souhaitait donner de lui-même, celle d’un pays en « transition démocratique ». Mais les journalistes ont fait bouger les lignes. Et le mahzen – l’entourage royal- a du mal à accepter qu’une partie du discours publique, à travers l’existence d’une presse à la fois indépendante et crédible, puisse échapper à son contrôle. Si les interdictions et les saisies sont devenues exceptionnelles, c’est sur le terrain de l’économie que se joue aujourd’hui la liberté de la presse au Maroc. La très grande proximité du monde de l’entreprise avec le palais et l’existence d’un holding royal, l’ONA/SNI, qui irrigue une bonne partie du secteur privé du royaume rendent cette arme particulièrement efficace. La plupart annonceurs potentiels sont des entreprises publiques ou des groupes privés proches du pouvoir, ce qui créée une dépendance de facto à leur égard de la quasi-totalité des publications marocaines. En outre, depuis quelques mois, apparaissent au Maroc de nouveaux journaux édités par des sociétés liées à des groupes détenus en partie au moins par le holding royal qui concurrencent les pionniers de la presse indépendante.

La piètre image de la France

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Le Président français fait la Une

L’Elysée s’est lancé la semaine dernière dans une opération visant à limiter les dégâts et à redorer le blason du président à l’étranger, après les vives critiques suscitées par les expulsions de Roms. Dans un long discours prononcé à New York [à la tribune de l’ONU], Nicolas Sarkozy a promis de faire plus pour la lutte contre le sida et l’aide à l’Afrique. Il a réussi à se faire photographier, tout sourire, aux côtés d’Angela Merkel quelques jours à peine après leur violent différend à Bruxelles [Sarkozy avait affirmé avoir le soutien de Merkel dans sa politique d’expulsions de Roms, ce que la chancelière allemande a démenti]. Même son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, s’est jointe à cette offensive de charme avec une élégante prestation, en anglais, sur CNN.

Malgré l’attitude combative du président, les Français ont été ébranlés par les réactions à la polémique sur les Roms. D’après un sondage [publié le 19 septembre dans Sud-Ouest Dimanche], 71 % entre eux estiment que l’image de la France à l’étranger a été ternie. Le pire fut la déclaration de Viviane Reding, la commissaire européenne à la Justice, qui s’est dite consternée” par l’expulsion d’un groupe ethnique, une chose dont elle pensait que “l’Europe ne serait jamais plus témoin après la Seconde Guerre mondiale”. M. Sarkozy a contre-attaqué à Bruxelles, en se faisant habilement passer pour la victime de commentaires “scandaleux” et “profondément insultants”, détournant ainsi l’attention de sa politique elle-même. Mais les reproches sous-jacents demeurent.

Tenir tête à la Commission européenne a généralement bonne presse en France, où les électeurs entretiennent des sentiments mitigés à l’égard de l’Europe. Cette polémique peut donc être bénéfique à M. Sarkozy sur le plan intérieur. Le problème, ce sont les dégâts au niveau international. Les Français y sont sensibles. D’innombrables émissions de radio et de télévision sont consacrées à la détérioration de l’image de la France à l’étranger, non seulement à propos des Roms, mais aussi de l’affaire Bettencourt. Le Monde a parlé d' »un double abaissement : de l’autorité de Nicolas Sarkozy et de l’image de la France en Europe et dans le monde » [chronique de Gérard Courtois datée du 20 septembre].

Les prochains mois permettront à nouveau de tester l’image de M. Sarkozy. A la mi-novembre, la France prendra pour douze mois la présidence du G20, et elle présidera également le G8 en 2011. M. Sarkozy espère pouvoir utiliser ces tribunes pour redorer son prestige à l’étranger et améliorer ses résultats dans les sondages en France, comme cela s’était passé lorsque la France avait assuré la présidence de l’Union européenne dans la seconde moitié de l’année 2008. Il ne manque pas d’idées audacieuses, parmi lesquelles une taxe financière mondiale.

L’an prochain, l’élection présidentielle de 2012 sera proche. Plus M. Sarkozy s’assurera le soutien des Français par une position dure sur la sécurité et l’immigration, plus il courra le risque d’être à nouveau désapprouvé à l’étranger.

The Economist

Les Européens protestent contre les mesures d’austérité

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi dans plusieurs pays de l’UE contre les mesures d’austérité de leurs gouvernements. La peur du démantèlement du système social et du chômage renforcera l’influence des syndicats européens, estiment les commentateurs.

Le Quotidien – Luxembourg

Une solidarité sans frontières

Face aux protestations dans toute l’Europe des dizaines de milliers de travailleurs contre les mesures d’austérité de leurs gouvernements, le journal Le Quotidien parle d’une Europe des syndicats : « Parallèlement à la construction de l’Union européenne, celle de la Commission européenne de Barroso et du traité de Lisbonne, on voit donc également émerger depuis quelques années une autre Europe, celle de la lutte syndicale et de la défense des intérêts des salariés. … Les syndicats ont d’ailleurs déjà pris une longueur d’avance sur les Etats-nations qui composent aujourd’hui l’UE. La Confédération des syndicats européens compte ainsi déjà parmi ses membres les grands syndicats turcs et suisse. Cette solidarité syndicale transfrontalière constitue un phénomène nouveau avec lequel les politiques devront donc désormais composer à l’avenir. Et si le ‘diviser pour mieux régner’ a un sens, les syndicats européens ont certainement trouvé là une nouvelle force de frappe face à cette Europe libérale qui se construit sous leurs yeux. » (29.09.2010)

Delo – Slovénie

La peur du chômage

Les propositions de la Commission européenne concernant la réforme du pacte de stabilité européen sont préoccupantes pour les populations européennes, estime le quotidien Delo suite à la manifestation de mercredi à Bruxelles : « Le rassemblement dans la capitale de l’eurocratie s’explique par la crainte des syndicats que les mesures d’austérité entraînent également une diminution de l’emploi dans l’UE. … La Confédération européenne des syndicats (CES) considère toutefois que la panique est exagérée. Plutôt que de se serrer encore la ceinture, celle-ci propose aux gouvernements des pays membres d’orienter les dépenses publiques vers l’investissement, l’emploi des jeunes, des stratégies industrielles et l’économie verte. Les dernières mesures prises sont loin d’être un signal positif pour la foule réunie à Bruxelles, laquelle a attiré l’attention sur les inconvénients de cette politique pour l’emploi et sur ses graves conséquences sociales. » (30.09.2010)

Rzeczpospolita – Pologne

Les demandes insensées des syndicats

Les mouvements de protestation des syndicats dans plusieurs pays de l’UE sont insensés, écrit Marek Magierowski dans le quotidien conservateur Rzeczpospolita : « La volonté du peuple, c’est de travailler le moins possible pour gagner le plus possible, et ce de préférence dans la fonction publique. Il faudrait en outre que le même Etat finance les commodités quotidiennes : du rendez-vous chez le dentiste à l’école des enfants. Il n’y a pas d’argent ? Quoi ? Pas d’argent ? Prenons-le aux banquiers, aux Conseils d’administration et autres ! Déficit budgétaire ? … Ce genre de choses existe-t-il ? Les héros du travail ont adressé des messages clairs aux dirigeants européens. Il est encore temps de ne pas se serrer davantage la ceinture, … a déclaré hier le secrétaire général des syndicats européens John Monks … à Bruxelles. J’ai l’impression que l’un de ses ancêtres devait jouer dans l’orchestre du Titanic. » (30.09.2010)

ABC – Espagne

La mauvaise conscience de Zapatero

La grève générale qui a eu lieu en Espagne hier, mercredi, pourrait amener le Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero a retirer une partie de ces réformes en raison de sa mauvaise conscience, redoute le quotidien conservateur ABC : « Dans des conditions normales, le gouvernement poursuivrait ses réformes sans se soucier de la pression sociale et les syndicats devraient s’asseoir à la table des négociations en faisant profil bas. Toutefois, il existe une réelle possibilité que Zapatero leur accorde de nouvelles concessions qu’ils n’ont pas obtenues, parce qu’il est effrayé à l’idée de s’éloigner de sa base. … Sa célèbre carte de membre du syndicat UGT … lui sert de miroir moral, dans lequel il se regarde sans se reconnaître. » (30.09.2010)