« En face c’est l’Amérique. Ici c’est la vie de nos territoires. »

 

Samedi après-midi, à Castres, face au restaurant MacDonald, un agriculteur du Tarn a vendu ses propres hamburgers sous le nom de MacArel, un succès populaire indéniable.

Philippe Lacube, éleveur de vaches de race gasconne à Teillet  81, n’y va pas par quatre chemins pour vendre ses hamburgers, baptisés «MacArel ». À l’invitation de l’association occitane « Pais Nostre », il s’est installé, hier matin, à Castres, en face du restaurant MacDonald, pour faire la promotion de ses hamburgers d’un nouveau genre, faits d’un steak haché issu de vaches de race rustique élevées sur sa propriété, et d’un pain complet réalisé par le boulanger de son village.

On peut y ajouter du sel et du poivre, de la moutarde aussi et rien de plus.
Le résultat est au-dessus de toute attente. Enfin de la viande qui a du goût, avec du pain de farine complète, réalisé de façon traditionnelle ! Les passants se l’arrachent, achetant même des steaks à l’unité, pour les servir sur leur table, le soir venu. Ou demandant encore les références de l’éleveur pour passer commande.

« Notre but, certes, est de vendre notre production selon des circuits courts, puisque les bénéfices rebondissent directement dans la bourse des éleveurs. Mais notre démarche est aussi militante. Nous voulons des campagnes avec des agriculteurs, des chasseurs, des randonneurs, des pêcheurs et des postes. Faute de quoi elles mourront. » Une autre vision de la ruralité. Ajoutez à celà un petit Gaillac à consommer avec modération ….. et c’est toute une région qui dévoile ses FANTASTIQUES produits pas chers !

pour info : prix de vente d’un MACAREL 1.50 €  prix MacDonald : 3.20€

 

Voir aussi : Rubrique Consommation, rubrique Société, rubrique citoyenneté, rubrique  société civile,  rubrique politique économique,

Brassaï en Amérique : des villes et des hommes

L’ambition du Pavillon populaire de devenir l’un des lieux de rendez-vous international de l’art photographique se poursuit. Sous l’impulsion de l’adjoint à la culture Michaël Delafosse et du directeur artistique Gilles Mora, l’expo Brassaï en Amérique* porte une significative contribution à cette idée. Elle propose 50 images en couleur et 110 tirages d’époque en noir et blanc jamais publiés par l’artiste français d’origine hongroise. L’expo s’inscrit comme « une découverte  qui devrait faire date dans l’histoire de la photo », note le spécialiste de la photo américaine Gilles Mora.

Greenwich Village, New York 1957. Mise en espace d’une curieuse et très contemporaine façade.

Brassaï (1899/1984), pseudonyme de Gyula Halász, a trois ans quand sa famille emménage à Paris. Ses études de peinture et de sculpture le conduisent à devenir un artiste multifacette. Au cœur des années 20, Brassaï fréquente Montparnasse. Il peint dessine, écrit et sculpte mais au grand dam de son ami Picasso, il choisit de se consacrer prioritairement à la photographie. Paris demeure sa ville de prédilection. Le recueil « Paris la nuit » réalisé en 1932 est à l’origine de son succès. Un travail qui a vu le jour avec la complicité amicale et décadente de son ami Henri Miller qui l’accompagne dans ses pérégrinations nocturnes. « Jusqu’en 57, la carrière de Brassaï fut une succession de rendez-vous manqués avec les USA, souligne la commissaire de l’exposition Agnès de Gouvion Saint-Cyr. Il fut sollicité en 1932 par le galeriste new-yorkais Julien Lévy puis en 36 par le directeur artistique du magazine de mode  Harper’s Bazaar, mais il ne se sentait pas prêt. » En 1957, il accepte l’offre du magazine  Holiday qui lui donne carte blanche. La commande lui impose juste de photographier la foule dans la 5e avenue et de se rendre en Louisiane. « Une année plus tôt, son exposition sur le graffiti avait révolutionné la vision des Américains sur la photo » précise la commissaire.

C’est cette appropriation d’une culture et d’un territoire urbain par un photographe complice des surréalistes qui nous est donnée à voir au Pavillon Populaire. Brassaï pour qui l’urbain est un sujet de prédilection s’adapte à ce nouvel espace. Il joue des oppositions entre la foule et l’environnement, ne s’arrête pas aux sens nouveaux qui lui apparaissent mais cherche à le dépasser en sortant de la réalité par la lumière. Il suit les passants pour s’imprégner de leur vie, utilise la couleur,  se lance dans les petits formats… Le talent s’impose avec des photos comme celle du laveur de vitres où son sens de l’esthétique et du flou se conjugue à celui du mouvement.  La force de l’histoire s’affirme dans ce regard sur le dernier bateau à roue du Mississipi porté par des vagues angoissantes qui semblent le conduire vers son dernier voyage. La scène a lieu sous les yeux de quatre minuscule spectateurs. L’humour ne fait pas défaut comme on l’observe avec ces trois clichés d’une statue de Napoléon que l’on imagine pris sur le vif.  L’empereur trouve à mesurer sa fierté avec une femme de Louisiane.

Les femmes, un autre sujet majeur de l’univers pictural de Brassaï qui mériterait bien des développements… Le mieux est de se rendre au Pavillon Populaire en toute liberté pour les découvrir…

Jean-Marie Dinh

Au pavillon Populaire du 17 juin au 30 octobre, entrée libre.

Un beau catalogue rend compte de cette exposition éditions Flammarion.

Voir aussi : Rubrique Photo Lumière sur les chambre noires du Sud, Optiques ouverts pour un voyage dans les villes, rubrique Art, rubrique Expositions,

« Enfant » : Charmatz ouvre le Festival d’Avignon avec brio

Enfant. Photo Gérard Julien

Cour d’honneur 22h. Le Palais des Papes est comble pour l’ouverture du festival. C’est l’heure H, un moment symbolique fort. Un artiste prend le micro. Il dénonce les coupes dans les budgets culturels, liées à la politique libérale. Evoque l’échéance 2012 et demande au monde politique un débat de fond. « Il y a urgence, dit-il, nous voulons un engagement clair en faveur de la démocratisation culturelle, cela passe par le développement de l’esprit critique et l’émancipation citoyenne. Nous voulons une Europe libre et sociale. En France, une nouvelle étape pour la décentralisation culturelle s’impose. Il  faut maintenir le régime chômage des professions artistiques… »

Grande ovation dans le public. Frédéric Mitterrand, qui ne pouvait manquer ce rendez-vous, affiche le sourire entendu de sa fonction. Mais le public se lève, bat des pieds et maintient les applaudissements durant une bonne minute, le sourire du ministre se fige puis s’efface.

Noir. Sur le plateau, une grue bobine le long câble qui redessine l’immense volume scénique de la cour. Des plaques en taule tombent avec fracas à proximité de trois corps inertes. Le fil d’acier entraîne l’un d’eux, puis un second. Il les soulève, les fait tourner, les pose l’un sur l’autre. Les masses inanimées semblent exécuter un duo au royaume d’Hadès. Comme dans le préambule, on ne sait pas qui contrôle le mouvement mais des choses importantes s’expriment. Le raccord est parfait.

Langage des corps

Artiste associé du festival, Boris Charmatz s’attache à l’histoire qui n’a pas d’historien, celle de l’enfance. Dans la seconde partie de sa création, l’impact de la machine sur l’homme se transmet de l’adulte à l’enfant. Désormais sur leurs pieds, les danseurs activent les petites silhouettes passives de leurs descendants. On est saisi par le réalisme du langage des corps qui décrit l’enfant comme nouvel objet d’un système cannibale. Dixit le processus de transmission des valeurs et des savoirs, dans un monde où rites d’initiation, structure familiale et lien social sont en voie de disparition.

Au fil de la pièce, l’angoisse et la souffrance des aînés s’équilibrent progressivement dans l’intention des gestes. La volonté protectrice apparaît bien illusoire, mais il est perceptible que la violence provient de l’extérieur. Les corps se touchent, s’enchevêtrent, se protègent sans ambiguïté. Comme si l’artiste voulait nous rappeler que le contact physique est toujours normal!

On bifurque franchement dans la dernière partie, avec une cornemuse qui monte dans les tours et sonne l’émancipation retrouvée. Le soutien d’un chœur de corneilles aidant, on passe du vol bien rangé des grues à la vibrante folie des martinets. On ne touche plus le sol. Les tableaux d’enfants affranchis sont d’une virtuosité  jubilatoire. Il y avait Enfance de Sarraute, il y aura Enfant de Charmatz.

Jean-Marie Dinh

Festival D’Avignon: Cours d’honneur jusqu’au 12 juillet.

Voir aussi : Rubrique Théâtre, Karski mon nom est une fiction, rubrique Festival, Festival d’Avignon 2011 la force artistiqueJean Varela,  rubrique Danse, Boris Charmatz : danse des ténèbres, rubrique Politique Culturelle

L’actualité est l’ennemi de l’information

Le retournement complet de situation dans l’affaire DSK prouve surtout une chose : l’actualité est l’ennemi de l’information.

Combien de temps les grands médias ont-ils passés sur l’affaire DSK ? Des centaines, des milliers d’heures très vraisemblablement, et bien plus de pages de magazines et de quotidiens. Pourtant, tout ce temps aurait pu servir à médiatiser bien d’autres choses, à commencer par les personnalités et les thèses jamais médiatisées, et elles sont nombreuses. Mais au lieu de cela, les médiacrates se sont acharnés sur un homme, sans attendre le verdict de la justice américaine, et traînant dans la boue son honneur et sa réputation. Ces médias sont criminels, anti-démocratiques, et lavent le cerveau de la population en répétant à l’infini des banalités et des informations qui sont souvent contredites peu de temps après. C’est un des combats que doivent mener les médias alternatifs, remettre à l’honneur la réflexion, le fond, et le respect des principes élémentaires de vérité, de présomption d’innocence, de pluralité, etc.

Cette évolution des médias est récente, et correspond à l’accélération des moyens de communication de ces 40 dernières années. Elle correspond à la baisse considérable du niveau scolaire, de la qualité de l’élite du pays, et de la santé du pays en général. Il devient urgent de déclarer son indépendance médiatique de ce système délétère, et de tout faire pour le contrer d’une part, et le contrôler d’autre part. C’est une question de vie ou de mort pour notre civilisation, ni plus, ni moins.

Pourquoi les médias sont-ils ainsi drogués à l’actualité, et pourquoi cela est-il malsain pour la population ?


Ils sont drogués à l’actualité car ils sont persuadés que l’être humain, pour être informé, doit avoir en permanence connaissance des événements qui viennent d’arriver. Or les gens les mieux informés sont ceux qui ont pris le recul nécessaire sur les événements, car ils savent que ces événements ne veulent rien dire en eux-mêmes. Voir 100 fois les avions s’écraser sur le World Trade Center n’apporte rien en terme d’information. C’est une injection d’adrénaline, qui satisfait à des pulsions de voyeur et à une recherche d’émotions et de sensationnel que nous avons tous en nous. Bref, l’actualité c’est la garantie de placer l’émotion avant la raison.

La télévision est également un outil extrêmement perfectionné pour donner aux gens ce qu’ils réclament, mais en les tirant vers le bas plutôt que vers le haut. Les pulsions primaires et les tentations arrivent en premier, du fait de nos émotions, puis il s’agit de les contenir, de les éduquer. Tous les systèmes qui visent à moraliser les sociétés humaines le disent, à leur manière. La télévision détruit cette éducation, en donnant directement et sans filtre l’accès à des pulsions souvent violentes, avec la force de l’image. Des manipulations mentales de grande ampleur ont lieu grâce à cet outil sans pour autant faire l’objet de hurlements au fascisme, bien au contraire. La société de consommation et les sommes gigantesques d’argent en jeu permettent d’affiner toujours plus ces manipulations, en faisant appel aux découvertes les plus récentes dans la psychologie, la sociologie et d’autres sciences humaines. Cela permet à un dirigeant de grande chaîne de déclarer : “Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.”

Interdire la télévision ?

A quand une loi pour décréter que la télévision est une drogue dure ? Elle l’est en effet, aussi bien pour ceux qui y passent que pour ceux qui la regardent. Ce système malsain rend donc tout le monde esclave, au lieu de rendre les gens libres. Mais la liberté ne se donne pas, elle se prend. D’où l’intérêt des livres, qui nécessitent un effort, et qui laissent une trace, tout en permettant de revenir à une phrase, un paragraphe ou un chapitre pour être sûr qu’on l’a compris, ou pour l’interpréter différemment, avec du recul. D’où l’intérêt de la radio, qui fait travailler l’imagination, et ne rend pas dépendant de l’image. D’où l’intérêt d’Internet, qui permet de produire aussi de l’information, d’approfondir via les liens hypertextes, et qui permet aussi et surtout de figer l’image et le temps, de les maîtriser bien mieux qu’avec la télévision, qui donne des rendez-vous fixes, et qui vous fixe sur votre canapé, la bouche ouverte et les neurones fermés.

L’actualité n’est pas la réalité
L’actualité est un déferlement de “faits divers qui font diversion” (Bourdieu), dont le traitement permanent reste toujours a la surface des choses, qui encourage la dictature de l’instant et empêche toute réflexion, toute mise en contexte, et tout recul. L’information nécessite du temps pour trier le bon grain de l’ivraie, elle nécessite plusieurs interprétations possibles. Les informations importantes sont peu nombreuses mais noyées dans le flot d’infos secondaires voire inutiles, d’ailleurs les sujets souvent les plus importants ne sont jamais dans l’actualité. L’imposture médiatique actuelle consiste à faire croire que l’actualité est la réalité, alors qu’elle n’en est qu’une infime partie, souvent déformée d’ailleurs. Il convient évidemment de parler d’actualité, mais sans jamais qu’elle domine l’information, à savoir le recul sur l’actualité, et sa mise en contexte avec le passé, qui est documenté et qui représente les bases d’un raisonnement humain. A se complaire dans l’actualité, on en revient au stade bestial, avec toutes les conséquences possibles.

Faites le test si vous en avez l’occasion : ne regardez plus la télévision pendant quelques semaines, ou quelques mois, et informez-vous uniquement par Internet, à condition de ne pas consulter  France Info, et autres chaînes d’informations continues. Vous découvrirez l’immense plaisir d’être à nouveau informé, car vous pourrez penser par vous-mêmes, découvrir des informations dont les médias ne parlent pas, ou peu, ou mal, et vous redeviendrez un citoyen digne de ce nom.

Conclusion
Une démocratie moderne est une démocratie dans laquelle les médias ne sont pas focalisés sur l’actualité, qu’elle soit sportive, économique ou sociale. Les citoyens doivent être en mesure de faire les bons choix, et pour cela les débats doivent être libres, les alternatives claires, et le recul doit toujours prévaloir sur l’immédiateté. Par ailleurs, et cela fera l’objet d’un autre article, les sujets doivent prévaloir sur les personnes, car la “peoplisation” à laquelle on assiste depuis plusieurs décennies, et qui est due en grande partie à la domination de la télévision, est inversement proportionnelle à la démocratie d’un pays. En Suisse, par exemple, les médias ont pour priorité de parler des sujets politiques, et non des personnalités, il faut dire que la démocratie directe impose de parler des sujets plutôt que des hommes politiques. Les personnalités les plus connues, notamment des journalistes et des animateurs, ont effectué un coup d’Etat en accédant aux manettes des grands médias qui déterminent ce qui existe, et ce qui n’existe pas. Il est temps de s’occuper d’eux.

Enquête & Débat

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L’éducation , priorité numéro 1 des Français

 

Selon un sondage BVA pour France Info, ils sont 60% à considérer que l’éducation doit être la priorité des pouvoirs publics. Un résultat qui traduit un discours politique, également source d’une inquiétude croissante au sein de la population.

Ce n’est pas une nouveauté, mais presque. Après une première en juin 2008, l’éducation est pour la deuxième fois placée au rang de préoccupation n°1 des Français: en juin 2011, 60% d’entre eux la considéraient comme une priorité, contre 43% l’an dernier. C’est ce que l’on retient du baromètre des services publics en Europe, réalisé par BVA pour l’Institut Paul Delouvrier, publié dans Les Echos et diffusé ce mercredi sur France Info.

 

Alors que l’emploi tenait le premier rang depuis deux ans – pour 75% des Français en 2010 – ils ne sont plus que 58% à le voir comme une priorité. Soit une baisse d’intérêt de 17 points, en seulement un an. Côté éducation, on note également 17 points, mais il s’agit cette fois d’une augmentation. Pour Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de L’Etudiant, cette hausse « remarquable » de l’importance accordée à l’éducation traduit un contexte politique particulier: « La singularité de la présidence de Nicolas Sarkozy est qu’il est beaucoup plus présent sur la question de l’école. Cela fait bien longtemps qu’on a pas vu un président s’impliquer autant dans les affaires scolaires. Résultat: cela a créé une vraie attente de l’opinion publique sur ce point ».

« Une bonne nouvelle » que l’emploi ne soit plus priorité n°1

Une attente qui résulte aussi de la crise économique des trois dernières années: « L’éducation est encore un lieu d’espoir, de projection possible pour les Français, malgré tout » analyse ce spécialiste de l’éducation: « En période de crise, les familles attendent plus sur la question de l’éducation ».

Alors que la conjoncture économique très difficile des années 2009 et 2010 avait reporté l’attention des Français sur l’emploi, « ces peurs se sont dissipées » note Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion: « On sort d’une période anxiogène sur l’emploi, les gens sont moins inquiets. En parallèle, on parle de plus en plus de l’éducation, des rythmes scolaires notamment ». Moins d’inquiétude d’une part, plus de mécontentement de l’autre: l’écart d’importance entre emploi et éducation – de 32 points en 2010 – s’est nettement resséré, faisant de cette dernière la priorité n°1 des Français en 2011.

« On a ancré dans l’opinion publique l’idée que l’école va mal »

Aujourd’hui pourtant, seuls 24% des Français se disent satisfaits de leur système éducatif. Soit le taux d’appréciation le plus bas d’Europe. Selon Gaël Sliman, cela fait déjà cinq à six ans que la confiance envers la politique éducative de l’Etat recule: « C’est une baisse constante, sur le temps long. Le remplacement d’un fonctionnaire sur deux, notamment, a été très impopulaire auprès des Français » explique le directeur de BVA Opinion. « Résultat: l’inquiétude grandit ».

Un mécontentement à imputer aussi aux discours politiques autour de l’éducation: « Il y a un consensus chez les politiques, c’est de dire que l’éducation ne va pas ».

« Depuis des années, l’opinion publique est irriguée par un discours qui dit que l’école va mal » déplore de son côté Emmanuel Davidenkoff. « Avec les politiques éducatives des dix dernières années, l’Etat central s’est désengagé, la part du PIB consacrée à l’éducation a diminué. Les Français perçoivent un retrait de l’Etat, se sentent moins protégés ». Et pourtant, rappelle le directeur de publication de L’Etudiant, « l’image des enseignants reste bonne auprès du public. C’est vis-à-vis de l’éducation nationale dans son ensemble que la défiance des Français est croissante ».

Valentine Pasquesoone

Voir aussi : Rubrique Education