
Merzac Allouache
Ciné. « Normal », le dernier film de Merzac Allouache ouvre la 5e édition de Regards sur le cinéma algérien qui se tient dans la région jusqu’au 30 mars.
On sait que la cinquième édition de Regards sur le cinéma algérien coïncide cette année, avec le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Vue d’ici tout porte à penser que cette commémoration peinera à sortir de l’incertaine relation franco-algérienne toujours en proie à ses amnésies historiques. On doit donc prêter une attention particulière à la programmation de l’édition 2012 qui a sélectionné les films les plus éclairants des cinq dernières décennies. Les cinéphiles s’y retrouveront, car les regards que nous offre cette singulière manifestation de cinéma ne sont jamais vitreux et l’équipe qui travaille en partenariat étroit avec les réalisateurs algériens offre l’occasion de belles rencontres. Outre le plaisir, suivre la manifestation Regards sur le Cinéma Algérien permet de découvrir les difficultés rencontrées par les artistes et la passion qu’ils déploient pour les surmonter.
Esprit libre
Le dernier film de Merzac Allouache, Normal !, semble avoir été fait sur mesure pour ouvrir le bal tant l’esprit du film répond au lien étroit et non fantasmé entre les deux rives. Il s’inscrit dans un registre différent de son film précédent Harragas qui décrivait l’univers désespéré des clandestins qui traversent la méditerranée. Tourné à Alger, caméra à l’épaule, le film se rapproche d’un cinéma dont l’état d’esprit privilégie la liberté. « J’ai débuté le tournage en 2009, je voulais faire un documentaire autour du Festival Panafricain. Mettre en parallèle cet événement, vendu par le ministère de la Culture comme une vitrine, avec les difficultés insurmontables de jeunes artistes de théâtre confronté à la censure. » Le projet se transforme en fiction mais il est abandonné et repris deux ans plus tard au moment des émeutes de 2011.
Mutation et blocages
Le scénario évoque le désarroi d’un jeune réalisateur qui se questionne sur son expression cinématographique. A la recherche d’idées nouvelles, il invite ses comédiens à porter un regard critique sur son premier montage. Le débat s’ouvre, alors que la rue est en pleine ébullition. A la question de la validité d’une expression artistique contemporaine, s’ajoute celle de la nature de l’engagement et du temps mortifère pour toute une génération. « Au moment des émeutes, je ne me suis pas posé la question d’agir artistiquement ou pas, confie la comédienne algérienne Amina Adila Bendimerad, je suis sortie dans la rue. »
Avec une liberté assumée, Merzac Allouache livre dans son film toute la complexité algérienne d’aujourd’hui. Il met en lumière une société algérienne à la fois bloquée et en pleine mutation. L’heure de la démocratie sociale n’a toujours pas sonné en Algérie mais la jeunesse que nous montre Allouache, en donnant à l’activité critique l’occasion de muer en création, est prête…
Jean-Marie Dinh
Le film a obtenu le premier prix du film en langue arabe au festival de Doha. Sur les écrans le 21 mars 2012.
KABOUL, 11 mars 2012 (AFP) – Jusqu’à 16 personnes ont été tuées ou blessées par un soldat américain lorsque celui-ci est sorti de sa base et s’est mis à tirer sur des Afghans dans la province de Kandahar, bastion taliban du sud de l’Afghanistan, a-t-on appris dimanche auprès des autorités locales. Dimanche, vers 3H00 du matin (samedi à 22H30 GMT), un soldat américain est sorti de sa base et a commencé à tirer sur des civils. « Dix à seize personnes sont mortes ou ont été blessées », a indiqué à l’AFP Ahmad Jawed Faysal, un porte-parole du gouverneur de la province de Kandahar.
L’armée américaine se veut rassurante sur le caractère « propre » de cette arme, mise au point après plus de 15 ans de recherche mais qui n’a toujours pas été utilisée sur le terrain. Brièvement déployé en Afghanistan en 2010, ce système, baptisé « Active Denial System » (ADS), n’y a pas été employée, vraisemblablement en raison de la mauvaise image attachée à ces rayons électromagnétiques, vu comme des micro-ondes utilisées dans les fours à chauffer la nourriture.


Un livre vivement conseillé à tous ceux que l’odieuse version des faits qui nous est donnée de la crise obsède. La lecture de La Destruction du Parthénon, dernier ouvrage du jeune et talentueux écrivain grec
L’action du livre a lieu soixante ans plus tard. Le jeune héros de Christos Chryssopoulos vient de passer à l’acte. Il a ruminé sur sa ville, son fonctionnement, la béatitude de ses habitants. L’absurdité de la situation lui a donné l’énergie d’agir. Il a pulvérisé le Parthénon. La ville est orpheline. Est-elle encore elle-même ?