Dilma Rousseff investie présidente du Brésil

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Dilma Rousseff a prêté serment samedi en tant que première présidente du Brésil devant le Congrès. Mme Rousseff, qui succède au président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, a été investie par le président du Sénat José Sarney lors d’une cérémonie solennelle pour devenir la première femme à diriger le Brésil. Mme Rousseff a promis de maintenir, de défendre et de renforcer la constitution fédérale, de respecter les lois, de promouvoir le bien-être au peuple  brésilien et de maintenir l’union, l’intégrité et l’indépendance du Brésil.

Plusieurs dirigeants étrangers, dont le président vénézuélien Hugo Chavez, le président colombien Juan Manuel Santos, le président uruguayen José Mujica, le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre portugais José Socrates ont assisté à l’investiture de Mme Rousseff.

Plus tard dans la journée, Mme Rousseff a reçu l’écharpe présidentielle des mains de Lula devant le palais de Planalto, lors d’une cérémonie qui a été suivi par des milliers de Brésiliens qui se sont réunis sur la place des Trois pouvoirs à côté du palais. Avec un taux d’approbation record de 87 %, Lula a quitté le pouvoir après deux mandats consécutifs de quatre ans, le maximum autorisé par la loi brésilienne.

Selon un sondage publié cette semaine, 64% des Brésiliens estiment que le Brésil s’est considérablement développé sous la direction de Lula.

Xinhua

Voir aussi : Rubrique Brésil : Lula : changer la géographie du monde, Rencontre Bernardo Carvalho,

Les déboires du « printemps de Damas »

Judith Cahen : Le Monde Diplomatique, novembre 2002

Quel sera l’objectif américain après l’Irak ? La question hante les dirigeants de Damas, qui craignent de faire les frais de la politique des Etats-Unis, des tensions nées entre le Liban et Israël sur les questions de l’eau et des risques d’embrasement à la frontière des deux pays. Cette instabilité de l’ordre régional a permis aux caciques du régime baasiste de mettre un terme au « printemps de Damas », qui avait suivi la mort du président Hafez El Assad et son remplacement par son fils, M. Bachar El Assad.

A la mort d’Hafez El Assad le 13 juin 2000, après trente années de pouvoir sans partage, la société civile, les opposants au régime, et même certains baasistes, ont cru à la démocratisation du système politique. La personnalité et la jeunesse de son fils Bachar, successeur désigné du qaïd, sa volonté de modernisation et de lutte contre la corruption ont suscité un grand espoir. Certes, nombre de gens furent choqués par la rapidité avec laquelle la succession fut bouclée (1) et refusèrent la manière dont le nouveau pouvoir insistait sur l’« exception syrienne » qui empêcherait le pays de pratiquer la démocratie des autres. Mais l’insistance du jeune président sur le respect de l’opinion publique accéléra le mouvement de contestation réclamant plus de démocratie et de respect pour le droit des personnes.

« Il faut redonner la parole au peuple. Que le Parlement ait à nouveau le pouvoir de contrôler l’Etat. Sans ce retour aux principes républicains, la Syrie restera ce qu’elle est aujourd’hui : un régime totalitaire, une République héréditaire. » Par cette déclaration de juin 2000, M. Riyad Turk, chef du Parti communiste – Bureau politique, libéré après plus de quinze ans de prison, s’affirme comme la figure emblématique du « printemps de Damas 2) ». Pendant un an, des pétitions – émanant de groupes aussi différents qu’un collectif de « 99 intellectuels », d’avocats, de Syriens de l’étranger ou des Frères musulmans basés à Londres – paraissent dans la presse arabe non syrienne pour réclamer la fin de l’état d’urgence – maintenu depuis l’arrivée du Baas au pouvoir en 1963 -, le retour à l’Etat de droit, le pluripartisme et la libération de tous les prisonniers politiques.

Parallèlement, des muntadayat (forums de discussions organisés en appartement) s’ouvrent à Damas et dans la plupart des grandes villes du pays, recueillant un large succès. Des personnalités politiques indépendantes, des universitaires, mais aussi nombre de citoyens commencent à y exprimer, en public et sous l’oeil attentif de membres du Baas, leurs critiques contre la corruption, l’accaparement du pouvoir par les dignitaires du régime et leurs enfants ou appellent au multipartisme, au respect du droit d’expression et à la libération des prisonniers politiques.

Puis, en septembre 2001, le régime, après avoir lancé un premier avertissement sur les lignes rouges à ne pas franchir (3), jette en prison dix militants pour la démocratie, dont M. Riyad Seif, député indépendant, et M. Turk. A la fin d’août 2002, tous les militants sont condamnés à des peines allant de deux à dix ans de prison pour avoir « porté atteinte à la Constitution, incité à la sédition armée et aux dissensions confessionnelles, sapé le sentiment patriotique et propagé de fausses nouvelles ».

Certains observateurs étrangers soutiennent que M. Seif a été emprisonné à la suite d’un rapport au Parlement dans lequel il dénonçait des irrégularités entourant la création de deux monopoles de téléphonie mobile, SyriaTel et Investcom, dont M. Rami Makhlouf, cousin de M. Bachar El Assad, est le principal actionnaire. En réalité, M. Seif n’avait même pas cité ce dernier, mais il avait attiré l’attention sur le fait que la Syrie était l’un des rares pays dans le monde où l’Etat n’avait rien gagné par la vente des licences de téléphonie mobile et où les opérateurs n’étaient même pas soumis à l’impôt sur les sociétés…

Pour Me Haïssam Maleh, président de l’Association des droits de l’homme en Syrie (ADHS), contre lequel un mandat d’arrêt a été émis récemment, « le pouvoir a voulu, avec ces arrestations, envoyer un message clair à la société civile. Il n’avait pourtant rien à craindre de ce mouvement – et d’ailleurs personne ne croit en Syrie que le régime sera renversé par la force. Mais la peur est double : il y a celle du peuple, et celle du régime, qui craint pour ses privilèges ».

Une presse sous contrôle

Les forces ayant porté le « printemps de Damas » avaient d’ailleurs des contours flous et manquaient singulièrement d’assise populaire. Y… regarde, sceptique, le marc de son café ; il a préféré une rencontre dans un lieu public, les appartements des opposants étant trop souvent surveillés. Après avoir passé de longues années en prison, cet ancien membre du Parti communiste de M. Turk porte un regard amer : « Les jeunes sont formatés par le Baas de la maternelle à l’université. La nouvelle génération ne pense au mieux qu’à faire de bonnes études, au pire qu’à s’enrichir par tous les moyens. En Syrie, on ne peut pas vraiment parler d’opposition, mais plutôt d' »attitude oppositionnelle » consistant à en appeler à la « glasnost » et à la modernisation. Ses différents courants sont comme des tribus qui se côtoient, mais ne proposent pas de projet fédérateur. Et elle a échoué à conquérir la jeunesse, peut-être parce qu’elle continue à utiliser un vocabulaire politique qui n’a pas changé depuis les années 1950-1960. »

Cette jeunesse urbaine ressemble à celle des grandes villes européennes : portables et street wear sont l’apanage des Damascènes, qui ont depuis peu investi la traditionnelle medina, désormais remplie de cafés Internet, de restaurants implantés dans d’anciens palais et de discothèques pleines à craquer le jeudi soir, veille du week-end musulman. Les copines sortent en groupe, les lycéennes enlacent leur petit copain dans les lieux publics, et on aperçoit çà et là des femmes voilées fumer en pleine rue.

Du côté du pouvoir, les choses sont retournées à la situation initiale, confie un diplomate : « Le style présidentiel n’a pas changé, même s’il y a moins de portraits du président dans les rues. Avant son accession au pouvoir, on voyait Bachar El Assad partout, en toute simplicité. Aujourd’hui, non seulement on ne le voit plus, mais il reste totalement opaque pour son peuple sur les questions internes : aucune interview aux médias syriens, pas de discours télévisés… »

D’ailleurs, l’ancien système politique n’a jamais disparu. Plus que jamais, il s’apparente à une joumloukia (4). Pour confirmer son intronisation, M. Bachar El Assad a dû réunir le Congrès du parti, qui ne s’était plus tenu depuis 1985. Le Baas, un moment tenté par le « printemps », s’est soudé autour des dignitaires, de peur de perdre ses privilèges de parti « guide » de la Syrie. Seule nouveauté, quelques proches du nouveau président (huit sur trente-six ministres) détiennent des postes importants du point de vue économique, mais pas du point de vue politique.

M. Assad fils a permis l’introduction d’une nouvelle loi sur la presse (inchangée depuis 1949), qui autorise la publication de nouveaux titres, mais reste très restrictive : les journaux mettant en cause l’« unité » ou la « sécurité » nationale peuvent être interdits, la publication de fausses nouvelles est punie de un à trois ans de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 18 000 dollars. Pour cet universitaire damascène, « la nouvelle loi institutionnalise la censure. Les fils des caciques du régime, par leurs liens avec le pouvoir et leur poids économique, sont les seuls à en profiter ». De fait, les nouveaux titres sont tous dirigés soit par des formations politiques inféodées au Baas, soit par des amis ou familiers de Bachar, soit par des fils de dignitaires du régime. Cette nouvelle presse s’est même montrée bien plus dure vis-à-vis du dossier Seif et des autres prisonniers d’opinion que la presse officielle.

Sur la corruption, ce diplomate européen constate, non sans une pointe de cynisme, que « derrière chaque homme d’affaires il y a un général qui veille au grain. Ici, la corruption est endémique. Par exemple, chaque colonel a droit à une dotation de diesel. Qu’en fait-il ? Il la revend à bon prix aux chauffeurs de taxi… La plupart des puissants ne pensent qu’à se faire de l’argent ; peu leur importe que ce soit dans une économie socialiste ou capitaliste. Mais, lorsqu’ils auront compris qu’il y en a plus à se faire dans un système capitaliste, alors peut-être ils songeront à la démocratie ».

Dans un pays où le chômage frappe au moins 20 % de la population active, où les 15-35 ans représenteront dans deux ans un peu plus de 8 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, et où le produit national brut par habitant se situe en deçà de 1 000 dollars (5), le gouvernement mise surtout sur le thème de la réforme économique pour faire oublier l’absence de démocratie. Mais de quelles réformes s’agit-il et à quelle vitesse se réalisent-elles ?

Ainsi, malgré la loi no 28 sur la création de banques privées, votée en 2001, l’ouverture du premier établissement privé, prévue pour 2002, a été reportée. Le Conseil suprême de la monnaie et du crédit, qui gérera la Banque centrale et les activités bancaires publiques et privées, n’est toujours pas créé, et il faudra encore que les banques candidates passent par deux étapes préliminaires, dont une seule prend trois mois. L’investissement privé, autorisé en 1991, ne décolle pas, et les étrangers, eux, n’en représentent qu’à peine 1 %. Comment, il est vrai, s’engager dans un pays dans lequel la justice semble si inféodée au régime, même dans le domaine des affaires (6) ? Réputé proche de M. Bachar El Assad, ancien membre du Parti communiste, M. Issam Al-Zaïm, ministre de l’industrie, a affirmé, le 11 juillet 2002, que les réformes économiques peuvent tout à fait avancer sans qu’on touche au domaine politique, le modèle à suivre étant celui de la Chine…

D’autre part, et malgré le contrôle qu’exerce sur lui la Syrie, le Liban est devenu, surtout depuis deux ans, un terrain de relative liberté d’expression pour l’opposition syrienne. Le quotidien libanais An-Nahar (interdit en Syrie) et surtout Al-Moulhaq, son supplément culturel, dirigé par l’écrivain et homme de théâtre Elias Khoury, ouvrent régulièrement leurs pages à l’opposition syrienne. Pour M. Khoury, « dès avant la mort d’Hafez El Assad, certains intellectuels s’exprimant au Liban avaient brisé les tabous sur la Syrie. Maintenant, leur marge d’expression est devenue une lutte qui peut s’épanouir, car elle fait partie intégrante de la lutte pour la démocratie libanaise ». Le 5 juillet 2002, un sit-in de la gauche libanaise et de quelques chrétiens de l’opposition avait lieu à Hamra, artère principale de Beyrouth, pour demander la libération de M. Turk.

Le contexte régional, avec l’Intifada palestinienne, l’élection de M. Ariel Sharon, puis les attentats du 11 septembre, a placé le pays du « mauvais côté de la barrière (7) ». Le regain de tension offre au régime un prétexte pour repousser l’ouverture démocratique. Mais l’affrontement régional permet aussi à l’opposition d’exprimer, indirectement, ses critiques.

Ainsi, à partir du siège de Jénine par l’armée israélienne, au printemps 2002, des sit-in ont été organisés pendant quarante-deux jours devant le siège de l’ONU à Damas, dans le quartier chic d’Abou Roumané, sans qu’aucun slogan ni affiche fasse référence à la politique officielle du régime. Le mouvement est allé jusqu’à rassembler 5 000 personnes. « Or, commente un intellectuel, le pouvoir ne pouvait ni interdire, car, pour le principe, les manifestations propalestiniennes sont bienvenues, ni laisser faire, puisque celles-ci n’étaient pas prises en main par le parti et risquaient de finir en critiques contre l’inaction du régime face aux frères de Palestine. Il a donc décidé de neutraliser les manifestants par d’autres moyens : en faisant venir par bus entiers des centaines de jeunes appartenant au Baas ainsi qu’aux moukhabarat (services de renseignement), et en noyant ainsi la manifestation dans cette foule. »

A Damas, la vieille garde a repris le dessus. Une amnistie des prisonniers syriens, que Patrick Seale, biographe de Hafez El Assad, appelle de ses voeux (8), serait non seulement moralement nécessaire, mais également utile pour l’image du pays. Or M. Bachar El Assad donne l’impression d’agir comme s’il avait, quoi qu’il arrive, trente ans de pouvoir devant lui. Et même si l’époque des arrestations massives est passée, la façon dont le fils gère la contestation tend à montrer qu’un des slogans du temps du père (Assad lil abad wa baad al abad : « Assad jusqu’à l’éternité et après l’éternité ») a pris le sens d’une sombre prophétie. Pourtant, comme l’a si bien dit le dramaturge syrien Saadallah Wannous, décédé en 1997, les Syriens « sont condamnés à l’espoir ».

notes

(1) Sur les modalités de la succession, voir l’article d’Alain Gresh, « L’ascension programmée du « docteur Bachar » en Syrie », Le Monde diplomatique, juillet 2000, ainsi que ceux de Sakina Boukhaima et de Philippe Droz-Vincent (« Bachar Al Assad : chronique d’une succession en Syrie » et « Syrie, la « nouvelle génération » au pouvoir : une année de présidence de Bachar Al Assad », dans Maghreb-Machrek, respectivement n° 169, juillet-septembre 2000 et n° 172, juillet-septembre 2001).

(2) Le Monde, 28 juin 2000. M. Riyad Turk adopta, dans les années 1970, des positions hostiles à l’URSS et au régime en place à Damas : il créa sur cette base le PC – Bureau politique, dont il fut secrétaire général. Il passa dix-sept ans et demi dans une cellule d’isolement et fut libéré en 1998 sans avoir été jugé. Depuis septembre 2001, il est à nouveau sous les verrous et a été condamné à deux ans et demi de détention.

(3) Le 8 février 2001, dans une interview à Asharq Al-Awsat, puis en mars lors de manoeuvres militaires, M. Bachar El Assad déclare que l’unité nationale, la politique de son père, l’armée et le parti sont des sujets qui ne peuvent être critiqués. De son côté, le vice-président syrien Abdel Halim Khaddam déclarait : « L’Etat ne permettra pas que la Syrie se transforme en une autre Algérie. »

(4) Néologisme formé par le début du mot arabe signifiant république et par la fin de celui signifiant royauté. Cf. « Menaces sur le printemps de Damas », Chronique d’Amnesty, Paris, mai 2002.

(5) Chiffres de la Banque mondiale, 2000.

(6) Un tribunal syrien a débouté le géant des télécommunications Orascom dans la bataille juridique qui l’opposait à son partenaire (pour 25 %), SyriaTel. L’opérateur égyptien accusait la compagnie syrienne de vouloir détenir l’exclusivité d’accès aux comptes bancaires, contrairement aux accords passés. C’est maintenant chose faite : les 40 millions de dollars d’avoirs d’Orascom sont gelés par la justice, qui a nommé M. Makhlouf directeur général de SyriaTel.

(7) Pour rectifier son image, la Syrie collabore, depuis octobre 2001, avec la CIA. Le 21 juin 2002, M. Vincent Cannistraro, ancien chef de la CIA pour la lutte antiterroriste, déclarait au Washington Post que la Syrie « coopère entièrement dans les enquêtes sur Al-Qaida et sur les personnes liées à l’organisation. Dans certains cas, la Syrie a même reporté l’arrestation de suspects afin de suivre leurs conversations et déplacements pour en référer aux Etats-Unis ».

(8) Al-Hayat, Londres, 21 juin 2002, numéro censuré en Syrie.

 

Voir aussi : Rubrique Syrie, rubrique Histoire, Le mandat français en Syrie et au Liban durant les années 30 , Histoire de la Syrie, Syrie: fiche pays,

Dilma Rousseff devient la première femme présidente du Brésil

1233738-dilma-rousseff-devient-la-premiere-femme-presidente-du-bresilCette économiste et ex-guérillera a prêté serment sur la Constitution brésilienne devant les députés et les sénateurs ainsi qu’un parterre de chefs d’Etat étrangers. Elle devient le 40ème président brésilien.

Dilma Rousseff a été investie, samedi 1er janvier, présidente du Brésil et devient la première femme à diriger le géant sud-américain, succédant au président sortant Luiz Inacio Lula da Silva.

Cette économiste et ex-guérillera de 63 ans ayant connu les geôles de la dictature, a prêté serment sur la Constitution brésilienne devant les députés et les sénateurs ainsi qu’un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers réunis au Congrès. Dilma Rousseff a été longuement ovationnée par les parlementaires.

Une dizaine de présidents latino-américains devaient assister à la cérémonie. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, le numéro deux du gouvernement français, le ministre de la Défense Alain Juppé, le prince des Asturies, Philippe de Bourbon, et le président de l’Autorité palestinienne, Mamhoud Abbas, ont fait aussi le déplacement.

Dilma Rousseff qui hérite d’un pays en plein boom économique avec une croissance de 7,6% cette année et un taux de chômage au minimum historique (5,7%), prêtera serment au Parlement sur la Constitution brésilienne. Auparavant, elle défilera dans la Rolls-Royce présidentielle, une décapotable de 1952, sur l’Esplandade des Ministères, au coeur de Brasilia. Dans un discours qui devrait durer 45 minutes, Dilma, comme l’appellent les Brésiliens, définira les priorités de son gouvernement.

Après sa victoire au second tour de la présidentielle d’octobre, elle avait proclamé « son engagement fondamental : éradiquer la pauvreté« . « Je ne pourrai pas me reposer tant que des Brésiliens souffriront de la faim », avait-elle dit.

Une Coupe du monde et des JO

Lula passera l’écharpe présidentielle vers 17h, heure locale (20h heure française) à celle qu’il avait choisie pour lui succéder comme candidate du Parti des Travailleurs (PT-gauche). Dilma Rousseff s’adressera ensuite pour la première fois aux Brésiliens à la télévision.

La nouvelle présidente hérite d’un pays où d’énormes investissements sont prévus au cours des prochaines années en vue d’accueillir la Coupe du monde de football de 2014 et les Jeux Olympiques de 2016 mais qui reste l’un des plus inégalitaires du monde.

Au cours des deux mandats de quatre ans de Lula, 29 millions de personnes sont sorties de la misère et plus de la moitié des 191 millions de Brésiliens font aujourd’hui partie de la classe moyenne. Mais les défis sont encore nombreux : le pays est à la traîne en matière de santé et d’éducation et doit lutter contre la corruption et réformer la fiscalité, les retraites et le système politique.

 AFP 01/01/2011

 

1233098-portrait-bresil-la-dame-de-fer-succede-au-president-lulaDilma Rousseff, qui succède samedi 1er janvier au populaire Luiz Inacio Lula da Silva, est une ex-guérillera de 63 ans surnommée la « dame de fer » pour son tempérament bien trempé et sa grande capacité de travail.

Dilma – comme l’appelle les Brésiliens – a été élue fin octobre face au social-démocrate José Serra, grâce au soutien de Lula qui a usé de tout son charisme et de son poids politique pour faire élire cette économiste quasi-inconnue des Brésiliens, aux premiers pas publics hésitants. C’est déjà Lula qui l’avait imposée en 2009 comme candidate de son parti des Travailleurs (PT, gauche), alors qu’elle avait le double handicap de n’avoir jamais disputé une élection et de ne pas être une membre historique du PT.

Mais le président sortant affirme que ses talents politiques et de gestionnaire l’ont convaincu qu’il s’agissait de la « meilleure » candidate.  « Elle est arrivée avec son petit ordinateur. On a commencé à discuter et j’ai senti quelque chose de différent en elle », dira Lula en 2003 après l’avoir nommée au gouvernement au poste stratégique de ministre de l’Energie.

Militante dans les mouvements de lutte armée

Connue pour son caractère tranchant, Rousseff a la réputation de houspiller publiquement les ministres. « Je suis dans un gouvernement, un pays, où aucun homme n’assume ses positions. Je suis la seule femme méchante au Brésil entourée par des hommes gentils », a plaisanté Rousseff lors d’une rencontre avec la presse.

En 2005, le scandale sur le financement parallèle de la campagne du PT a décapité la direction du parti en contraignant les poids lourds du gouvernement à démissionner. Dilma Rousseff a alors été propulsée au poste clé de ministre de la Maison civile, une sorte de chef du gouvernement. Depuis 2007, Lula présente Dilma comme la « mère du PAC », le programme d’accélération de la croissance qui finance d’énormes investissements dans les favelas et les infrastructures du pays.

Née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais (sud-est) d’un père bulgare et d’une mère brésilienne, Dilma a activement milité dans les mouvements de lutte armée, en pleine dictature.

Image adoucie

Dans des dossiers secrets récemment révélés, les militaires la présentaient comme la « Jeanne d’Arc de la subversion ». Arrêtée à Sao Paulo en janvier 1970, elle a été condamnée à six ans de prison mais a été finalement libérée fin 1972 sans avoir cédé à la torture.

Début 1980, elle participe à la refondation du Parti démocratique travailliste (PDT, gauche populiste) de Leonel Brizola avant de rejoindre le PT en 1986.
Pour affronter les électeurs, Dilma s’est soumise à plusieurs opérations de chirurgie esthétique. Elle en est sortie rajeunie, plus mince, et sans ses grosses lunettes.

L’année dernière, elle a admis publiquement subir un traitement contre un cancer, ce qui a adouci son image. Les médecins la considèrent aujourd’hui guérie.

La « dame de fer », qui maintient une grande discrétion sur sa vie privée, est divorcée après avoir été mariée deux fois. Elle est mère d’une fille, Paula, et grand-mère depuis début septembre.

(Nouvelobs.com)

La guerre d’indépendance d’Irlande (1969/ 1998)

Le conflit nord-irlandais, appelé aussi Les Troubles (The Troubles en anglais et Na Trioblóidi en irlandais), a concerné des organisations paramilitaires républicaines et loyalistes, des activistes politiques, des groupes de lutte pour les droits civiques, la police nord-irlandaise (RUC) et l’armée britannique.

Il débuta le 12 aout 1969 et s’acheva le 10 avril 1998 par la signature de l’Accord de Belfast. La violence continua cependant après cette date, mais de façon occasionnelle et à petite échelle.

Ce conflit s’est résumé en une répétition, pendant près de trente ans, d’actes d’une violence extrême entre des éléments de la communauté nationaliste d’Irlande du Nord, principalement catholique, et ceux de la communauté unioniste, principalement protestante. Il fut provoqué par l’opposition des nationalistes au statut de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni définit après la guerre d’indépendance de l’Irlande, et par la domination et la discrimination de la minorité nationaliste par la majorité unioniste.

L’Ulster dans la tourmente

Le conflit nord-irlandais va commencer de manière anodine. À la fin des années 1960, un mouvement pacifique en faveur de l’égalité et des droits civiques pour les catholiques voit le jour au sein des jeunes catholiques issus de la classe moyenne. Menés notamment par Bernadette Devlin, ils organisent des marches et des sit-in. En août 1968, un de leurs rassemblements pacifiques à Londonderry (« Derry » pour les Républicains) est violemment attaqué par la police nord irlandaise, la Royal Ulster Constabulary (RUC), composée à 90% de Protestants. Durant tout l’automne 1968, les manifestants catholiques sont ainsi victimes de violences et d’attaques de la part de la police, mais aussi de groupes protestants comme l’Orange Order (OO – Ordre Orange) ou l’UVF.

Dans le courant du printemps 1969, éclatent les premiers attentats, principalement œuvre des para-militaires protestants de l’UVF qui entendent terroriser la population catholique qui continue ses manifestations pour les droits civiques. Durant l’été, et devant la détérioration de la situation, le premier ministre d’Ulster fait appel aux unités spéciales de la RUC, les B. Specials, dont beaucoup de membres sont liés aux para-militaires protestants. Le 12 août 1969, une manifestation catholique est durement réprimée à Londonderry. Retranchés dans le quartier du Bogside, les catholiques subissent l’assaut des B. Specials de la RUC qui sont repoussés : mais on compte 8 morts et plusieurs centaines de blessés. Les quartiers catholiques se soulèvent tandis que les protestants passent à l’attaque des quartiers catholiques : le 16 août à Belfast, 150 maisons sont incendiées, 8 catholiques sont tués et 300 autres blessés.

Le 20 août 1969, le gouvernement britannique décide d’envoyer l’armée pour rétablir le calme. La tension cependant reste vive et l’IRA, en sommeil depuis des années, fait sa réapparition. Le 30 janvier 1972, l’armée britannique ouvre le feu sur une manifestation catholique. Il y a 14 morts en ce Bloody Sunday. Le 21 juillet, l’IRA réplique par un Bloody Friday : 22 bombes explosent à Belfast faisant 16 morts. L’Irlande du Nord s’enfonce dans la guerre.

Le 27 août 1979, Lord Louis Mountbatten, cousin de la reine et dernier vice-roi des Indes est tué dans l’explosion de son bateau, piégé par l’IRA.

La période sera notamment marquée en 1981 par les grèves de la faim de détenus catholiques souhaitant obtenir le statut de prisonniers politiques ; dix d’entre eux en mourront devant l’intransigeance de Margaret Thatcher, dont Bobby Sands, membre de l’IRA et élu député Sinn Féin de Belfast-Ouest depuis sa prison. Cette élection marque d’ailleurs un tournant dans la vie politique nord-irlandaise puisque le Sinn Féin, jusqu’alors absent des élections, prouve ainsi sa représentativité.

En octobre 1984, une bombe posée par l’IRA explose au Grand Hôtel de Brighton, où se tient le congrès annuel du parti conservateur non loin de la « dame de fer » et de plusieurs membres de son gouvernement.

La lente résolution du conflit

Le 20 mars 1993, l’IRA est responsable d’un attentat à la bombe à Warrington, la veille de la fête des mères, alors que des dizaines d’enfants sont dans les rues à la recherche d’un cadeau. Deux enfants sont tués, Jonathan Ball (3ans) et Tim Parry (12ans). À partir de ce moment l’Armée Républicaine perd son statut de défenseur des opprimés (qu’elle avait acquis après le Bloody Sunday) et devient pour l’opinion publique (les catholiques comme les protestants) une cruelle organisation terroriste. Par conséquent elle perd un grand nombre de ses soutiens et sa légitimité. Sous la pression du Président Clinton, l’IRA déclare un premier cessez-le-feu en 1994, ce qui permet aux différents acteurs politiques d’engager des discussions. Mais cette trève n’avait pas été suivie d’un désarmement, et en 1996 une attaque survient à Docklands (Londres) ralentissant le processus politique.

Il faut attendre l’année 1998 pour voir s’amorcer un processus de paix durable bien que fragile. Le 10 avril, un accord dit « du Vendredi Saint » (Good Friday Agreement) est signé par huit partis politiques dont le principal parti extrémiste unioniste le Democratic Ulster Party (DUP) et la branche politique de l’IRA, le Sinn Féin, grâce à la médiation américaine de George Mitchell. L’accord porte notamment sur l’élection d’une assemblée locale et un cessez le feu, suivi d’un désarmement de la plupart des organisations para-militaires. Le peuple irlandais a massivement approuvé la signature de l’accord par référendum (74% de OUI en Irlande du Nord et 94% en République d’Irlande). Cet accord a cependant été dénoncé par une fraction dissidente du Sinn Féin apparue en 1986, le Republican Sinn Féin, ainsi que par certains extrémistes de l’IRA qui poursuivent la lutte armée sous le sigle C-IRA (Continuity IRA). Du côté protestant, les para-militaires de la Loyalist Volunteer Force (LVF – Force des Volontaires Loyalistes) ou des Red Hand Defenders (RHD – Défenseurs de la Main Rouge) ont eux aussi refusé de désarmer, tout comme la plupart des autres petits groupes para-militaires protestants.

Ces efforts ont été encouragés par la Communauté Internationale à travers l’attribution du Prix Nobel de la paix 1998 aux deux leaders des partis nord-irlandais démocrates opposés signataires: John Hume pour le Social Democratic and Labour Party (Républicain) et David Trimble pour le Ulster Unonist Party (Unioniste).

Le 11 février 2000 marque la première suspension des institutions. Les protestants demandent le désarmement de l’IRA.

Mais cet accord reste fragile, comme le montrent les élections à l’Assemblée Nord-Irlandaise le 27 novembre 2003 dont les vainqueurs sont d’une part le DUP (25,6%) et d’autre part le Sinn Féin (23,5%), c’est-à-dire les porte-paroles respectifs des partis les plus extrémistes de chaque communauté. D’une façon générale la violence demeure larvée et les principaux acteurs du conflit restent sur la défensive. Le processus de paix est à la merci du moindre dérapage politique ou militaire.

Néanmoins, le 28 juillet 2005, l’IRA dépose les armes et renonce à la lutte armée. Dans un communiqué officiel, l’organisation informe qu’elle a demandé à ses membres de lutter pour la réunification de l’Irlande et la fin de la tutelle britannique sur l’Irlande du Nord par des moyens politiques. Cependant, étant donné que l’IRA était une organisation secrète, le processus de désarmement s’annonce précaire car malgré les mesures d’amnistie, la certitude ne sera jamais acquise que toutes les armes auront été rendues. Seuls le temps et le maintien de la volonté de résoudre le conflit pacifiquement pourront mettre un terme définitif à la violence.

Les premiers ministres britannique et irlandais relancent le processus de paix à Saint Andrews (Écosse), le 13 octobre 2006.

Le 28 janvier 2007, le Sinn Féin, après un vote de ses militants à 90%, a annoncé reconnaître la légitimité de la police et de la justice nord-irlandaises. Cette décision pourrait permettre de conclure le processus de paix lancé par les accords du vendredi saint de 1998. L’application de ces accords, qui prévoyaient un partage du pouvoir entre les deux communautés, est suspendue depuis 2002. La Grande-Bretagne a dissous mardi 30 janvier 2007, l’Assemblée d’Irlande du Nord, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles élections pour parvenir à un partage du pouvoir dans la province. Celles-ci ont eu lieu le 7 mars 2007, et ont été de nouveau gagnées par le DUP et le Sinn Féin.Le Parti unioniste démocratique de Ian Paisley a remporté 36 des 108 sièges de l’Assemblée d’Irlande du Nord (+ 6 sièges par rapport à 2003). Le Sinn Féin de Gerry Adams détient 28 sièges (+4). Les formations modérées de chaque camp ont baissé : 18 élus chez les protestants et à 16 chez les catholiques. La Grande-Bretagne et l’Irlande ont exhorté chaque camp à s’accorder sur un partage du pouvoir. « Le message de l’électorat est clair », ont déclaré dans un communiqué commun le Premier ministre britannique, Tony Blair, et son homologue irlandais, Bertie Ahern. Celui a également ajouté : « Nous avons fait des bonds de géant par le passé, aujourd’hui il faut que le DUP en fasse un autre, notamment en s’associant aux nationalistes au sein du gouvernement ». Lundi 26 mars 2007, les leaders des deux partis majoritaires se sont entendus sur un partage du pouvoir à partir du 8 mai 2007.

Peter Hain, le ministre britannique à l’Irlande du Nord a signé lundi 7 mai 2007 le décret permettant la formation d’un gouvernement semi-autonome de l’Irlande du Nord, administrée précédemment par Londres. Le révérend Paisley qui dirige le Parti unioniste démocrate (DUP) et Martin McGuinness, numéro deux de Sinn Féin ont prêté serment mardi 8 mai 2007 pour devenir respectivement le nouveau Premier ministre nord-irlandais et le vice-Premier ministre . Les Premiers ministres britannique Tony Blair et irlandais Bertie Ahern ont assisté à la cérémonie à Stormont, le siège de l’assemblée régionale – un vaste palais blanc autrefois symbole du pouvoir protestant.

Voir aussi : Rubrique Irlande, rubrique Grande-Bretagne, rubrique Histoire,

Biélorussie : Le régime de Loukachenko contesté

Le régime de Loukachenko contesté

En Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko a réuni 79,7 pour cent des suffrages aux élections présidentielles, d’après des sources étatiques. Des dizaines de milliers de manifestants à Minsk qui l’accusaient de fraude électorale ont été violemment dispersés par la police. Pour la presse, l’Ouest doit intervenir plus durement contre la dictature, même si l’on suit une politique incohérente à l’égard de Moscou.

Rzeczpospolita – Pologne

L’Occident doit s’opposer à Loukachenko

L’Ouest doit enfin intervenir contre la dictature biélorusse et soutenir les aspirations de liberté des citoyens, demande le quotidien conservateur Rzeczpospolita : « Comment réagir aux résultats officiels ? Doit-on revenir aux sanctions contre le gouvernement biélorusse ou interdire à ses dignitaires de se rendre à l’Ouest ? Ou empêcher Loukachenko de se rendre dans les Alpes [où il va faire du ski] et chez Berlusconi. Comment réagir à la répression du candidat de l’opposition Vladimir Neklaïev ? C’est simple, en opposant une forte critique et l’indignation. Il faut toutefois éviter de prendre des mesures radicales sous l’emprise des émotions. … L’Ouest doit se demander sérieusement s’il ne doit pas tourner le dos à Loukachenko. Mais il ne doit en aucun cas tourner le dos aux Biélorusses. Le pays n’est pas encore perdu pour le monde occidental. » (20.12.2010)

Sme – Slovaquie

Minsk ressemble à Moscou

Il est évident que la Biélorussie est une dictature, estime le quotidien libéral Sme, mais elle n’est pas la seule en Europe : « Dans des pays où les informations sont exclusivement unilatérales et où les peurs sont viscérales, il n’est pas nécessaire de falsifier complètement les résultats. … A l’Ouest, on aime à dire que le régime de Loukachenko est la dernière dictature en Europe, alors que cela est faux et même injuste. … Les analystes ne risquent pas grand-chose en pronostiquant la victoire de Vladimir Poutine aux prochaines élections en Russie. Les différences entre Poutine et Loukachenko sont plutôt formelles. Lorsque l’Europe parle de la dernière dictature européenne, elle le fait pour ne pas devoir admettre qu’elle coopère allègrement avec des régimes de la trempe de Loukachenko. » (20.12.2010)

La Repubblica – Italie

Une fraude électorale évidente

La victoire électorale du président sortant Alexandre Loukachenko en Biélorussie repose manifestement sur une fraude électorale, constate le quotidien de centre-gauche La Repubblica : « Le dernier dictateur européen reste au pouvoir grâce aux matraques et aux lacrymogènes de ses forces de l’ordre. La police occupe les rues de Minsk de façon militaire afin d’étouffer la contestation désespérée de l’opposition. … Les protestations déjà annoncées au préalable condamnent le résultat d’un scrutin que les observateurs internationaux auront du mal à qualifier de légitime et de régulier. Dans la semaine précédant l’élection a été introduite l’initiative étrange du ‘vote anticipé’ ; celle-ci a contraint les citoyens, avant l’ouverture officielle des bureaux de vote le jour J, à remettre leurs voix dans des urnes spéciales dont le contrôle a échappé aux observateurs. L’appareil étatique a œuvré sans relâche pour réunir des centaines de milliers de bulletins de vote, en contraignant les autorités municipales et provinciales à opérer ce vote anticipé. » (20.12.2010)

Source : euro/topics

Commentaire : En novembre 1995, lors d’une interview accordée à un quotidien allemand Handelsblatt, Loukachenko rend ainsi hommage à Adolf Hitler :

alexandre-loukachenko« L’histoire de l’Allemagne est d’une manière ou d’une autre une copie de l’histoire de la Biélorussie sur certains points. Au moment où l’Allemagne s’est relevée grâce à de solides ouvriers. Tout ce qui est lié à Adolf Hitler n’est pas mauvais. Rappelez-vous sa politique en Allemagne. L’autorité allemande s’était accrue pendant des siècles. Sous Hitler, ce processus a atteint son point culminant. C’est parfaitement en conformité avec notre vision d’une république présidentielle et du rôle de son président. Je veux souligner qu’un homme ne peut pas être tout noir ou tout blanc. Il y a des côtés positifs aussi. L’Allemagne est sortie des ruines par le passé avec l’aide d’une force présidentielle forte. L’Allemagne s’éleva grâce à cette force, grâce au fait que toute la nation était unie autour de son chef. Aujourd’hui, nous passons par une période semblable, quand nous devons nous unir autour d’une personne ou un groupe de personnes afin de survivre, tenir le coup, et rester droit dans nos bottes… »


Voir aussi : Rubrique Roumanie Mircea Cartarescu sur la chute de la dictature, rubrique Hongrie Les médias sous contrôle, rubrique Russie Avis de haine sur Moscou et les grandes villes,