Un document exhaustif contre l’état d’urgence et sa constitutionnalisation

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L’urgence d’en sortir
Ce document est le fruit d’un travail collectif de juristes conscients de leur rôle et de leur responsabilité dans une société démocratique.  Ses auteur(e)s y ont pris part soit à titre personnel, soit comme représentant(e)s d’une association ou d’une organisation syndicale. Ils ont tous en commun la volon té de faire vivre l’exigence posée par la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt Klass c/ Allemagne du 6 septembre 1978, qui énonce que  » les États […] ne disposent pas […] d’une latitude illimitée pour assujettir à des mesures de surveillance secrète les personnes soumises à leur juridiction.
Consciente du danger, inhérent à pareille loi, de saper, voire de détruire, la démocratie au motif de la défendre, elle affirme qu’ils ne sauraient prendre, au nom de la lutte contre l’espionnage et le terrorisme, n’importe quelle mesure jugée par eux appropriée ».
Profondément inquièt(e)s des conditions dans lesquelles la constitutionnalisation de l’état d’urgence est présentée et discutée, et des risques d’une intégration des mesures d’exception dans le droit commun, ils et elles ont tou(te)s été animé(e)s par la volonté de mettre à la disposition du public une analyse approfondie du régime de l’état d’urgence et des implications de son inscription dans le texte de la Constitution. Ils et elles souhaitent contribuer ainsi à nourrir le débat qu’exige un texte aussi lourd de conséquences pour les droits et libertés les plus fondamentales.
Si des nuances peuvent exister dans l’appréciation portée par chacun(e) des auteur(e)s sur le principe même d’une constitutionnalisation de l’état d’urgence, leurs contributions ont pour objectif commun, en développant une analyse critique du texte qui va être soumis à la représentation nationale, d’en décrypter les enjeux et la portée. Le danger pour la démocratie est en effet double. Le risque d’une répression aveugle et disproportionnée que porte l’état d’urgence ne menace pas simplement l’exercice quotidien par le citoyen de ses libertés. En contribuant, par un surcroît d’arbitraire, à la dispersion des forces répressives, il est tout autant susceptible de menacer notre droit à la sûreté en diminuant sensiblement la capacité des autorités à faire face au phénomène criminel que l’on prétend combattre
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Paris et Téhéran jouent l’ouverture économique et diplomatique

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Une série de gros contrats ont été annoncés dans plusieurs secteurs. Les deux pays veulent approfondir leur dialogue politique pour mieux discuter des dossiers chauds au Moyen-Orient.

Hâtons nous mais prudemment. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a invité les entreprises françaises à « se ruer en Iran tout en faisant attention à la question du financement », à l’occasion de la visite en France du président iranien, Hassan Rohani. Certes, c’est un marché de 80 millions d’habitants, deuxième économie du Proche Orient, qui s’ouvre à l’occasion de la levée progressive des sanctions internationales. Mais demeure l ’épée de Damoclès des sanctions résiduelles des Etats-Unis prises pour atteintes au droit de l’Homme qui ont valu une amende de 8,9 milliards de dollars à BNP-Paribas.

De ce point de vue, les choses pourraient rapidement s’améliorer, a indiqué François Hollande. La banque centrale d’Iran a pris langue avec la Banque de France et trois établissements bancaires français pour faciliter les transactions financières entre les deux pays et faire jouer à la Coface sont rôle de garant.

Les Français prudents

Les Français sont prudents mais n’ont pas d’état d’âme pour autant envers un pays qui compte, selon Hassan Rohani, « tourner la page sur les anciennes rancoeurs  ». Il a énuméré devant 320 chefs d’entreprise, les secteurs où l’Iran mise sur la coopération des Français : l’énergie, l’agriculture, la santé, les transports, l’aéronautique. Une coopération d’ores et déjà illustrée par la signature d’accords jeudi entre Téhéran et PSA Citroën, Airbus et Total, mais aussi Bouygues Vinci et ADP pour développer trois aéroports.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a lui aussi appelé à «?ouvrir un nouveau chapitre? » entre l’Iran et la France, le pays européen qui a «?le plus souffert des sanctions internationales?» selon Pierre Gattaz, puisque les échanges entre Paris et Téhéran sont passés de 3,7 milliards d’euros en 2004 à 500 millions en 2014.

Manifestants à Paris

Si des centaines de manifestants ont défilé, lundi à Paris, pour protester contre le régime des mollahs, le président Rohani a reçu, distinction rare, les honneurs militaires sur la place des Invalides, en présence du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Ce dernier incarnait la «?vigilance?» envers l’Iran durant les négociations nucléaires conclues le 14 juillet dernier à Genève. La relation est d’ailleurs moins chaleureuse qu’entre Rome et Téhéran , une défiance remontant aux attentats de 1986 à Paris. «?Nous nous connaissons?», a simplement observé Hassan Rohani qui était reçu dans la matinée à l’Institut français des Relations internationales. Il a évoqué, devant Valéry Giscard d’Estaing, les années où l’ayatollah Khomeini avait trouvé refuge à Neuf le Château d’où il avait fomenté la révolution islamique.

Ouverture économique et diplomatique indispensable au président

Cette tournée européenne est plus qu’une ouverture économique et diplomatique. Elle est indispensable au président Rohani lui-même. Les conservateurs sont en train de saboter les élections législatives du 28 février en invalidant les candidats qui lui sont proches. Il doit donc trouver des relais à l’extérieur pour l’aider à contenter une jeunesse et une population qui aspirent à travailler et à consommer des produits occidentaux. Les Iraniens doivent renouveler leur aviation commerciale, et cette commande à Airbus (23 milliards d’euros) a aussi pour objet de titiller Boeing dont le lobbying auprès du gouvernement américain pourra un jour faciliter les affaires avec les Etats-Unis.

Le faible prix du pétrole est alarmant pour l’Iran mais le président iranien est optimiste : « La pression sur les pays producteurs de pétrole se traduira par un retour à l’équilibre à court terme ». Tout cela dans un Moyen-Orient à feu et à sang ou l’Iran tente de renforcer son rôle de puissance régionale. «?Cela va être très difficile de revenir à la stabilité au Moyen-Orient. La reconstruction pourra prendre plusieurs dizaines d’années », a souligné le président iranien. La Syrie, l’Irak, le Yémen et le terrorisme ont été évoqué par les deux chefs d’Etat. Une mission a été confiée aux ministres des Affaires étrangères des deux pays pour approfondir le dialogue politique entre Paris et Téhéran.

Yves Bourdillon et Virginie Robert

Source Les Echos 28/01/2016

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Bourse : la débâcle se poursuit

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Après une nouvelle baisse mercredi, les Bourses européennes perdent plus de 20 % depuis leur plus haut de 2015. Les marchés font la somme de toutes leurs peurs en attendant la réaction des banquiers centraux.

Cela commence à faire froid dans le dos. Plusieurs grandes Bourses mondiales sont entrées en « bear market », autrement dit, elles enregistrent une chute de plus de 20 % sur leur plus haut annuel. C’est le cas de Paris (-21,7%), Francfort (-24,1%), mais aussi de Madrid, du Japon ou du Canada, qui rejoignent ainsi des Bourses du Brésil et de Chine en pleine déprime. Le rebond entrevu mardi à la faveur d’un chiffre de la croissance chinoise conforme aux attentes, n’aura donc pas tenu. Mercredi, les places mondiales ont encore replongé dans le sillage du baril de pétrole, passé sous les 28 dollars. L’indice CAC40 a chuté de 3,45% et le Stoxx Europe 600 de 3,20%. Il n’y a plus qu’une douzaine de valeurs en hausse sur cet indice européen de référence qui en compte 600.

Sorties de capitaux

Et ce n’est peut-être pas fini. Car les volumes de transaction restent faibles, deux fois moins importants à Paris que lors de la chute du mois d’août, constate Aurel BGC, qui estime qu’il n’y a « toujours pas eu de séance de capitulation qui marque la fin d’un épisode baissier ». C’était aussi le sentiment de Bank of America Merrill Lynch qui jugeait la semaine dernière que les 21 milliards de dollars de sorties des fonds actions mondiaux en deux semaines n’étaient pas encore « suffisamment importantes pour signaler une vraie capitulation du marché ». La semaine du 15 août, elles avaient été plus massives (36 milliards).

La rechute du prix du baril de pétrole mercredi , a de nouveau déprimé des marchés actions de plus en plus corrélés à l’évolution du Brent, perçu comme le baromètre de la croissance mondiale, par son effet potentiellement dévastateur sur la santé des pays producteurs et par le risque de tensions déflationnistes accrues dans les pays développés. Par ailleurs, si mardi, les marchés avaient ignoré la révision en baisse de la croissance mondiale par le FMI , ils se sont rattrapés le jour d’après. Car au fond, les raisons du mal sont connues et profondes, rappellent Philippe Ithurbide et Didier Borowski chez Amundi : « Tous les grands facteurs de risque identifiés se sont matérialisés en 2015, à des degrés divers : une crise européenne, une crise sur les émergents, des craintes sur la croissance mondiale, sur le « hard landing » chinois, des risques spécifiques (Russie, Brésil), une nouvelle baisse des prix des matières premières, de forts réalignement des cours de change, des risques géopolitiques… » N’en jetez plus.

Ces risques sont-ils surestimés ? Pour l’instant, seulement 12 % des investisseurs pensent qu’une récession globale pourrait survenir d’ici à 12 mois selon le sondage mensuel de BofA-ML, signe qu’ils « ne sont plus dans le déni face à ce risque ». Ils font aussi une plus large place au cash dans leurs portefeuilles, à 5,4 %, troisième niveau le plus haut depuis 2009.

L’aversion au risque remonte d’ailleurs en flèche, à l’image de l’indice de la peur, le Vix, qui a presque doublé depuis le 23 décembre. Cela profite aux obligations les plus solides: le Bund allemand est retombé à moins de 0,5 % et le 10 ans américain à moins de 2 %. L’euro et le yen, perçus comme des valeurs refuges, remontent aussi face au dollar.

Pression sur la BCE

Une situation qui devrait accentuer la pression sur les banques centrales. « Comme la Fed tente de normaliser sa politique monétaire et que la BCE peine à convaincre de l’efficacité de son QE pour stimuler l’inflation, les banques centrales ne parviennent plus à « protéger » les marchés », constate Aurel BGC. A moins que. Car la Banque du Japon a déjà rappelé qu’elle pouvait étendre ses interventions « sans hésitation si besoin ». La Banque centrale européenne, qui se réunit ce jeudi est, elle, attendue au tournant. Mario Draghi devra faire valoir tout son talent oratoire pour ramener le calme sur des marchés déboussolés. La Fed enfin semble moins pressée, alors que ses membres continuent d’abreuver les investisseurs de propos rassurants sur la croissance américaine, malgré un quatrième trimestre qui s’annonce plus faible. Même si, dans un entretien à CNBC, le patron de Bridgewater, l’un des plus gros «?hedge fund?» du monde, estimait que le prochain mouvement de la Fed «?penchera plus vers un nouveau QE (rachat d’actifs) que vers un resserrement monétaire ».

Pierrick Fay

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5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Ettore Scola

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Le cinéaste italien Ettore Scola est décédé mardi à l’âge de 84 ans à Rome. Le réalisateur des chefs d’oeuvre Une journée particulière et Nous nous sommes tant aimés était un homme engagé. L’Express fait le point sur quelques aspects méconnus de sa personnalité.

« En vieillissant, je garde ma curiosité. Et la curiosité, c’est l’envie. L’optimisme ». Cette citation presque philosophique d’Ettore Scola, tirée d’une interview en 2010 accordée à Nice Matin, pourrait résumer son oeuvre. Le réalisateur de chefs d’oeuvre tels que Une journée particulière ou encore Nous nous sommes tant aimés, mort ce mardi à 84 ans, fut un auteur prolifique, aux nombreuses passions et engagements. L’Express revient sur des aspects parfois méconnus de sa personnalité.

Dessinateur de presse

Ettore Scola a fait des études de droit. Mais très tôt c’est vers les médias qu’il se dirige. A la fin des années 1940, son premier métier n’est autre que dessinateur de presse. Il participe à une revue humoristique, l’hebdomadaire satirique Marc’Aurelio, avant de se lancer dans le cinéma. « Ce journal a joué un rôle très important en Italie, un peu comme chez vous Charlie Hebdo ou Le Canard enchaîné. Marc’Aurelio, dont le tirage a atteint un demi-million d’exemplaires, était un véritable îlot de liberté. Bien sûr, il y avait le fascisme, la censure était vigilante mais, dans les pages de ce journal, se faufilait un sentiment de rébellion », expliquait-il dans Le Monde en 2013. A ses côtés, on retrouve d’autres plumes emblématiques comme son ami Federico Fellini. En juin 2012, Ettore Scola expose même ses fameux dessins de presse à Paris. Dans une interview au Figaro, il confie toujours dessiner « énormément ». « C’est un instrument en plus, très utile. Cela permet de donner des esquisses aux scénaristes, aux costumiers, pour la photographie. Je continue de le faire. Automatiquement. Même quand je parle au téléphone, sans finalité précise. »

Scénariste plutôt que réalisateur

Si Ettore Scola a réalisé près de 40 films en 40 ans, l’homme est tombé dans la réalisation un peu par hasard. Etonnamment, il a regretté d’avoir abandonné son métier de scénariste. « C’est [Vittorio] Gassman qui m’a presque obligé à réaliser ce film [Nous nous sommes tant aimés], j’étais content. Malheureusement, je suis ainsi devenu metteur en scène et j’ai abandonné le métier de scénariste, à regret: écrire un scénario, c’est un travail plus intellectuel, seul chez soi. Tandis que le metteur en scène, c’est celui qui a toutes les emmerdes, tout le monde vient vous trouver, vous pose plein de questions. Metteur en scène, c’est un métier d’esclave ! », rapportait le journal belge La Province.

En effet, il a signé une vingtaine de scénarios, dont de nombreuses comédies. De 1953 à 1965, il est l’auteur de trois films dont en 1965 Il Gaucho de Dino Rossi. Il a débuté comme « script doctors », consultant en scénario. « Oui, je faisais le nègre pour des gens comme Dino Risi, Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman ou Marcello Mastroianni, mais sans jamais que mon nom apparaisse. J’ai aussi écrit pour Toto -immense acteur populaire en Italie-, mais c’était une horreur d’écrire pour lui ! »,des propos rapportés par La Province.

Un parcours parsemé de récompenses

Nommés à plusieurs reprises aux Oscars, c’est en Europe qu’Ettore Scola est consacré. Il reçoit pas moins de quatre césars, en 1977, 1978 et deux en 1984, mais aussi six Rubans d’argent en Italie en 1966, 1978, 1980, 1981 et deux en 1987. Ettore Scola est aussi primé à Berlin avec l’Ours d’argent en 1984, ou encore la Mostra de Venise en 1990 et 2013, et bien sûr au Festival de Cannes en 1976 et 1980. Il en sera d’ailleurs le président du jury en 1988.

Permette rocco papaleo 1971

Permette rocco papaleo 1971

Engagé en politique

Ettore Scola est un homme de gauche convaincu, proche du Parti communiste italien d’Enrico Berlinguer et plus récemment du Parti Démocrate. Au début des années 70, il a même tourné des documentaires pour le PC, notamment sur les fêtes de l’Unita, le quotidien du parti, ou sur des luttes emblématiques. Il devient même ministre de la Culture d’un cabinet fantôme formé en 1989 par les dirigeants communistes italiens.

En 2004, une réplique de Silvio Berlusconi provoqua la colère du réalisateur. L’ancien Cavaliere déclara notamment que la preuve de son libéralisme était qu’il [sait] faire des films à un communiste comme Ettore Scola ». Indigné, Ettore Scola promit de ne plus réaliser de film tant que Silvio Berlusconi serait au pouvoir. En 2012, dans un portrait de Libération, il en dit plus sur son engagement au sein du parti communiste. « C’était comme un bouclier, nous étions ancrés dans notre foi et sûrs de nos valeurs, puis tout s’est effondré. Mais si l’idéologie est morte, il reste les idées, et ce rêve d’un monde plus juste », précisait alors le cinéaste, ravi de voir les Indignés reprendre le flambeau.

Amoureux de la France

Reçus sur les plateaux télé et radio, récompensés à de nombreuses reprises au Festival de Cannes et aux Césars, Ettore Scola aime la France. Une quinzaine de ses films sont d’ailleurs des co-productions franco-italiennes. Il a aussi fait tourner de nombreux acteurs français comme Jean-Louis Trintignant, Serge Reggiani ou encore Fanny Ardant, Philippe Noiret ou  Gérard Depardieu.

Source L’Express 20/01/2016

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Les 62 personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres

1786985_3_23bd_deux-decennies-apres-margaret-thatcher_3f2c2bbf1670f90292e9e45992892c31Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99 % restants, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam réalisée à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse), et publiée lundi 18 janvier.

« L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate l’ONG dans son étude :

« L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt. »

Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que « 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans ».

Mettre fin aux paradis fiscaux

Selon l’ONG, « depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l’humanité a bénéficié de moins de 1 % de l’augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1 % les plus riches se sont partagé la moitié de cette hausse ».

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à « l’ère des paradis fiscaux ». « Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté », explique Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, qui sera présente à Davos.

L’an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L’ONG avait défendu l’instrument de mesure utilisé dans cette étude : le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Source Le Monde AFP 18/01/2016

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