Le groupe BRIC va devenir BRICS avec l’arrivée de l’Afrique du Sud

« C’est le plus beau des cadeaux de Noël », a assuré la ministre sud africaine des Affaires étrangères. Pour Maite Nkoana-Mashabane, en rejoignant les BRIC, l’Afrique du Sud va pouvoir renforcer son influence. Pourtant, la première économie du continent reste un petit poucet par rapport aux autres géants du groupe. Son Produit intérieur brut ne représente qu’un quart du PIB de l’Inde. Avec 49 millions d’habitants, son poids démographique est aussi largement inférieur face aux 191 millions de Brésiliens ou au milliard 360 millions de Chinois. Et les prévisions de croissance du gouvernement atteignent les 3% cette année, un niveau bien plus faible que les autres pays émergents du groupe. Mais la nation arc-en-ciel devrait surtout servir de port d’entrée aux membres des BRIC pour consolider leur présence sur l’ensemble du continent. Ils accéderont plus facilement aux consommateurs de la région, ils sont environ un milliard en Afrique subsaharienne. La Chine, l’Inde, la Russie ou le Brésil pourront aussi mieux exploiter les nombreuses ressources minières africaines.

RFI

 

Voir aussi : On line BRICS,

Le Premier ministre kosovar mis en cause pour trafic d’organes

Le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaçi (photo) a agi comme le "parrain" de réseaux criminels responsables d'un trafic d'organes de prisonniers serbes et albanais avant et après l'intervention de l'Otan en 1999, selon un rapport rédigé par le sénateur suisse libéral Dick Marty pour la commission des affaires juridiques et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. (Reuters/Hazir Reka)

Dans un rapport divulgué mardi, cette institution accuse les indépendantistes albanais du Kosovo de s’être livré à ce trafic et met directement en cause Hashim Thaçi, sinon dans son organisation directe, du moins comme le protecteur des réseaux criminels qui s’en rendent coupables.

Le gouvernement du Kosovo a immédiatement réagi en qualifiant dans un communiqué ce document de « diffamatoire« .

« Le gouvernement du Kosovo et le Premier ministre Hashim Thaçi entreprendront toutes les démarches et actions nécessaires pour écarter les mensonges de Dick Marty, y compris par des moyens légaux et politiques« , peut-on y lire.

« Il est clair que quelqu’un veut nuire au Premier ministre Hashim Thaçi, auquel les citoyens du Kosovo ont clairement renouvelé leur confiance afin qu’il poursuive son programme de développement à la tête du pays.« 

Rédigé par le sénateur suisse libéral Dick Marty pour la commission des affaires juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée, qui ne l’a pas encore approuvé, le rapport reprend les accusations portées en 2008 par l’ancien procureur du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, Carla del Ponte.

« Organes prélevés sur des prisonniers »

« De nombreux indices semblent confirmer que, dans la période immédiatement après la fin du conflit armé, avant que les forces internationales puissent vraiment prendre le contrôle de la région et rétablir un semblant d’ordre et de légalité, des organes auraient été prélevés sur des prisonniers dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë« , dit le rapport.

Ces organes auraient été ensuite transportés à l’étranger « à des fins de transplantation« .

« Cette activité criminelle » s’est développée «  grâce à l’initiative de certains chefs des milices de l’UCK – l’Armée de libération du Kosovo – liés au crime organisé » et elle « s’est poursuivie, bien que sous d’autres formes, jusqu’à nos jours« , affirme Dick Marty.

Le sénateur suisse accuse « un noyau restreint mais incroyablement puissant de personnalités de l’UCK« , dit « groupe de Drenica« , d’avoir pris le contrôle des activités criminelles au Kosovo et en Albanie.

Le « parrain » de ce groupe ne serait autre que Hashim Thaçi, Premier ministre sortant dont le parti, le PDK (Parti démocratique du Kosovo), est sorti vainqueur des élections législatives de dimanche dernier.

Dick Marty, ancien procureur, cite des sources au sein des services de lutte contre la drogue dans cinq pays qui affirment que Hashim Thaçi et le groupe de Drenica contrôlent le commerce de l’héroïne depuis dix ans.

L’UE et L’ONU épinglées

Ils seraient également responsables d’assassinats et de détentions illégales dans le cadre desquelles se seraient déroulés des prélèvements d’organes, principalement de reins.

Les services de renseignement de l’Otan considéreraient l’actuel Premier ministre comme « le plus dangereux des ‘parrains de la pègre’ de l’UCK« , peut-on lire dans le rapport. Ces révélations interviennent près de trois ans après la déclaration unilatérale d’indépendance de la province prononcée en février 2008 par les autorités kosovares.

Le rapport est tout aussi sévère pour « les autorités internationales en charge de la région » – Nations unies et Union européenne – qui « n’ont pas estimé nécessaire de procéder à un examen approfondi » de ces faits « en dépit des indices concrets au sujet de tels trafics au début de la décennie« .

Elles ont « privilégié une approche politique pragmatique, estimant devoir favoriser à tout prix la stabilité à court terme et sacrifiant ainsi d’importants principes de justice« , affirme l’ancien procureur suisse.

Le rapport doit être adopté en commission jeudi à Paris avant d’être soumis au vote de l’assemblée plénière en janvier à Strasbourg.

Au Kosovo, même les opposants politiques de Thaçi ont dénoncé le rapport qui salit, selon eux, la lutte des Kosovars pour leur indépendance.

« Pour ce qui est de la guerre menée par l’UCK (Armée du libération du Kosovo), les accusations sont inacceptables« , a estimé Burim Ramadani, secrétaire général de l’Alliance pour l’avenir du Kosovo (AAK). « Les Albanais du Kosovo ont combattu pour la liberté et non pour obtenir des profits de réseaux criminels.« 

Le dirigeant social-démocrate Agim Ceku, un des chefs de l’UCK pendant les combats de 1998-99 et ancien Premier ministre kosovar, a accusé Belgrade d’être derrière ces allégations. « Toutes les accusations contre l’UCK viennent de la Serbie ou de ses auxiliaires« , a-t-il dit à Reuters. « C’est tout simplement une tentative de salir notre guerre et notre victoire.« 

Gilbert Reilhac, avec Guy Kerivel

Wikileaks: les médias français sévèrement critiqués

Concentration des médias français

Dans un câble diplomatique non classifié de l’ambassade américaine et révélé par le site Wikileaks, les médias français sont critiqués, pour la déontologie de leurs  journalistes les plus connus, les pressions des pouvoirs politiques et économiques ou pour le traitement médiatique des minorités.

Ainsi, elle juge que «les grands journalistes viennent le plus souvent des mêmes écoles élitistes que la plupart des leaders gouvernementaux. Ces journalistes ne considèrent pas forcément que leur premier rôle est de surveiller le pouvoir en place. Ils se considèrent comme des intellectuels préférant analyser les événements et influencer les lecteurs plutôt que de rapporter les faits».

L’ambassade américaine estime également, comme le souligne l’Express, que «le secteur privé des médias en France – journaux, TV et radios – continue d’être dominé par un petit groupe de conglomérats, et tous les médias français sont plus contrôlés et soumis à des pressions politiques et économiques que leurs homologues américains».

Du coup, elle explique que les minorités et les ONG utilisent énormément internet et les blogs, «incroyablement populaires» pour communiquer, car «ils estiment que leurs points de vue n’est pas suffisamment reflété par les médias traditionnels».

Le sujet principal de ce câble de janvier 2007 était la volonté des Américains d’organiser une stratégie pour séduire les communautés musulmanes et arabes françaises et, dans le même temps, améliorer leurs situations dans notre société, notamment leurs images dans les médias.

L’engagement pro-actif de l’ambassade américaine est connu. Elle s’est notamment tournée vers les jeunes de banlieue en général, à la recherche des talents de demain. A tel point que, comme le soulignait un article du Monde de juillet 2010, certains ont parfois l’impression que les Etats-Unis se soucient plus d’eux et leur font plus confiance que les institutions françaises.

Voir aussi : rubrique Médias, Main basse sur l’information, entretien avec Florence Aubenas , entretien avec Stéphane Bonnefoi rubrique Société, Médias banlieue et représentations, On Line Le singulier dispositif médiatique français,

Câbles diplomatiques : L’Iran tête de serpent

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L’Iran est l’une des principales cibles des câbles diplomatiques révélés par Wikileaks. Ils révèlent les craintes des pays voisins face à ses velléités de puissance régionale et à sa course au nucléaire.

Missiles nord coréens

Cité par le New York Times, un message révèle que l’Iran a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles de technologie avancée lui permettant d’atteindre l’Europe occidentale. Selon le journal, qui cite un télégramme diplomatique daté du 24 février dernier, des « rapports secrets du Renseignement américain ont conclu que l’Iran a obtenu des missiles de haute technologie, conçus sur la base d’un modèle russe ».

« Iran Watchers »

Les documents révélés par Le Monde montrent que le régime iranien laisse les Américains perplexes. Ils guettent le moindre indice pour essayer de comprendre comment son fonctionnement. Ils s’appuient sur les confidences d’observateurs variés. Ainsi, tel « homme d’affaires » non-iranien qui se rend fréquemment à Téhéran, « a appris d’une des ses connaissances que Rafsandjani [l’ancien président iranien] lui a confié que le Guide suprême Ali Khamenei a une leucémie en phase terminale et pourrait mourir dans quelques mois. En conséquence, Rafsandjani a décidé de cesser de défier Khamenei et se prépare à se faire désigner comme son successeur ». Mais l’information est contredite par une autre source: le 18 novembre 2009, un télégramme d’un diplomate américain en Israël, relate un entretien avec un représentant du Mossad. « Le Mossad a indiqué qu’aucune information ne suggère un changement dans l’état de santé de Khamenei, et que ceux qui l’entourent paraissent plus loyaux que jamais ».

Les angoisses des Pays arabes

L’Arabie Saoudite

Ryad appelle Washington à attaquer l’son ombrageux voisin: « Il vous a dit de couper la tête du serpent », déclare, en citant le roi, l’ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, à son homologue américain en Irak, Ryan Crocker, et au général américain David Petraeus. L’ambassadeur leur rappelle les « exhortations fréquentes (du roi) aux Etats-Unis pour attaquer l’Iran et mettre un terme à son programme d’arme nucléaire », selon la retranscription d’une réunion du 17 avril 2008.
Les Saoudiens et d’autres monarchies du Golfe accusent en outre les agents iraniens de tenter d’implanter des « organisations sur le modèle du Hezbollah » libanais au Yémen et en Afrique, selon les documents. Ils soutiennent aussi que Téhéran appuie la rébellion zaïdite chiite dans le nord du Yémen.

Le Liban

Saad Hariri, le premier ministre libanais est lui aussi inquiet de l’influence grandissante de l’Iran dans la région et encourage Washington à attaquer l’Iran, selon lers documents. Les Etats-Unis devraient être prêts « à tout faire, si nécessaire », pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique aurait-il dit en 2006 à des responsables de Washington. « L’Irak, ce n’était pas nécessaire mais l’Iran ça l’est », aurait estimé, selon la même source, celui qui était alors chef de la majorité parlementaire libanaise, en faisant allusion à l’intervention militaire américaine de 2003 en Irak.

La Jordanie

L’Iran est décrit par des responsables jordaniens comme « une pieuvre utilisant insidieusement ses tentacules pour manipuler, fomenter et saper les plans des Occidentaux et des régionaux modérés » selon un autre document.

La politique de la main tendue d’Obama

Plusieurs Pays arabes sont inquiets, après l’arrivée au pouvoir de Barack Obama en 2008, de ses ouvertures envers le régime des mollahs.

Un câble de l’ambassadeur américain à Amman Stephen Beecroft, daté du 2 avril 2009, affirme ainsi que « le roi Abdallah II a indiqué à l’envoyé spécial George Mitchell en février (2009) qu’un dialogue américain avec l’Iran approfondira les schismes inter-arabes et que davantage de pays rallieront le camp iranien ».

Saad Hariri, le premier ministre libanais est lui aussi inquiet de l’influence grandissante de l’Iran dans la région et encourage Washington à attaquer l’Iran, selon lers documents. Les Etats-Unis devraient être prêts « à tout faire, si nécessaire », pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique aurait-il dit en 2006 à des responsables de Washington. « L’Irak, ce n’était pas nécessaire mais l’Iran ça l’est », aurait estimé, selon la même source, celui qui était alors chef de la majorité parlementaire libanaise, en faisant allusion à l’intervention militaire américaine de 2003 en Irak.

La Jordanie

L’Iran est décrit par des responsables jordaniens comme « une pieuvre utilisant insidieusement ses tentacules pour manipuler, fomenter et saper les plans des Occidentaux et des régionaux modérés » selon un autre document.

La politique de la main tendue d’Obama

Plusieurs Pays arabes sont inquiets, après l’arrivée au pouvoir de Barack Obama en 2008, de ses ouvertures envers le régime des mollahs.

Un câble de l’ambassadeur américain à Amman Stephen Beecroft, daté du 2 avril 2009, affirme ainsi que « le roi Abdallah II a indiqué à l’envoyé spécial George Mitchell en février (2009) qu’un dialogue américain avec l’Iran approfondira les schismes inter-arabes et que davantage de pays rallieront le camp iranien ».  Alors que dans le passé les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et Saddam Hussein s’entendaient sur la nécessité de contenir l’Iran, la politique américaine a donné l’Irak à l’Iran comme un cadeau sur un plateau d’argent. » se plaint le roi Abdallah d’Arabie saoudite, cité dans un télégramme de décembre 2005

La Jordanie craint également qu’un dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran ne se fasse au détriment des intérêts arabes, en particulier des pays « modérés », selon un autre document. « Si des pourparlers directs américano-iraniens devaient avoir lieu, le leadership jordanien insiste qu’ils ne se fassent pas au détriment des intérêts arabes, notamment ceux de (pays) modérés tels que la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et l’Autorité palestinienne dirigée par le Fatah », indique l’ambassadeur dans son rapport.

Téhéran et le Hamas

En 2009, le roi Abdallah indique à des responsables américains avoir demandé au chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, de s’éloigner du Hamas palestinien. « Ce sont des musulmans », aurait répondu le ministre, selon le document américain. « Non, ce sont des Arabes, et vous, Persans, n’avez pas à vous ingérer dans les affaires arabes », aurait répliqué le roi.

Ambitions afghanes

Washintgton regrette les ambitions iraniennes à Kaboul montrent des documents mis ligne par Le Monde. Se confiant à l’ambassadeur américain en poste à Kaboul, un proche du président afghan Hamid Karzaï confiait ainsi en février 2010 que les ambitions iraniennes étaient motivées par « une guerre d’objectifs » et non plus simplement – comme par le passé – par des « sympathies religieuses ». Téhéran entend « Contrer l’influence occidentale en Afghanistan » explique le conseiller du président afghan. A à cette fin, le soutien à des talibans sunnites n’est plus tabou. « L’Iran aide des factions de talibans à condition qu’elles ne soient pas affiliées au mollah Omar », le chef du mouvement taliban.

L’Iran et l’Amérique latine

Les Etats-Unis sont préoccupés par les liens croissants de Téhéran avec le Venezuela, le Brésil et la Bolivie. Washington s’est renseigné au moins depuis 2007 sur les possibilités d’une augmentation de production d’uranium, notamment au Venezuela, un pays qui a intensifié ces dernières années ses relations avec l’Iran, selon le journal espagnol El Pais. Les diplomates de plusieurs ambassades des Etats-Unis en Amérique latine estiment, selon ces câbles, que « les rumeurs sur l’uranium ne doivent pas être dédaignées » dans ces pays sud-américains, notamment au Venezuela.

La réactions de Téhéran

L’Iran a décidé de répondre par le mépris aux révélations de Wikileaks sur l’inquiétude et l’animosité des voisins arabes de l’Iran, pour ne pas tomber dans un « piège » des Etats-Unis.

Les milliers de dépêches diplomatiques, s’inscrivent dans un « complot » des Etats-Unis « pour semer l’iranophobie et la discorde dans le monde islamique », estimait le ministère iranien des Affaires étrangères le 30 novembre. Les pays de la région « ne doivent pas tomber dans ce piège », souligne de son côté le porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast.

« Les documents WikiLeaks ne révèlent rien, les Iraniens connaissent depuis longtemps les sentiments des pays arabes du Golfe à leur égard. Mais avoir la preuve écrite que vos voisins encouragent votre ennemi à vous attaquer ne peut pas ne pas laisser de trace », note un diplomate occidental à Téhéran.

L’Express

London Calling

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De violents incidents — filmés en direct par les télévisions en continu — ont éclaté jeudi en milieu d’après-midi à Londres entre policiers et manifestants mobilisés contre la hausse des droits d’entrée à l’université, faisant plusieurs blessés de part et d’autres, selon les reporters de l’AFP et la police. Scotland Yard a annoncé dans un communiqué que deux officiers avaient été blessés, dont un grièvement au niveau de la nuque après avoir été frappé. Le deuxième homme appartenant à la police montée a été hospitalisé avec des blessures aux jambes. Selon des témoins, il est tombé de sa monture qui l’a piétiné, après une charge. Par ailleurs, plusieurs étudiants sont sortis d’échauffourées le visage ensanglanté, après une intervention des policiers armés de matraques qui tentaient d’empêcher les manifestants de gagner le Parlement où les députés débattaient d’un projet de loi sur les frais d’inscription à l’université.

« Fuck the police »

Avant d’être évacué pour subir des soins, Julyan Phillips, 23 ans, étudiant au Goldsmiths College de Londres, a déclaré à l’AFP, le crâne en sang: «J’étais sur la ligne de front, j’ai marché jusqu’au cordon de police, mains derrière le dos, pour leur expliquer que leur encerclement était amoral et inhumain». «Des types poussaient des barrières métalliques tout à côté, mais un policier a préféré me taper sur la tête», a-t-il ajouté. Des manifestants ont tenté en vain de renverser des barrières placées autour du Parlement. D’autres ont peint des slogans «policiers enc….» et «éducation pour les masses» sur la statue de l’ancien Premier ministre conservateur et chef de guerre Winston Churchill, située en face de la Chambre des Communes. Plusieurs fumigènes ont été lancés depuis les rangs des manifestants en direction de la police, qui avait du mal à contenir la foule. De nombreux étudiants brandissaient des pancartes demandant: «Supprimez les frais universitaires et les coupes budgétaires».

Mise en garde

londres-parlementDes milliers de personnes participaient à cette manifestation estudiantine, la quatrième organisée à Londres en un peu plus d’un mois. Les forces de l’ordre avaient mis en garde contre une répétition des violences survenues en marge de précédentes mobilisations estudiantines. Les députés doivent voter en fin d’après-midi le projet gouvernemental visant à relever le plafonnement des droits d’entrée à l’université, qui seraient portés d’ici 2012 de 3.290 livres (près de 4.000 euros) à 9.000 livres par an, «dans des circonstances exceptionnelles».

Les débats parlementaires étaient houleux, les libéraux-démocrates, partenaires clefs de la coalition gouvernementale aux côtés des conservateurs, faisant face à une rébellion de leur base.

AFP

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