Performance de Marino Formenti. « Nowhere » comme une respiration

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Performance
Avec Nowhere, Marino Formenti ouvre un espace musical en ville où le temps s’abolit. Proposé par hTh avec la complicité du Printemps des Comédiens.

Jusqu’au 18 juin à 22h, Nowhere est un non-lieu au centre-ville de Montpellier occupé par le pianiste, chef d’orchestre, performer Marino Formenti. Dans les locaux privés d’Epitech, des matelas et des coussins sont posés dans les couloirs et les nombreuses pièces  mises à la disposition du public qui y circule librement. Réparti sur deux niveaux, l’espace offre la possibilité de déplacement ou d’isolement. Les pièces sont vides ou occupées par des concitoyens avec qui il est possible de partager un moment d’intimité.

Dans l’une de ces salles, le pianistes enchaîne au gré de son inspiration, un répertoire riche et diversifié allant de la musique baroque à la musique contemporaine qu’il consigne toutes les quinze minutes au marqueur sur les murs.   Leur lecture donne une idée des oeuvres jouées en notre absence: Erik Satie, Brian Eno, John Cage, Morton Feldman, Jean-Henri d’Anglebert, Gaspard le Roux en bien d’autres. A côté des titres figure l’heure d’interprétation, plus en lien avec la valeur de trace qu’avec un quelconque repère temporel. Car la sensibilité d’interprétation, le cadre où l’habituelle division entre scène et vie est abandonnée, tout comme les conventions et la relation à l’écoute, apportent une forme de plénitude où le temps et l’espace se fondent…

Né en Italie, Marino Formenti est l’un des interprètes les plus originaux de sa génération, pour la création des formes performatives nouvelles et expérimentales. Avec Nowhere, les activités de Marino Formenti se résument à jouer du piano et assurer ses besoins vitaux : manger, dormir, aller aux toilettes. « Une sorte de chapelle païenne où la vie et la musique peuvent se fondre. » C’est ainsi que  Marino Formenti décrit son projet.

Jusqu’à samedi 22h, rien ne sert de lui adresser la parole, il ne vous répondra pas. Pour communiquer, il utilise des post-it sur lesquels il griffonne les quelques mots nécessaires à l’échange avec l’équipe d’encadrement. Pendant huit jours, il occupe l’espace où il réside et y joue douze heures quotidiennement.

Formenti « disparaît » dans la musique en nous entraînant dans une sédation  plus ou moins forte ce qui explique peut-être que l’espace soit équipé de couchettes, comme les fumeries d’opium. Avec Nowhere, le musicien révèle sa capacité à réduire l’anxiété. Il procure une sensation de soulagement, de protection et ouvre de nouvelles fenêtres de respiration…

JMDH


Vous pouvez y assister : de 10h à 22h, 16 bd du Jeu de Paume, et 24/24h par live streaming sur le site d’hTh : www.humaintrophumain.fr

Source : La Marseillaise 15/06/2016

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Cirque Balthazar. 100 Zissu ou le risque à prendre pour s’en sortir

Le plein d’énergie de la classe pro.   Photo Corinne Gal

Le plein d’énergie de la classe pro. Photo Corinne Gal

Les classes pro du centre des Arts du Cirque Balthazar présentent vingt courts poèmes corporels dans le cadre du Printemps des Comédiens. Espace Chapiteaux jusqu’au 11 juin.

Le  spectacle des classes pro de Balthazar est un rendez-vous attendu du Printemps des Comédiens dont la programmation est largement ouverte à l’art du cirque. Au programme cette année, la Compagnie Vol’e Temps, Yoann Bourgeois, le CirkVOSK, Les 7 doigts de la main, Julien Candy et sa Compagnie la Faux Populaire-Le Mort aux Dents, Zingaro,  Matthieu Gary / Sidney Pin, présentent chacun à leur manière des spectacles qui déplacent les normes traditionnelles et qui ont tous à voir avec l’art du cirque.Cette forme d’expression cultive on le sait une floraison de métaphores de la condition humaine réunies lors de cette édition 2016  en un bouquet très varié.

A Montpellier, porté par des artistes pionniers du renouveau du cirque, le Centre des arts du cirque forme depuis plus de vingt ans les talents de demain. Reconnu par l’Etat, financé par la Région, hébergé par le Département, et soutenu par bien d’autres partenaires, la structure encadre les pratiques amateurs et assure une formation professionnelle en favorisant les passerelles  et en affirmant de nombreux projets novateurs sur le plan artistique et pédagogique.

Assister à la représentation des classes pro du Centre des arts du cirque c’est toujours empoigner le réel avec de jeunes artistes qui savent transformer le manque de maturité en un vrai atout. Le public est composé de beaucoup de fidèles  séduits par l’énergie brute des numéros et l’implication qui lui est demandée. Ce que l’on n’attend généralement plus dans les spectacles rodés, quelle que soit la qualité artistique de  la représentation.

Poèmes Corporel

Le spectacle 2016, mis en piste par Martine Leroy aborde des champs actifs de notre histoire contemporaine. Une vingtaine de jeunes artistes est invitée à chercher des solutions à des situations qui semblent sans issue. Chacun compose un petit poème corporel en lien avec son cheminement personnel depuis une impasse vers une sortie.

La scénographie composée de cartons évoque tout autant la précarité que l’inventivité et la mobilité. Des fenêtres s’ouvrent et se referment du mur en fond de scène comme autant de quêtes de savoir, d’étonnements et de signes culturels.

Si les capacités physiques permettent une belle maîtrise, l’esprit Balthazar a toujours porté en créant une complicité spontanée des hommes et des femmes de tous horizons par l’émotion.

Ce réexamen de ce qui se passe aujourd’hui par le biais poétique libère du sentiment d’impuissance. Il interpelle l’individu. Les identités sortent des cartons. Tels les martinets coincés sous les tuiles des toits prenant leur envol avec le sentiment d’appartenance au ciel, les poètes saltimbanques se livrent au cirque. La piste devient un vaste parvis de corps, de sons, et d’images, dilatant sur une très vaste échelle, les émotions reçues et vécues en commun.

JMDH

Source : La Marseillaise 10/06/2016

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Festival Résurgence. Esprit ouvert dans l’espace public

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Compagnie Kiaï «Cri» Photo DR

Pour la seconde édition, le festival Résurgence affiche ses couleurs en invitant à la découverte des arts vivants du 21 au 24 juillet.

Théâtre de rue, concerts, cirque une trentaine de spectacles portés par une vingtaine de compagnies investiront les rues de Lodève pour la seconde édition du Festival Résurgence cet été.  Le terme  « résurgence » fut probablement choisi pour réaffirmer la volonté de la Communauté de communes du Lodévois Larzac de maintenir une offre culturelle de qualité après la disparition du festival de poésie Voix de la Méditerranée en 2015 pour des raisons budgétaires. «  Lodève a été nourrie par la poésie durant de nombreuses années et continue de l’être à travers le Printemps des poètes, indique le directeur des affaires culturelles Franck Loyat,  Nous avons repensé un événement culturel  recentré sur les arts vivants avec certes moins de moyens, mais en maintenant le rapport entre l’art et l’espace public.» L’année dernière, la première édition  a rassemblé 8 000 spectateurs (un quart en provenance de la communauté de communes, et 50% d’Héraultais). Ce succès  ouvre de belles perspectives

Soutien à  la création

Résurgence profite de la fraîcheur de la nouveauté et s’affirme « comme une preuve de la capacité du territoire à rebondir même dans les situations les plus difficiles », souligne la maire de Lodève, Marie-Christine Bousquet. Le festival donne aussi l’occasion de découvrir le riche patrimoine de Lodève.

Avec le sourire, si l’on suit La vaste entreprise, dans sa fausse visite de la ville. Cette compagnie utilise des éléments réels comme point de départ de leurs créations. Le groupe partira bien du monument aux morts. Les guides vous souhaitent une bonne visite en  prévenant d’entrée que tout va bien se passer même si vous n’apprendrez rien et qu’il est conseillé à tous de rester groupés…

Autre déambulation proposée par les quatre comédiens du Groupe Tonne, Ae-Les années, s’inspire de l’univers littéraire d’Annie Ernaut concentré sur le matériau autobiographique sans enluminure et à la fois très ouvert sur le monde réel qui nous entoure. Départ place de la république.  «La Place» justement, qui est aussi le nom du roman d’ Ernaut couronné par le Prix Renaudot.

Gratuité et petits prix

La majorité des spectacles sont gratuits à l’exception de Cirques Rouages pour son spectacle Sodade une fable circassienne et musicale  qui se déroule comme un rêve éveillé sur fil infini. De la création Gravitty.0 du chorégraphe Yann Lheureux qui allie dans cette pièce danse contemporaine et  acrobatie et du concert d’Anass Habib  jeune Syrien  accompagné de quatre  musiciens pour un concert de chants sacrés et profanes  associant les répertoires des chants arabes soufis, des chants maronites syriaques, et des chants sépharades andalous dans la Cathédrale de Lodève.

En se positionnant  sur la création,  en la soutenant comme elle le fait avec  la compagnie Nocturne  en résidence sur le territoire, le festival  joue la carte du développement culturel qualitatif à l’échelle locale en tentant de répondre aux attentes d’un public exigeants, sans oublier la convivialité.

 JMDH

Source La Marseillaise 21/05/2016

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Sérignan. Le Mrac pousse les murs avec la complicité de Bruno Peinado

 

Bruno Peinado au MRAC à Sérigan

Bruno Peinado est intervenu sur la façade et prolonge l’exposition « Il faut reconstruire l’Hacienda » à l’intérieur du Mrac. Photo JMDI

La présidente de Région Carole Delga a  inauguré le 20 mai l’extension du Mrac en réaffirmant son engagement en faveur de l’art contemporain. Une utopie vivante prenant forme au plus près de chacun…

L’histoire du musée est née de la passion et de l’engagement d’un homme pour la culture. Ceux d’André Gélis, maire de Sérignan, qui inaugure en 2006, ce lieu de 2 500 m² dédiés à l’art contemporain au cœur du village héraultais viticole de 8 000 habitants. Il y expose 400 œuvres d’une soixantaine d’artistes (Alechinsky, Buren, Combas, di Rosa, Klossowski…) Le coût de construction, 5,5 millions d’euros, lui coûtera son mandat. Deux ans plus tard, son successeur Frédéric Lacas, entame les négociations avec la Région qui en assure la gestion depuis 2010 et renouvelle l’ambition culturelle de ce musée illuminé par l’œuvre  créée in situ par l’artiste Daniel Buren.

L’inauguration architecturale de la semaine dernière marque un nouveau tournant pour le Mrac. Le nouvel espace de 420 m² acquis par la Région qui a investi 1,8 million d’euros, a été redessiné et agencé par l’atelier d’architecture Castelnau Ferri pour s’inscrire dans le cadre des volumes existants. Il permet d’augmenter de 25% la surface initiale d’exposition en la portant à 2 000 m². Les réserves ont été agrandies, optimisées et aménagées afin d’améliorer les conditions de préservation de l’ensemble des œuvres.

La directrice du Musée régional d’art contemporain, Sandra Patron peut ainsi accueillir le dépôt exceptionnel du Fonds d’art contemporain pour une durée de cinq ans qui comprend 167 œuvres de 64 artistes issus de 17 nationalités différentes. En parallèle, la Région a passé commande à l’artiste emblématique de sa génération Bruno Peinado pour concevoir une œuvre pérenne sur la façade du nouveau bâtiment.

La singularité de l’histoire du Mrac tient en partie aux interactions intérieur/extérieur initiées par les artistes comme Buren ou l’Islandais Erro. Avec son intervention sur la façade du nouveau bâtiment, Bruno Peinado, formé à l’Ecole des Beaux Arts de Montpellier qui connut une forte influence du mouvement Supports/Surfaces, poursuit le lien conceptuel du dedans/dehors.

 « Il faut reconstruire l’Hacienda », extérieur . Photo dr

« Il faut reconstruire l’Hacienda », extérieur . Photo dr

Reconstruire l’Hacienda

L’artiste intègre dans un esprit ludique le local de la Poste situé au rez-de-chaussée en empruntant à sa signalétique. « Je me suis inspiré de leur charte graphique et des nombreux supports publicitaires pour créer des enseignes libérées de leur contenu. »  Repeint en gris, le bâtiment revêt l’aspect joyeux d’une maison qui évoque l’univers virtuel des jouets. « Le gris se situe habituellement du côté de la perte. Il n’est pas considéré comme une couleur. Il ne trouve sa valeur qu’entre le blanc et le noir. C’est la couleur des bâtards, pour moi c’est la couleur de la mixité. » Sur ce fond gris, les panneaux colorés et les caissons lumineux renvoient à l’abstraction et participent à l’œuvre d’ensemble intitulée par l’artiste Il faut reconstruire l’Hacienda.

  « Il faut reconstruire l’Hacienda », intérieur , Good Stuff , the pleasure Principle  .  Photo dr

« Il faut reconstruire l’Hacienda », intérieur , Good Stuff , the pleasure Principle . Photo dr

Pour ce projet, Peinado est allé puiser dans l’imaginaire de l’Hacienda, d’après le texte d’Ivan Chtcheglov dit Gilles Ivain, Formulaire pour un urbanisme nouveau  dont une version, établie par Guy Debord, est parue en 1958 dans la revue Internationale situationniste. Avant d’être reprise, dans les années 80, sous le nom d’Hacienda, boîte de nuit mythique de Manchester, issue d’un projet utopique porté par le label de Joy Division, Factory Records. Cette association est à l’origine de toute la scène house anglaise qui fait lien entre la culture populaire et l’avant-garde artistique dans le champ de la communication du design et de la publicité. « Le retrait est une forme de résistance », indique Peinado qui se confronte aux paradoxes avec force et bonne humeur.

Ainsi, la destinée du Mrac de Sérignan,  musée où l’on marche dans la lumière, se poursuit.

JMDH

 

Le programme de l’Hacienda
Pendant toute la durée de l’exposition Il faut reconstruire l’Hacienda visible jusqu’au 9 octobre, l’artiste iconoclaste Bruno Peinado nous invite à des rencontres depuis une reconstruction du dancefloor de la mythique Hacienda de Manchester. Ce lieu fut dans les années 1980 1990 un véritable espace social transversal, tout à la fois salle de concerts, club, espace d’exposition et d’échanges. Il est reformulé au Mrac comme une extension de l’exposition. Concerts, performances, lectures ou conférences, à découvrir tous les dimanches à 15h. Une programmation d’événements variés et gratuits, dans un mix réjouissant entre les styles et les générations. Découvrir le programme sur : mrac.languedocroussillon.fr/

Source La Marseillaise 24/05/2016

Voir aussi : Actualité Locale, Rubrique Art, rubrique Exposition, rubrique Politique, Politique culturelle,

Vanités post-moderne à la maison des Consuls

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1- Carrona (2011, verre de Murano, détail) de Javier Pérez

Le thème des Vanités  revu et  corrigé par huit  artistes contemporains  de renommée internationale au musée d’Arts et d’archéologie des Matelles en  Grand Pic Saint-Loup

Le réseau de diffusion habituel de l’art contemporain international trouve peu de relais en zone rural ce pourquoi on aurait tord de se priver des belles exceptions qui confirme la règle. Ce que donne à voir l’exposition Vanités jusqu’au 4 septembre à la Maison des Consuls du village des Matelles est assez rare pour être souligné. L’idée qu’il faille frapper fort pour produire un effet d’aubaine plutôt qu’envisager une lente mutation pour passer des traditionnels spectacles de la salle des fêtes à une programmation plus ambitieuse  est défendue par le directeur de la culture de la Communauté des communes du Grand Pic Saint-Loup, Didier Fournials, et elle est soutenue par son président Alain Barbe. Outre le fait que cette initiative réponde au défi d’ouvrir le flux  convoité du tourisme  culturel, elle  s’inscrit également dans le cadre d’une politique culturelle en direction de la population résidente qui a accès à des oeuvres majeures.

La beauté éphémère de la vie


La Maison des Consuls abrite au rez-de-chaussé  une collection archéologique dont l’exposition temporaire permettra de découvrir les 3 500 pièces de l’expo permanente. La Vanité démarre dans la Hollande calviniste du XVII e siècle. Le genre est une mise en jeu du vivant qui s’éloigne des sujets de la période italienne. « C’est une réappropriation de la réflexion sur la mort, précise la commissaire de l’exposition Marie-Caroline Allaire-Matte « L’homme se prend en charge. Les figurations sont objectivées par le sujet qui évoque à la fois la vie humaine et son caractère éphémère.» Cette nouvelle impulsion prisées à l’époque baroque va disparaître au XVIIIe siècle avant de resurgir au XXe portée par des artistes comme Braque, Picasso ou Cézanne.

Le parti pris de l’exposition vise à présenter les toutes dernières tendances de la création dans ce domaine. «Les Vanités d’aujourd’hui ne sont pas comme hier, l’expression d’une philosophie. Depuis les années 80, nous sommes dans un appel à la réflexion sur notre monde, indique la commissaire dont le travail s’est opéré à partir de choix concis dans une démarche prospective sans crainte des contrastes. Les oeuvres présentées sont issues des FRAC Midi Pyrénées, et Languedoc-roussillon, du CIRVA de Marseille et du Carré d’Art de Nîmes. Le regard du visiteur se renouvelle dans une scénographie organisée suivant les pièces en enfilade de la Maison des Consuls où se succèdent les visions de huit artistes de renommée international.

Une certaine perception de notre finitude

La première pièce de Patrick Neu, un superbe crâne en Cristal noir fait lien avec l’histoire, mais opère aussi un déplacement par la couleur et la notion de masse sans se défaire d’une radicalité à l’endroit de jointure avec le cou.  Javier Pérez présente une très belle pièce composée d’un immense lustre en cristal rouge brisé. On admire les morceaux accessibles qui jonchent le sol tandis qu’une dizaine de corbeaux prélèvent les morceaux de cristal cassés. On peut lire dans cette œuvre une vision de notre édifice collectif et une certaine perception de notre finitude dans une dimension magnifiée.

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Pièce de Jan Fabre (Stillife with artist 2004)  Exposition Vanités.

 

Le travail photographique de Valérie Belin sur les crashs à grande vitesse fascine. Vecteur de statut sociale la voiture passe et nous trépassons avec la voiture. L’artiste flammand Jan Fabre relie son univers au thème des Vanités en proposant une joyeuse façon de passer à la postérité. Son sarcophage en paon et ailes de scarabée rend hommage à la mort et à la résurrection avec le goût certain que l’artiste affirme pour le mystère. Car comme le rappelle Marie-Caroline Allaire-Matte « On ne tue pas un paon on attend qu’il meurt

JMDH

"Car" Valérie Belin nous parle d’une société qui passe son temps à se survivre à elle-même

« Car » Valérie Belin nous parle d’une société qui passe son temps à se survivre à elle-même

Source La Marseillaise 13/05/2016

Vanités, jusqu’au 4 septembre Maison des Consuls 04 99 63 25 46

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