«Les islamistes ne mordent pas la main qui les nourrit»

Cable Wikileaks Algérie (sept 2006)

Rabah Kébir, président de l’ex-instance exécutive du FIS à l’étranger, Anouar Haddam, ancien dirigeant de l’ex- FIS, et Madani Mezrag, émir de l’organisation terroriste AIS, bras armé du FIS, sont au cœur d’un des derniers câbles publiés par WikiLeaks sur l’Algérie. A l’origine de cet intérêt porté à ces trois personnalités islamistes par la diplomatie américaine, des entretiens qu’ils ont tous trois accordés à la presse en août 2006, où ils exprimaient leur soutien au président Bouteflika et à la charte pour la réconciliation nationale. «Dans leurs interviews, ces dirigeants islamistes ont pris soin d’éviter les critiques contre le président Bouteflika, estimant apparemment qu’il n’est pas approprié de mordre la main qui les nourrit», est-il noté dans ce câble.

L’intérêt de ce mémo réside justement dans les commentaires faits par le diplomate qui souligne son incompréhension de voir Mezrag, qui vit en Algérie, «libre de donner des interviews à la presse sur des questions politiques, tout en étant au courant des restrictions de la charte et des mises en garde que les responsables gouvernementaux ont eues envers Mezrag et les autres. Le diplomate interprète ainsi le comportement de ces trois hommes comme une tentative de repousser les limites des hommes politiques en place». Le câble fait également référence à «des commentaires de responsables FLN qui révèlent l’incertitude qui persiste dans les rangs du gouvernement sur la façon de gérer ce genre de comportement», à l’époque de la rédaction de ce câble (septembre 2006).    

Rabah Kébir, président de l’ex-instance exécutive du FIS à l’étranger, Anouar Haddam, ancien dirigeant de l’ex- FIS, et Madani Mezrag, émir de l’organisation terroriste AIS, bras armé du FIS, sont au cœur d’un des derniers câbles publiés en août par WikiLeaks sur l’Algérie. A l’origine de cet intérêt porté à ces trois personnalités islamistes par la diplomatie américaine, des entretiens qu’ils ont tous trois accordés à la presse en août 2006, où ils exprimaient leur soutien au président Bouteflika et à la charte pour la réconciliation nationale.

 «Dans leurs interviews, ces dirigeants islamistes ont pris soin d’éviter les critiques contre le président Bouteflika, estimant apparemment qu’il n’est pas approprié de mordre la main qui les nourrit», est-il noté dans ce câble. L’intérêt de ce mémo réside justement dans les commentaires faits par le diplomate qui souligne son incompréhension de voir Mezrag, qui vit en Algérie, «libre de donner des interviews à la presse sur des questions politiques, tout en étant au courant des restrictions de la charte et des mises en garde que les responsables gouvernementaux ont eues envers Mezrag et les autres. Le diplomate interprète ainsi le comportement de ces trois hommes comme une tentative de repousser les limites des hommes politiques en place».

Le câble fait également référence à «des commentaires de responsables FLN qui révèlent l’incertitude qui persiste dans les rangs du gouvernement sur la façon de gérer ce genre de comportement», à l’époque de la rédaction de ce câble (septembre 2006).    

Voir aussi :  rubrique Algérie, rubrique LivreAlgérie, Lounis Aggoun : 200 ans d’inavouable, Laurent Mauvignier une déchirure qui remonte,

Qui contrôle Internet ?

En raison de  sa nature décentralisée, Internet n’est pas « contrôlé » par un unique organisme, Etat, ou entreprise. Contrairement à une idée répandue, le réseau n’est pas non plus une « jungle » totalement libre : à tous les échelons, de nombreux organismes exercent ou peuvent exercer un contrôle ou une censure sur les informations qui y circulent.

Les structures les plus fondamentales d’Internet sont sous le contrôle de l‘Icann, l’Internet corporation for assigned names and numbers. Cet organisme a un statut particulier, puisqu’il s’agit d’une société à but non lucratif, soumise au droit californien. Composé de nombreuses commissions, qui gèrent des problématiques structurelles, l’Icann encadre notamment les noms de domaine ou le fonctionnement des adresses IP (Internet Protocol, les « adresses » de machines et de sites sur le réseau).

La gouvernance de cet organisme stratégique fait l’objet de nombreux débats : plusieurs pays lui reprochent notamment la sur-représentation des Américains dans les différentes commissions. L’Europe et la Chine, notamment, demandent depuis plusieurs années une plus grande ouverture dans la gestion de la fonction Iana, la « racine » d’Internet, qui gère par exemple les noms de domaine en .com. Le pouvoir de l’Icann est fondamental, puisque l’organisation peut suspendre des noms de domaines entiers, comme elle l’avait fait pour le .iq irakien ou pour le domaine afghan.

Pour le bon fonctionnement du réseau, un organisme distinct de l’Icann est également chargé de fixer les normes techniques des technologies les plus courantes sur Internet, comme le langage HTML : le World Wide Web Consortium (W3C). Sa gestion est assurée conjointement par des experts américains, européens et japonais.

Au niveau national

S’il est décentralisé, le réseau reste cependant tributaire de la présence de câbles pour son bon fonctionnement : en l’absence de « tuyaux » suffisamment grands, le trafic peut être très fortement ralenti. Or, de nombreux pays sont dépendants, pour leur accès au réseau, d’un ou deux câbles sous-marins ou souterrains. En Afrique, des pays entiers voient leur accès tributaire des décisions des pays voisins ou des choix des entreprises privées.

Surtout, les pays disposent techniquement de la capacité de bloquer ou de censurer tout ou partie d’Internet. Durant les manifestations qui ont précédé la chute de Hosni Moubarak, l’Egypte a pu couper quasi-instantanément l’accès au réseau en faisant pression sur les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). En bloquant deux protocoles d’échange d’information vitaux, le pays a été coupé du reste de la Toile en quelques heures.

Sans aller jusqu’à ces extrémités, de nombreux pays exercent aussi un contrôle très fort sur le réseau. Des contenus contraires aux lois nationales sont ainsi bloqués dans la plupart des pays autoritaires, mais aussi dans des démocraties : en France, la loi sur les jeux d’argent en ligne permet d’ordonner le filtrage des sites qui n’ont pas reçu un agrément. En Australie, un vaste projet de filtre a été repoussé à plusieurs reprises devant les difficultés techniques et politiques. Ces systèmes de filtrage ne sont en effet pas infaillibles, mais les solutions de contournement peuvent être relativement complexes à utiliser.

L’organisation de défense de la liberté d’expression Reporters sans frontières publie chaque année un classement des pays qui censurent Internet. Dix pays sont classés par RSF comme « ennemis d’Internet » en raison de la censure draconienne qu’ils exercent sur le réseau. Parmi eux, la Chine, la Birmanie et l’Iran, où les activités des internautes sont également espionnées. La Russie, le Venezuéla ou la France sont, eux, classés comme « pays sous surveillance » en raison de lois en vigueur qui permettent de filtrer des sites Web.

Pour chaque ordinateur

Au sein d’un même pays, plusieurs acteurs peuvent exercer un contrôle sur la manière dont les utilisateurs accèdent à Internet. Les fournisseurs d’accès disposent théoriquement d’importants pouvoirs : ils peuvent par exemple bloquer ou ralentir certains types de trafic, par exemple le téléchargement en P2P. Depuis la création du Web, une règle non-écrite, dite de « neutralité du Net », prévoit que les opérateurs ne font pas de discrimination des contenus circulant sur le réseau : quel que soit l’utilisateur ou le type de données, toutes les informations doivent théoriquement circuler à la même vitesse.

Mais les FAI, qui se plaignent d’engorgements suite au développement exponentiel du Web, souhaitent pouvoir, dans certains cas, s’affranchir de cette règle. Pour des raisons de gestion du réseau, estiment-ils, il serait par exemple souhaitable de pouvoir donner la priorité à certains « paquets » d’informations au détriment d’autres, comme les vidéos en ligne par exemple. Dans certains pays, et notamment aux Etats-Unis et au Canada, les FAI brident également la vitesse de connexion et la quantité de données téléchargeables par les internautes.

En bout de chaîne, l’internaute est également soumis au contrôle de son réseau local, s’il n’est pas directement connecté à Internet. En pratique, ce sont souvent les entreprises qui détiennent le plus de pouvoir sur la connexion d’un internaute. Il est en effet plus simple de filtrer un réseau de petite taille que de le faire à l’échelle d’un pays.

Damien Leloup

 Voir aussi : Rubrique Internet, Internet la révolution de l’info, rubrique Rencontre Ignacio Ramonet : L’info ne circule plus à sens unique,

Le premier ministre japonais présente son gouvernement

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda

Le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a présenté vendredi 2 septembre la composition de son gouvernement chargé de conduire la reconstruction du pays éprouvé par le tsunami de mars.

Le gouvernement est composé de 18 membres qui appartiennent tous au Parti démocrate du Japon (PDJ, centre gauche), présidé par M. Noda, à l’exception de Shozaburo Jimi, ministre délégué aux services financiers et à la réforme postale, un dirigeant du Nouveau Parti du peuple (NPP, nationaliste).

M. Noda, 54 ans, a confié le portefeuille des finances à Jun Azumi, 49 ans, originaire de la préfecture de Miyagi (nord-est) dévastée le 11 mars, un parlementaire qui n’a jamais été membre d’aucun gouvernement.

Sous le premier ministre Naoto Kan, qui vient de démissionner, M. Azumi était responsable des rapports du Parti Démocrate du Japon avec le Parlement, où il s’est employé à chercher la coopération de l’opposition conservatrice dans un pays frappé par une catastrophe naturelle et un accident nucléaire. Il aura la lourde tâche de succéder au ministère des finances à M. Noda lui-même, partisan d’une rigueur budgétaire et d’une réforme fiscale destinée à financer les besoins de la reconstruction du nord-est et à alléger la dette colossale du pays.

Le nouveau premier ministre a choisi, en outre, Koichiro Gemba, 47 ans, pour diriger la diplomatie, mise à l’épreuve en fin d’année dernière par des crises à propos de différends territoriaux avec la Chine et la Russie. M. Gemba devra aussi s’efforcer de ménager les liens du Japon avec son principal allié, les Etats-Unis, sur fond de discussions sans fin à propos du déplacement d’une base militaire américaine de l’île méridionale d’Okinawa. Il était ministre délégué à la stratégie nationale du précédent gouvernement.

Le portefeuille de la défense a, lui, été confié à Yasuo Ichikawa, un sénateur de 69 ans.

A la tête du puissant ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie (Meti), le chef du gouvernement a choisi aussi un homme sans expérience gouvernementale, Yoshio Hachiro, 63 ans. Issu de l’aile gauche du PDJ, cet ancien étudiant en agriculture devra notamment orchestrer le redémarrage de l’économie japonaise, engluée dans la récession, et affronter les nouveaux défis de la politique énergétique du pays aujourd’hui privé de 80 % de sa capacité de production nucléaire.

M. Noda s’est enfin associé les services de Osamu Fujimura, 61 ans, pour le poste stratégique de secrétaire général et porte-parole du gouvernement. Spécialiste des problèmes d’éducation, M. Fujimura est un avocat de la décentralisation qui dénonce volontiers la toute-puissance de la bureaucratie.

M. Kan a jeté l’éponge la semaine dernière en raison de vives critiques pour sa gestion du séisme et du tsunami du 11 mars, qui ont fait plus de 20 000 morts et disparus, et pour le suivi maladroit de l’accident nucléaire subséquent à Fukushima Daiichi. Son successeur est devenu mardi le sixième premier ministre du Japon en cinq ans.

AFP

La  composition du nouveau gouvernement
– Premier ministre: Yoshihiko Noda, 54 ans (ex-ministre des finances, député)
– Secrétaire général et porte-parole du gouvernement: Osamu Fujimura, 61 ans (nouveau, député)
– Ministre des affaires étrangères: Koichiro Gemba, 47 ans (change de portefeuille, député)
– Ministre des finances: Jun Azumi, 49 ans (nouveau, député)
– Ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie: Yoshio Hachiro, 63 ans (nouveau, député)
– Ministre de la défense: Yasuo Ichikawa, 69 ans (nouveau, sénateur)
– Ministre de l’environnement et chargé de la gestion de l’accident de Fukushima ainsi que de la prévention des risques nucléaires: Goshi Hosono, 40 ans (nouveau à l’environnement, reconduit pour l’accident nucléaire, député)
– Ministre des affaires intérieures et des communications, chargé du développement d’Okinawa et de la question des Territoires du Nord (îles Kouriles administrées par la Russie, ndlr): Tatsuo Kawabata, 66 ans (nouveau, député)
– Ministre de la justice: Hideo Hiraoka, 57 ans (nouveau, député)
– Ministre de l’agriculture, de la pêche et des forêts: Michihiko Kano, 69 ans (reconduit, député)
– Ministre de la santé, du travail et des affaires sociales: Yoko Komiyama, 62 ans (nouvelle, députée)
– Ministre des transports, de l’aménagement du territoire et du tourisme: Takeshi Maeda, 74 ans (nouveau, sénateur)
– Ministre de l’éducation, de la culture, des sports et des sciences: Masaharu Nakagawa, 61 ans (nouveau, député)
– Ministre délégué à la reconstruction: Tatsuo Hirano, 67 ans (reconduit, sénateur)
– Ministre délégué à la politique économique et fiscale et à la consommation: Motohisa Furukawa, 45 ans (nouveau, député)
– Ministre délégué aux services financiers et à la réforme postale: Shozaburo Jimi, 65 ans (reconduit, sénateur)
– Ministre déléguée à la réforme administrative: Renho Murata (dite Renho), 43 ans (retrouve ce poste, sénatrice)
– Président de la commission nationale de sécurité publique et de la population (chargé des incidents liés aux produits de consommation): Kenji Yamaoka, 68 ans (nouveau, député)

Voir aussi : Rubrique Japon

Reprendre le pouvoir à la finance

Pour  l’idéologie ultra-libérale dominante, ce sont les dépenses publiques qui seraient responsables de la dette, passant sous silence la place prépondérante des marchés financiers. Décryptage…

Tout le monde s’accorde à reconnaître la place prépondérante qu’ont pris les « marchés financiers » dans nos économies.
Cependant, la place inconsidérée prise par les puissances d’argent n’est pas le fruit d’une volonté divine. Elle est la conséquence de décisions politiques prises dans les années 1970. C’est ainsi qu’en 1973, le statut de la Banque de France a été modifié. Ce changement consistait à interdire à la Banque de France de financer l’Etat à un taux d’intérêt nul, disposition qui existait jusque là. Dorénavant, les finances publiques devaient chercher des ressources auprès des banques privées

La France ruinée par les exigences de la Finance
Résultat : depuis 1974, la France a payé en intérêts 1200 milliards d’euros (à comparer avec les 1641 milliards de dette publique actuelle). C’est depuis cette date que les budgets connaissent des déséquilibres. Si l’on y ajoute l’incidence de la baisse des recettes publiques due aux baisses d’impôts – 100 milliards d’euros en 10 ans selon un rapport parlementaire – et les exonérations de cotisations sociales (30 milliards d’euros par an), on ne peut s’étonner de la montée de la dette. Pour mesurer la baisse des rentrées fiscales, il est nécessaire de comparer la part des recettes de l’Etat par rapport au PIB. Celles-ci ont culminé à 22,5% du PIB en 1982, elles n’étaient plus que 15,1% en 2009.

Dans un rapport de mai 2010, Jean-Philippe Cotis, directeur de l’INSEE et Paul Champsaur, président de l’Autorité de la statistique publique, estimaient que sans les multiples baisses de prélèvements consenties par les gouvernements successifs depuis le début des années 2000, le niveau de la dette publique serait inférieur de 20 points du PIB à ce qu’il est aujourd’hui soit la bagatelle de 400 milliards d’Euros !

Récemment, la Cour des Comptes a mis le doigt sur l’explosion des « niches fiscales ». A partir de 2004, ces dernières ont connu une progression incontrôlée pour atteindre 73 milliards d’euros en 2009. Parmi elles, la niche « Copé » qui exonère d’impôts les plus values provenant des cessations des filiales détenues au moins depuis deux ans par la maison mère. Son coût : 22 milliards d’euros entre 2007 et 2009.

La Cour des comptes a mis le doigt sur le régime de l’ « intégration fiscale » qui consiste pour la société mère de décider du périmètre fiscal en y intégrant les résultats de ses filiales. Ce dispositif aurait coûté à l’Etat près de 20 milliards en 2009. Autrement dit, le gouvernement prétend s’en prendre à quelques niches fiscales mais ne comptabilisent plus comme telles des cadeaux royaux fait aux patrons et qui coûtent plusieurs milliards d’euros aux finances publiques.

La prise de pouvoir des marchés a permis aux grandes entreprises d’imposer des taux de rendement des capitaux s’élevant à 15, voire 25%. Ces exigences de profitabilité inhibent fortement l’investissement, qui se tourne vers les placements juteux.

La dette privée transfigurée en dette publique
D’autre part, ces exigences ont entraîné une constante pression à la baisses sur les salaires avec une consommation en panne et une hausse du chômage, avec comme conséquences une croissance en berne. Cette demande insuffisante a été contrecarrée par le développement de l’endettement des ménages, créant ainsi une richesse fictive, permettant une croissance de la consommation sans augmentation de salaires. Ce qui a entraîné une bulle financière se terminant par des krachs (voir la crise des subprimes).

Volant alors au secours des banques, les gouvernements ont métamorphosé une dette privée en dette publique. C’est ainsi qu’en 2007, avant la crise, le déficit public moyen dans la zone euro était de 0,6% du PIB, mais la crise l’a fait passer à 7% en 2010. Quant à la dette publique elle est passée dans la même période de 66 à 84 % du PIB. Ainsi, la mainmise des marchés financiers s’est imposée en plusieurs actes.

Acte I : Les pouvoirs décrètent la liberté totale de circulation des capitaux.

Acte II : des réglementations plus laxistes en matière d’impôts pour les sociétés et les couches aisées entraînent un assèchement des budgets des Etats et une liquidité importante entre les mains des possesseurs de capitaux.

Acte III : Une somme énorme de capitaux sont ainsi disponibles et peuvent ainsi financer les dettes avec des taux d’intérêts rémunérateurs.

Acte IV : devant les déficits publics qui grimpent, les Etats imposent à leurs peuples des sacrifices. Ces politique d’austérité doivent être inscrites, telles les tables de la lois dans la Constitution. Cette règle d’or dépossède les peuples de leur légitime souveraineté.
La morale de l’histoire est claire : nos maux ne parviennent pas d’une dépense publique dispendieuse. Par rapport au PIB (richesses créées), celles-ci ont baissé. Elles représentaient 55% en 1993 et 53% en 2008. La place prépondérante prise par les marchés financiers doit être remise en cause. il faut les désarmer. Pour cela il appartient aux peuples d’écrire le dernier acte.

Acte V et fin : les peuples reprennent le pouvoir sur les marchés financiers. Ils s’émancipent d’eux en retrouvant au niveau national et européen la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et la mission de la Banque centrale européenne, en relevant les salaires, en développant les services publics,.
La France pourrait agir au sien de l’Europe pour remplacer le fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés par un fonds européen de soutien au développement social. Il s’agit de créer un pôle public bancaire avec un crédit sélectif favorable aux investissements porteurs d’emplois, de salaires, de formation et de recherche.

On le voit, il s’agit de mettre en oeuvre une autre politique. Celle qui consiste à reprendre le pouvoir à la Finance.

Henri Génard (La Marseillaise)

Voir aussi : Rubrique Politique, La « règle d’Or », ou les rois de l’esbroufe, rubrique Economie, Pifomètre, rubrique UE, Extension du domaine de la régression, La crise de la zone euro, mode d’emploi, Les dirigeants de gauche valets des conservateurs, rubrique Finance, Comment l’injustice fiscale a creusé la dette greque, Livre :  Susan Georges de l’évaporation à la régulation, Aux éditions la Découverte La monnaie et ses mécanismes, Les taux de change,

L’Otan responsable des pertes civiles en Libye, selon un parlementaire américain

24/08/11

Un député américain a indiqué mardi que l’Otan doit être tenue pour responsable des pertes civiles en Libye, en accusant l’organisation de la poursuite « illégale » du changement de régime et des bombardements « imprudents » contre les civils.

Dennis Kucinich, un représentant démocrate de l’Etat de l’Ohio (nord), a indiqué dans un communiqué que puisque les rebelles libyens sont déjà entrés dans Tripoli, il est temps de « revoir le rôle curieux de l’Otan et le futur de l’interventionnisme américain ».

« Un règlement par voie de négociation a été délibérément évité pendant des mois, alors que l’Otan, en violation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, a illégalement poursuivi le changement de régime », a souligné le représentant.

Selon lui, l’Otan « a bombardé les civils imprudemment au nom de sauver les civils ».

« Si les membres du régime de Kadhafi en sont tenus responsables, les hauts commandants de l’Otan doivent aussi assumer la reponsabilité des pertes civiles résultant des bombardements devant la Cour pénale internationale », a-t-il souligné.

« Sinon nous aurions assisté au triomphe d’un nouveau gangastérisme international. » a-t-il ajouté.

L’Otan a effectué des frappes aériennes contre les forces pro-Kadhafi, ce qui constitue une raison importante pour laquelle les forces de l’opposition ont pu renverser la situation et sont finalement entrées dans la capitale.

Mardi, un avion de l’Otan a bombardé le complexe de Bab al-Azizya, bastion de Mouammar Kadhafi à Tripoli, après que les rebelles eurent commencé à attaquer ce complexe fortifié.

 

L’OTAN n’enverra pas de troupes en Libye post-Kadhafi

23/08/11

L’OTAN n’enverra pas de soldats sur le terrain et ne jouera qu’un rôle de «soutien» à la demande en Libye post-Kadhafi, a affirmé mardi à Bruxelles la porte-parole de l’alliance militaire Oana Lungescu.

« Le rôle de leader dans la période post-Kadhafi en soutien au peuple libyen incombe aux Nations Unies et au Groupe de contact. L’ OTAN jouera un rôle de soutien (…) L’OTAN ne disposera pas de troupes sur le terrain », a déclaré la porte-parole lors d’un point de presse tenu au siège de l’OTAN, ajoutant que tout rôle éventuel de l’OTAN dans le pays d’Afrique du Nord ne se concrétiserait qu' » à la demande ».

Les ambassadeurs des pays membres de l’OTAN à Bruxelles devraient se réunir mardi après-midi pour discuter du rôle que l’ Alliance Atlantique pourrait jouer après la chute totale du régime de Kadhafi.

L’OTAN doit rester vigilante du fait de la résistance de membres des forces fidèles au colonel Kadhafi, a indiqué la porte- parole.

« Nous ne pouvons pas baisser notre garde (…) Notre mission n’ est pas encore terminée », a-t-elle déclaré.

Dans le même temps, le colonel Roland Lavoie, le porte-parole de la mission de l’OTAN en Libye, a affirmé que la situation à Tripoli demeurait « très dynamique et complexe », ajoutant que l’ alliance poursuivrait ses opérations militaires en Libye.

Il a également indiqué que l’OTAN ne savait pas où se cache le colonel Kadhafi, affirmant néanmoins que « ce n’est pas vraiment important ».

Xinhua