Nabokov un auteur hors mesure

nabokov-1899-1977-photo-roger-viollet

Recueil. Plongée fascinante dans les nouvelles rééditées de Nabokov.

Selon l’adage « tout est dans les livres », les choix éditoriaux peuvent toujours se prévaloir d’être en phase avec quelque chose. Pour le lecteur, les nouveaux livres sont parfois ceux d’hier. Il y a seulement des bons et des mauvais moments pour certains d’entre eux. Côté classique, il y a ceux que l’on est censé avoir lus et ceux que l’on a lus. Se forcer est inutile… Figure géniale de la littérature, Nabokov cumule cette vaine classification et la dépasse. C’est un classique et un moderne dont l’œuvre intemporelle demeure inclassable si bien qu’il peut nous embarquer à tout moment.

« Je suis un écrivain américain, né en Russie et formé en Angleterre où j’ai étudié la littérature française avant de passer quinze ans en Allemagne ». Tel est le portrait que Vladimir Nabokov (1899/1977) trace de lui-même. L’auteur a vécu une existence sensorielle et précaire avant de connaître un succès mondial avec la publication de son roman Lolita en 1955. La publication de ses Nouvelles complètes à un prix abordable (1), offre l’occasion de redécouvrir l’esthétique littéraire nabokovienne. Une écriture de l’exil contraint par La Révolution d’Octobre.

Hauteur céleste

L’écrivain n’est pas, comme il lui a été reproché, un auteur de droite, ni de gauche d’ailleurs. Il se laisse emporter et nous entraîne bien au-delà des clivages par le souffle inspiré du rêve. Son passe-temps favori était la chasse aux papillons. Dans Le Mot, il envie le détachement des oiseaux qui tels des anges suivent librement leur chemin : « Le regard tourné vers les hauteurs célestes. Je voyais leurs yeux, tels des abîmes de jubilation, et dans leurs yeux, l’impassibilité de leur ascension (…) tandis que moi, misérable, aveuglé et pantelant, je me tenais au bord de la route (…) faut-il dire des prières que je leur adresserais, raconter que sur la plus belle des étoiles de Dieu il existe un pays – mon pays – qui se meurt dans d’affreuses ténèbres ? » Son enfance saint-pétersbourgoise, se déroula dans une atmosphère de fête, de confiance et de gaieté insouciante.

Expression paradoxale

nabokov-papillonUn peu à l’image de celle d’Olga, personnage dont il conte l’histoire dans Une beauté russe : « A un moment de son existence, sans doute vers la fin de 1916, on n’aurait pas trouvé, dans la ville d’eaux proche du domaine familial, un écolier qui ne rêva de se tirer une balle dans la tête pour elle… » l’écrivain affirme dans son œuvre l’irréalité de sa réalité. « Mais bientôt la vie s’assombrit. Quelque chose finissait : les gens se levaient déjà pour s’en aller. Comme cela passa vite ! » L’écriture puise dans la douleur ouverte comme un vaste espace où le silence est fertile. Le pouvoir des mots non écorchés s’impose dans un face à face de l’auteur avec lui-même, sans narcissisme. Expression paradoxale d’une dépossession où l’expérience se mue en réalité intransgressable.

Humour fatal

Parfois, comme dans Ici on parle russe, l’imaginaire semble prendre sa revanche sur l’exil. Ici l’écrivain compare l’âme d’un homme à un grand magasin chez qui les deux vitrines sont les yeux. Avec un sens de l’humour fatal, il conte sur le ton d’une gentille blague comment Martyn Martynytch et son fils Pétia, exilés russes devenus propriétaires d’un débit de tabac à Berlin, en viennent à condamner, un ancien membre de la Guépéou (2). Celui-ci qui passe chez eux par hasard, se voit condamné à la peine capitale, avant de bénéficier d’une peine d’emprisonnement à perpétuité dans leur salle de bains.

Nabokov manie l’écriture vérité dite selon les normes maîtrisées de la fiction, à la fois aveux et mensonges, fantaisies et révélations comme dans premier amour. On se délecte de cette narration saisissante d’intensité qui permet de vibrer à l’unisson avec l’auteur.

Jean-Marie Dinh

(1) Nouvelles complètes éditions Gallimard, coll. Quarto, 866 p 25 euros.

(2) Police politique soviétique.

Bain de sang à Bangkok

Bangkok l'armée les pieds dans le sang des chemises rouges

Bangkok l'armée les pieds dans le sang des chemises rouges

Les manifestants pacifistes thaïlandais, qui se heurtent à l’armée autour de leur camp retranché à Bangkok, ont demandé dimanche une négociation sous l’égide de l’ONU pour ne pas ajouter de victimes à un bilan déjà établi à 31 morts et 230 blessés depuis trois jours. Acculés par l’armée dans le quartier qu’ils occupent depuis le début du mois d’avril, les  chemises rouges demandent au gouvernement de retirer ses soldats, alors que les combats se poursuivaient dimanche dans les rues de la capitale.

Mais le gouvernement a immédiatement opposé une fin de non recevoir. Il rejette toute intervention de l’Onu et réclame la reddition des leaders de la contestation. Cette fermeté croissante des autorités douche tout espoir de compromis .

Un porte-parole de l’armée, a expliqué que les soldats étaient autorisés à tirer sur les manifestants s’ils s’avancent à moins de 36 mètres des lignes tenues par l’armée. Les « rouges » ont de leur côté renforcé la défense de leur « camp retranché », pendant que certains d’entre eux menaient des opérations de guérilla urbaine avec cocktails Molotov, pierres, engins incendiaires…

Voir aussi : rubrique Asie Thaïlande, Une balle dans la tête du général, Les chemises rouges acceptent la médiation, nouveau rassemblement des  chemises rouges, Lien externe entretien avec Olivier Guillard directeur de recherche de l’IRIS,

Bientôt le grand Krach automatique…

bourse-francfort

Ces machines qui spéculent à la vitesse de la lumière

Les journaux  qui ne publient pas les cours de la Bourse font exception. Le Canard enchaîné est de cela, il consacre cette semaine  un instructif article aux supers ordinateurs des salles de marché.  On y apprend que le dévissage  de 9% de la bourse de NY le 6 mai dernier pourrait être dû à un bug informatique.  » Une répétition  de ce qui menace la finance mondiale, pronostique un courtier. Un krach entièrement automatique est aujourd’hui possible. Ce sont les ordinateurs qui ont la main... »

Dans l’univers du toujours plus vite pour gagner plus, les machines remplacent peu à peu les traders. « Au terme d’une série de projections, calculs et traitement des informations, les pros du High Fréquency Trading pondent des stratégies ultra-sophistiquées. Le tout reposant sur des programmes informatiques et des algorithmes qui font appel aux dernières techniques de l’intelligence artificielle. » En jouant sur des écarts infimes de la cote de certaines valeurs d’une place financière à l’autre, il est ainsi possible de gagner beaucoup d’argent en regardant simplement travailler un ordinateur.

Seuls des ordinateurs peuvent rivaliser avec d’autres ordinateurs. C’est sans doute pour cela que les systèmes de contrôle sont eux-mêmes automatisés. Ce pourrait être le prochain scénario de Terminator, quand  les machines s’élancèrent des cendres du feu financier, mais cela semble trop proche de la réalité pour nous faire rêver. Lors du bug New-Yorkais  du 6 mai 2010, les ordis chargés de la bonne marche des échanges ont « disjoncté » et ont, à l’inverse de leur fonction contribué à aggraver la dégringolade. La SEC, l’autorité de contrôle des marché financiers outre-atlantique, s’inquiète désormais de ces pratiques. « Mais comme les montants en jeu sont énormes, le gendarmes de la Bourse américaine se hâte lentement« , précise l’hebdomadaire du mercredi. Selon une récente étude du cabinet Aite Group, le volume traité en High Fréquency Trading atteind 73% du volume total des actions échangées, en 2009, sur les marchés américains. Et constitue la moitié des échanges de produits dérivés.

Les programmes réagissent bien plus vite que les hommes; bonne nouvelle  pour les traders qui ne pourront bientôt plus servir de fusible au système!

Le Vent se lève

Voir aussi : rubrique médias, L’ère des robots-journalistes, rubrique finance L’erreur informatique fait plonger les bourses japonaises, la City zen, Sous pression L’UE, répond aux marchés,


Nouveau coup de froid sur les Bourses européennes

ue-dans-le-platre

Un nouveau vent de panique soufflait vendredi 14 mai sur les marchés financiers, touchant en particulier les Bourses et la monnaie unique européennes, les inquiétudes persistantes autour de la zone euro ayant eu raison de l’apaisement apporté par le mégaplan européen adopté dimanche. Cette défiance persistante des marchés, en dépit des efforts déployés toute la semaine par les Européens, a été encore été renforcée par des déclarations et des informations de presse qui ont semé le trouble. Des propos très négatifs envers l’euro de Paul Volcker, le conseiller économique du président américain Barack Obama, allant jusqu’à évoquer sa «désintégration», ont contribué à la chute de la monnaie européenne, selon des analystes. Celle-ci a franchi vendredi la barre des 1,24 dollar, soit son niveau le plus bas depuis octobre 2008, peu après la chute de la banque Lehman Brothers. «De toute évidence, je pense que l’on peut dire que l’euro a échoué et est tombé dans un piège qui était manifeste depuis le début», du fait de l’absence de politique budgétaire commune, a déclaré M. Volcker, ancien président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine.

«Les investisseurs doutent»

A cela est venu s’ajouter une information d’El Pais, démentie conjointement par Madrid, Paris et Berlin, selon laquelle le président Nicolas Sarkozy aurait menacé de retirer la France de la zone euro pour forcer Angela Merkel à accepter le plan de sauvetage de la Grèce. L’article du premier quotidien espagnol, basé sur des confidences supposées du chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’UE, a fait le tour des sites web, renforçant encore d’un cran la tension sur les marchés.

Les Bourses européennes ont fini sur de fortes baisses: -6,64% à Madrid, -4,59% à Paris, -5,26% à Milan, -3,12% à Francfort, -3,14% à Londres. Baisse aussi à Wall Street où à la mi-séance le Dow Jones creusait ses pertes à -1,84%.

«Les investisseurs doutent de plus en plus des capacités de croissance de certains pays de l’Europe alors que des politiques de rigueur budgétaire se mettent en place qui vont réduire les capacités de consommer», a expliqué un vendeur d’actions parisien. Les marchés s’étaient pourtant montrés euphoriques lundi au lendemain du plan de sauvetage massif décidé par les Européens. La monnaie unique était montée lundi à 1,30 dollar, tandis que les Bourses s’envolaient.

L’or, valeur refuge

Les analystes de BNP Paribas s’étaient dit «prudemment optimistes sur le retour à un début de stabilité sur les marchés en Europe» vendredi matin, tout en soulignant que «de vives inquiétudes» demeuraient et que les marchés avaient encore besoin d’être convaincus «de la volonté des gouvernements à réduire leurs déficits». Et elle sera nécessaire si l’on en croit le Fonds monétaire international (FMI) qui a publié vendredi de sombres prévisions. «Les risques budgétaires se sont accrus, en particulier dans les économies développées», a affirmé le FMI dans la troisième édition de son «Rapport de surveillance budgétaire multinational». Le FMI a, à deux reprises cette année, relevé ses prévisions de croissance mondiale. Mais pour lui, malgré cette amélioration des perspectives économiques, le redressement des finances publiques est insuffisant et la tendance reste mal orientée.

Le Portugal a pourtant promis jeudi de dures mesures d’austérité, dont une hausse de la TVA et une surtaxe extraordinaire, de 1% ou 1,5% selon le niveau de revenu. L’Espagne avait annoncé dès mercredi des mesures semblables, notamment une baisse des salaires des fonctionnaires. Athènes a lancé la création d’un comité de crise pour faire face aux annulations massives dans le secteur du tourisme, vital pour l’économie du pays. L’Italie réfléchit de son côté à de nouvelles mesures d’austérité.

Signe de cette tension, l’or, valeur refuge traditionnelle, a inscrit vendredi un nouveau record historique à près de 1.250 dollars l’once.

AFP


Voir aussi : Rubrique Finance , Sous pression L’UE, répond aux marchés, Traders en fête, Barnier rassure les fonds spéculatifs, Les banquiers reprennent leurs mauvaises habitudes, Rubrique Crise entretien avec Frédéric Lordon,

Portrait féminin de la société tunisienne

secret-1

Raja Ammari au cinéma Diagonal à Montpellier

Rencontre avec la réalisatrice franco-tunisienne Raja Ammari qui présente son second long métrage Les Secrets.

Invitée par Le Diagonal, la réalisatrice Raja Ammari est venue présenter son deuxième long métrage Les Secrets. Actuellement à l’affiche, le film pointe la confrontation du monde traditionnel et urbain et situe la société tunisienne à travers un vécu féminin. « J’ai commencé à écrire à partir du personnage d’Aicha*. Tenue à l’écart du monde par deux femmes de sa famille, la jeune fille cherche son identité. L’appel de la féminité interfère avec cet enfermement », indique la réalisatrice. Les trois femmes vivent en retrait dans le sous-sol d’une vaste maison à l’abandon. L’arrivée d’un jeune couple urbain va déséquilibrer leur vie en autarcie et faire basculer le film dans un tout autre univers ! « Aicha déforme la réalité en fonction de ses désirs »

Dans son premier film, Le Satin Rouge, Raja Ammari explorait le parcours d’une femme tentant de retrouver sa jeunesse. Dans Les Secrets, elle effectue le parcours inverse. Son regard sur le monde reclus des femmes vivant dans le conservatisme et le refoulement de leurs désirs mène à la violence. « Poussée par son désir Aicha pénètre le monde extérieur. Elle transgresse ce que sa grand-mère considère comme une menace. Mais dans la scène où elle vérifie si sa petite fille n’a pas perdu sa virginité, elle commet ce qu’elle redoute. » Le propos ne porte pas de jugement. Si la réalisatrice s’exonère de références religieuses, elle n’a pas évité que la projection du film suscite une vive polémique en Tunisie. « On m’a reproché de donner une image déviante et négative de la femme. » C’est une scène dans une salle de bain où une femme en lave une autre qui a déclenché le plus de courroux. « Je n’ai pas tourné cette scène pour provoquer. Mes indications étaient d’adopter une attitude maternelle, dénuée de sensualité. Dans cette scène, la nudité renvoie à une frustration enfouie qui fait parler le personnage de son enfance. » C’est ainsi que le film évolue, à travers l’image et le travail par étape sur l’émotion des personnages qui finissent par éclater tout ce qui leur tenait de schéma mental et comportemental.

Jean-Marie Dinh

* interprétée par la talentueuse Hafsia Herzi.

Voir aussi rubrique cinéma Tunisie, Le chant des mariés de Karim Albou,

Thaïlande : Une balle dans la tempe du général. L’Etat d’urgence est étendu

thailande-non-violence

Des heurts entre armée et manifestants ont fait un mort et au moins huit blessés jeudi à Bangkok, dont un général thaïlandais renégat favorable aux «chemises rouges», victime d’une attaque par balle alors que le pouvoir a décidé de boucler la zone où sont retranchés les manifestants.

Khattiya Sawasdipol, alias Seh Daeng, très populaire parmi les «rouges» et de facto chargé des opérations de sécurité dans leur campement, a reçu une balle dans la tempe. «Il est en train de subir une intervention chirurgicale à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Hua Chiew», a précisé un porte-parole du service des secours de la capitale. Le général Khattiya, 58 ans, n’avait pas caché ces derniers jours qu’il n’acceptait pas le plan de sortie de crise du gouvernement. Il a toujours assumé son lien étroit avec Thaksin Shinawatra, ex-Premier ministre en exil renversé en 2006 par un putsch, et dont se réclament de nombreux manifestants. Un de ses aides de camp a affirmé à l’AFP qu’il avait été la cible d’un tireur embusqué.

«Le bouclage total (de la zone) a été mis en place depuis hier soir», a de son côté annoncé le porte-parole de l’armée, le colonel Sunsern Kaewkumnerd. «Les responsables du réseau de la ville ont coupé l’électricité autour de l’intersection de Ratchaprasong la nuit dernière», a-t-il ajouté. Selon la police, par ailleurs, cinq grenades M-79 ont été tirées devant le quartier de la finance de Bangkok où manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés pendant environ deux heures. L’armée a finalement ouvert le feu pour repousser des manifestants qui chargeaient, a témoigné un caméraman de l’AFP. Au total, sur l’ensemble de la soirée, un manifestant a été tué et au moins huit ont été blessés. L’état d’urgence, décrété à Bangkok début avril, a été étendu à 15 autres provinces du Nord et du Nord-Est du pays, bastion des «rouges». Une mesure qui ne faisait que confirmer combien le plan de sortie de crise du Premier ministre Abhisit Vejjajiva était désormais moribond.

Les Etats-Unis ferment leur ambassade

Devant la détérioration de la situation, les Etats-Unis ont fermé leur leur ambassade. «Nous somme très préoccupés, nous surveillons très attentivement» la situation, a déclaré à Washington le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, annonçant la fermeture de l’ambassade. Peu après, le Royaume-Uni a lui aussi annoncé qu’il fermait sa mission diplomatique à Bangkok. «L’ambassade sera fermée demain», a déclaré à l’AFP à Londres une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Les «chemises rouges» ont exigé cette semaine, avant de se disperser, l’inculpation du numéro deux du gouvernement, Suthep Thaugsuban, qu’ils jugent responsable des violences du 10 avril (25 morts, plus de 800 blessés). Depuis, la situation ne cesse de s’aggraver. Abhisit a annulé les élections anticipées qu’il avait proposées en novembre en échange de la fin du mouvement. Et l’armée a fait état de sa volonté d’envoyer des blindés pour prendre position autour du quartier, afin d’étrangler les «rouges».

Le colonel Sunsern Kaewkumnerd, porte-parole militaire, avait averti que des «tireurs embusqués (seraient) déployés» et que l’usage de balles réelles serait autorisé en cas de menaces et contre des «terroristes armés». Officiellement, il ne s’agissait pourtant pas d’une dispersion par la force des manifestants, une opération très délicate dans ce quartier protégé par des barricades de bambous, de pneus et de barbelés tranchants, et dans lequel vivent des femmes et des enfants.

Les «chemises rouges» ont  lancé des appels au sacrifice.

«Si vous pensez que tirer sur Seh Daeng va nous faire peur (…), vous avez tort», a proclamé Jatuporn Prompan, l’un des principaux leaders. «Peu importe qui a les armes, cela ne signifie rien pour les militants de la démocratie comme nous. Nous ne partirons pas». «Nous nous battrons à mains nues contre des blindés et des armes automatiques», a-t-il ajouté, invitant les manifestants à utiliser leurs téléphones portables, pendant qu’il était encore temps, pour appeler du renfort. La crise, la pire dans le royaume depuis 1992, a déjà fait 30 morts et près de 1.000 blessés depuis la mi-mars

AFP

Voir aussi : rubrique Asie Thaïlande, Les chemises rouges acceptent la médiation, nouveau rassemblement des  chemises rouges, Lien externe entretien avec Olivier Guillard directeur de recherche de l’IRIS,