Algérie. Grève des commerçants et scènes d’émeute à Béjaïa

une_2621920_465x348Une grève générale des commerçants a pratiquement paralysé, hier, le chef-lieu de wilaya et des communes où l’écho d’une grande mobilisation était parvenu.

Dans des quartiers populaires de la ville de Béjaïa, rares sont ceux qui n’ont pas suivi le mot d’ordre au début de la matinée avant de le faire par «solidarité» avec leurs collègues. La paralysie a été presque totale et l’appel public à «la vigilance» de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), qui s’en est démarquée, n’a pas fait le poids.

Un appel anonyme qui a fait son chemin depuis quelques jours sur les réseaux sociaux a réussi à fédérer l’essentiel de ce que compte Béjaïa comme commerçants de détail et de gros. Une grève générale a pratiquement paralysé, hier, tout le chef-lieu de wilaya et nombre de communes où l’écho d’une grande mobilisation nous est parvenu. Dans certains quartiers populaires de la ville de Béjaïa, rares sont ceux qui n’ont pas suivi le mot d’ordre au début de la matinée avant de le faire par «solidarité» avec leurs collègues.

La paralysie a été presque totale et l’appel public à «la vigilance» de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), qui s’en est démarquée, n’a pas fait le poids. La grève a installé un calme précaire, qui a vite cédé sous l’explosion d’une émeute qui a éclaté en début d’après-midi et qui a pris de l’importance au fil des heures. Vers 15h30, les manifestants ont réussi à renverser l’un des deux fourgons de la police engagés dans l’action et avec lequel ils ont barré la route au quartier Nacéria.

C’est à ce niveau, soit à deux pas du siège de la wilaya, que l’émeute a été la plus virulente. Le forcing de centaines de jeunes manifestants a poussé les forces antiémeute vers l’impasse. Celles-ci ont dû appeler en renfort leurs autres brigades stationnées à l’intérieur du siège de la wilaya. Dans leur avancée et aux assauts à coups de bombes lacrymogènes, elles ont arrêté quelques manifestants cueillis par des policiers en civil. Ce qui a accentué la détermination de la foule.

Tout a commencé avec un foyer de tension très vive qui est né dans le quartier populaire d’Iheddaden vers la fin de la matinée. Des jeunes du quartier s’y sont rassemblés pour donner un prolongement à l’atmosphère délétère née dans le sillage de la grève générale qui a fait respecter le mot d’ordre de ville morte à des proportions importantes. Le groupe est rejoint progressivement par des jeunes habitants d’autres quartiers.

La tension est vite montée et un bus de l’entreprise de transport urbain a été pris pour cible et a fini ravagé par les flammes. On a mal accepté que les transporteurs n’aient pas donné suite une favorable à l’appel à la grève. Dans la foulée, le mot d’ordre de marcher vers le siège de la wilaya est vite adopté dans l’urgence à la simple proposition d’une voix anonyme qui s’est élevée de la foule. La marche est improvisée et une nuée de motos l’a devancée et a ouvert la voie dans un cortège de colère.

La foule reprend les slogans entonnés contre le quatrième mandat de Bouteflika. Elle lance volontiers à tue-tête des slogans anti-pouvoir, ne ménageant ni le chef de l’Etat, ni le Premier ministre. Des «atteintes aux symboles de l’Etat» ont fusé en chœur, n’ayant cure des menaces de l’article 144 bis du code pénal. A leur passage, des bacs à ordures, des poubelles, et d’autres objets traînant sur les trottoirs sont jetés au milieu de la chaussée.

Toute personne parmi les passants qui tentait de prendre des photos est sommée de ranger son téléphone portable sur le champ. Ceux qui ont pris des photos à partir de leurs balcons ont été pris à partie à coups d’insultes ou de pierres. Des précautions ont été prises pour éviter les arrestations de l’après-émeute. Echaudés par les mauvaises expériences du passé, certains se sont couverts le visage avec des cagoules.

«On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et…»

La déferlante humaine a fondu sur le CFPA Lakhal Younès et a réussi à ouvrir son portail, y accéder et exigé qu’on le vide de ses occupants. L’objectif était clair : voir tout le monde en grève. Les quelques commerçants qui ont gardé leurs échoppes ouvertes, y compris des pharmacies, ont fermé dans la précipitation à mesure que les marcheurs arrivaient.

La police, qui a eu certainement vent de l’éclatement de colère à Iheddaden, a pris ses positions sur le boulevard des Aurès avec deux fourgons de CNS pour tenter de prendre en sandwich les manifestants ou de les détourner de leur destination vers le siège de la wilaya, où un renfort important attendait les ordres. Jusqu’au moment où nous rédigions ce papier, vers 18h, les émeutes continuaient au niveau du quartier Dawadji.

Le face-à-face policiers/manifestants se déroulait à deux pas de la cité CNS, où deux banderoles étaient accrochées sur la rampe. Sur l’une d’elles, on pouvait lire depuis quelques jours déjà : «On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.» La deuxième portait cette inscription : «Non à la loi de finances 2017». Les manifestants se sont emparés de celle-ci et l’ont brandie à la face des policiers. Ailleurs dans la wilaya, la grève a été suivie et son taux a atteint allègrement les 80%, selon les échos que nous avons pu avoir.

A Tichy, une source locale nous apprend que des jeunes ont coupé la route à la circulation au niveau de Baccaro pour amener les bus qui ont assuré leurs dessertes habituelles de rejoindre la grève. A Sidi Aïch, la RN26 a aussi été bloquée à la circulation. Ce qui a causé un encombrement énorme sur la voie qui passe par la ville, où des jeunes ont pris d’assaut le commissariat de police après avoir fermé un peu plus tôt le portail de la daïra. Aux manifestants se sont mêlés des demandeurs de logement qui sont allés réclamer à l’occasion qu’on publie la liste des souscripteurs.

A Tazmalt, à l’extrême sud de la wilaya, on a tenté aussi de fermer la route en brûlant des pneus. Pendant ce temps-là, vers 14h30, le bureau de wilaya de l’Ugcaa s’est réuni en une assemblée générale extraordinaire pour débattre de la situation qui a ainsi dégénéré, à leur grande surprise. Pour leur coordinateur, Samir Mamas, la grève a été suivie au départ à «50%». «La moitié des commerçants ont ouvert.

On s’attendait à un retour à la normale à partir de midi, mais vers 13h, ils ont été obligés de fermer par peur de représailles» déclare-t-il à El Watan. «On a créé un climat de psychose», dénonce-t-il. La réunion d’urgence est sortie avec la résolution d’aller jusque dans les quartiers pour «sensibiliser les commerçants à ouvrir». De la sorte, l’Ugcaa dit espérer faire revenir le calme à partir d’aujourd’hui. A l’heure où nous mettons sous presse, les émeutiers ont saccagé le siège de la banque BNP Paribas et celui de la direction de l’éducation nationale.

 

Source El Watan  03/01/2017

 

La LADDH salue une grève «réussie» et dénonce la violence

Dans une déclaration publique, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) considère que la grève générale suivie à Béjaïa est «réussie». Le document de la LADDH, signé de son vice-président Saïd Salhi, mentionne aussi que cette grève «pacifique» «démontre encore une fois le degré de maturité et d’éveil de la population et sa détermination à défendre ses droits socioéconomiques menacés par la loi de finances 2017 adoptée dans le sillage de la crise économique que traverse notre pays».

La LADDH insiste sur le caractère pacifique de tout combat démocratique et dénonce, à l’occasion, le recours à la violence. «Des scènes de violence et de destruction des biens publics sont signalées à Béjaïa et d’autres localités. La LADDH appelle la population à la vigilance et au calme et réaffirme que seul un cadre pacifique serait en mesure de faire aboutir des revendications citoyennes somme toute légitimes.

Nous déplorons cette situation de dérapage qui risque de mener le pays vers l’incertitude et le chaos et appelons à la sérénité pour éviter les dérapages», ajoute la LADDH.

K. Medjdoub

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Birmanie Répression des Rohingyas : Aung San Suu Kyi sort du déni

Capture d'écran YouTube

Capture d’écran YouTube

Les autorités ont lancé une enquête après la mise en ligne d’un film montrant des policiers frappant violemment des musulmans.

Il y a un mois, les Nations unies dénonçaient le «nettoyage ethnique» de la minorité musulmane rohingya par l’armée birmane. Le gouvernement semble enfin réagir, après la publication d’une vidéo, qui aurait été tournée le 5 novembre par des gardes-frontières birmans dans le village rohingya de Kotankauk, dans l’Etat de Rakhine :

Il a fallu près de deux mois pour que la vidéo soit diffusée sur les réseaux sociaux dans le monde entier. On y voit des policiers frapper violemment des habitants dans la rue, puis à terre, filmés par un garde-frontière, Zaw Myo Htike, en mode «selfie», clope au bec. Devant le scandale, les autorités ont ouvert une enquête et, selon le site militant RohingyaBlogger.comdes militaires sont venus inspecter le lieu du drame ce dimanche. Le cabinet de la dirigeante de fait, Aung San Suu Kyi, a annoncé l’arrestation des policiers qui ont été identifiés sur la vidéo, et a affirmé que «d’autres enquêtes sont en cours pour mettre fin aux agissements d’autres policiers qui auraient frappé des villageois lors de cette opération». Un changement complet d’attitude de la part d’un gouvernement, qui avait jusque-là nié la répression contre les Rohingyas, malgré les nombreux témoignages dénonçant incendies volontaires et viols systématiques de la part des forces de l’ordre sur les habitants.

Très peu d’images filtrent de cette région de la Birmanie, où les autorités ne laissent entrer, «pour raisons de sécurité», ni médias indépendants ni ONG, et où les observateurs internationaux ont été déclarés persona non grataA la suite d’une attaque attribuée aux Rohingyas en octobre sur un poste-frontière, l’armée a lancé des opérations de répression contre la minorité musulmane, qui subit un véritable apartheid dans ce pays majoritairement bouddhiste. Depuis cette nouvelle flambée de violence, près de 50 000 Rohingyas auraient fui vers le Bangladesh voisin, selon les autorités de ce pays.

Guillaume Reuge

Source Libération 02/01/2017

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Juncker aurait bloqué des réformes contre l’évasion fiscale, selon le «Guardian»

3152Selon des documents confidentiels révélés par le « Guardian », l’actuel président de la Commission européenne aurait bloqué des réformes lorsqu’il était Premier ministre luxembourgeois.

Le « Guardian » révèle que l’actuel président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker aurait bloqué des réformes destinées à lutter contre l’évasion fiscale des sociétés multinationales, lorsqu’il était Premier ministre luxembourgeois.

Se basant sur des documents diplomatiques allemands confidentiels, le « Guardian » explique le fonctionnement d’un comité qui se réunit depuis 1998 pour veiller sur l’engagement pris par les Etats membres de l’UE de ne pas se livrer à une concurrence déloyale entre eux en matière de politique fiscale. Selon le journal, une petite poignée de pays, souvent dirigés par le Luxembourg (avec à l’époque Jean-Claude Juncker a sa tête), ont utilisé leur présence dans ce comité pour freiner ou diluer l’action de l’UE et protéger leurs propres régimes fiscaux.

Contacté par le « Guardian », un porte-parole du ministère des Finances s’est refusé à commenter ces documents « dont ils n’avaient pas connaissance ».

Voir aussi : Actualité Internationale Rubrique UEJuncker au centre d’un scandale fiscal impliquant 340 multinationalesBarroso à Goldman Sachs : l’éthique en toc de la Commission européenne, Pluie de critiques après l’embauche de Barroso, L’Union européenne malade de l’atlantisme, Luxembourg, Commission la finance aux manettes, rubrique Politique, AffairesL’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes rattrapée par sa société offshore  , Histoire, Jean-Claude Juncker (archives), Rapport SREL, On Line  L’Europe des profiteurs ,

Erdogan destabilise son pays

 © AFP

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La politique répressive du président Erdo?an a une part de responsabilité dans l’insécurité croissante qui règne dans son pays, croit Der Standard :

«La Turquie se trouve en état d’urgence depuis déjà cinq mois maintenant et l’appareil de sécurité est en alerte permanente. Et pourtant, la liste des actes de terrorisme n’en finit pas de s’allonger. La police et les services secrets ont beau avoir réussi à déjouer beaucoup d’attaques, la Turquie n’en reste pas moins instable et elle ne connaît pas la sécurité. C’est pourtant ce que la domination d’un homme ‘fort’ à la tête de la Turquie devrait garantir. Des décisions rapides, un peuple uni, la force et l’estime de soi. Or depuis que Tayyip Erdo?an a accédé à la présidence en 2014, la situation ne cesse de se dégrader. La guerre en Syrie et en Irak explique beaucoup de choses, mais pas tout. La stratégie d’Erdo?an, qui consiste à concentrer sur sa personne de plus en plus de pouvoirs et à diviser la société à cette fin s’avère à présent fatale pour les citoyens.»

Markus Bernath

Source : Der Standard (Autriche) 01/01/2017

L’article original

Voir aussi : Actualité Internationale, Rubrique Europe, Turquie, La crise politique turque grande menace pour les artistes, La romancière Asli Erdogan en prison, Assasinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara, rubrique Politique,

Le Hezbollah craint la consécration d’un front chrétien et le risque de « déviation » de Aoun

Le Hezbollah craint l’emprise de Samir Geagea sur la rue chrétienne.

Le Hezbollah craint l’emprise de Samir Geagea sur la rue chrétienne.

Le Hezbollah serait sérieusement inquiet de l’alliance qui s’est établie entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises à la veille de la présidentielle. Une appréhension confortée d’une part par le discours d’investiture à connotation purement nationale, et d’autre part les prises de position successives affichées par le chef du CPL, Gebran Bassil, et le président Michel Aoun. Le tout couronné par l’annonce faite par le chef de l’État de renouer avec l’Arabie saoudite, qui figure en tête de liste de ses déplacements à l’extérieur.

Dans certains milieux chiites informés non proches du Hezbollah, on affirme que ce dernier a de plus en plus d’appréhensions face au rapprochement entre le CPL et les FL. C’est la raison pour laquelle il œuvre actuellement à saper par tous les moyens l’alliance entre ces deux formations chrétiennes tout en faisant en sorte de couper court à toute tentative de leur part de mettre sur pied d’autres alliances politiques avec le courant du Futur et le PSP.

Le parti chiite craint en effet une emprise des Forces libanaises sur la rue chrétienne, maintenant que Michel Aoun a été propulsé à Baabda. Samir Geagea peut désormais mettre à profit ses relations avec le CPL et le président pour consolider sa position, leur alliance devant être consolidée un peu plus lors des prochaines législatives que les deux formations comptent mener ensemble via des listes conjointes établies sur l’ensemble du territoire. D’ailleurs, la proposition de présenter 128 candidats dans toutes les circonscriptions est on ne peut plus symbolique, le message étant que l’alliance entre les deux formations n’a pas un caractère chrétien mais surtout national.

Le Hezbollah appréhende par ailleurs un éventuel changement dans la stratégie du chef de l’État qui se considère désormais comme étant l’arbitre de la nation et donc au-dessus des parties et des formations en présence. Une crainte qu’est venue exacerber la déclaration de Gebran Bassil, qui avait affirmé que « lorsque Michel Aoun se trouvait à Rabieh, il était le chef du CPL. Maintenant qu’il est à Baabda, il est le père de tous ». Cela signifie que les choix que le président fera à partir du palais présidentiel « seront des options à dimension nationale et non sectaire », commente un responsable politique.

Le parti chiite craint enfin que Michel Aoun ne soit politiquement assiégé par ses deux nouveaux alliés, le chef du courant du Futur Saad Hariri et le leader des FL Samir Geagea, qui tentent par tous les moyens de l’empêcher d’avaliser les choix du Hezbollah.

D’ailleurs, ce dernier ne compte pas se laisser faire face au renforcement progressif d’un nouveau front chrétien allié au mandat, et projette de constituer un front opposé, avec son volet chrétien qui comprendrait les Marada, les Kataëb et des personnalités indépendantes. Selon des sources politiques, le parti chiite a déjà effectué, loin des feux de la rampe, des contacts dans cette direction, tout en tenant à préserver la confidentialité de cette démarche afin qu’elle ne soit pas torpillée en cours de route.

À l’instar du Front du rassemblement consultatif créé de toutes pièces en 2003 par les Syriens pour contrer la rencontre de Kornet Chehwane, le Hezbollah entend réitérer la stratégie en parrainant un front chrétien face au tandem CPL-FL. Ce front serait ainsi appelé à s’élargir pour englober des personnalités musulmanes telles que le président du Parlement Nabih Berry, qui sert depuis quelque temps de façade au parti chiite, lequel cherche à éviter tout affrontement direct avec les aounistes tout en continuant de soutenir officiellement le nouveau mandat. En même temps, le Hezbollah continue de protester de sa bonne foi face aux accusations selon lesquelles il appréhenderait l’alliance FL-CPL et tout rapprochement de ces formations avec le courant du Futur et le PSP de Walid Joumblatt.

C’est dans ce contexte qu’il faudra d’ailleurs interpréter la visite « préventive » effectuée à Walid Joumblatt à son domicile rue Clemenceau par une délégation du parti, notamment pour convaincre ce dernier de rester aux côtés du président de l’Assemblée Nabih Berry sans être tenté de lorgner ailleurs. Lors de cette rencontre, les membres de la délégation se sont attelés à rassurer le leader druze au sujet de la prochaine échéance électorale, en lui affirmant que la future loi, quelle qu’elle soit, ne sera adoptée que si elle prend en considération les appréhensions de M. Joumblatt en termes de représentation. Objectif : tenir le leader druze loin des alliances concoctées autour du mandat, une mission d’autant plus cruciale que le parti chiite craint d’ores et déjà les résultats des prochaines élections ainsi qu’un scénario similaire à celui des législatives de 2009 qui s’étaient conclues par une victoire du 14 Mars.

D’ailleurs, commentent des sources politiques chiites, il ne faut surtout pas croire que le Hezbollah, qui revendique haut et fort la proportionnelle, souhaite réellement son adoption, et ce pour des raisons simples : le Hezbollah, qui n’est plus sûr de sa popularité d’antan dans les milieux chiites, notamment après son intervention en Syrie et le nombre de morts occasionnés dans ses rangs, risque d’en payer le prix dans les urnes. Comme il ne peut non plus réitérer le scénario sanglant des combats de rue déclenchés le 7 mai 2008, il a opté pour l’heure pour la flexibilité et la main tendue dont les députés du parti se sont fait l’écho lors du vote de confiance au Parlement.

Source : L’Orient du Jour, 30/12/2016

Voir aussi : Actualité Internationale, rubrique /Méditerranée, rubrique Moyen Orient, Liban, rubrique Géopolitique, rubrique Société  Religion, On Line, Le Conseil des ministres tiendra mercredi sa première réunion, Le Hezbollah n’exclut pas un dialogue avec les Forces libanaises