Les Européens protestent contre les mesures d’austérité

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi dans plusieurs pays de l’UE contre les mesures d’austérité de leurs gouvernements. La peur du démantèlement du système social et du chômage renforcera l’influence des syndicats européens, estiment les commentateurs.

Le Quotidien – Luxembourg

Une solidarité sans frontières

Face aux protestations dans toute l’Europe des dizaines de milliers de travailleurs contre les mesures d’austérité de leurs gouvernements, le journal Le Quotidien parle d’une Europe des syndicats : « Parallèlement à la construction de l’Union européenne, celle de la Commission européenne de Barroso et du traité de Lisbonne, on voit donc également émerger depuis quelques années une autre Europe, celle de la lutte syndicale et de la défense des intérêts des salariés. … Les syndicats ont d’ailleurs déjà pris une longueur d’avance sur les Etats-nations qui composent aujourd’hui l’UE. La Confédération des syndicats européens compte ainsi déjà parmi ses membres les grands syndicats turcs et suisse. Cette solidarité syndicale transfrontalière constitue un phénomène nouveau avec lequel les politiques devront donc désormais composer à l’avenir. Et si le ‘diviser pour mieux régner’ a un sens, les syndicats européens ont certainement trouvé là une nouvelle force de frappe face à cette Europe libérale qui se construit sous leurs yeux. » (29.09.2010)

Delo – Slovénie

La peur du chômage

Les propositions de la Commission européenne concernant la réforme du pacte de stabilité européen sont préoccupantes pour les populations européennes, estime le quotidien Delo suite à la manifestation de mercredi à Bruxelles : « Le rassemblement dans la capitale de l’eurocratie s’explique par la crainte des syndicats que les mesures d’austérité entraînent également une diminution de l’emploi dans l’UE. … La Confédération européenne des syndicats (CES) considère toutefois que la panique est exagérée. Plutôt que de se serrer encore la ceinture, celle-ci propose aux gouvernements des pays membres d’orienter les dépenses publiques vers l’investissement, l’emploi des jeunes, des stratégies industrielles et l’économie verte. Les dernières mesures prises sont loin d’être un signal positif pour la foule réunie à Bruxelles, laquelle a attiré l’attention sur les inconvénients de cette politique pour l’emploi et sur ses graves conséquences sociales. » (30.09.2010)

Rzeczpospolita – Pologne

Les demandes insensées des syndicats

Les mouvements de protestation des syndicats dans plusieurs pays de l’UE sont insensés, écrit Marek Magierowski dans le quotidien conservateur Rzeczpospolita : « La volonté du peuple, c’est de travailler le moins possible pour gagner le plus possible, et ce de préférence dans la fonction publique. Il faudrait en outre que le même Etat finance les commodités quotidiennes : du rendez-vous chez le dentiste à l’école des enfants. Il n’y a pas d’argent ? Quoi ? Pas d’argent ? Prenons-le aux banquiers, aux Conseils d’administration et autres ! Déficit budgétaire ? … Ce genre de choses existe-t-il ? Les héros du travail ont adressé des messages clairs aux dirigeants européens. Il est encore temps de ne pas se serrer davantage la ceinture, … a déclaré hier le secrétaire général des syndicats européens John Monks … à Bruxelles. J’ai l’impression que l’un de ses ancêtres devait jouer dans l’orchestre du Titanic. » (30.09.2010)

ABC – Espagne

La mauvaise conscience de Zapatero

La grève générale qui a eu lieu en Espagne hier, mercredi, pourrait amener le Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero a retirer une partie de ces réformes en raison de sa mauvaise conscience, redoute le quotidien conservateur ABC : « Dans des conditions normales, le gouvernement poursuivrait ses réformes sans se soucier de la pression sociale et les syndicats devraient s’asseoir à la table des négociations en faisant profil bas. Toutefois, il existe une réelle possibilité que Zapatero leur accorde de nouvelles concessions qu’ils n’ont pas obtenues, parce qu’il est effrayé à l’idée de s’éloigner de sa base. … Sa célèbre carte de membre du syndicat UGT … lui sert de miroir moral, dans lequel il se regarde sans se reconnaître. » (30.09.2010)

Paraguay : Le président Lugo menacé

Fernando Lugo

Le ridicule ne tue pas. La preuve : fin août, le Congrès paraguayen a voulu traduire en justice l’ancien ministre de la Défense, Luis Bareiro Spaini, pour la disparition de – tenez-vous bien… – trois fusils dans la caserne du Commandement de l’état-major de l’armée ! Avec cette accusation et l’éventuel procès politique qui devait en découler, toutes les conditions étaient réunies pour mettre en place un « coup d’Etat institutionnel » contre le président Fernando Lugo [le premier président de gauche de l’histoire du Paraguay] – semblable à celui qui a chassé du pouvoir Manuel Zelaya au Honduras en juin 2009. Mais, dans leur précipitation, les députés paraguayens ont apparemment oublié un détail. Au Paraguay, le ministre de la Défense n’a pas le commandement des troupes et par conséquent il n’a aucune autorité sur les casernes et les installations militaires. Il n’est donc pas responsable de ce qui s’y est passé.

Cette broutille n’a pas dissuadé les conspirateurs [c’est-à-dire le Sénat acquis à l’opposition] de tenter d’affaiblir le président en le privant d’un de ses plus fidèles collaborateurs, facilitant ainsi sa destitution. Malgré les incohérences et les hésitations de la gestion du président Lugo, sa seule présence – fruit d’une mobilisation populaire inédite contre le système oligarchique hérité de la dictature de Stroessner – constitue un frein inacceptable aux ambitions nord-américaines dans la région. Si Lugo a soigneusement entretenu de cordiales relations avec la Maison-Blanche et a consenti à l’interventionnisme agaçant de l’ambassade américaine, une bonne partie de l’establishment américain continue à le percevoir avec beaucoup de méfiance et à le diaboliser comme un dangereux bienfaiteur qui, malgré lui, pourrait être le catalyseur d’un processus politique bien plus radical, semblable à ceux qui existent déjà en Bolivie ou en Equateur.

carte-paraguay1Dans les hallucinations enfiévrées des faucons du Pentagone et du département d’Etat, Lugo apparaît comme une sorte de Kerenski tropical qui, comme son prédécesseur russe, finira par ouvrir les vannes d’une insurrection populaire aux conséquences incalculables et dont la gravité viendrait bouleverser l’équilibre géopolitique de la région. Cette défiance est aussi le fruit d’un intérêt stratégique pour le Paraguay. Le Paraguay permet de fermer depuis le sud l’accès aux bases militaires qui entourent le grand bassin amazonien, source de matières premières, de biodiversité, et surtout d’eau. C’est la raison pour laquelle, tirant parti de l’incroyable distraction du ministère des Affaires étrangères local et du haut commandement militaire brésilien [qui fait office de gendarme diplomatique de la région], deux bases ont été installées au Paraguay, à Pedro Juan Caballero et Mariscal Estigarribia. S’il y a une seule chose en surabondance au Paraguay, c’est bien de l’eau, cet or bleu, toujours plus rare, et qui selon les experts sera à l’origine des guerres du XXIe siècle. Cette eau dont le pays dispose à foison en surface se trouve également en quantité incroyable dans le sous-sol avec l’imposante réserve souterraine de l’aquifère Guaraní [le troisième réservoir d’eau souterraine mondial]. Ajoutez à cela les bonnes relations entretenues par Lugo avec Hugo Chávez, Evo Morales et Rafael Correa [les trois présidents représentant la gauche la plus radicale d’Amérique latine], concrétisées par quelques projets conjoints de coopération internationale, qui irritent au plus haut point l’Empire américain ; comme par exemple l’échange “pétrole contre nourriture” conclu entre le Venezuela et le Paraguay, ainsi que le soutien affiché du chef de l’Etat à l’Unasur. On comprend mieux l’urgence qu’il y a pour Washington et ses sbires narco-fascistes paraguayens à se défaire au plus vite de cet indésirable.

L’éviction de Bareiro Spaini est l’antichambre de la destitution de Lugo. C’est pourquoi il est nécessaire d’unir nos forces dans toute l’Amérique latine pour contrecarrer les plans putschistes de l’impérialisme américain et de ses alliés. Si le coup d’Etat mis en place au Honduras se réitère une fois de plus, l’avenir des gouvernements démocratiques et populaires de la région sera sérieusement compromis. La destitution de Lugo est une attaque non seulement contre le peuple paraguayen, qui l’a élu à la présidence, mais contre tous les gouvernements de la région, dont l’active solidarité avec le Paraguay est plus urgente que jamais.

Atilio A. Boron, (Pagina)

Voir aussi : Rubrique Amérique Latine, Atilio A.Boron donnons des coups de pied aux fesses,

Exposition Raoul Dufy à Sète : une vision personnelle de la grande bleue

Le grand arbre à Sainte Maxime, 1942

Dites à ceux qui se sont levés du pied gauche, qui se liquéfient dans les bouchons ou qui en ont simplement marre du sable, que l’on trouve avec l’exposition du musée Paul Valéry Dufy en Méditerranée une heureuse occasion de dissiper leur maussade humeur. D’abord fuir les plages bondées et les fruits jamais mûrs de la grande distribution, puis sortir des embouteillages en prenant de la hauteur. L’escale cimetière marin n’est pas obligatoire, mais nous la conseillons. En été ce sas de décompression n’a rien à envier aux activités réputées relaxantes des complexes nautiques, érotiques et ludico-commerciaux. Perché sur le Mont St Clair, le musée vient de rouvrir après une réorganisation muséographique, apprend-on sur place. L’architecture extérieure style Le Corbusier n’est pas une perle d’esthétisme, mais l’espace intérieur offre de beaux volumes.

Evidemment, par ces temps où les œuvres sont asservies partout pour valoriser la richesse patrimoniale locale, la vigilance légitime des amateurs s’éveille. Quelle est la pertinence thématique des expositions qui leur sont proposées à grand renfort de communication institutionnelle. Sans aller jusqu’à s’interroger sur celle des investissements publics en matière de création, rien n’empêche les néophytes de fonder leur jugement en se détournant des présentations expertes. Après tout, pourquoi se laisser bercer par les discours insensés d’une époque où tout et son contraire sont justifiables ?

Ce qui est génial chez Dufy, c’est la spontanéité de son expression. Cet artiste a le don de rendre sa peinture accessible sans jamais céder à la facilité. Il doit peut-être cela à ses origines modestes. C’est un type qui a fait les beaux-arts en suivant les cours du soir. Après avoir acquis une certaine reconnaissance, il crée une petite entreprise d’imagerie. Un artiste engagé aussi. En 1915, il diffuse des gravures de propagande patriotique et réalise des dessins pour la revue Le mot dirigé par Jean Cocteau. Mais cela ne l’empêche pas de s’engager comme volontaire.

Vénus à la coquille, 1925-1930

Vénus à la coquille, 1925-1930

L’expo réunit une soixantaine de ses œuvres, peintures, aquarelles et gouaches provenant de nombreuses collections publiques et privées. Il fait frais dans le musée. Les œuvres s’étalent dans un vaste espace. On se demande toujours en quoi la Méditerranée a bien pu influer cet artiste normand jusqu’à ce qu’on tombe sur ses toiles du marché de Marseille. Là, l’interrogation s’estompe assez vite. Face aux légumes, aux étoffes des robes, à la foule qui s’anime. On ressent le poids des personnages, le monde populaire qui se protègent de la chaleur sous les parasols des commerçants et les stores des terrasses. En début d’après-midi, après la fermeture, une senteur poissonnière passe dans la fraîcheur du marché couvert. Dufy a peint ces toiles en 1903. L’année où il présenta pour la première fois ses œuvres au Salon des Indépendants et où il découvre le Sud de la France, lors d’un séjour à Martigues. Il est resté fasciné par la lumière du Midi.

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Dufy dans son atelier de Forcalquier, 1952

Cet artiste devait être un type bien. Il a poursuivi toute sa vie (1877-1953) une recherche avant-gardiste et personnelle. Sur l’autoportrait qu’il fait en 1904, il a les traits tirés. Il doit manquer de sommeil. Il est dans son temps et en même temps dans l’avenir. D’abord impressionniste, il passe au fauvisme sous l’influence de Matisse qui libère un peu plus son expression. Comme tous ses contemporains, il se prend un flash Cézanne. On discerne l’influence cézannienne dans plusieurs de ses toiles. Mais l’attention que Dufy porte à l’architecture spatiale, conserve un je-ne-sais-quoi du déséquilibre qui lui est propre. Son exigence le conduira à définir son propre langage plastique. Un langage aérien qui s’est nourri de la lumière méditerranéenne. A travers les œuvres présentées, réalisées en Italie, en Espagne, au Maroc, en Algérie, l’expo montre qu’il a beaucoup voyagé. Dufy recherche et capte l’éphémère. En regardant une petite fille qui court sur le quai de Honfleur, il comprend que l’esprit enregistre plus vite la couleur que les contours. A partir de ce moment, il va dissocier les couleurs et le dessin. Ce qui participe à son style avec le mouvement, les superpositions, la multiplicité des sollicitations. Dufy est un poète du trait et de la lumière. Allez-y les yeux ouverts !

Jean-Marie Dinh

Dufy en Méditerranée Musée Paul Valéry A Sète jusqu’au 31 octobre 2010.

Voir aussi : Rubrique Exposition

Pour Don DeLillo l’inachevé demeure la part du lecteur

Don DeLillo

Tout semble se déplacer en ellipse, l’installation du plasticien Douglas Gordon scintille en toile de fond du dernier roman de DeLillo. Les images se superposent à la photo d’une Amérique en pleine crise identitaire. Avec Point oméga, l’auteur américain poursuit son exploration à l’envers de l’Américan dream.

La vidéo de Douglas présentant les images étirées du film Psychose d’Hitchcock revient dans le livre comme des bribes de mémoire commune. Le personnage principal, Jim Finley passe son temps au Museum of Modern Art de New York. Il expérimente intérieurement le dispositif. La déformation temporelle des images diffusées au ralenti lui ouvre un champ de perception nouveau. Il veut voir le film pendant 24 heures consécutives. Mais n’y parvient pas.

On retrouve la puissance visuelle et temporelle du maître de la littérature postmoderne américaine qui s’égraine comme le mécanisme d’une vieille horloge parcourant le temps sans s’accorder d’arrêt. Jim Finley souhaite lui aussi faire un film expérimental. Il va rejoindre Richard Elster, dans sa maison au bord du désert. Un conseillé scientifique de l’ombre qui a collaboré avec le Pentagone pendant la guerre d’Irak. Finley opère le travail d’approche de son acteur principal. Il veut le convaincre de jouer dans son film, recueillir le sentiment qu’à suscité en lui cette collaboration. Il imagine un documentaire brut, sans mouvement, en prise directe avec un mur dans le fond du décor.

Une relation mystérieuse s’établit entre le cinéaste et l’ex-conseiller de guerre Richard Elster. « Ces flirts nucléaires que nous entretenons avec tel et tel gouvernement, de petit chuchotis, dit-il. Je vous le dis ça va changer. Il va se produire quelque chose. Mais n’est ce pas ce que nous voulons ? N’est ce pas le fardeau de la lucidité ? Nous sommes au bout du rouleau. La matière veut perdre sa timidité. Nous sommes le cœur et l’esprit qu’est devenue la matière. L’heure est venue de tout arrêter. Voilà ce qui nous motive maintenant. Il se resservit et me passa la bouteille. J’étais ravi. »

L’arrivée de la fille d’Ester dans la maison du vieil universitaire, bouscule la donne. Jessie se glisse dans la relation entre les deux hommes qu’elle bouleverse, puis elle disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. La lumière décline alors pour Ester… L’écrivain nous fait entendre une pensée vague, implacable, livrée en vrac. Ses personnages s’exonèrent des règles de la dialectique et plongent notre raison dans un psychisme chaotique. Les figures humaines de l’écrivain peuplent un univers fragmenté dont la cohérence tient au degré de conscience collective. Le roman libère une pensée incarcérée qui ne trouvera d’issue qu’avec l’aide du lecteur.

A 74 ans, Don DeLillo confirme sa capacité à s’ancrer dans le réel autant que dans l’absurde. Il écrit des histoires où tous les éléments se réunissent, mais l’unité finale demeure inachevée. Toute l’œuvre de cet auteur majeur, est empreinte d’une froide et vivante lucidité qui éclate une nouvelle fois au grand jour.

Jean-Marie Dinh

Point Oméga, éditions Actes-Sud, 140 pages 14,5 euros.

Du brassage social et politique

Revue. Les temps nouveaux s’intéresse au mouvement social et à la lutte politique dans la perspective de construire une alternative.

les-temps-nouveauxL’idée de croiser les réflexions de responsables syndicaux et associatifs, intellectuels engagés et acteurs du mouvement social, qui enragent de l’atonie du débat sur les alternatives nécessaires, résonne bien avec le sentiment d’urgence qui se repend dans les têtes et dans les rues. Après trois décennies de politique libérale, la libération des forces du marché a développé à l’échelle de la planète des politiques destructrices de progrès social et de liberté, accompagnées d’une normalisation de la pensée et de la culture, constatent les protagonistes. Claude Debons, du Parti de gauche, pose dans l’éditorial l’ambition affichée d’élaborer une réponse associative, syndicale et politique à la hauteur des enjeux, et de construire dans un même temps des rapports de forces nécessaires à leur mise en œuvre.

Ce premier numéro de la revue publié par les éditions Au bord de l’eau, rassemble un bel éventail de pensées critiques. Chacun dans leur domaine, les contributeurs se retrouvent pour dénoncer les règles actuelles du pouvoir financier. De la montée en puissance de la stigmatisation, à l’enjeu social de la réforme des retraites, une cohérence se tisse.

La première partie fait le point sur l’actualité des mouvements, avec un regard sociologique mettant en perspective la grève des travailleurs sans papiers, qui trace les contours d’un droit de grève pour les salariés les plus précaires. Le dossier central aborde l’acuité de la crise en sondant en profondeur les contradictions du capitalisme financier, sans oublier de révéler sa face cachée.

La dégradation salariale et la montée de la souffrance au travail qui vont immanquablement s’intensifier invite ardemment à trouver une nouvelle issue. Après avoir dressé un état des lieux du chantier, l’économiste Michel Husson, membre de la fondation Copernic envisage des réponses progressistes en situant l’enjeu crucial : « quelle est sur l’échelle du radicalisme, la position du curseur qui permet le mieux de mobiliser ?

Une revue à découvrir où l’on ne renonce pas à l’exigence du sens, et où l’on se garde de confondre La gauche radicale de rupture avec le social-libéralisme d’accompagnement.

Jean-Marie Dinh

Les Temps Nouveaux, automne 2010, éd Le Bord de l’Eau, 14 euros.