La police, la politique et le politique selon Jacques Rancière

31db4cebbc6ed48f7b17545456798f52Pensée politique de Jacques Rancière

Qu’est-ce que le politique ? Selon Rancière, il faut entendre par « le politique » ce lieu de rencontre, ce point de confluence où se rejoignent deux processus hétérogènes :

le processus que l’on pourrait nommer « gouvernemental » : la police, et le processus d’émancipation : la politique. La police est l’organisation de la société comme un tout, comme un organisme où chacun se voit assigné une place.

Le processus d’émancipation, quant à lui, « consiste dans le jeu des pratiques guidées par la présupposition de l’égalité de n’importe qui avec n’importe qui et par le souci de le vérifier » . L’émancipation est, ainsi, à saisir comme l’affirmation d’un partage commun du monde, comme la vérification de la présupposition selon laquelle l’on peut jouer le même jeu que l’adversaire.

Évidemment, si l’on considère que toute police dénie l’égalité – comme paraît le spéculer, suivant Rancière, Joseph Jacotot – il ressort que les deux processus sont incommensurables l’un à l’autre. De fait, « nous dirons que toute police fait tort à l’égalité » . Par là, l’on considérera le politique comme le lieu où se joue la vérification d’égalité qui s’opère sous forme du traitement d’un tort.

Voir aussi : Rubrique, PhilosophiePolitique Société Civile, rubrique Société, Citoyenneté, Justice, Racisme , On Line : Reconfigurer le sensible : la fiction politique selon Jacques Rancière,

Lettre à Mme Taubira, co-écrite par Chloé Fraisse, soeur de Rémi Fraisse, Amal Bentoussi, Farid El Yamni, Raymond Gurême.

4523280_3_fc4e_un-portrait-de-remi-fraisse-est-affiche-sur_272b84c1cb4717f2208ce433aea11a95-460x230Madame ma Ministre,

Lorsque nous avons appris la nouvelle de la mort d’un enfant de 12 ans, tué par la police américaine, comme vous, nous avons eu mal.

Lorsque nous avons su que le policier qui a tué l’adolescent Mike Brown cet été ne serait même pas jugé, comme vous, nous avons été abattus. Votre indignation, nous la partageons. Mais venant de vous, aujourd’hui, elle nous a surtout fait mal.

Mal, parce que vous savez, pour avoir pleuré avec nous, que nombreuses sont les familles de victimes de crimes policiers qui subissent des injustices et se battent chaque jour contre l’impunité policière en France.

Mal, parce que vous avez été nommée Garde des Sceaux grâce aux votes de ceux qui clamaient simplement la Justice, nous avons eu l’espoir de voir la fin d’un système qui offre un Permis de Tuer à ceux dont la mission est, en théorie, de nous protéger.

Mal, parce que depuis que vous êtes Garde des Sceaux, vous vous êtes battue contre vents et marées pour des réformes qui vous tenaient à cœur, mais ceux à qui vous disiez de garder espoir et de se battre n’ont vu que plus de morts et d’injustices.

Mal, parce que si vous, Christiane Taubira, en êtes à déplorer les morts américains en fermant les yeux lorsque ceux qui tombent sont vos concitoyens, alors en qui pouvons nous croire, pour prendre ses responsabilités face à la mensualisation de la mort par la police en France ?

Oui, l’impunité policière tue les Noirs, jeunes et moins jeunes, sur le territoire américain. Mais elle tue aussi les Noirs, les Arabes, les Rroms, les jeunes de quartier, et récemment un simple manifestant écologiste, sur le territoire français. Or, rien ne justifie ces morts. Rien ne justifie le silence et l’inaction politiques face à ces morts.

Lors des dix ans de la première loi Taubira, vous mettiez votre auditoire: « La République française a construit sa réputation sur des valeurs. Mais elle a rusé avec ses valeurs. Il faut se battre pour l’empêcher de ruser. »(*)

Madame la Ministre, nous nous battons, toujours et encore contre les ruses de la République. Aujourd’hui, vous êtes au pouvoir, mais la ruse n’a pas cessé. Que devons nous, désormais, penser ?

* (*) citation issue d’Aimé Césaire : « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde », reprise le dimanche 19 septembre 2010 par Christiane Taubira lors du meeting-concert “Touche pas à ma nation” au Théâtre du Châtelet

le 28 Novembre 2014.

Voir aussi : Rubrique Politique Société Civile, rubrique Société, Citoyenneté, Justice, Racisme, On Line De Malik Oussekine à Rémi Fraisse , http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

Bahreïn : une opposante condamnée à trois ans de prison pour « insulte au roi »

Le père de Zeinab, Abdel Hadi Al-Khawaja, purge une peine de prison à vie pour complot contre l'Etat, et sa sœur Maryam est emprisonnée pour l'agression d'une policière. | AFP/MOHAMMED AL-SHAIKH

La justice bahreïnie a condamné, jeudi 4 décembre, à trois ans de prison l’opposante Zeinab Al-Khawaja pour « insulte au roi », a anoncé l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty international. Elle avait déchiré le portrait du souverain dans un tribunal en octobre. Le verdict a été rendu en l’absence de l’opposante, en convalescence après un récent accouchement. Elle devrait faire appel la semaine prochaine, selon Amnesty.

« Déchirer une photo du chef de l’Etat ne devrait pas constituer un délit criminel », a déclaré Saïd Boumedouha, directeur adjoint de l’organisation pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il a ajouté dans un communiqué que cette accusation et les autres charges retenues contre Zeinab Al-Khawaja devraient « être abandonnées ». Dans le cas contraire, « Amnesty International va la considérer comme une prisonnière de conscience et fera campagne » pour sa libération, a-t-il prévenu.

SA SŒUR CONDAMNÉE LUNDI À UN AN DE PRISON

Le père de Zeinab, l’opposant Abdel Hadi Al-Khawaja, purge une peine de prison à vie pour « complot contre l’Etat », et sa sœur Maryam a été condamnée lundi à Manama à un an de prison pour l’agression d’une policière.

Petit royaume dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa et siège de la Ve flotte américaine, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, qui réclame une monarchie constitutionnelle.

Source AFP, Le Monde.fr 04/12/2014

Voir aussi : Rubrique Moyen-Orient, Bahreïn, Egypte, On Line, Les Khawaja, une famille opprimée par le régime de Bahreïn,

Au nom du «vrai public», la censure de la culture

Tribune de Barbara MÉTAIS-CHASTANIER

Depuis quelques mois, un même mot d’ordre se fait entendre : les lieux d’art et de culture devraient être des lieux «populaires» et «soucieux des goûts de chacun». Vague succédané démagogique du «populaire» des années 50 défendu par un Vilar ou un Vitez, le «populaire» semble aujourd’hui n’être qu’un vulgaire cache-sexe pour des politiques culturelles populistes qui n’hésitent pas à prendre les commandes de lieux artistiques quand leur programmation ne s’ajuste pas aux cahiers des charges municipaux. Celui qui est toujours instrumentalisé par le discours d’un «populaire» s’abritant derrière l’étendard de la «démocratie», c’est le public. Le «vrai» public, entendons-nous bien. Celui qu’on dit «empêché». Celui qui comme la vérité d’X-Files est toujours ailleurs. Et c’est au nom de ce Vrai Public, au nom de ce vague fourre-tout qu’est devenu le «peuple», que le «populaire» se voit réduit au rang de produit culturel consensuel. Le «populaire» et son «peuple» n’auront, d’ailleurs, jamais été autant mobilisés que depuis qu’on les aura vidés de leur substance en rangeant au placard la lutte des classes et les outils de l’analyse marxiste.

Pasolini annonçait déjà dans les années 60 la puissante progression de ce nouveau fascisme, celui du conformisme, du conservatisme, de l’anti-intellectualisme et de sa suite, la consommation culturelle. Il semble que depuis le virage à droite des années 80 et depuis les dernières élections, il trouve sa pleine mesure, comme en témoignent les cas du Forum du Blanc-Mesnil et de la Panacée à Montpellier [lire ci-dessous, ndlr]. Le premier s’est vu retirer le soutien de la mairie qui a voté le 13 novembre la sortie du conventionnement, mettant ainsi en péril le devenir du lieu. Le second serait sous la menace d’une mise à l’index, le programme pour l’année 2015 étant gelé jusqu’à une date indéterminée. D’un côté comme de l’autre, c’est la même rhétorique populiste et paternaliste qui prétend donner le ton en choisissant, au nom des citoyens, des programmes sans ambition autre que celle de ratisser le plus largement possible. Se diffuse, ainsi, à gauche comme à droite, un discours anti-élitiste qui privilégie les formes les «moins contraignantes», selon les mots de Karim Boumedjane, chargé de la culture au Blanc-Mesnil, au détriment de l’exigence artistique : en temps de crise, l’art est prié de payer son tribut au social et à un vague «commun», qui n’existe que comme figure idéologique de la démocratie, pour justifier de son utilité.

Rien de nouveau sous le soleil. On se souvient que le FN avait fait du Centre chorégraphique de Rillieux-la-Pape de Maguy Marin l’une de ses principales cibles lors de sa campagne pour les municipales. La danse contemporaine à Rillieux-la-Pape ? Vous n’y pensez pas. Le contribuable n’a pas à payer pour ça. C’était en 2001. Plus de dix ans plus tard, c’est désormais l’UMP qui s’occupe de sangler les museaux en brandissant le pavillon réactionnaire d’un «populaire» qui cache difficilement ses atours populistes : en juin, le Théâtre Théo Argence de Saint-Priest voit sa programmation amputée de plus de la moitié de ses spectacles. Les motifs de l’annulation ? La nouvelle mairie UMP souhaite voir à l’affiche du théâtre des formes «plus populaires». Le «populaire», comme nous l’explique l’édito de saison qui n’est d’ailleurs pas signé par la directrice du lieu, Anne Courel, littéralement menottée par les décisions municipales et licenciée depuis, mais par le mai(t)re de Saint-Priest, et sa première adjointe à la Culture (avec majuscule), c’est donc enfoncer les portes, de préférence ouvertes : «L’accès à la culture ne se fait pas par une seule porte d’entrée. Chacun doit pouvoir venir avec sa sensibilité, sa liberté, ses goûts ; voir ou entendre ce qu’il aime.»

Qu’il s’agisse du FN, de l’UMP ou du PS, la mode semble être aujourd’hui à une resucée molle du terme «populaire», vague chewing-gum qui passe de bouche en bouche, et semble se résumer à ce concept flou : le plus petit dénominateur commun est la seule chose à laquelle doit pouvoir se ramener une œuvre pour échapper au constat d’élitisme. On serait tenté d’en rire (jaune) si cette réappropriation populiste du populaire ne s’exprimait pas par une politique de censure, qu’elle soit institutionnelle (comme dans les cas précédents) ou plus simplement réactionnaire : les cas de Brett Bailey, Mac Carthy, Rodrigo Garcia, Romeo Castellucci, Céline Sciamma ou Benjamin Parent sont là pour nous le rappeler.

«Populaire» désigne pourtant tout autre chose que la somme de ces compromis : il est le nom qui rappelle que l’expérience esthétique est le fruit d’un apprentissage, ce qui signifie que le public n’existe pas mais qu’il est construit, attendu, espéré ou méprisé par des œuvres qui dessinent pour lui la carte de ses possibilités ; que chacun(e) – quel(le) qu’il(elle) soit – est en mesure de décider de ce qui l’intéressera ou non – car la Princesse de Clèves circule en toute main – ; que la culture ne saurait se réduire à une vague collection d’objets disposés sur des étagères municipales pour justifier du devenir des ressources fiscales, mais qu’elle est d’abord une série de relations individuelles et collectives construites avec ceux-ci ; que l’art n’est pas qu’un divertissement compensatoire et qu’il peut être une manière d’organiser le pessimisme et de distribuer dans le réel l’élan du nouveau.

Si on interroge ce que cherchent à construire ceux qui s’appuient sur cette répartition falsifiée qui voudrait distribuer d’un côté l’art élitiste – excluant car réservé aux élus et nobles éclairés -, et de l’autre une culture divertissante, tout public, pour chacun plus que pour tous, que voit-on ? Que masque cette mobilisation d’une fracture purement idéologique, sinon l’abandon du projet émancipatoire par l’art et la culture au profit d’une politique de réparation sociale si possible rapide, peu coûteuse et consensuelle. Car c’est bien à ces inégalités – économiques, sociales culturelles – qui distribuent les inégalités d’accès aux œuvres qu’il faut s’attaquer, et non aux jugements de surface qui n’en sont que les symptômes.

C’est à ces fabriques de l’exclusion qu’il faut s’en prendre, en interrogeant cette logique de distribution poujadiste qui décide, en mettant au rebut les questions de classe, de ce qui fait écart et de ce que «peut/veut» voir le peuple.

L’élitisme qui ne dit pas son nom, c’est celui qui concède au précariat et au prolétariat un folklore médiocre pour justifier et confirmer ce qu’il se proposait de démontrer.

Barbara MÉTAIS-CHASTANIER Maître de conférences en littérature française contemporaine, dramaturge

Source Libération 01/12/2014

Voir aussi : Rubrique Politique, Politique culturelle,

La France valide la dictature égyptienne

26 novembre 2014 François Hollande légitime le dictateur égyptien

Après une première étape en Italie en début de semaine, le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi a poursuivi sa tournée européenne et rencontré à Paris, 26 novembre, son homologue français. C’est la première fois depuis son arrivée au pouvoir et la destitution de Mohammed Morsi en juillet 2013 que le président égyptien est reçu avec les honneurs par François Hollande. Aucune annonce majeure à l’issue de cet entretien, mais une forme de légitimation internationale pour le président égyptien.

En mai dernier, le nouvel homme fort de l’Egypte recevait dans les urnes la légitimité politique qu’il recherchait depuis son arrivée au pouvoir à la faveur de la destitution contestée de Mohammed Morsi, premier président élu de l’ère post-Moubarak.

A présent, c’est sur la scène internationale qu’Abdel Fattah al-Sissi cherche à légitimer son autorité et c’était là le principal objectif de sa rencontre avec François Hollande. Ce dernier n’a pas déçu les attentes du président égyptien, en se contentant d’appeler de ses vœux « la poursuite de la transition démocratique » sans souffler mot de la question des droits de l’homme.

640311-supporters-of-former-egyptian-president-mursi-standing-trial-on-charges-of-violence-react-after-two-La veille, plusieurs associations de défense des droits humains avaient pourtant demandé au président français de mettre la question sur la table, et d’évoquer la répression meurtrière des Frères musulmans (au moins 14 000 morts, et plus de 15 000 arrestations) ainsi que les restrictions toujours croissantes des libertés fondamentales.

Coopération sécuritaire et contrats d’armement

En revanche, les deux hommes ont longuement évoqué la situation sécuritaire dans la région, abordant les dossiers syriens et israélo-palestiniens, et surtout la situation désastreuse de la Libye.

« Nous devons tout faire pour que l’État de droit soit rétabli et éviter que s’installe dans le sud-libyen un terrorisme qui menace l’ensemble de la région », a notamment déclaré M. Hollande, tandis que son homologue égyptien appelait à « soutenir les institutions, les autorités et l’armée nationale libyennes ».

Outre la coopération sécuritaire sur le dossier libyen, la France devrait répondre favorablement au souhait égyptien d’étoffer son équipement militaire. En témoigne la conclusion récente d’un accord entre l’Egypte et le constructeur naval français DCNS pour la livraison de quatre navires de guerre (un milliard d’euros) auxquels deux autres navires pourraient s’ajouter. Un contrat d’entretien pour les Mirage 2000 de l’aviation égyptienne est aussi évoqué ainsi qu’un autre contrat pour la sécurisation des frontières égyptiennes.

Retour à la normale « Vous n’avez rien à craindre en Egypte »

Outre ces contrats militaires, le président égyptien et son homologue français ont évoqué la possibilité d’étendre les investissements directs dont l’Egypte a besoin pour relancer son économie. Le président égyptien a insisté sur le retour des touristes occidentaux, lançant un appel inhabituel aux ressortissants français : « Vous n’avez rien à craindre en Egypte », a notamment déclaré Abdel Fattah Al-Sissi.

Sécurité, économie, tourisme : Abdel Fattah al-Sissi tient au fond le même discours, celui d’une volonté de retour à la normale, plus de trois ans après le printemps arabe. Aux yeux de nombreux activistes égyptiens, et des ONG de défense des droits de l’homme, ce retour à la normale va malheureusement de pair avec une restriction toujours croissante des libertés fondamentales et avec le silence coupable des pays occidentaux sur la question.

MOINS D’UNE SEMAINE APRES LA VISITE D’AL SISSI A L’ELYSEE

Un tribunal égyptien a condamné à mort, mardi 2 décembre, 188 personnes pour leur responsabilité dans la mort d’au moins 13 policiers, tués dans des affrontements avec les partisans du président déchu Mohamed Morsi.

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Chemin de la transition démocratique

Les condamnés étaient accusés d’avoir participé le 14 août 2013 à une attaque meurtrière visant le commissariat de Kerdassa, un village dans la banlieue du Caire, le jour même où les forces de sécurité dispersaient deux sit-in massifs organisés dans la capitale par les partisans de M. Morsi. Cette opération des forces de sécurité avait coûté la vie à au moins 700 personnes en un jour, faisant du 14 août la journée la plus sanglante de la répression contre les partisans de M. Morsi, qui a fait au moins 1 400 morts au total.

Payer ses convictions au prix de sa vie

Payer ses convictions au prix de sa vie

Répression des Pro-Morsi

Depuis la destitution et l’arrestation par l’armée de M. Morsi le 3 juillet 2013, les autorités égyptiennes sont régulièrement accusées d’utiliser la justice comme un outil de répression. Des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes. L’ONU avait qualifié ces procès de « sans précédent dans l’histoire récente ».

Les peines capitales prononcées mardi seront soumises, conformément à la loi égyptienne, à l’avis purement consultatif du mufti, le représentant de l’islam auprès des autorités. Elles seront ensuite confirmées ou commuées en peine de prison lors d’un verdict final, attendu pour le 24 janvier.
JMDH avec AFP et RFI
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