Magdalena Project 2015

Culture. Le réseau international dédié aux arts vivants créé par des femmes choisit Montpellier pour sa 1ère escale en France.

Du 21 au 26 septembre, la Bulle Bleue organise en association avec le Théâtre de la Remise et Réseau en scène LR The Magdalena Project Montpellier. Depuis bientôt trente ans, Magdalena – réseau international d’échanges dédié au théâtre et aux arts vivants créé par des femmes – traverse les continents et les générations par le biais des événements régulièrement organisés dans différentes villes du monde. L’événement est porté cette année par Marion Coutarel, comédienne et metteuse en scène au Théâtre de la Remise, associée à la Bulle Bleue depuis 2012. Pour cette première en France, des femmes artistes du Danemark, d’Angleterre, de Suisse, de Biélorussie, d’Argentine, d’Inde, d’Allemagne, du Brésil, de Pologne, d’Espagne, d’Italie, du Japon et d’Australie viendront à la rencontre des professionnel(le)s de la région et de tous les publics. Magdalena Project est aussi un espace facilitant l’échange, le soutien et la formation artistique.
L’édition montpelliéraine propose des temps d’ateliers, de pratiques et de recherche artistiques animés et portés par des professionnelles à destination de professionnels.

Voir aussi : Rubrique International, rubrique Théâtre, rubrique Politique culturelle, Le secteur artistique et culturel face à la parité,

 

L’insoutenable pression mondiale sur la société civile

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Selon un nouveau rapport, six personnes sur sept vivent dans des pays où les libertés civiques sont menacées, alors que les organisations qui les défendent connaissent des difficultés financières et font l’objet de pressions politiques et d’autres formes de harcèlement.

Dans son rapport sur l’état de la société civile (2015 State of Civil Society Report), CIVICUS, une alliance mondiale d’organisations de la société civile, estime que partout dans le monde, les organisations de la société civile ont également été touchées par les attaques portées à la liberté d’expression, poussant son directeur exécutif, Dhananjayan Sriskandarajah, à qualifier la situation « d’insoutenable ».

Mandeep Tiwana, responsable des politiques et du plaidoyer chez CIVICUS, a expliqué aux journalistes d’Equal Times que, ces dernières années, des organisations de la société civile – qui comprennent des organisations non gouvernementales, des syndicats et des groupes confessionnels – se sont battus en première ligne lors de nombreuses urgences humanitaires, y compris à l’occasion de la crise d’Ebola et des bombardements à Gaza.

« Alors que les organisations de la société civile n’ont eu de cesse de prouver leur valeur lors de crises mondiales, notamment lors d’actions humanitaires à la suite de catastrophes, dans la résolution de conflits, dans les phases de reconstruction après un conflit et pour combler l’important déficit démocratique dans le monde, le secteur de la société civile tout entier connaît de graves problèmes de moyens », explique-t-il.

« Il s’agit d’une insuffisance de fonds, surtout pour les petites organisations de la société civile qui en ont besoin pour garantir leur pérennité à long terme, mais aussi d’environnements réglementaires restrictifs qui empêchent la mobilisation de ressources au niveau national comme international. »

Le rapport s’inquiète également du faible niveau de financement public consacré à la société civile : sur les 166 milliards de dollars US destinés à l’aide publique au développement par les principaux pays bailleurs de fonds en 2013, seulement 13 % – soit 21 milliards de dollars US – ont été attribués à la société civile.

Plus de fonds pour les dissidents

Pour certains défenseurs des droits humains, l’une des raisons de la situation est que les gouvernements veulent affaiblir les organisations de la société civile exprimant une opinion différente et faisant campagne pour un changement de politiques, et réduire leur financement.

Dans un essai intitulé The Clamp-down on Resourcing (Coup de frein aux ressources), Maina Kiai, le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion et d’association pacifiques, écrit : « Couper les ressources financières est une façon facile pour un gouvernement de réduire au silence une organisation de la société civile qui se montre un peu trop critique. »

Maina Kiai donne l’exemple de l’Éthiopie où les autorités ont adopté une loi en 2009 qui interdit aux organisations de la société civile qui travaillent dans les domaines de l’égalité et des droits des enfants de recevoir plus de 10 % de leur financement de sources étrangères.

Des actes similaires ont également eu lieu au Pakistan, en Turquie et en Russie, où, plus tôt dans l’année, Amnesty International a critiqué le président russe, Vladimir Poutine, qui avait introduit une loi qualifiant d’indésirables les organisations étrangères représentant une menace pour la « sécurité de l’État » ou « l’ordre constitutionnel ».

Pour Marta Pardavi, une prééminente défenseuse des droits humains hongroise, les conclusions de CIVICUS sont cohérentes avec ce que vivent les organisations en Hongrie.

« Le secteur des ONG indépendantes, qui comptent sur des financements étrangers et qui adoptent souvent des positions critiques envers les politiques gouvernementales, subit des contrôles sans précédent de la part des autorités, comme des enquêtes fiscales, et est victime d’insinuations politiques dévalorisantes », explique-t-elle.

« Réagir à toutes ses attaques, aux critiques non fondées et aux actions en justice constitue une charge de travail supplémentaire pour nombre d’ONG, les empêchant de mener à bien leurs projets et les entraînant dans une politisation d’activités essentiellement non partisanes. »

Dhananjayan Sriskandarajah estime que cette réaction violente à l’échelle mondiale contre la société civile est très inquiétante.

« Malgré le travail incroyable que mène la société civile, elle est toujours attaquée. Rien qu’en 2014, nous avons prouvé de graves atteintes à “l’espace civique” – libertés d’expression, syndicale et de réunion – dans pas moins de 96 pays du monde entier », poursuit-il.

« Pour noircir encore le tableau, les organisations ayant le plus besoin de fonds, principalement basées dans l’hémisphère sud, ne reçoivent qu’une partie des milliards de dollars attribués au secteur. C’est une situation insoutenable. Nombre de bailleurs de fonds savent que la société civile accomplit un travail essentiel, mais il faut faire preuve d’encore plus de courage pour garantir la survie de celles et ceux qui se battent en première ligne. »

by Mischa Wilmers

Source : Equal Times 31/08/2015

Voir aussi : Actualité Internationale, Rubrique  Politique, Politique Internationale, Société civile, rubrique Société, citoyenneté,

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…

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Tous les chats sont gris
Chronométrés, programmés à la seconde près jusqu’à parfois manquer de spontanéité, mais toujours désarmants de bonheur, les mariages restent l’un des derniers survivants de la nuit libanaise, lorsque cette dernière touche le fond…es couples se séparent, les familles se recomposent, les enfants grandissent en alternance : c’est la noria des ex et des demis, l’institution matrimoniale version 1.0 qui vieillit mal et s’en prend plein la figure.
C’est ainsi et il faut arrêter de s’en désoler. Cela dit, en cette ère où s’ouvrent comme jamais les gouffres salés des divorces dévorants, une question nous taraude : comment les Libanais trouvent-ils encore l’envie et surtout le courage de se jurer amour éternel ? Comment ont-ils foi en des épousailles de fer à l’heure des séparations de coton et des recompositions de cocon ? Comment osent-ils s’unir devant Dieu ou la loi, alors que la bague au doigt étrangle désormais comme une corde au cou ? Et que les mariages pluvieux ne présagent (presque) même plus des jours heureux ? Car ni le taux élevé de mariages brisés, encore moins le marasme du pays n’ont réussi à refroidir les Libanais qui ont, cet été plus que jamais, fait honneur à la wedding season, toujours au centre des polémiques.

Devoirs et émotions
Au Liban plus qu’ailleurs, là où les arbres généalogiques ont des tentacules s’épanchant du Nord au Sud, avec cap sur le Brésil et le Canada, les jours de noces sont ces retrouvailles qui sortent de la naphtaline les tendresses faisandées comme les griefs abusifs. Mais aussi, les complicités secrètes des passés composites et encore les mélancolies mauves de se voir vieillir ensemble…

Avec toujours, en toile fond, une obsession des obligations, même en ce jour initialement consacré à la fête. Devoir inviter le cousin par alliance de troisième degré, devoir être toute de blanc vêtue, devoir faire acte de présence face à un patriarche ou un cheikh, devoir désigner comme témoin la cousine bedonnée, devoir se coltiner le tapage d’une dabké ou l’invasion d’une armée de riz sur une chevelure bien montée. Mais, avec un peu de recul, c’est cette douce répétition des mêmes attentions, des mêmes détentions qui nous font aimer ce moment presque énervant de gaîté.

Alors, oui, militons pour ce rituel made in notre petit pays. Pour la robe surbrodée, surdentelée, sur-swarovskiée de la maman, cousue à la main tout l’hiver durant ou louée pour un soir, comme une Cendrillon senior. Pour le mascara waterproof qui lâche lorsque la mariée sort de sa chambre de jeune fille, sous le regard intact de ses ours en polystyrène et de sa grand-mère un peu hagarde, qui ne sait plus qui d’elle, de sa fille ou de sa petite fille va passer la bague au doigt.

Pour les demoiselles d’honneur, ces véritables anges, princesses avant le temps. Pour la seule et unique version de la zaffé, cette chanson kitsch et élimée qui arracherait une larme au plus endurci des Vikings du jurd. Surtout pour le jus d’ananas et les bonnes vieilles dragées casseuses de dents, parce qu’on nous a assez cassé les pieds avec les buffets de traiteurs branchés et autres gâteaux sans gluten.

Évidemment pour la zalghouta de la nounou centenaire qui déguisait la 3arouss en princesse, du haut de ses trois ans. On est même pour la meringue de la mariée en cinq dimensions, oui, pour sa tignasse honnête qui fait souvent rappel au bouquet offert par son prétendant, merci de nous sortir de la fadeur de ces modeuses mordues de haute couture. Pour l’immeuble qu’on orne en entier, les chaises en plastique qui débordent jusqu’à l’entrée et les voisins qui s’y mettent aussi. Pour la voiture couleur crème qu’on emprunte pour l’occasion, et le convoi qui laisse traîner les vagues d’un voile blanc alors que ce qui fume autour n’est que buées noires et vapeurs grises.

 

Comme une horloge bien réglée
Sauf que dernièrement, les jours de noces s’apparentent davantage à un bonheur artificiellement téléguidé qu’à une pétarade de joie partie en vrille, lorsque l’enchaînement est programmé à la minute près par des wedding planneurs, depuis l’arrivée des convives jusqu’au cadeau de retour. Alors contre les mariages minutés comme des parades de l’armée, parce qu’une toile inachevée est toujours plus touchante qu’un tableau parfait.

Contre les hôtesses venues en renfort nous arracher nos verres lors du welcome drink, nous traînant de force vers les tables d’où l’on se toise comme des chiens de faïence. Contre les zones Mykonos, Santorini et Poros car la féodalité est révolue et que ces noms d’îles grecques n’ont pas leur place sur cette colline du Kesrouan.

Contre les entrées du jeune couple en grande pompe, parachutées d’une montgolfière, jaillies d’un coquillage en marbre ou conduites par un carrosse car la réalité devient trop artificielle et rien ne vaut un retour à l’essentiel. Contre les discours guimauves qui réveillent des vieux démons, et les présentations power point pleines de photos que le jeune marié n’avait pas l’intention de revoir de sitôt.

Contre la first dance en version rap ou hip hop car rien n’égale des mots murmurés à l’oreille, une tête reposant sur l’épaule, une main au creux des reins, et des hanches en avant façon Maria Schneider dans Last Tango in Paris. Contre enfin le manque de surprise, ces mêmes cracheurs de feu, cette même band sud-américaine qu’on doit se farcir tout l’été et cette même pièce montée qui aurait mieux fait d’être en sucre qu’en carton blanc.

 

Pour, quand même
Mais parce que les parents se sont saignés afin que ce jour soit le plus marquant de la vie de leurs enfants, et que dépenser de telles sommes dans un pays qui tient à un fil de soie est un acte indiscutablement courageux : pour ces mariages libanais. Pour ces 3a2bélak à la pelle qui finissent par faire sourire, pour l’alcool qui coule à flots et la mariée qui se retrouve en tongs, pour les expats qui ont enfin une bonne occasion de rentrer au bercail, et ce sentiment rassurant de grandir avec les mêmes visages. Pour ces soirées qui nous redonnent goût à la fête, à l’été et à l’amour. Pour se dire « OUI » et s’aimer donc, envers et contre tout.

| OLJ
Source ; L’Orient du Jour 29/08/2015
Voir aussi : Rubrique Mediterranée, Liban, rubrique Société,

En Allemagne, médias et personnalités s’engagent pour les réfugiés

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Après une semaine marquée par plusieurs incidents xénophobes visant les réfugiés en Allemagne, médias et personnalités se mobilisent en leur faveur, soucieux d’offrir le visage d’un pays terre d’accueil.

« Nous aidons », proclamait samedi la Une du quotidien populaire Bild, le plus lu d’Europe, qui a choisi de lancer « une grande opération d’aide » en faveur des réfugiés pour « montrer que les braillards et les xénophobes ne gueulent pas en notre nom ».

L’Allemagne fait face à un afflux sans précédent de réfugiés, l’Office fédéral en charge de ce dossier prévoyant l’arrivée de 800.000 demandeurs d’asile en 2015.

Ces arrivées et la nécessaire ouverture de centres d’accueil dans tout le pays pour y faire face se heurtent à des réactions de rejet parfois violentes, notamment dans l’Est du pays.

Incendies volontaires, menaces, agressions, ou encore manifestations, comme à Heidenau (Saxe, est), se sont succédé en Allemagne durant la semaine, conduisant Angela Merkel à visiter pour la première fois un centre de réfugiés, dans cette petite ville, théâtre de heurts entre police et militants d’extrême-droite.

La chancelière devrait revenir une nouvelle fois sur le sujet à l’occasion d’une conférence de presse, lundi.

A l’image de Bild, d’autres médias, comme l’hebdomadaire Der Spiegel ou le grand quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung (SZ) s’engagent aussi.

Le premier proposait samedi une double couverture, la première consacrée à la « sombre Allemagne » et illustrée par une photo d’un foyer de réfugiés en flammes, la seconde montrant « l’Allemagne lumineuse » et des enfants de réfugiés lançant des ballons dans le ciel.

« C’est à nous de définir comment nous allons vivre, nous avons le choix », expliquait le magazine tandis que le SZ proposait à ses lecteurs soucieux d’agir un guide pratique pour leurs dons de vêtements, de nourriture, etc.

– « Chers réfugiés » –

« Chers réfugiés, c’est bon que vous soyez là car cela nous permet de vérifier la qualité de nos valeurs et de montrer notre respect des autres », estimait le champion du monde de foot et milieu du Real Madrid, Toni Kroos, cité dans la presse.

Comme lui, d’autres personnalités prennent position comme l’avait déjà fait Til Schweiger, star du cinéma en Allemagne, dont la maison a été placée sous surveillance après l’intrusion d’inconnus dans son jardin.

Le chanteur de rock Udo Lindenberg souhaite par exemple organiser un grand concert pour « célébrer la culture d’accueil » de l’Allemagne qui pourrait avoir lieu le 4 octobre à Berlin.

Dans un pays marqué par le souvenir de son passé nazi, cette mobilisation rappelle celles qui ont pu se produire lors d’autres incidents racistes. En 2000, l’ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schröder avait ainsi appelé à un « soulèvement des honnêtes gens » après l’incendie d’une synagogue à Düsseldorf (ouest).

L’Allemagne est « un pays tolérant et ouvert », a encore martelé samedi le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière, dans le quotidien Die Welt.

Dans un éditorial intitulé « Ce que nous sommes », le quotidien conservateur se voulait d’ailleurs optimiste, estimant que loin des incidents xénophobes, « la vigueur de l’engagement bénévole change le visage de l’Allemagne » qui à travers sa « culture d’accueil » est « en train de se redécouvrir ».

Ce mouvement « contribue à cette nouvelle définition du pays comme terre d’immigration », jugeait même Die Welt alors que jadis, l’Allemagne conservatrice du chancelier Helmut Kohl (CDU) refusait catégoriquement de se définir comme telle.

Un sondage publié en janvier par la fondation Bertelsmann montrait que la « culture de l’accueil » était en progression en Allemagne: 60% des sondés se disaient prêts à accueillir des étrangers, contre 49% trois ans plus tôt.

Mais l’étude relevait également que la société était encore partagée sur la question de savoir si l’immigration était une chance. Elle soulignait enfin que dans l’ex-RDA, on se montrait moins enclin à accueillir les étrangers.

Samedi, à Dresde, capitale de la Saxe (est) et berceau du mouvement islamophobe Pegida, entre 1.000 (police) et 5.000 personnes (organisateurs) réunies derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « Empêcher aujourd’hui les pogroms de demain », étaient venues manifester pour tenter de changer cette image.

Dans la soirée, plusieurs centaines d’entre elles se sont retrouvées à Heidenau, distant de quelques kilomètres, et ont dansé dans la rue avec les réfugiés, sous le regard d’importants effectifs policiers.

Source AFP 30/08/2015

Voir aussi : Actualité Internationale Rubrique Allemagne; rubrique  Politique de l’immigration,

Est-ce Dieu qui guide cette main?

Retour de Donato Carrisi en librairie le 16 septembre. dr

Retour de Donato Carrisi en librairie le 16 septembre. dr

Les noirs de l’été. Malefico de Donato Carrisi éditions Calmann-lévy.

Malefico ! dans la série thriller mystique, cherchez le père. C’est une invitation dans Rome l’éternelle et les coulisses de l’Etat autonome du Vatican à laquelle nous convie Donato Carrisi dont l’oeuvre connaît un succès international. On retrouve dans Malefico, le héros Marcus du Tribunal des âmes, personnage amnésique attachant en quête de sa propre existence, qui dispose d’un don particulier pour déceler le mal.

« Une fois, un ami m’a dit que pour capturer quelqu’un de mauvais il fallait comprendre comment il peut aimer. »

Employé d’un ministère, mais ignorant l’identité de ses supérieurs, Marcus est un Pénitencier : il appartient à une confrérie secrète et redoutée qui vit dans l’ombre des crimes depuis la nuit des temps et suit à la trace les plus grands criminels de l’histoire. Une sorte de flic du Vatican.

Marcus s’apprête à reprendre ses fonctions, lorsque se déclenche à Rome une psychose généralisée : de jeunes amants sont retrouvés assassinés avec le même modus operandi à chaque fois : l’homme est abattu d’une balle dans la nuque, alors que la femme a été longuement torturée avant sa mise à mort. Sur les scènes de crime, Marcus retrouve Sandra, l’enquêtrice photo pour la police scientifique.

« Vous croyez au diable, agent Vega ?

– Pas vraiment. Je devrais ?  »

Le retour du prodige italien du thriller, nous confirme en somme que le dessein du seigneur reste vraiment impénétrable, et celui de l’Eglise demeure d’alimenter la foi dans le coeur des hommes. On s’en doutait un peu, mais il n’est pas déplaisant de se perdre dans les méandres gothiques obscurs de Donato Carrisi. Il affirme que son livre se fonde sur des faits réels. Les archives des péchés seraient selon ses dires conservés au Vatican. Et la confrérie des Pénitenciers toujours prête à filer un coup de main entre la lumière et les ténèbres…

JMDH

Malefico éditions Calmann-lèvy  21,90 euros.

Source : La Marseillaise 27/08/2015

Voir aussi : Rubrique LivreRoman noir,