Grand bain dans un petit labo

La baignoire se rêve en piscine

La baignoire se rêve en piscine

Création théâtrale. Des découvertes, de l’étonnement, de l’émotion, on trouve tout cela dans le laboratoire artistique de la rue Brueys qui fête ses 10 ans.

« Bienvenue dans l’intimité de la création et des écritures contemporaines »  lit-on dans le programme de la dixième saison de la Baignoire. Cette phrase posée comme un épitaphe par l’artiste fondateur du lieu Béla Czuppon s’inscrit toujours comme une invitation, car ce lieu d’à peine 100 m2 reconnu par les meilleurs comédiens de la région et les plus grands auteurs de théâtre contemporain d’Europe existe encore. Mais qui se soucie aujourd’hui de l’intimité de la création et de la pertinence de l’écritures contemporaine théâtrale ?

« Le péril n’est pas tant la fonte générale des budgets que l’idéologie répandue laissant entendre, à qui veut, que la disparition de la culture, n’est pas si grave que ça » constate le maître des lieux qui sort la vraie baignoire de son lieu pour gagner un peu de place.

La Baignoire se rêve en piscine laisse entendre l’image de couverture du programme, peut-être un clin d’oeil, aux partenaires institutionnels qui maintiennent le lieu en survie sans mesurer les enjeux d’une démarche qui explore les savoirs sensibles en tenant à bout de bras depuis dix ans.

Suivant une alternance dans le temps entre textes contemporains et dispositifs sonores, l’offre proposée cette année, aborde des questions humaines. « C’est sans doute moins politique, observe Béla Czuppon, les textes procèdent par infusion pour produire une perception du réel.»

Le 9 octobre, pour l’ouverture de la saison le spectacle Lever l’encre propose des textes littéraires écrits par des chercheurs. Du 14 au 17 oct, « Nous  jouerons un texte sur l’amour évoque Mama Prassinos qui met en scène et interprète avec Béla Une séparation, un texte de Véronique Olmi. « C’est difficile d’aimer et de se quitter…»

En préambule à la création Air Vivant, performance sonore et chorégraphique pour cinquante performers, Maguelone Vidal et Dalila Khatir offriront un aperçu de cette joyeuse exploration du souffle à nu, les 13 et 14 nov. Du 18 au 21 nov on retrouvera Du côté de la vie de Pascal Lainé, un texte inspiré par Récit d’un jeune médecin de Mikhail Boulgakov magistralement interprété par Philippe Goudard.

La Baignoire clôturera l’année en musique du 10 au 12 décembre avec deux créations Far Est’ Depuis l’Est féminin  et un Hommage à Thomas Edison,  des Kristoffk. Roll en compagnie de Jean Kristoff Camps et Carole Rieussec qui placent l’écoute, le son, l’histoire, la performance au centre de la Dramaturgie.

Sont annoncés pour 2016 un Stanislas Cotton Le roi Bohême, mis en scène par Béla Czuppon qui avait déjà monté du même auteur Le Bureau National de Allogènes, l’adaptation intégrale de Dr Folamour par le collectif la carte blanche.

A noter également, un fascinant texte de Frédéric Vossier La forêt ou nous pleurons proposé par Fabienne Augié et deux pièces de Sarah Fourage. La Baignoire, les artistes connaissent l’adresse.

JMDH

La Baignoire 7 rue Brueys à Montpellier : Tel 06 01 71 56 27

Voir aussi : Rubrique Théâtre, rubrique Musique, rubrique Montpellier,

 

 

Portugal: après sa victoire, la droite doit composer avec la gauche

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Sans enthousiasme, les Portugais ont reconduit dimanche la coalition de droite au pouvoir, mais le Premier ministre Pedro Passos Coelho se retrouve sur la corde raide, devant composer avec une opposition de gauche hostile à sa politique d’austérité.

« La situation est devenue instable, car l’opposition socialiste n’est pas prête à servir de béquille à un gouvernement de droite aussi pro-austérité », a commenté à l’AFP Marina Costa Lobo, politologue à l’Université de Lisbonne.

L’alliance gouvernementale sortante a réussi la prouesse de remporter les élections législatives après quatre années sous le signe de la rigueur budgétaire, avec 38,6% des suffrages, contre 32,4% au Parti socialiste (PS), qui reste la principale formation d’opposition.

« Les électeurs ont envoyé un double message: ils veulent rester dans l’euro et, dans le même temps, ils ont exprimé un rejet de l’austérité », a expliqué Mme Costa Lobo, estimant que « la stabilité du gouvernement dépendra de la capacité de la coalition à faire des concessions ».

Car le score de la coalition, formée par le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) et son partenaire conservateur (CDS), se situe bien en dessous des 50,4% obtenus en 2011, et lui a fait perdre sa majorité absolue dans un Parlement qui bascule à gauche.

Dès dimanche soir, M. Passos Coelho s’est dit prêt à former un nouveau gouvernement, tout en reconnaissant que ce nouveau rapport de forces demanderait « plus d’efforts à tous ».

– Main tendue –

Il a ainsi tendu la main au Parti socialiste en se disant prêt à négocier « les accords indispensables à la mise en oeuvre de réformes importantes », et affirmé que sa « tâche la plus urgente » était d’adopter un budget pour 2016 « qui garantisse la maîtrise des comptes publics et la réduction de la dette ».

M. Passos Coelho sera reçu mardi par le Président conservateur Anibal Cavaco Silva, qui doit nommer un Premier ministre en « tenant compte des résultats des élections », dont les chiffres définitifs seront connus le 14 octobre.

Après avoir menacé pendant la campagne de ne pas voter le budget d’un éventuel gouvernement minoritaire de droite, le patron du PS Antonio Costa s’est montré plus conciliant le soir des élections.

« Le PS ne contribuera pas à une majorité de blocage s’il n’est pas en mesure de proposer une alternative crédible de gouvernement », a indiqué l’ancien maire de Lisbonne à l’adresse de la gauche antilibérale, qui a enregistré dimanche une forte poussée.

Le Bloc de gauche, formation apparentée au Syriza au pouvoir en Grèce, réalise le meilleur score depuis sa création en 1999, avec 10,2% des suffrages, et dépasse pour la première fois le Parti communiste, qui obtient 8,3% des voix, tout de même son meilleur résultat en 15 ans.

– ‘Mesures difficiles’ –

Si M. Costa a prévenu M. Passos Coelho qu’il continuerait à se battre pour que le Portugal « tourne la page de l’austérité », il a également réaffirmé qu’il ne remettrait pas en cause les engagements du Portugal envers ses créanciers.

Le pays est sorti en mai 2014 d’un plan de sauvetage international sur trois ans, négocié en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.

« Les prochains mois s’annoncent particulièrement compliqués pour le gouvernement, qui aura davantage de difficultés à maintenir le rythme des réformes », a estimé Jesus Castillo, économiste à la banque Natixis.

« C’est une bonne nouvelle de savoir qu’un gouvernement peut encore gagner des élections après avoir pris des mesures difficiles, mais la suite reste incertaine », a réagi lundi le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Dans les rues de Lisbonne, les Portugais se montraient également inquiets. « J’espère que les socialistes sauront être raisonnables et que le pays ne sera pas ingouvernable, mais je ne crois pas que ce gouvernement tiendra quatre ans », craint Manuel Fernandes, un serveur de 49 ans.

D’éventuelles élections législatives anticipées ne pourront en tout cas pas se tenir avant juin 2016, dans la mesure où la Constitution portugaise empêche pendant six mois la dissolution d’une assemblée nouvellement élue.

Source : AFP 05/10/2015

Voir aussi : Rubrique UE, Portugal,

Un souffle pour dire

Alex Selmane le visage charbonné et le souffle fort. Photo dr

Alex Selmane le visage charbonné et le souffle fort. Photo dr

Domaine D’O. «L’art du Théâtre» mis en scène par Julien Bouffier.

Il y a ce texte de Pascal Rambert fils spirituel de Vitez et directeur du théâtre de Gennevilliers qui évoque avec une réaliste beauté l’état d’un art coincé par certaines représentations vivaces, en rupture totale avec ce qui se passe. Et il y a le travail de mise en scène de Julien Bouffier qui s’en saisit, s’en nourrit et le restitue à travers une rencontre forte entre l’acteur Alex Selmane et le chanteur guitariste du groupe Skeleton Band, Alex Jacob.

L’acteur parle à son chien. Un comportement très courant pour dire librement ce qu’on garde pour soi. Il évoque les multiples impostures de son art. Sur scène, et en dehors. Avant, dans le travail avec les metteurs en scène qui se bercent de leur propres illusions. Chacun à sa place, l’acteur exécute, se fourvoie parfois dans des impasses qui ne sont pas les siennes. Après, dans l’autre jeu qu’incarne l’acteur hors de la piste, pour y rester. Car rien n’est plus douloureux que l’oubli pourtant inévitable que l’acteur s’efforce toujours de retarder.

La mise en scène, inventive joue sur la dualité dehors/dedans avec une belle maîtrise de l’espace, toujours renouvelé. Impulsé par un souffle profond le rythme d’Alex Selmane excelle dans les variations. Il est partagé par le chien musicien à la voix rocailleuse et pleine de ressources.

Les constats qui sont faits à propos du théâtre peuvent paraître cruels. Ils sont extensibles à nos vies. Et ne sont en fait, rien d’autre qu’une déclaration d’amour.

JMDH

Source La Marseillaise 05/10/2015

Voir aussi : Rubrique Théâtre,

Saurel Métropole : Mise en cohérence de la politique culturelle

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La campagne des Régionales déplace le centre de gravité. Photo dr

Montpellier. Philippe Saurel place la culture comme pilier de la politique de la ville et de la métropole et avance sa méthode pour y parvenir.

Convoquée dans les locaux de l’Hôtel Montcalm, la presse a essuyé hier les plâtres du futur Centre d’art contemporain de la Métropole, à l’occasion de la présentation de la politique culturelle initiée par le président de l’établissement de coopération intercommunale. Seul à la tribune, un premier rang d’élus assis face à lui, et une bonne moitié de l’auditoire resté debout faute de chaises suffisantes, Philippe Saurel a tracé les grandes orientations de sa politique culturelle et des changements attenant à la rénovation tout en précisant qu’il inscrivait son action dans la continuité des grandes heures culturelles frêchiennes.

Dans cet esprit, le budget consacré à la culture (50 millions pour la Métropole ; 10,4 millions pour la Ville) demeure un des plus important en France, avec l’objectif renouvelé d’un rayonnement susceptible de porter ombrage au roi soleil.

C’est en s’attachant à la gestion quotidienne de la chose publique, dimension politique : « une culture pour tous et pour chacun » et cadrage de l’exécutif : « Il n’y a pas de chapelle ni de République autonomes. S’il devait y en avoir une, ce serait la ville elle-même…» que Philippe Saurel signifie sa volonté de rupture. Au cours de sa première année aux manettes, celle-ci s’est illustrée de manière plutôt brutale dans le secteur culturel. Certains projets artistiques comme celui de La Chapelle ou le festival Hybrides en ont durement pâti.

L’éviction  sans ambages d’acteurs reconnus a par ailleurs contribué à créer un climat tendu dans la sphère culturelle montpelliéraine déjà fragilisée par la crise générale que traverse le secteur. Cela ne contribue certes pas à la construction d’une offre artistique pertinente et attractive. Cependant, le temps a certainement réduit l’amertume, et le cadre de la campagne du candidat Saurel aux Régionales, déplacé le centre de gravité. « Mes déplacements dans la grande région m’ont appris l’humilité

Construction politique

Au coeur du futur Centre d’Art contemporain dont l’ouverture est prévue au premier semestre 2019, le président de la Métropole a tracé un vaste panorama des grands chantiers en cours. Le conservatoire à rayonnement régional sur le site de l’ancienne maternité Grasset, (ouverture janvier 2020), l’aménagement des archives municipales de la ville dans l’ancien bâtiment des archives départementales (ouverture début 2018), un projet de réhabilitation de la cave coopérative de Murviel-lès-Montpellier qui sera dédié à l’archéologie, la rénovation de la salle Louis Feuillade à la Paillade destinée aux cultures urbaines. Le développement des arts est envisagé à travers l’aménagement d’un tracé de douze étapes le long des lignes de tram.

Pour mettre en oeuvre ce programme la Métropole poursuit sa phase de recrutement et recherche notamment un nouveau directeur pour le Cinemed ainsi que pour le Centre d’art contemporain. « Ils devront être pro dans leur domaine et intégrer la vision culturelle de la métropole en synergie avec tous les acteurs

Tout est dans « intégrer » car il paraît difficile, voire contre productif, de corseter toutes les structures et les acteurs artistiques dans une vision unique. Si elle s’avère nécessaire, l’étape de mise en cohérence de l’action politique n’assure pas pour autant la qualité de l’offre culturelle et artistique de la Métropole. C’est forts de leur liberté de surprendre et de se confronter que les artistes donne du sens et de l’intensité à la vie commune et donc à la vie politique.

Jean-Marie Dinh

Source La Marseillaise 03/10/2015

Voir aussi : Actualité Locale, Rubrique Montpellier, rubrique Politique, Politique Locale, Politique culturelle,

 

Le Figaro frappe un grand coup dans le numérique

 CCM Benchmarck était détenu à 60 % par Benoît Sillard. AFP

En entendant le nom « CCM Benchmark », peu connu du grand public, on ne comprend pas forcément l’importance de son rachat pour le groupe Le Figaro, jeudi 1er octobre. L’intérêt de la prise pour le groupe de presse est beaucoup plus évident lorsqu’on lit les adresses des sites spécialisés à très forte audience de CCM Benchmark : Commentcamarche, Le Journal du Net, L’Internaute ou Copains d’avant. Les deux groupes sont entrés en négociations exclusives.

« Cette acquisition nous permet de changer de dimension et de nous battre directement contre Facebook ou Orange en France », se félicite Marc Feuillée, directeur général du Figaro, qui revendique, avec CCM Benchmark, la place de « leader français des médias numériques ».

Les chiffres d’audience sont éloquents : dans le Web hors-mobile, CCM Benchmark occupait la 6e place en France (avec 19 millions de visiteurs uniques en juin selon Mediametrie-Netratings). Le Figaro pointait à la 15e place (avec 12 millions de visiteurs uniques environ), comme les groupes Le Monde et M6.

Dans le mobile, CCM Benchmark est actuellement classé 19e (avec 7,2 millions de visiteurs uniques), proche de groupes comme Le Monde, Yahoo! ou Wikimedia. Le Figaro était 10e (avec 8,2 millions).

Importance de l’investissement, pour Le Figaro

Le nouvel ensemble revendiquera près de 24 millions de visiteurs uniques dans le Web hors mobile, ce qui le placera à la 4e place en France, derrière le moteur de recherche américain Google (41 millions) et l’éditeur de logiciel Microsoft (35 millions), mais à portée du leader des réseaux sociaux Facebook (26 millions). Et devant l’opérateur télécoms historique français Orange (21 millions), ou des groupes comme le spécialiste du divertissement Webedia (19 millions), l’encyclopédie de Wikimedia (18 millions), le groupe de presse norvégien Schibsted éditeur de 20Minutes.fr et de Leboncoin.fr (17 millions) ou encore le distributeur en ligne Amazon (16 millions).

Le prix de la transaction indique aussi l’importance de l’investissement, pour Le Figaro et le secteur des médias français : son montant précis n’est pas communiqué mais CCM Benchmark avait assuré, fin 2014, avoir refusé des offres entre 150 et 200 millions d’euros. Le prix est aujourd’hui estimé entre 110 et 130 millions d’euros, selon une source proche du dossier citée par Les Echos. Si les comparaisons ont leurs limites, le prix de l’ensemble des titres du groupe L’Express-Roularta avait été évalué entre 50 et 70 millions d’euros, tandis que la plateforme de vidéo en ligne Dailymotion, « pépite » de l’Internet français, a été cédée à 80 % à Vivendi pour 217 millions d’euros.

La totalité de l’argent a été amené par le groupe d’aviation de Serge Dassault, propriétaire du Figaro, par l’intermédiaire la société Groupe Figaro, qui acquiert 95 % du capital de CCM Benchmark.

A l’image de l’allemand Axel Springer

Pour Le Figaro, racheter CCM Benchmark est d’abord un moyen de renforcer sa rentabilité : les activités d’information pratique et spécialisée et les sites thématiques ou de service sont financièrement plus attractifs que la presse d’information générale et d’actualité. Le groupe acquis, qui compte cent quatre-vingt-dix employés, affiche une marge opérationnelle de 25 % pour un chiffre d’affaires de 36 millions d’euros.

Or, Le Figaro était déjà bénéficiaire, ce qui n’est pas courant dans le secteur des médias : il revendique un résultat d’exploitation de 20 millions d’euros environ pour 500 millions de chiffres d’affaires, en 2014 et 2015. Le futur ensemble réalisera désormais 34 % de son chiffre d’affaires total dans le numérique, qui représentera 60 % de son bénéfice opérationnel.

« C’est la preuve qu’on peut rééquilibrer nos activités en tant que groupe de presse, grâce au numérique », affirme Marc Feuillée.

La stratégie du Figaro rappelle fortement celle d’un autre groupe de presse européen qui a fortement investi dans le numérique en se diversifiant dans les services : l’allemand Axel Springer. Celui-ci possède des titres de presse comme Die Welt ou Bild, mais aussi des quantités de sites thématiques et des plateformes comme Seloger.com, Aufeminin ou Marmiton.org. Il a racheté, mardi 29 septembre, le site Web américain d’économie Business Insider.

Savoir-faire

« Nous avons des marques de presse traditionnelle fortes et des diversifications pour aller chercher de la croissance », décrit M. Feuillée, qui reconnaît le parallèle avec Springer mais rappelle que Le Figaro suit cette voie depuis plusieurs années déjà. En effet, le groupe de presse de Serge Dassault a une histoire de rachat d’entreprises de services et de sites thématiques : il possède Cadremploi et des sites de petites annonces immobilières. Mais aussi de l’e-commerce avec la billetterie Ticketac ou La Chaîne météo, sans compter les annuaires comme Evene ou Le Conjugueur.

C’est ce savoir-faire qui a convaincu les propriétaires de CCM Benchmark, groupe indépendant né en 2007 du mariage de Commentcamarche et Benchmark (Journal du Net). Jusqu’ici, malgré des offres, ils avaient préféré garder les 60 % du capital : désormais, Benoît Sillard et Jean-François Pillou vendent mais ce dernier intègre la direction du Figaro.

Les titres de CCM Benchmark viennent renforcer le groupe Figaro dans des thématiques éditoriales qui sont autant de territoires publicitaires : l’actualité (avec lefigaro.fr et L’Internaute), le féminin (Madame Figaro et Le Journal des femmes), l’économie et la finance (Le Figaro Economie, Journal du Net, Droit-finances.net, Le Particulier), la santé (Santé-médecine.net et Le Figaro santé) et enfin le high-tech (CCM), énumère le groupe.

Enfin, cet accord est le signe d’une tendance forte dans les médias : celle de la recherche d’une plus grande taille afin de s’adapter à la nouvelle donne de la publicité en ligne, dont la promesse est de toujours mieux cibler les consommateurs. Très technologique, le groupe CCM est spécialiste de la « qualification » de ses audiences. il possède des bases de données précieuses comme les 12 millions d’inscrits du site Copains d’avant. Autant d’informations que le groupe pourra croiser avec la masse de données des habitudes de ses lecteurs sur tous ses sites et thématiques. Un jeu de « data », de logiciels et de puissance.

Alexandre Piquard

Source Le Monde Entreprise 01/10/2015

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