Dans le cadre de l’hommage qui lui est rendu cette année, on redécouvre avec plaisir l’oeuvre de Garcia Berlanga. Disparu en 2010, le réalisateur espagnol est à l’origine de ce que l’on a « baptisé » la comédie noire.
Son premier film Bienvenue M. Marshall voit le jour en 1952. Le récit narre l’histoire des illusions puis des désillusions d’un petit village d’Espagne à propos de l’aide américaine tant attendue après-guerre. Avec un sens de la narration très humain, Berlanga manie le sens de la dérision comme un orfèvre.
Pour échapper à la censure franquiste le réalisateur a développé un style aux effets incisifs. Le traitement comique force volontiers le trait mais n’omet jamais le point de vue politique comme la collaboration contre nature entre Franco et les Américains durant la guerre froide. Sa plaidoirie contre la peine de mort dans le Bourreau et la dénonciation des petites lâchetés humaines, lui vaudront dix ans d’interdiction de tournage.
Une oeuvre drôle et toujours d’actualité.
JMDH
Placideau, vendredi 31 octobre à 19h Opéra Berlioz. Le bourreau, sam 1er nov à 14h, Opéra Berlioz.
Le parti anti-islamiste tunisien Nidaa Tounès a remporté les législatives de dimanche, devançant ses rivaux d’Ennahda, selon les résultats officiels préliminaires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi par l’instance chargée d’organiser le scrutin, l’ISIE. Nidaa Tounès a remporté 85 des 217 sièges de l’Assemblée des représentants du peuple, tandis qu’Ennahda en a engrangé 69, a annoncé l’ISIE lors d’une conférence de presse.
L’Union patriotique libre (UPL), le parti du richissime homme d’affaires et président du Club africain, l’un des principaux clubs de Tunisie, Slim Riahi, arrive en troisième position avec 16 sièges. Il est suivi par le Front populaire, coalition de gauche et d’extrême gauche dont deux responsables ont été assassinés en 2013, qui remporte 15 sièges, et par le parti Afek Tounes (huit sièges). Ces législatives, ainsi que la présidentielle prévue le 23 novembre, doivent enfin doter la Tunisie d’institutions pérennes près de quatre ans après la révolution qui mit fin en janvier 2011 à la dictature de Zine Ben Ali.
Nidaa Tounès, une formation hétéroclite créée en 2012 et regroupant aussi bien des personnalités de gauche, de centre droit, des opposants et des caciques du régime déchu de Ben Ali, a mené une campagne virulente contre les islamistes d’Ennahda. Le parti s’était dès dimanche soir dit confiant dans sa victoire, tandis qu’Ennahda a très rapidement reconnu être arrivé deuxième. Son président Rached Ghannouchi a appelé lundi le chef de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, pour le féliciter.
Vainqueur des premières élections libres de l’histoire de la Tunisie en octobre 2011, très critiqué pour son bilan controversé après deux ans au pouvoir, Ennahda perd 20 des sièges qu’il occupait jusqu’ici dans l’Assemblée constituante, mais il reste la deuxième force politique du pays. Ennahda a tenté tout au long de sa campagne de répondre aux critiques en mettant en avant une image consensuelle et n’évoquant que rarement la question de l’islam. Nidaa Tounès a, lui, notamment capitalisé sur le ras-le-bol des Tunisiens en promettant de rétablir «le prestige» de l’Etat.
La Tunisie a en effet vécu des années difficiles depuis la révolution, l’économie ayant été durement affectée par l’instabilité. Le pays a connu une année 2013 particulièrement terrible, marquée par l’essor de groupes jihadistes, et une interminable crise politique.
Un gouvernement de coalition ?
Avant même l’annonce des résultats officiels, les Tunisiens s’interrogeaient sur les contours de la future majorité gouvernementale. Nidaa Tounès sera en effet contraint de former une coalition pour avoir une majorité de 109 sièges sur 217. «Nous gouvernerons avec les plus proches de nous, la famille démocratique, entre guillemets», a affirmé Béji Caïd Essebsi dans une interview à la chaîne privée Al-Hiwar Ettounsi, en allusion à d’autres partis séculiers. Pendant la campagne, Caïd Essebsi n’avait toutefois pas écarté une collaboration de circonstance avec Ennahda si les résultats l’exigeaient.
Les journaux tunisiens avaient évoqué mercredi une union des deux principales forces politiques dans une grande coalition. «Le meilleur parmi ces scénarios serait une coalition Nidaa Tounès-Ennahda qui garantirait un gouvernement stable durant les cinq prochaines années», a ainsi jugé La Presse, premier quotidien francophone du pays. Le Temps a noté de son côté que Nidaa Tounès serait confronté à un véritable dilemme, car les partis considérés comme ses alliés naturels n’auront qu’une représentation limitée au Parlement, tandis qu’une alliance avec le Front populaire, une coalition de gauche, est improbable au regard des divergences sur le plan économique.
En dépit des spéculations, les tractations vont sans doute se faire attendre, laTunisie devant entrer samedi en campagne électorale pour la présidentielle du 23 novembre. Malgré son grand âge, Béji Caïd Essebsi, 87 ans, en est le favori face à 26 autres candidats, dont l’actuel chef de l’Etat Moncef Marzouki. Ennahda n’a de son côté pas présenté de candidat, indiquant vouloir soutenir le plus «consensuel». Le parti doit se réunir pour discuter de cette question dans les jours à venir.
Le scrutin de dimanche a été qualifié de «crédible et transparent» par la mission d’observation électorale de l’Union européenne. La France et les Etats-Unis, notamment, ont salué ces élections qui tranchent avec les autres pays du Printemps arabe, qui ont basculé dans le chaos ou la répression.
Trois actrices différentes et remarquables. photo dr
Compétition long-métrage. Atlit, premier long-métrage ambitieux et profond de Shirel Amitay. La réalisatrice explore les blocages invisibles au processus de paix.
En compétition long-métrage pour l’Antigone d’Or, Shirel Amitay signe avec Atlit* un premier opus d’une grande maîtrise. Après le décès de leurs parents, trois soeurs (Géraldine Nakache, Judith Chemia), se retrouvent en Israël pour la vente de la maison familiale. L’action se situe deux ans après la signature des accord d’Oslo, en 1995, à 10 jours de la grande manifestation pour la paix qui mit fin au processus pacifique du dialogue israélo-palestinien avec l’assassinat du 1er ministre Yitzhak Rabin.
Le récit qui soulève le problème de la transmission entre les trois soeurs au sein d’une cellule familiale prend pied sur un territoire intime à l’orée duquel s’ouvre une parabole cinématographique qui met en question l’idéologie collective enfouie à l’origine du revirement belliqueux d’Israël.
Rencontre avec Shirel Amitay
Shirel Amitay
« Je voulais parler de la Paix, explique la réalisatrice, et situer l’action du film à un moment où Israël avait trouvé en Rabin un père pour l’évoquer.»
Dans le film on voit Rabin plaisanter en public sur la propension d’Arafat à parler qui en fait « presque un juif » selon lui. « Je ne tiens pas un propos proprement politique. La seule chose que j’ai envie de dire, c’est : soyons nombreux à parler de paix. Cet extrait montre la proximité où nous étions parvenus dans le dialogue avec les Arabes. Nous avons besoin d’avoir des parents responsables mais aujourd’hui le père est mort. »
Atlic met à jour le conflit entre les trois soeurs. Dans la maison familiale, l’aînée tient le rôle de gardienne du temple. « Elle représente la génération qui défend la mythologie d’État et l’idée selon laquelle les juifs sont arrivés sur une terre vierge et qu’ils ont tout construit. La cadette vit au présent, elle se sent bien ainsi et veut oublier le passé, tandis que la benjamine se dit pas du tout concernée. Elle veut juste vendre la maison pour aller courir le monde. Mais aucune des trois n’assume vraiment sa vie. »
La présence fantomatique des parents est une des clés du film. « Face au visible, je voulais évoquer la part d’invisible qui est une permanence dans l’histoire des familles et dans l’histoire d’Israël. Les parents parlent simplement tandis que les soeurs restent dans leurs histoires mais cette confrontation va permettre aux enfants de retrouver la paix, de libérer leur espace intérieur pour recevoir et donner de l’amour. »
Comment réagir face à la mobilisation des pro-palestiniens qui ont perturbé une séance du festival ?
« Let’s talk. Les ombres portées sont très lourdes. On a vu des slogans véhiculés de parts et d’autres par des milliers de fantômes dans les événements tragiques de cet été. On est toujours très prompts à distribuer les bons et les mauvais points. Je pense qu’il faut converser l’espoir de voir les choses autrement. »
Heta-Uma un univers en rebellion contre la perfection et l’esthétisme glacé de la culture japonaise. Dr
Expositions. Dans les années 60, les artistes japonais alternatifs brisent les carcans de la bienséance pour libérer leur créativité. Le mouvement vit toujours à découvrir au Miam à Sète jusqu’au 1er mars 2015.
A propos de la culture graphique japonaise, il paraît aujourd’hui difficile d’échapper au pouvoir des Pokemons ou à la poésie de l’œuvre de Miyazaki. Pourtant c’est possible. C’est ce que révèle l’exposition Mangaro/Heta-Uma, une collaboration inédite entre le Musée international des arts modestes (Miam) à Sète et le Cartel de la Friche la Belle de Mai à Marseille, qui se décline en deux volets.
Marseille à la Belle de Mai
Dans la cité phocéenne à l’initiative de l’artiste et responsable des éditions Le dernier cri, Pakito Bolino, et de la libraire japonaise Ayumi Nakayama, l’expo Mangaro regroupe les éditeurs japonais et français qui revendiquent l’héritage de la revue culte Garo. Un support d’édition alternative de BD japonaises né en 1964 qui bouscule les codes établis en alternant art abstrait, drames sociaux et autobiographiques. Garo choque une partie de la société japonaise et séduit un public étudiant tout en ouvrant la porte des mangas aux adultes.
« On peut comparer l’émergence de Garo au journal Hara-kiri pour son côté bête et méchant mais aussi politique puisque la revue était proche des milieux de l’extrême gauche japonaise », explique Pakito. Les nombreux artistes qui y travaillent en profitent pour explorer de nouveaux champs de création.
Dans les années 60 Garo rencontre un véritable succès populaire. Au début des années 70, le tirage du magazine atteint 80 000 exemplaires. Du jamais vu pour une revue underground libre de toutes contraintes. L’année 2002 marque la fin de Garo. Le magazine Axe prend le relais et trouve une continuité dans l’hexagone avec les éditions du Lézard noir qui assurent une traduction française de certains de ses auteurs.
Sète au Miam
A Sète, l’expo Heta-Uma, littéralement l’art du mal fait bien fait, retrace 40 ans de cette histoire méconnue. On découvre ce style volontairement maladroit né sous l’impulsion de King Terry Yumura à travers les déclinaisons inventives de 80 artistes. La période Heta-Uma qui émerge dans les années 80 se révèle plus graphique avec un dessin sale un peu à la Reiser qui emprunte à la BD underground américaine. Trois générations d’artistes japonais sont réunies dans le cadre de l’expo, du jamais vu.
« Avec le concours de Ayumi Nakayama de la librairie Taco Ché à Tokyo, nous avons réussi à réunir un panel d’artistes complet et représentatif, indique Pakito Bolino ce qui aurait été impossible au Japon en raison des cloisonnements sociaux et générationnels. Nous tirons satisfaction d’avoir permis ces échanges, ainsi que de la mise en relation entre les éditeurs et les artiste français et japonais qui pourrait déboucher sur une expo au Japon. »
Une quinzaine d’artistes japonais étaient présents lors du vernissage qui a donné lieu à des créations d’œuvres in situ. Beaucoup appartiennent à la troisième génération du mouvement alternatif. Leur travail s’inspire de l’univers psychédélique des années 60 et du pop art américain avec des références culturelles spécifiquement nippones comme le bondage, l’esprit samouraï, la présence forte de la faune et de la flore, ou des esprits liés au shintoïsme. Certains créateurs sont aussi musiciens ce qui participe au télescopage entre création plastique et univers musical très couru dans le milieu de la noise japonaise.
La scénographie immerge le visiteur dans une rue sublimée de Tokyo où la surabondance de l’information est saisissante. Peintures, dessins mal faits, vidéo, musique collection de jouets transportent dans un ailleurs où l’avant-garde côtoie volontiers la décadence.
Le Miam s’abandonne à une puissance créative qui surpasse l’imagination et ne cherche pas à être contrôlable et encore moins contrôlée ce qui rend la visite très stimulante.
Jean-Marie Dinh
Jusqu’au 1er mars 2015
Edition. Le dernier Cri structure éditoriale indépendante
Pakito Bolino
Le dernier cri est une maison d’édition associative publiant tour à tour des livres des affiches, des cartes à jouer, des pochettes de disques et des vidéos, au sein de l’atelier sérigraphique de Pakito Bolino. La structure éditoriale indépendante, installée au sein de la Friche la Belle de Mai à Marseille, s’attache depuis vingt ans à promouvoir une forme d’expression décalée à l’interface de l’art brut et de la bande dessinée hors cadre et du graphisme déviant. Dans la lignée du mouvement intergraphique, Le dernier cri organise et participe à de nombreuses manifestations.
La maison d’édition s’attache depuis le début des années 90 à promouvoir les travaux d’auteurs évoluant de manière atypique. Dans la lignée de leurs aînés Hara-Kiri, Bazooka et Raw, le Dernier Cri entretient un penchant pour l’image torve qu’il cultive avec jubilation. Sans se départir de ses fondements éditoriaux, son catalogue, qui compte aujourd’hui plus de 300 titres, s’ouvre à des graphismes et des modes narratifs toujours plus innovants. Ce mélange de styles fait du Dernier Cri un véritable laboratoire d’une édition inventive, toujours grinçante mais néanmoins en prise avec les préoccupations de la société.
Atelier d’édition dédié aux innovations graphiques et aux nouvelles formes de métissage de l’outil multimédia, le Dernier Cri crée un lien entre les acteurs français et internationaux de la création SUB-graphique.
Source : La Marseillaise, L’Hérault du Jour, 25/10/2015
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a été réélue de justesse dimanche 26 octobre au second tour. Avec 51,6 % des suffrages contre 48,4 % pour son adversaire, Aecio Neves, elle obtient le plus faible écart de voix depuis la fin du régime militaire (1964-1985) et l’instauration du scrutin présidentiel au suffrage universel en 1989. A peine réélue, Dilma Rousseff a esquissé, dimanche soir à Brasilia, ses trois priorités : la réforme des institutions, la lutte contre la corruption et la relance d’une économie à la peine.
La réforme de la Constitution
L’idée n’est pas inédite. Depuis des années, la réforme du système politique, indispensable dans un système à bout de souffle avec 28 partis représentés au Congrès de Brasilia, revient périodiquement sur le devant de la scène. Mais aucun gouvernement n’a encore osé mettre en œuvre ce vaste chantier. Quelques semaines après le début de la fronde sociale de juin 2013, Dilma Rousseff avait proposé un changement des règles en créant une assemblée constituante chargée de préparer une profonde « réforme politique ». La proposition avait été retirée au bout de quarante-huit heures devant le rejet d’une majorité de députés, soutenus même par certains élus du Parti des travailleurs.
Dimanche soir, Dilma Rousseff a fait de cette réforme la priorité de son second mandat. Sans dévoiler le contenu de son projet (financement des partis, représentativité électorale, mode de scrutin, etc.), la présidente a promis de promouvoir cette réforme en dialoguant avec le Parlement et en consultant les Brésiliens par référendum. L’éventualité d’une réforme constitutionnelle menée par une assemblée constituante viserait à passer outre le barrage des parlementaires, peu motivés par l’idée d’une perte de certains privilèges.
La lutte contre la corruption
La corruption s’est imposée comme un thème central de la campagne présidentielle. Face aux affaires, l’intolérance des Brésiliens vis-à-vis de ce fléau n’a cessé de croître. Avec un montant difficile à mesurer en termes financiers, le préjudice pour le payss’élève, au bas mot, à0,5 % du PIB, selon le site Internet Congresso em Foco.
De nouvelles bases légales ont été établies lors du premier mandat de Dilma Rousseff. Le Sénat a approuvé un projet de loi criminalisant la corruption et la loi dite « Ficha limpa » (« fiche propre » ou « casier judiciaire vierge ») est entrée en application. La présidente, elle-même, a limogé en 2011 sept ministres soupçonnés de corruption. Il n’empêche. Même si le PT a réussi à faire passer l’idée que la corruption n’était pas sa marque exclusive, les scandales, comme celui impliquant le producteur de pétrole Petrobras, ont durablement terni son image.
Au cours de la campagne, Dilma Rousseff a promis de durcir les lois contre la corruption, dont celles qui punissent les fonctionnaires convaincus d’enrichissement illégal. Dès dimanche soir, elle a insisté sur le fait qu’elle allait chercher à appliquer davantage les lois déjà votées, et sévir contre l’« impunité qui protège les corrompus ».
La relance de l’économie
Elue en 2010 dans l’euphorie finissante de l’âge d’or de la présidence Lula, Dilma Rousseff a hérité d’une croissance économique annuelle de 7,5 %. Cette année, Brasilia ne table plus que sur 0,7 % de hausse de PIB – voire 0,3 % selon l’OCDE. En 2015, le pays ne devrait pas connaître une croissance supérieure à 1,7 % selon les prévisions les plus optimistes, une estimation en dessous de la moyenne mondiale et très loin des autres grands émergents du club des Brics.
Attaquée sur son maigre bilan marqué par une croissance ralentie et une inflation qui frôle le plafond officiel (6,5 %), la présidente a évoqué ces derniers mois un contexteinternational dégradé, assurant qu’elle a créé les bases d’un nouveau cycle de croissance. Le chômage est certes à un plus bas historique (4,9 % en septembre), mais de nombreux autres indicateurs ont basculé dans le rouge. Les exportations ont diminué et devraient être pénalisées par la baisse des cours des matières premières. L’industrie, elle, peine à retrouver un nouveau souffle et le coût de la vie est devenu de plus en plus élevé.
Dilma Rousseff a promis de mener une réforme fiscale et de continuer à augmenter le salaire minimum. Elle a également réaffirmé son engagement en faveur de la discipline budgétaire et à contenir l’inflation. Dès lundi, Mme Rousseff devait se mettre au travail pour trouver un successeur à Guido Mantega, l’ex-ministre des finances lâché par la présidente afin de donner des gages aux marchés et aux investisseurs tentés par le candidat Neves. Selon les spécialistes, une des difficultés du futur ministre sera de rétablir les canaux de communication avec les différents secteurs économiques avides de réformes structurelles. La Bourse de Sao Paulo, la principale place financière du Brésil, a chuté de 6 % lundi peu après l’ouverture de la séance, au lendemain de la réélection de Dilma Rousseff.
La tâche de Dilma Rousseff et de son futur gouvernement sera d’autant plus difficile que la coalition gouvernementale a été affaiblie au Congrès. Lors des législatives du 5 octobre, son Parti des travailleurs (PT) est passé de 88 à 70 élus. Il garde certes, avec son allié de la coalition gouvernementale, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), la majorité au Congrès, mais cette majorité devra désormais composer avec un nombre inédit d’élus conservateurs.