« La crise implique de réinventer la démocratie »

Hier, Jorge Semprun  a captivé la salle Pasteur du Corum. PHOTO DAVID MAUGENDRE

Jorge Semprun grand témoin de la Comédie du livre 2009. Photo David Maugendre

Grandes Rencontres. Rescapé de Buchenwald, résistant, ministre de la Culture espagnole, écrivain, scénariste et académicien, Jorge Semprun est un grand témoin du XXe siècle.

Le contexte du roman éclaire une période assez méconnue, ici, de l’histoire espagnole qui concerne les oppositions monarchique et socialiste au Franquisme.

Après la persécution de l’opposition communiste écrasée, comme les anarchistes, par la répression postérieure à la guerre civile, il y a eu un vide assez long qui marque le revers de l’opposition. En 1956, elle trouve une nouvelle visibilité. Avec la jeune génération d’étudiants émerge une tendance qui est devenu importante. Certains membres sont encore actifs dans la politique aujourd’hui. Ce mouvement a refondé la social-démocratie en Espagne à travers un groupe qui s’appelait l’association Sasu, une association socialiste universitaire. C’était une première, parce qu’avant 1956 l’engagement socialiste était une activité d’exil basée à Toulouse, très figée dans ses positions liées à la guerre civile. 56 est le commencement d’un renouveau socialiste à l’origine de la social- démocratie en Espagne.

La contestation étudiante a pourtant été résorbée assez rapidement …

En tant que mouvement politique immédiat oui, mais cette contestation a produit des effets durables. Dans le sens où l’Espagne franquiste s’est habituée peu à peu à avoir une opposition avec des gens qui n’étaient pas forcément issus uniquement des vieux partis de la classe ouvrière de la guerre civile mais d’une nouvelle opposition qui pouvait être aussi bien inspirée par l’idée d’une monarchie parlementaire, que celle d’une république parlementaire. Bref une opposition libérale.
Une des grandes révélations de 56, c’est quand la presse a donné les noms des personnes arrêtées à ce moment-là, toutes issues de familles du régime. On s’est rendu compte alors que la contestation avait gagné le milieu des forces sociales du Franquisme.

Aujourd’hui estimez-vous que l’on en a fini avec l’histoire politique du Franquisme ?

Non, nous n’en avons pas fini dans la mesure où les répercussions de la longue domination franquiste ne sont pas seulement dictatoriales mais relèvent aussi d’une domination de la culture des mœurs, des habitudes. Aujourd’hui, à travers la question de la mémoire historique, on pose des problèmes qui sont liés au dépassement et à la compréhension du franquisme.
D’ailleurs le succès des livres espagnols qui portent sur la guerre civile ou sur les problèmes de la transition comme le livre de Javier Cercas Les soldats de Salamine ou encore le dernier livre qu’il a écrit sur la tentative de putsch du 23 février 1981 sont des ouvrages qui ont une énorme répercussion.

La transition vers la démocratie s’exprime par une effervescence artistique que l’on retrouve dans le cinéma et la littérature. Quel regard portez-vous sur cette période de la Movida ?

Un regard à la fois attendri et intéressé. Ce fut un moment d’éclatement dans tous les sens du terme, de liberté et d’exubérance qui arrivait après l’immobilisme. Il y a ce passage significatif : le parti unique franquiste s’appelait El Movimiento (le mouvement), et on est passé à la Movida. Les deux termes portent sur le mouvement, celui de Franco c’était l’immobilisme et la Movida exprimait une forme de renouveau, parfois caricatural, il ne faut pas se leurrer, mais qui a gagné par son esprit anarchique et libertaire toute la société espagnole. Aujourd’hui la jeunesse la plus extrême ne s’exprime plus de cette façon là. Mais la Movida reste un phénomène historique.

Aujourd’hui, on ressent une forme de désillusion qui s’exprime dans la sensibilité collective comme dans l’œuvre de certains écrivains…

Je crois que cela se produit dans tous les mouvements de ce type. On l’a vu en France avec les journaux de la résistance. A l’époque, l’entête du journal Combat était De la résistance à la révolution, et bien il n’y a pas eu de révolution. Donc on peut théoriser sur la désillusion qui exprime le retour au triste réel. Tous les grands mouvements qui signent la fin d’une époque dictatoriale de gauche ou de droite l’ont connue parce que la réalité ne correspond jamais aux rêves ou aux utopies de la lutte précédente. Mais l’Espagne a quand même réussi à créer la base d’une démocratie solide.

Vous qui êtes un partisan de la lucidité, comment regardez-vous la crise du système démocratique que nous traversons ?

C’est une crise de la démocratie représentative. C’est une crise des institutions, une crise des idées qui ne touche pas seulement l’Espagne mais l’ensemble de l’Europe. C’est un recul d’une conception de gauche active au sein de la démocratie. Cela touche profondément tout le système de représentation parlementaire à travers l’abstention massive, le manque d’utopie pour l’avenir et même d’utopie pratique. C’est vraiment une crise générale aggravée et multipliée par la crise économique. Nous sommes arrivés à un moment où il faut repenser, refonder, certains disent, réinventer la démocratie.

Le rescapé des totalitarismes nazi et stalinien que vous êtes y voit-il un danger ?

Dans les années 30, face à l’extension du totalitarisme nazi ou soviétique, le système démocratique était déprécié et attaqué de toute part. Aujourd’hui, la situation n’est pas vraiment comparable parce que nous sommes face à la montée de la mondialisation. C’est en quelque sorte une crise interne au système qui est basé sur le marché. Le danger vient de l’intérieur. Il faut réinventer, et ce n’est pas une tache facile pour les démocrates. C’est beaucoup plus difficile à repérer, à isoler, à analyser et à combattre. C’est une espèce de nouvelle maladie contre laquelle le vaccin n’a pas encore été trouvé.


Recueilli par Jean-Marie Dinh

L’écriture novatrice et rebelle de l’exil

thuan-f

Thuân : Le renouveau littéraire vietnamien post guerre froide

Pour cette femme d’origine vietnamienne qui regarde le bagage abandonné dans le métro parisien, la cause n’est toujours pas entendue. Elle se soustrait du temps linéaire, après que son fils Vinh se soit rendormi sur son épaule. Et s’échappe, portée par l’ivresse d’une recherche intérieure qui revient sur les contraintes particulières de son histoire.

Débute un monologue inattendu qui nous entraîne entre Belleville et Hanoi. Ce destin construit sur le décalage des sociétés la traverse et la divise autant qu’il constitue des partie d’elle-même. S’instaure une dialectique entre choix de raison et réalité vécue. Après cinq année d’étude  anglophone en Russie, chemin de l’excellence pour obtenir le précieux diplôme rouge (1) sensé ouvrir tous les horizons,  elle n’est pas devenu professeur d’université mais enseignante dans un collège.  » Je passe trois heures par jour dans les transports en commun pour travailler, avec des élèves qui haïssent le mot l’avenir« . Les promesses de réussite ont abouti en banlieue parisienne et au lot de petites railleries que connaissent les immigrés au pays des droits de l’homme .

Entremêlant les notions de nation, de langue et de territoire, l’auteur explore l’intérieur obscur du déracinement.  Libéré des représentations, le personnage ouvre des champs de pensée dont la quête de totalité ne s’épuise plus dans le réel. Devenu inconcevable, le lieu de naissance cède la place aux familiarités de résistance que partagent les exilés. Chinatown offre un regard de l’extérieur sur l’Occident d’après guerre froide. Le livre remet discrètement en cause certaines idées reçues. Par-delà ce que vendent nos diplomates sans plus y croire. Qu’est ce qui est vraiment en jeu ? Où se situe le centre et où la périphérie ? Comment se préparer à l’avenir ? Autant de question mises en jeu dans le roman sans recourir à la politique étrangère ou celle de l’immigration.

Chinatown est aussi une histoire d’amour, éclatée dans le temps et dans l’espace, à la fois morte et toujours vivante. Il est question d’une brève union avec Thuy, Vietnamien d’origine chinoise qui l’a quittée peu après qu’elle ait mis au monde leur enfant Vinh. Le flou spectral des sentiments s’élève en tempête, s’éclairant par instants d’éclairs lucides tranchés dans le vif d’une vie rebelle. On est loin de l’odeur de la papaye et des senteurs de bois parfumé. « Les mots de Duras, je les lis avec méfiance », confie la narratrice qui a depuis longtemps rompu le fil sécurisant de la tradition.

Original et exigeant, le style de Thuân opère un dédoublement troublant dans la construction narrative. L’écriture obsessive qui reconnaît la rupture devient irréductible au concept classique. Elle résonne comme une oraison poétique à savourer en prenant son temps.

Jean-Marie Dinh

Thuân a reçu en 2008 le prix de l’Union des écrivains, la plus haute distinction de la littérature vietnamienne.

Chinatown, traduit du vietnamien par Doan Cam Thi, Editions du Seuil, 19 euros

(1) dans le système universitaire soviétique, la couleur rouge du diplôme correspondait aux notes les plus élevées.


Cette obscure pensée qui respire

PétalesLe titre Pétales coiffe le dernier recueil de courtes nouvelles de l’auteure mexicaine Guadalupe Nettel. Pétales, le mot semble exquis, fragile, respirable, tout à fait convenable à la pratique de la prose. C’est oublier que les pétales donnent parfois une sensation de fermeté lorsqu’ils caressent la paume de notre main ou tombent au hasard sur votre torse ou votre poitrine.

La nouvelle qui offre son titre au livre nous met en présence d’un jeune homme de vingt ans doté d’un sens olfactif hors du commun. Pour exploiter ce don, ou par timidité, le personnage a fait de son étonnante capacité une vocation qu’il exerce dans les toilettes des dames à la recherche de la fleur.

 » Je préférais découvrir les femmes dans le seul lieu où elles ne se sentaient pas observées : les toilettes. Ici, quand on a appris à décrypter, une simple trace liquide glissant sur la paroi blanche peut révéler une dépression nerveuse ou une contrariété récente. Il y avait toujours quelque chose à découvrir, une réaction nouvelle capable de déclencher en moi l’euphorie du novice… « 

Comme ses personnages, Guadalupe Nettel esquisse en six histoires embarrassantes, un inventaire furtif de ce qui nous échappe précisément parce que nous ne souhaitons pas les regarder. La force de ces injections légères touche autant l’objet érotique que les petites – ou grandes – lâchetés tapies au fond de nous.

Passée la porte des évidences, tout est possible. La puissance de l’écriture nous entraîne avec une déconcertante évidence sur les lieux de notre quotidien, au travail, dans un jardin botanique ou dans la vie domestique. Scrutant notre bien pensante débauche, l’auteur révèle la nature imparfaite avec les yeux voyeurs de l’enfance. Les traces et les odeurs nous conduisent de surprise en surprise. De celles qui vous transforment et auxquelles on ne peut que conseiller de s’abandonner.

Jean-Marie Dinh

guadalupe-nettel

Guadalupe Nettel est née à Mexico en 1973. Elle est l’auteur de trois recueils de nouvelles : Juegos de artificios, Les jours fossiles, Pétalos (2008) et d’un roman : L’hôte, publié simultanément aux éditions Anagrama et aux éditions Actes Sud en 2006.

Crimes franquistes

D’après Torrente Ballester, Manuel Rivas est prédestiné à écrire le Don Quichotte galicien. Il lui réserve une destinée qu’Alvaro Cunqueiro, avec son œuvre complète, et lui-même, avec La Saga/fuga de J. B. (Prix de la ville de Barcelone et de la critique 1972), n’ont pas atteinte. Il faut se réjouir de voir Rivas dans la bonne direction. On a pu lire de lui, en français, Le Crayon du charpentier et La Langue des papillons (Gallimard, 2002 et 2004), où la langue galicienne réveillait une pensée ancrée dans la tradition celte, qui ne peut s’incarner dans une autre langue. Dans ces deux livres, Rivas abordait une thématique — la soumission des paysans devant l’Eglise, les notables, les caciques — qui devait l’amener à des sujets plus vastes.

L’Eclat dans l’abîme constitue comme une étape de ce parcours : plus de sept cents pages disposées en quatre-vingt-douze chapitres pour traiter des autodafés, l’un des aspects les plus néfastes des dictatures. Rivas évoque les bûchers allumés à La Corogne le 19 août 1936, quelques semaines après le coup d’Etat du général Francisco Franco et le début de la guerre civile espagnole. Ce jour-là, des centaines de livres provenant des bibliothèques publiques et privées de Galice ont été brûlés en public par des militants de la Phalange — le parti fasciste espagnol.

Ces punitions inquisitoriales ont beaucoup impressionné Rivas. Pour lui, les livres sont des êtres vivants, et dégagent « la même odeur que celle de la peau cramée ». Mais, les livres brûlant mal, des volutes se mettent à planer dans le vent. L’écrivain récupère les feuillets dispersés — une couverture, des illustrations, quelques photographies… — pour recomposer des récits où se mélangent époques, lieux et personnages, qui paraissent et succombent en cours de lecture. Il glane des phrases dans les résidus : « Tout le monde sert pour faire la guerre. Si ce n’est pour tuer, c’est pour mourir. » Et : « Les vieux enterrent les jeunes ; c’est ça, la guerre. »

Il ne s’agit pas d’un essai historique, bien qu’on devine un gros travail de recherche. Rivas nous conseille de lire son livre en spirale, de ne pas s’attendre à trop de cartésianisme. Il aurait pu profiter des abondants documents cueillis pour enrichir le profil de La Corogne, personnage principal du livre, mais il a préféré la forme roman : « Avec la fiction, on peut aller plus loin qu’avec la réalité. Elle nous permet d’entrer dans les sentiments, d’accéder à une information essentielle que l’histoire ne pourra atteindre », dit-il, avant de citer John Ford : « Ce que je fais n’est pas réel, mais c’est vrai. »

Il n’est pas aisé de suivre l’évolution de ce livre, d’appréhender un demi-siècle d’histoire envahie par des personnages et des exploits recomposés dans des pages à demi-brûlées. Mais, si L’Eclat dans l’abîme n’est pas facile à lire, il s’agit d’un roman qui ajoute quelques passages novateurs à la littérature. Il faut par ailleurs féliciter Serge Mestre d’avoir su garder en fond, dans la version française, le tissu de la syntaxe de Ramón del Valle-Inclán, de Ballester, de Cunqueiro… et de Miguel de Cervantès lui-même, qui l’hérita de son père, chirurgien galicien. Quant à la prophétie de Torrente, elle avance.

(Le Monde Diplomatique)

Manuel Rivas L’Eclat dans l’abîme Editions Gallimard, disponible en Folio

Voir aussi : rubrique rencontre avec Georges Semprun, rubrique livre, Orwell un cran à gauche, mémoire combattante en région sud, rubrique Espagne Justice Soutien à Baltazar Garzon,

Poursuivre la vraie vie de Paul Valéry

paul-val

Valéry se dit occupé à « guillotiner intérieurement la littérature »

En lisant le gros livre de Michel Jarrety (1 370 pages), on se laisse volontiers aller à quelques méditions sur la littérature. A travers l’exploration minutieuse de la vie de l’écrivain sétois (1871/1945), l’ouvrage trace une fresque historique et littéraire de la fin du XIXe siècle à la première partie du XXe. Un siècle plus tôt, les bouleversements sociaux post révolutionnaires ont élevé le statut de l’institution littéraire et augmenté considérablement son audience. L’époque de la religion de la littérature s’imprègne petit à petit des sciences positives.

Situation paradoxale

Les années qui suivent ne furent pas austères, nous rappelle Michel Jarrety, même si la situation des écrivains demeure paradoxale. On le saisit bien avec Paul Valéry comme fil conducteur de nos rêveries. Un homme dont la volonté n’était pas lâche mais qui biaisait pas mal avec la réalité. La quête des valeurs où l’individualité peut trouver son épanouissement, marque le parcours de Paul Valéry. Saisi par l’engagement de Mallarmé qu’il plaçait plus haut que tout, Valéry s’enferme dans le culte de la forme. Les spéculations sur les pouvoirs du langage et des symboles comme révélateurs de vérités cachées lui inspirent une poésie de plus en plus difficile à vivre. Jusqu’à la rupture qu’il provoque lui-même alors qu’il traverse une profonde crise existentielle et sentimentale.

La nuit de Gènes

Cet épisode célèbre s’ouvre par une nuit d’orage. Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1892, l’auteur qui séjourne à Gènes, se résout à répudier les idoles de la littérature pour consacrer son existence à la vie de l’esprit. L’intérêt du travail du biographe est ici de revenir sur les événements effacés de la vie de Valéry. A propos de cette fameuse nuit d’orage que l’écrivain académicien décrira bien plus tard (1934) comme une renaissance. Michel Jarrety démontre que contrairement à ses déclarations – l’auteur se dit occupé à « guillotiner intérieurement la littérature » – Valéry n’abandonne pas totalement la poésie. Il continue notamment la rédaction de ses cahiers qu’il rédige chaque matin.

Secrètes aventures

On peut voir dans ce rejet, l’expression d’un échec, et notamment, celui d’assurer l’héritage de Mallarmé. Mais Valéry construit aussi sa propre légende. Très tôt alors qu’il est âgé de 25 ans, il fait choisir à son alter ego Monsieur Teste, « les plaisirs lucides de la pensée et les secrètes aventures de l’ordre » selon les mots prononcés par Borges lors de l’éloge funèbre de l’écrivain en 1945. Guidé par l’hyper conscience, à l’instar de Rimbault, Valéry a dit adieu à ses propres prestiges.

La controverse des « ermites de la pensée » trouve un rebondissement avec l’affaire Dreyfus qui polarise le monde littéraire. Tandis que Zola lance son J’accuse, Proust, malade et alité, consacre tout son temps à La Recherche. Et Valéry, qui assure alors le secrétariat du patron d’Havas, Edouard Lebey, s’engage avec les anti- dreyfusard au nom de la défense de l’Etat.

Un héros épuisé

Au fil de sa vie, l’auteur du Cimetière marin apparaît comme un héros qui s’est épuisé. Cette forme de suicide volontaire est entretenue par un subtil auto-dénigrement. Le livre montre plus un mode de fonctionnement spirituel qu’il ne dénonce une imposture explicative. Michel Jarrety pointe les tracasseries de l’auteur de Charmes. Il montre l’image de l’homme tel qu’il était, avec son manque de confiance, ses doutes, ses angoisses sociales et amoureuses. Un homme dont l’hypersensibilité le conduit à se construire contre elle. Paul Valéry est sujet à la passion obsessionnelle. Il souffre pendant des années d’une passion pour une femme croisée à Montpellier qui le hante sans qu’il ne puisse jamais l’aborder. Il aspirait à une union parfaite avec les femmes aimées. C’est son coté Narcisse.

La tache du biographe est remplie. Michel Jarrety revient à l’intime et rappelle accessoirement que la littérature ne va pas de soi.

Jean-Marie Dinh

Michel Jarrety Paul Valéry, édition Fayard 2008,1370 p, 52 euros

Photo : DR