La forêt onirique de Yang Fudong

Absorbés par l'environnement forestier, les jeunes acteurs semblent emportés dans une méditation silencieuse sur la paix.. Photo DR

Absorbés par l'environnement forestier, les jeunes acteurs semblent emportés dans une méditation silencieuse sur la paix.. Photo DR

à Pékin en 1971, Yang Fudong vit et travail à Shanghai. C’est un artiste reconnu internationalement. Il présente une installation photo-vidéo captivante transportant le public dans une forêt composée de 60 000 photos. Il a remporté le prix spécial du Jury de la première biennale d’Art Chinois à Montpellier

Yang Fudong essaie de s’adapter au temps qui file mais son rapport à la société reste très largement métabolique. Il évoque le rêve que l’on a vécu en dormant et les morceaux qui en restent quand on se réveille. C’est à partir de cet univers qui nous échappe et ne parvient pas à la conscience tout en étant présent qu’il fonde son travail au centre duquel se trouve le rapport de l’homme et de la photo.

A la Panacée, l’ancienne faculté de pharmacie de Montpellier, Yang Fudong a a investi totalement l’amphithéâtre dans une démarche qui vise à expérimenter de nouvelle formes de présentation de l’image dans l’espace.

L’ensemble de l’espace a été tapissé de 60 000 photos d’hommes, de femmes et d’images de forêts. Une vingtaine de moniteurs parsemés dans la salle diffusent des films de l’artiste où les jeunes acteurs absorbés par cet environnement forestier semblent emportés dans une méditation silencieuse sur la paix. Une musique enchanteresse accentue la densité de cet univers très propice aux voyage intemporel dont on ne ressort pas indemne.

Un stationnement un peu plus prolongé permet de mieux apprécier l’invitation des elfes urbains qu’a mandatés Yang Fudonga  pour nous détourner de nos préoccupations quotidiennes. La magie de cette forêt peuplée opère pleinement avec le temps et les sentiments diffus d’ennui, d’amour et de mélancolie portés par ces agents oniriques nous gagne progressivement.

A travers son œuvre, l’artiste utilise le silence méditatif de la jeunesse chinoise pour dire l’indicible de cette société encore très mystérieuse pour les Français mais peut-être aussi pour ses propres habitants. Le rapport à l’environnement axe fondateur de la pensée chinoise reste le seul repère auquel l’œuvre de l’artiste ne cesse de se confronter. Un travail de maître qui procure une émotion proche de la nature elle même.

Jean-Marie DINH

William Bayer un as du clash psychologique

bayer-interview1Avec son dernier livre « Le rêve des chevaux brisés », l’enfant de Cleveland nous tient en haleine. D’un bout à l’autre le lecteur plonge sur la piste d’un parcours à double détente. Celui d’un couple improbable qui finit en clash. Et celui plus obsessionnel, d’une quête psychologique qui pousse le personnage principal sur les traces troublées de son enfance.William Bayer fait escale à Montpellier à l’occasion du Festival International du Roman noir qui se tient jusqu’à dimanche à Frontignan. Il a déjà commis une quinzaine de romans. Ce n’est pas le genre d’homme à laisser les choses au hasard. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit maniaque. Il aime Hemingway, et comme lui, se fait adepte du style maigre, écriture concise, dépouillée… Mais là où l’auteur du Vieil homme et la mer fuit tant qu’il peut la psychologie, Bayer se délecte à tisser dans les méandres de l’inconscient. Dans Le rêve des chevaux brisés, David Weiss le narrateur, est témoin d’un acte criminel sans avoir vu la scène du meurtre, et il ne le réalise qu’à l’âge adulte. Le rythme du livre est assez lent comme celui de l’écriture « Plus j’avance dans l’âge plus je prends mon temps » confie l’auteur. La dimension du temps justement, est maniée avec finesse et dextérité. Bayer l’allie au lieu de l’action en jouant avec les allers-retours entre passé et présent.

Dans le livre tout commence par le retour de David dans sa ville natale Calista  ville fictive et espace physiquement et moralement vécu et parcouru par l’auteur lui-même. En réalité, Calista n’est rien d’autre que sa ville natale, Cleveland. « J’ai choisi un autre nom pour ne pas être prisonnier des détails. Je voulais faire un parallèle entre l’âge d’or de cette ville et ce qu’elle est aujourd’hui après le déclin économique. C’est pourquoi le meurtre a lieu 25 ans plus tôt. Je voulais aussi évoquer le fonctionnement de ces villes pleines de secrets et de non dits. »

reve-chevaux-brisesWilliam Bayer a un parcours plutôt atypique. Diplômé de Harvard et Cambridge en histoire de l’art, le sexagénaire affiche aujourd’hui les traits d’un bon vivant. Sous la présidence de Kennedy, il a travaillé aux affaires culturelles du Département d’Etat américain qu’il dit avoir quitté, même si certains de ses collègues de l’époque sont aujourd’hui nommés à des postes de pouvoir. « Je n’avais pas envie de passer ma vie à lécher des bottes pour ça.» Alors il a basculé dans le roman noir, pour trouver sa vraie place et pour notre plus grand plaisir.

Jean-Marie DINH

William Bayer Le rêve des chevaux brisés, éditions Rivages.

Voir aussi : Rubrique Roman noir,

Christian Chesnot : « je ne suis pas un kamikaze, et je n’ai pas une âme suicidaire »

christian-chesnot-et-georges-malbrunot libérés le 21 12 2004

Spécialiste du Moyen- Orient, Christian Chesnot est journaliste pour Radio France Internationale (RFI) et Radio France, ainsi que pour la Tribune de Genève. Il était basé à Amman en Jordanie avant sa libération. Il a travaillé à de nombreuses reprises avec Georges Malbrunot avec qui il a été retenu en détention durant quatre mois en Irak.

Votre venue à Montpellier s’inscrit-elle en soutien, à Florence et Hussein ?

Oui, à ma libération, j’avais été invité par des amis journalistes qui sont membres du Club de la Presse. Nous avions convenu d’une date pour rencontrer les Montpelliérains et les remercier de leur soutien. Et puis entre temps Florence s’est fait enlever donc cette rencontre est bien sûr pour la soutenir.

Comment avez vous vécu votre détention et quelles en ont été les étapes ? Espoir et faux espoir…

Il est vrai que lorsque vous passez 4 mois en détention, vous vivez, des phases d’optimisme et des phases de détresse. Au début vous êtes content parce que vous êtes en vie, parce que le kidnapping s’est fait sans violence et puis vous réalisez que la situation est périlleuse. Lorsque vous êtes otage, vous espérez toujours être libéré. Et quand on vous annonce une libération pour le lendemain et qu’il ne se passe rien votre moral en prend un coup. Il y a des moments de doute et des fois, des vrais drames. Par exemple le 8 novembre quand un responsable nous a expliqué que nos vies étaient menacées. Il y a aussi des périodes où il ne se passe rien. Des périodes de 15 jours 3 semaines où vous n’avez aucune nouvelle, où personne ne vient vous voir hormis les geôliers qui vous apportent à manger. Dans ces moments-là on garde espoir. On se dit que tant qu’on ne nous menace pas, ça va. On n’a jamais été frappés, mais on avait quand même à faire à des hommes en armes et puis on connaît le sort d’autres otages.

A quoi pense-t-on ? Vers où se sont portées vos réflexions pendant la détention ?

Je pensais à mes proches, à ma famille, à mes amis, à ce que je n’ai pas fait dans ma vie. Vous avez une spiritualité qui est un petit peu exacerbée. On replonge aussi dans son enfance… Et puis vous vous dites que si vous vous en sortez vous vivrez encore plus intensément.

Ressort-on renforcé d’une telle expérience ?

Oui je pense qu’on est vraiment des miraculés. On s’en sort bien, on n’a pas été maltraités. Nous disposons pleinement de notre intégrité physique et morale. Mais il faudra un peu de temps pour digérer tout ça, parce que c’est quand même du stress à haute dose. Le fait de pouvoir en parler avec des rencontres comme celle-ci permet d’évacuer progressivement la pression accumulée. Et puis on met la dernière main à un livre qui retrace dans le détail, nos quatre mois de détention. Sa sortie est prévue au mois de mai. Maintenant, l’objectif est de retrouver une vie normale de journaliste à Paris. Je vais reprendre le travail à partir du premier avril.

Y a-t-il des choses qui vont changer dans la pratique de votre métier ?

Fondamentalement non, mais en même temps, mon rapport au risque a changé. C’est-à-dire que quand vous avez survécu à ce genre d’expérience, vous êtes plus prudent. On me demande souvent est-ce que tu vas revenir à Bagdad ? Bagdad certainement pas, je ne suis pas un kamikaze, et je n’ai pas une âme suicidaire.

Faut-il être suicidaire pour travailler aujourd’hui à Bagdad ?

Cela fait débat. Maintenant il faut savoir que les risques sont quand même très élevés. Je suis à la fois bien placé et mal placé pour me prononcer la dessus. Je connais bien l’Irak, pour avoir labouré le pays avec Georges durant deux ans, et en même temps, sortant de cette expérience, je n’ai pas forcément envie de retourner au feu. Instinctivement je préférerais la prudence, mais c’est quand même notre boulot de journaliste de témoigner et de se rendre là où les citoyens ne peuvent pas aller.

Dans quelles conditions ?

Dans la profession il y en a qui disent, qu’il vaut mieux y être. Même si l’on reste à l’hôtel sans en sortir. Je considère personnellement qu’il vaut mieux ne pas y aller dans ces conditions. Si c’est pour rester dans une chambre et voir des Irakiens qui passent de temps en temps, ce n’est pas très satisfaisant. Moi j’aime le travail sur le terrain, aller au contact des gens… Je n’ai pas envie de me déplacer avec une escorte armée et porter un gilet par-balles dès que je sors. Le débat est ouvert. Il n’est pas évident.

Cela relève-t-il malgré tout du choix des journalistes où est ce qu’il revient au gouvernement de prendre les mesures qu’il juge utile pour assurer leur sécurité ?

Le gouvernement ne peut pas interdire aux journalistes de se rendre sur le terrain. Pour revenir sur l’intervention qu’a faite Jacques Chirac en mettant en garde les journalistes qui souhaitent partir en Irak, je pense que chacun doit tenir son rôle. Ce qui implique que les journalistes doivent aussi faire des choix responsables. L’ambassade de France, ce n’est pas la sécurité sociale des journalistes.

Comment assurer le droit à l’information ?

On peut par exemple, être basé à Amman où il est possible de collecter énormément d’information sur l’Irak et puis quand la situation le permet ou pour un besoin précis passer une semaine en Irak. Il faut décrocher parce que plus on reste longtemps en Irak, plus on est vulnérable. D’abord, parce que vous êtes repérable mais aussi parce qu’avec le temps, vous gagnez en confiance et vous baissez votre garde.

Repartirez-vous en reportage au Moyen Orient ?

Bien évidemment oui. Je suis toujours autant passionné par cette région. Il y a encore beaucoup de choses à dire et à expliquer.

Comment analysez-vous la prise de position de la France pour le retrait des forces syriennes au Liban ?

La France est encore très présente au Moyen-Orient. C’est sans doute un des derniers gros dossiers internationaux où elle à son mot à dire et où elle est entendue. C’est vrai que même si la position française soutient l’indépendance des Libanais, on a l’impression que les choses se sont précipitées. Ce qui met la Syrie au pied du mur alors que la France est une alliée de la Syrie et du Liban. La France reste un des derniers pays occidentaux à avoir maintenu le dialogue avec Damas.

Fallait-il pousser la Syrie dans ses derniers retranchements ?

Je sais qu’il y a beaucoup de Libanais qui remercient la France d’avoir encouragé l’opposition à manifester et à réclamer l’indépendance. Mais il y a aussi beaucoup de Libanais et d’Arabes qui pensent que la France se mêle de ce qui ne la regarde pas.

Comment cet interventionnisme, qui fait le jeu de la stratégie américaine au Moyen-Orient, est-il ressenti dans le monde Arabe ?

Grâce à sa position sur l’Irak, la France à gagner beaucoup de crédit au Moyen-Orient. Mais dans cette affaire libano-syrienne, le fait qu’elle emboîte le pas aux Américains est plutôt mal perçu. Il ne faut pas oublier que la France était la puissance mandataire au Liban et en Syrie. Certains interlocuteurs m’ont fait comprendre qu’elle risquait de réveiller de vieux démons. Le monde arabe vit en ce moment une période très critique et l’équilibre reste fragile.

Recueilli par
Jean-Marie DINH

Voir aussi :  Rubrique Médias, F.Aubenas juge les déclarations de Guéan blessantes, rassemblement de soutien aux otages , Montpellier 2010 soutien à Stéphane Taponier,et Hervé Ghesquière ,

PS : Les partisans du non planchent sur le droit du travail

Au cœur d’une semaine riche en mouvements sociaux, les partisans du non du parti socialiste héraultais se sont retrouvés mercredi pour évoquer les conséquences du projet de constitution européenne sur le droit du travail.

Heureuse coïncidence, c’est la veille du 10 mars que les militants socialistes de Nouveau monde, du Nouveau parti socialiste, et de Forces militantes, trois courants du PS favorable au non, se sont réunis toutes ouies autour de Gérard Filoche pour entendre et faire entendre l’analyse de cet ex inspecteur du travail sur le démantèlement du droit du travail induit par le projet de constitution européenne. Le texte constitutionnel européen présente-t-il une avancée pour les salariés européens ? Pour Gérard Filoche, la réponse est clairement non. Dans un langage accessible, ce membre du comité national du PS en a fait la claire démonstration en partant de la situation sociale française. Devant un parterre de 80 militants particulièrement attentifs, il a d’abord décrit l’avancée du travail des fondations. « On est en train de préparer le terrain au démantèlement du droit du travail qui devrait réellement se mettre en œuvre après les référendums. » a-t-il indiqué en donnant quelques indices d’anticipation comme la mise en application de l’ordonnance signée en juillet 2003 sur la modernisation et la simplification administrative. Celle-ci, donne déjà lieu à la suppression du registre des entreprises dont le caractère obligatoire servait de mémoire dans les négociations entre les salariés et les employeurs.

De même les nouvelles normes de modalité comptable « simplifié » ne laissent plus paraître le détail des cotisations sociales payées par le salarié. Un ensemble de détails qui ne passent pas inaperçus aux yeux d’un inspecteur du travail «  Il est important que les salariés aient connaissance de leurs cotisations. Cela constitue aussi des traces dans les cas de litiges. Par ailleurs, on s’oriente vers une prescription à 3 ans au lieu de 5 ans pour les plaintes liées au droit du travail. La prescription sur le retour compensateur devrait également être raccourcie. Ce qui concerne par exemple toutes les personnes victimes de l’amiante qui n’auront plus de recours possible.


A propos des 35 heures, Gérard Filoche est revenu sur la question brûlante des salaires. Contrairement aux dires du gouvernement, il rappelle qu’allonger le contingent annuel d’heures supplémentaires, revient à baisser les salaires de ceux qui feront ces heures supp’. En effet, lorsque le contingent annuel était de 130 h, chacune des heures en sus du contingent étaient majorées de 100 % Après la loi Larcher, la majoration de 100 % ne surviendra qu’après la 220 éme heure. Donc toutes les heures faites entre 130 h et 220 sont diminuées de 100% de la majoration en usage. La proposition autorisant le rachat d’heures versées au compte épargne-temps, (CET) permet de remettre en cause les congés payés: «
Cela nuit à la santé et à l’emploi. Pire : ces heures rachetées le seront au taux en usage, pas au taux des heures supplémentaires, d’où une deuxième baisse de salaire pour ceux qui seront contraints de subir ce système. En quelque sorte le rachat des heures du CET, c’est l’invention des heures supp’ à taux zéro. » devait ajouter ce partisan du non. «. C’est l’employeur seul qui décide des heures supplémentaires. Ne pas les faire peut être une faute sanctionnable. En aucun cas, ce n’est le salarié qui décide de travailler plus pour gagner plus. »


Dans le même registre Gérard Filoche s’oppose à la clause européenne de l’opt-out sur le temps de travail et à la directive Bolkestein. Qu’il qualifie de directives Dracula «
parce qu’elles craignent la lumière ». La première permet de sortir de la durée encadrée par le code du travail. La seconde institue le déportement de la main d’œuvre en appliquant les principes du pays d’origine et non les principes du pays où l’on travaille et son droit du travail. « Contrairement à ce que l’on peut entendre, il faut avoir conscience que rien n’est acquis sur le recul de ces mesures. Blair et Schröder se sont déjà prononcés pour. Ils font simplement le gros dos en attendant que les citoyens se prononcent sur la constitution.

En tant que membre du bureau national du PS, Gérard Filoche n’a pas manqué de partager ses inquiétudes sur le droit du travail avec le premier secrétaire du parti socialiste. Celui-ci lui a répondu avec le sens de la formule qu’on lui connaît : « Qu’il avait juridiquement raison mais politiquement tort

Jean-Marie DINH

1 099 jours de détention pour Ingrid Betancourt

Trois ans après son enlèvement, le comité de soutien montpelliérain d’Ingrid Betancourt souhaite élargir la mobilisation pour obtenir sa libération. Jeune et assoiffée de justice, Ingrid Betancourt a tout d »une femme politique dérangeante. Franco-colombienne, elle née en 1961 et a grandi entre Bogota et Paris dans une famille qui ne manque de rien. Son père était ambassadeur de Colombie à l »UNESCO. Sa mère fut adjointe au maire de Bogota, députée et conseillère de Luis Carlos Galan , le candidat à la présidence, assassiné en 1990.

C »est le meurtre de cet homme intègre, prônant l »extradition des narcotrafiquants vers les Etats-Unis, qui fera comprendre à Ingrid que sa place est en Colombie. Ingrid veut se rendre utile en Colombie, pays où se joue depuis plus de cinquante ans un conflit meurtrier avec, en toile de fond, la corruption et la drogue. Elle s’engage en politique et après plusieurs succès électoraux fonde le partido Verde-Oxigeno avec lequel elle brigue la présidence de la république. Mais le 23 février 2002, au début de la campagne, Ingrid et sa directrice de campagne Clara Rojas, sont enlevées par australia pokies les FARC, groupe marxiste d »influence guévariste, le principal mouvement de guérilla de Colombie. Sophie Sudre, membre du comité de soutien montpelliérain, dit avoir découvert le combat d’Ingrid en regardant une émission de télévision : « J’ai trouvé son combat passionnant et j’ai voulu m’investir explique-t-elle. En France on ne parle pas de la Colombie. J’ai découvert ce pays à travers mon implication. »

Le pays vit une guerre civile qui oppose le gouvernement, les milices de droite et les mouvements de guérilla qui combattent pour le partage des revenus du narcotrafic. « Des milliers d »enlèvements ont lieu chaque année. Il faut savoir que 80% des enlèvements dans le monde ont lieu en Colombie. Le combat que nous menons pour Ingrid est aussi celui des 3000 autres otages retenus en Colombie. »

Les Verts sont partie prenante du combat d’Ingrid Betancourt, la Ville de Montpellier l’a officiellement faite citoyenne de la ville. Mais les comités de soutien souhaitent aussi que le portrait d’Ingrid soit affiché à coté de ceux de la journaliste Florence Aubenas et son interprète Hussein Hanoun Al-Saadi, disparus le 5 janvier dernier en Irak.

Jean-Marie Dinh