La Françafrique se porte bien avec Sarkozy

Edition Tribord, 4,5 €

Pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme, ou encore les détournements de l’aide au développement, bref la « Françafrique ».

Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l’Elysée, le président français n’a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de Dakar sur l’« homme africain », soutien à des dictateurs (Bongo, Khadafi…), défense de l’affairisme français (Bolloré, Bouygues…), intervention militaire au Tchad, rôle joué par certains émissaires officieux (Bourgi, Balkany…), la politique africaine de Nicolas Sarkozy s’inscrit plus dans une continuité que dans une rupture. Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivit depuis les « indépendances » africaines.

Entretien avec Samuel Foutoyet auteur de « Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée »

sarkobongo

« L’objectif principal se sont les matières premières »

Nicolas Sarkozy prône un nouveau modèle de relation franco-africaine quand est-il ?

Lors de sa campagne, le vainqueur des présidentielles a fait des déclarations importantes. Il a promis beaucoup de choses comme la fin du soutien aux dictatures, le remodelage de l’aide au développement, l’arrêt de la diplomatie secrète. Mon livre met en regard les discours et les réalités. Je me suis aussi penché sur le passé africain du Président Sarkozy et notamment sur ses liens avec Charles Pasqua qui sont l’une des clés de lecture pour saisir le rapport en Afrique de N. Sarkozy.

Vous évoquez notamment sa relation avec Omar Bongo ?

Juste après le discours « Nous sommes du côté des opprimés du monde », le Président reçoit la Présidente du Libéria, Mme Sirleaf, une quinzaine de minutes et réserve quelques jours plus tard un accueil fastueux au président gabonais Omar Bongo. Il faut se souvenir que cet ancien membre des services secrets français est arrivé au pouvoir en 1967 de manière très autocratique et qu’il s’y est maintenu grâce à des élections notoirement truquées. Entre 2004 et 2007, Sarkozy l’a rencontré au moins sept fois dans la résidence privée du président gabonais. Pour se dire quoi, on ne sait pas… Ce que l’on sait à travers les révélations de l’affaire Elf, c’est que Bongo a financé les partis politiques français, en particulier le RPR.

L’association Survie a intenté une action en justice à l’encontre de Bongo…

Les associations Survie, Sherpa et la fédération des Congolais de la diaspora ont mené une enquête sur le patrimoine personnel de Bongo à la suite de laquelle elles ont déposé plainte en 2007 pour des biens mal acquis. La plainte a été suivie d’une enquête par les services de la répression de la grande délinquance financière. Dans le cas de Bongo, celle-ci met à jour la bagatelle de trente-trois résidences dans le XVIe arrondissement de Paris et sur la côte d’Azur, de multiples comptes en banque, un parc de voitures de luxe impressionnant mais au mois d’octobre 2007, le couvercle se ferme. Et l’affaire est classée sans suite au motif qu’il n’y a pas assez de pièces au dossier.

Sarkozy paraît moins habile que ses prédécesseurs, comme en témoigne le discours de Dakar ou sa proposition de partage des richesses entre la RDC et le Rwanda ?

Sarkozy pratique effectivement un double discours : d’un côté les grande tirades sur la démocratie et de l’autre un discours choquant, réactionnaire et colonialiste comme celui de Dakar. Cela crée beaucoup de confusion dans l’opinion publique française. En Afrique, les populations sont très remontées par ses discours comme par ses actes. Comme lors de son dernier voyage au Congo Brazzaville où il a soutenu Sassou Nguesso pour les élections de juillet.

La pression des multinationales françaises s’intensifie-t-elle avec le culte que voue Sarkozy à l’idéologie libérale ?

Aujourd’hui, l’Afrique est un nouveau far-west pour les Boloré, Vinci, Total Fina Elf, Véolia, Aréva… Le super VRP Sarkozy est bien loin de ses promesses qui assuraient que la diplomatie française prendraient des distances avec les multinationales. Il brise des tabous on est presque dans la glorification du pillage. Dans un premier temps on a tout bonnement nié l’existence de la Francafrique, puis on a reconnu son existence en disant qu’elle n’existe plus et aujourd’hui on dit la Françafrique existe mais la Chinafrique c’est pire ! L’association Survie critique ce que la Chine fait en Afrique mais il faut aussi continuer à bien voir ce que fait la France en Afrique qui reste le numéro un.

L’émergence d’une nouvelle génération de diplomates défendant une vision multilatérale des relations se pose-t-elle en rupture avec les tenant de la Françafrique ?

On distingue en effet deux tendances au sein de la diplomatie française, celle de Robert Bougi, de Balkany qui sont des anciens du clan Foccart et des gens comme Bruno Joubert, ancien directeur de la stratégie de la DGSE ou Jean David Levitte, le responsable de la cellule diplomatique de l’Elysée, qui ont une vision plus américano-française sur l’Afrique. De là à dire que l’on assiste à un changement des pratiques… La combinaison des deux tendances se retrouve autour de l’objectif principal qui sont les matières premières. La paupérisation de l’Afrique francophone et l’espérance de vie qui décline demeurent à ce titre des indicateur éclairants.

Quel parallèle faite-vous entre se déploiement politico-économique à l’étranger et la politique intérieur de l’immigration ?

Il existe un lien très fort entre l’immigration africaine en France et la Françafrique puisque la plupart des personnes qui quittent leur pays le font pour des causes politiques et économiques dans des pays devenus invivables en partie du fait des responsabilités françaises. L’indignité que l’on constate dans la gestion des sans papier en France rejoint le mépris des populations qui s’exprime en Afrique. Pour soutenir des dictature comme le fait la France en Afrique, il faut avoir une bien piètre image des populations africaines.

recueilli par Jean-Marie Dinh

Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, éditions Tribord, 4,5 euros

Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy la politique de la Françafrique  repose sur une défense inconditionnelle des positions économiques acquises (Gabon, Congo, Tchad …) ou à conquérir (Libye, RDCongo, Angola, Afrique du Sud …) a placé la Guinée parmi les territoires de prospection pour les entreprises françaises.


Voir aussi : rubrique Afrique , Centrafrique accord de défenseONG Survie , rubrique Médias, des ONG réclament la vérité sur la mort du  journaliste franco-congolais Bruno Ossébi , Rubrique  Côte d’Ivoire Gbagbo suspend les élections

Rubrique Musique Mory Kanté , Rubrique Afrique L’Afrique doit prospérer,

Pierre Lellouche, représentant spécial de la France ouvre le dialogue avec Pékin

Pierre Lellouche, représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan, s’est entretenu  à Pékin avec Wu Dawei, vice-ministre des Affaires étrangères, dans l’espoir de nouer un dialogue avec la Chine sur cette région.
Qualifiant ces discussions de « franches et directes », M. Lellouche a déclaré à l’AFP que Paris et Pékin se trouvaient « pour l’instant au début d’un processus prometteur de consultations stratégiques sur un sujet (…) qui est extrêmement sensible ».
Il n’a pas été plus précis sur la teneur des discussions, à l’heure où la France souhaiterait voir la Chine, allié traditionnel du Pakistan et puissance nucléaire, jouer un rôle actif dans la stabilisation de ce pays frontalier de l’Afghanistan.
« On a certainement la possibilité de coopérer sur la drogue », a seulement indiqué M. Lellouche, alors que la Chine est visiblement inquiète de voir le trafic de stupéfiants déborder sur son territoire et les capitaux de la drogue financer des réseaux terroristes.
Le représentant français s’est également félicité de ces discussions qui « témoignent plus généralement de l’amélioration des relations entre la France et la Chine », en référence à la brouille sur le Tibet de quatre mois entre les deux pays qui a été soldée seulement début avril.
S’entretenant lundi avec quelques journalistes, M. Lellouche avait estimé que « les Chinois sont d’accord sur le diagnostic » de gravité de la situation au Pakistan et en Afghanistan.
Il y a « une prise de conscience par la communauté internationale que cette affaire, autour de l’Afghanistan et du Pakistan, est devenue absolument fondamentale pour la paix du monde (…) l’épicentre de la paix se jouant dans cette zone », a-t-il dit.
Venu à Pékin « parler du Pakistan avec les Chinois », M. Lellouche a estimé  que ceux-ci, en raison de leurs liens historiques avec Islamabad et de leur poids international, « ne peuvent pas rester sur leurs positions attentistes » et a souhaité qu’ils deviennent « de plus grands contributeurs » à une sortie de crise.

Paris et Pékin se réconcilient, mais des ambiguïtés demeurent

La réconciliation franco-chinoise scellée par une rencontre à Londres des présidents Nicolas Sarkozy et Hu Jintao a été accueillie avec prudence en Chine, où les commentateurs relèvent que le communiqué conjoint publié in extremis avant le G20 ne lève pas toutes les ambiguïtés. Près de quatre mois après l’entretien entre Sarkozy et le dalaï lama, qui avait provoqué la colère de Pékin, les deux pays ont réussi à trouver un terrain d’entente à l’issue de négociations ardues.

« On a l’impression que pour arriver à ce consensus, il a fallu parcourir un long chemin, il y a sûrement eu des discussions pénibles », juge Xing Hua, chercheur à l’Institut chinois des relations internationales à Pékin.
A propos du Tibet, ce communiqué souligne que « dans le respect du principe de non-ingérence, la France récuse tout soutien à l’indépendance du Tibet sous quelque forme que ce soit ». « Si ces principes sont mis en pratique, la Chine et la France pourront retrouver des relations qui étaient traditionnellement bonnes » depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 45 ans, dit Xing Hua.

Chaque mot du communiqué conjoint — qui souligne aussi l’attachement des deux capitales au « partenariat stratégique global » –, a sûrement été soigneusement pesé. Car si la France y manifeste son refus de soutenir l’indépendance du Tibet, rien n’est dit sur le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, lequel plaide, depuis plusieurs années, pour une autonomie au sein de la Chine. « On doit se contenter pour le moment de ce résultat, des principes ont été réaffirmés, c’est une bonne nouvelle, on ne doit pas être excessivement  exigeant », affirme Xing Hua.

Cependant, pour Ding Yifan, chercheur dans un centre de recherches dépendant du Conseil d’Etat (gouvernement), « la Chine doit rester extrêmement vigilante » sur la question tibétaine. Le dalaï lama se livre à ses activités en Occident depuis de nombreuses années. Il a une influence qui n’est pas négligeable et les pays occidentaux, notamment la France, ont des divergences compliquées depuis longtemps avec la Chine sur la question tibétaine », relève-t-il. Pour le chercheur Xing Hua, les deux pays doivent surtout reprendre le fil des discussions au plus haut niveau pour « réellement et solidement trouver des bases fortes pour leurs futures relations ».

Affaires étrangères : le quai d’Orsay sort de ses murs

Montpellier est la première escale d’Eric Chevallier, conseiller spécial de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui entreprend une tournée dans les grandes villes de l’hexagone. Jeudi dernier, le diplomate a rencontré les médias locaux avant d’aller débattre avec les étudiants de la fac de droit. «  Le ministre souhaite donner aux Français une plus grande visibilité de la politique internationale française (…) car les enjeux concernent directement leur vie quotidienne.  »

L’idée semble d’autant plus heureuse qu’elle coïncide avec l’omniprésence du président de la République sur la scène internationale. On a vu comment, avec plus ou moins de réussite, Nicolas Sarkozy use du levier que lui offre la présidence du Conseil de l’Union européenne. La démarche n’est pas sans rappeler celle de son prédécesseur à l’Elysée qui,  au plus bas dans les sondages, avait trouvé l’occasion de redorer son blason en distillant quelque poncifs humanistes dans les conférences internationales.

Plus touche à tout qu’homme de conviction, Sarkozy souhaite absolument imprimer sa marque dans les affaires du monde. Le 13 juillet dernier, le projet d’Union méditerranéenne inauguré à Paris, a permis à 43 pays de figurer sur la photo. On peut cependant s’interroger sur cette initiative qualifiée de réussite par le représentant du quai d’Orsay, dès lors qu’ elle demeure vide d’idée et de moyen. Sarkozy peut se brûler les doigts, comme il l’a démontré avec la Chine aux JO, mais il peut aussi bénéficier de sa bonne réactivité comme dans la crise géorgienne.

De l’aveu d’Eric Chevallier, le plan mis en place dans l’urgence par la médiation européenne est imparfait mais il a le mérite d’exister. «  Nous avons procédé par étapes. Dans un premier temps, il fallait aboutir au cessez-le-feu. La seconde étape vient de débuter avec le déploiement d’observateurs internationaux. Les Russes ont annoncé qu’ils procéderaient au recul de leurs troupes. Nous allons voir s’ils tiennent leurs engagements. La troisième étape aura lieu à Genève où seront abordées les questions politiques comme celles de la sécurité ou de l’intégration des réfugiés.  » A un autre niveau, le diplomate juge moins importante l’entrée éventuelle de la Géorgie au sein de l’U.E que la présence de l’Europe dans cette région. Un jugement visant à nuancer l’atlantisme avéré et silencieux du président français sur les grands enjeux internationaux.

Les relations avec nos partenaires étasuniens sont qualifiées par Eric Chevallier de «  plus confortables, avec des points de désaccords…  » Désaccord peu probant sur le front afghan, où la France s’engage dans une guerre sans issue qui réduit moins le terrorisme qu’elle n’en aggrave les motivations. «  Nous ne nous sommes pas engagés sur un calendrier de retrait. Ce serait mentir aux gens, car on ne sait pas exactement quand on sera en mesure de se retirer. « 

Pas grand chose non plus sur le conflit israélo-palestinien, dont la résolution est un élément essentiel de lutte globale contre le terrorisme. Sur ce terrain la Françe figure comme remorque de la diplomatie américaine en désignant du doigt les vilains Iraniens. Bien qu’elles n’aient pas été abordées, il semble que, malgré l’agitation, les préoccupations d’ordre intérieure empiètent considérablement sur la détermination de notre politique étrangère.

« Nous entrons dans le post américanisme »

indeSous le titre «  La course du dragon et de l’éléphant « , Martine Bulard, rédactrice en chef adjointe du Monde Diplomatique en charge du secteur Asie, revient sur la percée de la Chine et de l’Inde sur la scène internationale en soulignant les enjeux d’une meilleure compréhension. Entretien.

Votre livre est une invitation à prendre une plus juste mesure des changements qui modifient les rapports internationaux. Vu d’ici, le regard porté sur ces deux géants d’Asie reste pourtant assez réducteur…

 

«  En effet, on caricature beaucoup avec une Inde dite contemplative, et une Chine travailleuse, que l’on redoute. Dans les représentations, c’est un peu le retour du péril jaune. Ces pays méritent d’être connus pour leur histoire. D’autant que cela intéresse les gens qui sont plus attentifs et soucieux qu’on ne le croit de savoir ce qui se passe à l’étranger.

Ces deux pays participent aujourd’hui pleinement à la mondialisation avec des modèles de développement économiques différents ?

Le rôle de l’Etat demeure déterminant dans les deux pays. Sous la pression du marché, l’Inde a adopté un modèle économique plus extraverti. Avec un secteur industriel très faible, le pays est passé directement de l’économie rurale à celle des services. Après avoir observé ses voisins, la Chine a préféré attirer les capitaux étrangers plutôt que d’emprunter aux banques et aux institutions monétaires internationales. C’est un modèle plus autocentré tourné vers l’exportation. Mais non sans contrepartie, car les multinationales imposent leurs conditions, notamment l’exploitation de la main-d’œuvre qui ouvre la compétition au moins disant social.
La notion d’atelier du monde a-t-elle des perspectives avec le coût de la main-d’œuvre qui monte ?

Le terme d’atelier du monde est un peu méprisant. La main-d’œuvre chinoise est de plus en plus qualifiée et l’offre des produits monte en gamme. Par ailleurs, avec les effets attendus de la crise économique mondiale, les dirigeants chinois savent qu’il faut développer leur marché intérieur.
La croissance durable de la Chine lui a permis de devenir la seconde puissance financière mondiale et sa résistance au crac de 97 en fait un modèle pour ses voisins comme pour les pays du Sud…

A l’instar de Sarkozy en 2007, les pays occidentaux somment le Premier ministre Hu Jintao d’accélérer l’appréciation du huan mais tout le monde reste silencieux sur le déficit américain et les privilèges exorbitants du dollar. Pékin est devenu le troisième partenaire de l’Afrique. Ce n’est pas, comme le disent certains, une simple diplomatie pétrolière. La Chine n’est pas désintéressée, mais elle cherche aussi à gagner une audience politique et culturelle et à promouvoir son modèle baptisé développement partagé. Les Africains y sont sensibles parce qu’avec les Chinois, les rapports sont un peu moins inégaux qu’avec les autres qui se croient toujours en terrain conquis.

Comment évaluez-vous la stabilité politique du régime chinois ?

Le PCC est fort, omnipotent. Il peut se montrer très répressif, comme on l’a vu pour les J-O. Il est aussi extrêmement mobile. Il a su se moderniser, ses cadres se sont formés en Occident. Ils essayent de faire bouger les choses, leur idéal serait une évolution à la japonaise avec un parti unique qui irait de l’extrême gauche à la droite classique. Aujourd’hui, tout le monde peut s’exprimer, des libéraux aux anciens mao, à la condition de ne pas remettre en cause le régime.

Sur le terrain géopolitique, la politique américaine en Asie s’oppose au rapprochement sino-indien, qui semble pourtant connaître quelques éclaircies…
Les Etats-Unis veulent faire jouer à l’Inde un rôle de contrepoids face à la Chine. L’Inde était au départ assez fière de cette alliance mais pour des raisons diverses comme celle du Pakistan, ou du poids de politique intérieure liée à la coalition au pouvoir. Les choses sont en train de changer. On assiste à un certain rapprochement. La Chine et l’Inde ont évoqué récemment le conflit territorial qui les oppose au Nord-Est de l’Inde.
La clef d’un monde multilatéral passe-t-elle par l’Asie ?
Nous entrons dans le post américanisme. Mais on assiste aussi à un surarmement préoccupant dans cette partie du globe. Les récents changements à Taïwan avec l’arrivée du Kuomintang, favorable à un rapprochement avec Pékin, comme l’arrivée des travaillistes en Australie, ne jouent pas en faveur de la stratégie de l’affrontement. La question est de savoir si les futurs dirigeants américains vont prendre conscience que le monde a changé et remplacer la confrontation archaïque entre puissances pour aller vers une coopération, même conflictuelle, entre pôles de développement qui se respectent.  »

Chine Inde : La course du dragon et de l’éléphant, éditions Fayard, 19 euros.

Voir aussi : Rubrique Asie, rubrique Rencontre,