Palestine. Jour de rage ! Résistance à tous les étages du global au local

Environ 400 personnes hier se sont rassemblées dans les rues de Montpellier.

Environ 400 personnes hier se sont rassemblées dans les rues de Montpellier.

 

Mobilisation. Nouveau soutien au peuple palestinien hier à Montpellier. Le porte
parole de BDS France 34 est l’objet d’une plainte déposée par la fédé PS.

La sixième manifestation en soutien au peuple palestinien a rassemblé environ 400 personnes hier dans les rues de Montpellier, après un mois de conflit, entre le Hamas, retranché dans la bande de Gaza, et l’armée israélienne. Suite au retrait de Gaza des troupes israéliennes mardi le bilan – 1873 Palestiniens tués, dont une importante proportion d’enfants (28%), et 64 soldats israéliens tués et trois civils – ajoute une couche de rancœur et de haine de part et d’autre, plutôt qu’il ne porte à la paix. D’autant que les armes ont recommencé à parler vendredi après une courte trêve.

« Nous répondons à l’appel palestinien Jour de rage ! indique José Luis Moraguès, le porte parole du Comité BDS France 34, Israël avec la complicité de l’Egypte  tente de mettre en place un cesser le feux sans aucune négociation sur les raisons de cet arrêt. »

Le déséquilibre des forces armées en présence pourrait laisser à penser que l’arrêt simple des armes pourrait se conclure à la faveur des palestiniens…

« Ce serait ignorer qu’Israël a une nouvelle fois fait régresser le territoire palestinien en termes de conditions de vie, d’infrastructures, et de viabilité économique. Après cette nouvelle agression, la délégation des palestiniens de Gaza ne veux pas revenir à l’état de mort vivant où la plonge Israël. Elle exige la levé du blocus, la vraie libération des prisonniers qu’Israël a relâché pour les remettre aussitôt en prison, une extension des zones de pêche au large de Gaza, l’ouverture d’un port et d’un aéroport. »

BDS France souligne que le gouvernement Fabius était aux abonnés absents pendant trois semaine avant de reconnaître le massacre. Mais il ne se contente pas de mots et demande un blocus des ventes d’armes française à Israël.

Au niveau local le Comité BDS France 34, et le MIB assimilent la plainte nominative contre son porte parole déposé par la fédération socialiste de l’Hérault pour dégradation de biens d’autrui à : « une campagne qui vise la criminalisation du mouvement de solidarité à la Palestine, lancée au plus haut niveau par Hollande et Valls. Quelle interprétation peut-on donner à cette plainte contre un seul homme alors que l’occupation des locaux du PS le 30 juillet à l’appel du MIB 34, du Comité BDS France 34 avait mobilisé 35 personnes dont des représentants du NPA ?»

José Luis Moraguès est convoqué au commissariat central pour audition le 18 août prochain à 15h. Le Comité de BDS France 34, le NPA et le MIB 34 appellent à un rassemblement de soutien à 14h30.

Voir aussi : Rubrique Actualité Locale, Actualité Internationale, rubrique Moyen Orient  Israël, Palestine, rubrique Montpellier, Un millier de personnes dans les rues pour l’arrêt des bombes rubrique Politique, Politique Internationale,

JMDH

Source : L’Hérault du Jour 10/08/14

 

La peine capitale demandée contre 683 Frères en Egypte

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PEINE CAPITALE REQUISE CONTRE 683 FRÈRES MUSULMANS EN ÉGYPTE

par Yasmine Saleh

MINYA Egypte (Reuters) – A un mois de l’élection présidentielle, la justice égyptienne a condamné à mort lundi le chef des Frères musulmans et 682 partisans de la confrérie et interdit le mouvement du 6-Avril, organisation ayant contribué au renversement d’Hosni Moubarak.

La confrérie, désormais classée parmi les organisations terroristes, fait l’objet d’une vaste campagne de répression depuis que l’armée a déposé en juillet le président Mohamed Morsi, issu de ses rangs.

Outre la condamnation de Mohamed Badie et de 682 membres du mouvement, le tribunal de Minya a confirmé celle de 37 autres personnes à la peine capitale dans le cadre d’une autre affaire jugée le mois dernier et pour laquelle 529 condamnations à mort avaient été initialement prononcées. Les autres condamnés ont vu leur peine commuée en réclusion à perpétuité.

Mohamed Badie, 70 ans, est accusé d’avoir été l’un des instigateurs des violences qui ont suivi le renversement de Mohamed Morsi par l’armée le 3 juillet. L’ex-chef de l’Etat, premier président démocratiquement élu en Egypte, est lui aussi en cours de jugement.

Quelques heures après sa condamnation, Mohamed Badie, considéré comme un idéologue conservateur, a comparu dans le cadre d’un autre procès au Caire.

« Même s’ils m’exécutent un millier de fois, je ne dévierai pas du droit chemin », a déclaré le guide des Frères musulmans cité par l’avocat Oussama Morsi, fils du président déchu, présent à l’une de ces audiences.

D’après des responsables des services de sécurité, Mohamed Badie est apparu décontracté et il a notamment demandé en plaisantant à d’autres membres de la confrérie de lui acheter la tenue rouge des condamnés à mort.

Comme cela avait été le cas le mois dernier, les condamnations à la peine capitale de Mohamed Badie et des 682 autres prévenus seront soumises au grand mufti, la plus haute autorité religieuse d’Egypte. Son avis n’est toutefois pas contraignant et la justice peut s’en affranchir.

Les organisations de défense des droits de l’homme s’élèvent contre ces procès de masse voulus par le gouvernement.

Sarah Leah Whitson, responsable de Human Rights Watch pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, estime qu’il s’agit sans doute des condamnations à mort les plus nombreuses jamais prononcées de manière simultanée dans l’Histoire récente. « Il semble que ces condamnations visent à semer la peur et la terreur dans le coeur de ceux qui s’opposent au gouvernement intérimaire », dit-elle.

Un des premiers à réagir pour l’Occident, le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, a parlé de scandale. « Le monde doit réagir et il réagira », a-t-il lancé sur Twitter.

« QUE DIEU TE PUNISSE »

Même si elles sont susceptibles d’appel, ces condamnations soulèvent de nouvelles interrogations sur la transition politique, trois ans après la « Révolution du Nil » qui avait entraîné le renversement de l’autocrate Hosni Moubarak et fait espérer à ses opposants l’avènement d’une démocratie dans le plus grand pays arabe.

D’autant que l’organisation démocrate qui avait contribué au renversement d’Hosni Moubarak en février 2011, Le Mouvement du 6-Avril, a été interdite lundi par la justice égyptienne, a-t-on appris de sources judiciaires.

Selon le quotidien public Al Ahram, le mouvement est accusé d’avoir « porté atteinte à l’image de l’Etat ».

Trois de ses dirigeants ont été condamnés en décembre à des peines de prison ferme pour avoir contrevenu à la nouvelle législation sur les rassemblements publics.

Les condamnations de Frères musulmans annoncées lundi ont suscité des cris et des pleurs dans les rangs des accusés et parmi leurs proches qui se trouvaient devant le tribunal de Minya. Certains s’en sont pris au maréchal Abdel Fattah al Sissi, qui a fait déposer le président Morsi et qui est donné comme grand favori de la présidentielle du mois prochain.

« Sissi dirige comme s’il était un monarque »; « que Dieu te punisse pour ce que tu as fait », a-t-on entendu lundi aux abords du tribunal.

Principal parti politique égyptien jusqu’à l’année dernière, les Frères musulmans, mouvement désormais clandestin, se sont jurés de faire tomber le gouvernement. Ses partisans seraient au nombre d’un million. L’Egypte compte 85 millions d’habitants.

Malgré des décennies de répression sous tous les gouvernements, les Frères ont réussi à survivre, s’assurant le soutien des Égyptiens grâce à leurs actions caritatives.

Saïd Youssef, le juge qui a prononcé les peines à l’encontre de Mohamed Badie et de ses partisans, est réputé pour sa sévérité sélective. Dans une affaire, il a prononcé une peine de 30 ans de prison pour vol à l’étalage et possession illégale d’un couteau. Dans une autre affaire, il a acquitté un chef de la police et dix policiers qui étaient accusés du meurtre de 17 manifestants durant la Révolution du Nil.

(Jean-Philippe Lefief, Danielle Rouquié et Bertrand Boucey pour le service français)

Source Reuter : 28 04 2014

Voir aussi : Rubrique International Egypte, rubrique  Méditerranée,  rubrique Moyen Orient, rubrique Religion,

En Egypte, la condamnation à mort « ridicule et injustifiée » de 529 Frères musulmans

Parents et amis de militants pro-Morsi condamnés pour les violences de cet été, réunis devant le tribunal dans le sud de Minya. | AFP/-

Parents et amis de militants pro-Morsi condamnés pour les violences de cet été, réunis devant le tribunal dans le sud de Minya. | AFP/-

Un tribunal égyptien a condamné à mort, lundi 24 mars, en première instance, 529 partisans du président islamiste Mohamed Morsi pour la mort d’un officier de police dans la province d’Al-Minya, en Moyenne-Egypte. Ces faits avaient eu lieu lors des événements sanglants qui ont entouré la dispersion en août 2013 des sit-in des Frères musulmans protestant contre la destitution par l’armée du président issu de la confrérie.

Selon l’agence de presse officielle MENA, les accusés étaient également poursuivis pour tentative de meurtre sur deux autres officiers de police, ainsi que pour l’incendie du poste de police de Matay, la saisie d’armes de police et pour trouble à l’ordre public. Dix-sept autres prévenus ont été acquittés, selon l’avocat Ahmed Al-Charif. Seuls 153 des condamnés sont détenus, les autres sont en fuite.

Mohammed Lotfy, fondateur de la Commission égyptienne pour les droits et libertés (ECRF), revient sur le verdict rendu dans le cadre de ce procès, le plus important depuis le début de la répression des pro-Morsi.

Quelle est votre réaction face à la condamnation à mort de 529 partisans des Frères musulmans prononcée par le tribunal d’Al-Minya ?

Ce verdict constitue un choc. Il traduit une culmination de la politisation du judiciaire en Egypte. On a vu beaucoup de procès motivés politiquement, que ce soit à l’encontre des Frères musulmans ou à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme ou des activistes politiques, dans lesquels il y a un biais apparent de la part du tribunal, qui semble motivé par la situation politique. Toute voix s’opposant au gouvernement actuel est sujette à la répression policière (arrestations, torture) ou à des procès inéquitables ne garantissant pas les procédures élémentaires.

Si les procédures étaient respectées, on ne verrait pas de juge donner la peine de mort à plus de 500 personnes. C’est un verdict ridicule au regard de la loi ou même de la logique. Comment 500 personnes peuvent-elles êtres responsables de la mort d’un seul homme ? Le juge a dû se voir autoriser à rendre un tel verdict, en se considérant partie prenante d’un conflit politique. Le verdict vise à envoyer un message politique

En parallèle, le judiciaire fait tout pour laver l’Etat de toute responsabilité quand il y a des violations graves des droits de l’homme contre des citoyens. Depuis la révolution de 2011, les verdicts rendus ont totalement occulté la responsabilité des forces de sécurité dans la mort de plusieurs milliers de personnes en Egypte. Aucun policier n’a été condamné. A chaque fois, les juges ont considéré qu’il n’était pas possible d’établir quel policier avait tiré sur tel manifestant. Dans les cas où un accusé a été nommément identifié, il n’y a eu aucune peine de mort ou de prison. En ce qui concerne les événements d’août 2013, un seul policier a été condamné à dix ans de prison et trois autres à un an avec sursis pour la mort de 37 prévenus lors de leur transport en fourgonnette de police, le 13 août. Des gaz lacrymogènes ont été lancés dans la fourgonnette alors que les prévenus, menottés, ne représentaient pas une menace.

Y-a-t-il eu des violations de la procédure judiciaire dans le cas du procès d’Al-Minya ?

C’est un procès expéditif qui est injustifié. Il n’y a eu que deux sessions [le procès s’est ouvert samedi 22 mars]. La défense n’a pas eu l’occasion de défendre les accusés comme il se doit et notamment de présenter des témoins. Pour comparaison, le procès contre l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, jugé depuis août 2011 pour le meurtre de manifestants lors de la révolution de janvier-février 2011, n’est pas terminé.

Pour fonder son verdict, le juge aurait dû prouver que chacun des prévenus a participé au meurtre de l’officier de police. Or, comment faire la preuve en deux sessions de tribunal que chacun des accusés, du numéro 1 au numéro 529, a participé au meurtre ou tué la victime ? Il est difficile de dire s’il y a eu des pressions directes sur le juge. Il est difficile d’imaginer qu’on ait pu dicter un verdict aussi préjudiciable à la réputation de l’institution judiciaire et du gouvernement.

Quelles sont les recours dont disposent les accusés ?

Il y aura très certainement un appel devant la Cour de cassation, comme le prévoit la procédure criminelle en Egypte. On verra alors si la Cour de cassation juge que l’affaire mérite d’être rejugée pour vice de procédure. On espère que ce sera le cas mais, même dans cette éventualité, les accusés vont rester en prison jusqu’au verdict de la Cour de cassation et la tenue d’un nouveau procès, ce qui risque de prendre plusieurs années.

Avant cela, du fait qu’il prévoit la peine capitale, le verdict doit être soumis au mufti d’Al-Azhar [la plus haute institution religieuse d’Egypte] qui va donner au juge son opinion sur ce verdict. Mais ce n’est pas une opinion contraignante et la décision finale revient au juge. Pour exemple, la semaine dernière, dans une affaire relative à la planification d’une attaque terroriste contre le canal de Suez en 2009, le juge a confirmé la peine capitale contre un des 26 prévenus en dépit de l’avis contraire du mufti et sachant que la planification en soi d’une attaque terroriste n’est pas criminalisée par la loi égyptienne.

Propos recueillis par Hélène Sallon

Source Le Monde : 24/03/2014

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Le chef de la diplomatie iranienne reconnaît que l’Holocauste était une « tragédie »

332323_Zarif-IranLe ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a affirmé dimanche 2 février à la télévision allemande que l’extermination des Juifs sous le régime nazi avait été « une cruelle tragédie funeste qui ne doit plus jamais se reproduire ».

« Nous n’avons rien contre les Juifs et le plus grand respect pour eux à l’intérieur de l’Iran et en dehors. Nous ne nous sentons menacés par personne », a déclaré, sur la chaîne de télévision allemande Phoenix M. Zarif, après avoir participé à la conférence sur la sécurité de Munich.

Contrairement à son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, qui avait nié l’existence de l’Holocauste, le nouveau président iranien Hassan Rohani a de son côté condamné « le massacre des Juifs par les nazis ».

LA « TACTIQUE DE L’ÉCRAN DE FUMÉE »

Selon des extraits de l’émission communiqués par la chaîne Phoenix, Mohammad Javad Zarif a aussi affirmé dimanche que « les droits du peuple palestinien étaient violés depuis soixante ans » par Israël, qui utilise « la tactique de l’écran de fumée ».

Le ministre iranien a par ailleurs déclaré qu’en ce qui concerne les difficiles négociations sur le nucléaire iranien, Téhéran voulait « rompre le cercle vicieux et utiliser tous les moyens pour instaurer la confiance ». Mais « nous n’accepterons pas d’être commandés » par d’autres, a-t-il ajouté.

Téhéran s’est engagé depuis le 20 janvier à geler certaines activités nucléaires sensibles en application de l’accord intérimaire conclu le 24 novembre à Genève avec le groupe des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne). Les négociateurs ont prévu de se retrouver le 18 février à Vienne.

Source AFP 03/02/14

Voir aussi :  Rubrique Proche Orient, rubrique Iran, La réussite de la politique d’ouverture de Rohani dependra de l’occident,