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Ouverture du Festival Montpellier Danse. 37ème pas dans l’espace danse mondial

le chorégraphe sud africain Steven Cohen

le chorégraphe sud africain Steven Cohen

Le 37e festival Montpellier Danse débute aujourd’hui. Le chorégraphe Angelin Preljocaj, capitaine du Pavillon noir d’Aix, pose une ancre new-yorkaise pour deux jours, ouvrant une riche programmation dédiée à la danse contemporaine jusqu’au 7 juillet.

Ce pourrait être une lapalissade de constater que l’art de la danse contemporaine n’est pas fixe. Ses mouvements se propulsent dans les corps à partir de l’énergie du moment, ce qui ne le condamne pas pour autant à une perpétuelle fuite en avant. L’écriture chorégraphique se nourrit de sa propre histoire pour inventer à nouveau et Montpellier Danse la suit depuis presque quatre décennies sans jamais parvenir à synthétiser ce qui se passe. Cela plaide en sa faveur, mettant en exergue une de  ses principales lignes de conduite : celle de respecter, et donc de soutenir la création au niveau international.  Avec certains partis pris évidemment critiqués, mais en tenant la barre et en imposant ainsi au politique le souci de l’exigence artistique.

Ce n’est pas aujourd’hui le moindre des combats. Combien de festivals ont fermé ces dernières années au motif de ne pas obérer les budgets publics ? A cet égard, s’il a toujours défendu une ligne créative, le Festival Montpellier Danse, ne l’a pas fait en reléguant la résolution des équations économiques au second plan, ce qui explique en partie sa longévité.

Cette année, la programmation semble s’être construite avec un goût du risque modéré et une volonté évidente de satisfaire un large public avec des locomotives telles Preljocaj, le ballet de l’Opéra de Lyon où le Dutch National Ballet, quelques figures bien connues du public Montpelliérain : Emmanuel Gatt, Mathilde Monnier, David Wampach…

A l’instar de ce que nous ont révélé les théories de l’opinion publique, on note un retour au néo classique qu’illustre notamment le néerlandais Hans van Manen, mais l’on pourra se consoler  avec les pourvoyeurs de poil à gratter, surtout des femmes, comme la cap verdienne Marlene Monteiro Freitas, l’argentine Ayelen Parolin, l’ivoirienne Nadia Beugré mais aussi l’américain Daniel Linehan ou le sud africain Steven Cohen.

Quant au questionnement identitaire, souvent présent lors des précédentes éditions, il se résoudra cette année dans le mélange des genres et des danseurs avec un maillage artistique  inter-compagnies.

JMDH

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L’américanisation de la politique française

ccfLes historiens considèrent que le « Nouveau Monde » correspond à l’Amérique découverte par Christophe Colomb. En cette fin de séquence électorale, le Nouveau Monde découvert par Emmanuel Macron ressemble fortement à l’américanisation de notre pays, contaminé par les pratiques politiques en vigueur outre atlantique : Le peuple s’abstient et les lobbies font la loi.

Les 56,6 % d’abstention, soit 26 millions d’électeurs, sans compter les 2 millions de votes blanc, montrent que, au-delà des louanges des courtisans, la crise de représentation a atteint un nouveau pic particulièrement inquiétant. La seule élection qui mobilise les Français – exceptée peut-être celle des municipales – est la présidentielle, quand ils se choisissent un monarque républicain. Comme aux Etats-Unis, c’est cette élection qui structure l’organisation du paysage politique. Les Américains l’ont tellement intégré qu’ils laissent ceux qui se passionnent encore pour la politique faire la loi lors des « Primaires » puis, après que leur champion a été élu par leurs Conventions respectives, ce sont les électeurs, matraqués par des campagnes de publicité ciblées, qui se déplacent dans les « swing states », ces quelques Etats qui font basculer l’élection du Président. Ensuite les citoyens se retirent sur leur Aventin, laissant les professionnels de la profession politique, « ceux de Washington », les lobbyistes, le big-business, voire la mafia, s’occuper des affaires sérieuses.

Le nouveau Président a scénarisé sa campagne selon un storytelling très écrit : mettant en avant son couple, comme aux Etats-Unis, chantant la Marseillaise la main sur le cœur comme lors de l’hymne américian… A cela s’ajoute la volonté d’Emmanuel Macron de s’appuyer sur une technocratie dotée désormais des pleins pouvoirs, pratiquant le spoil system, comme aux Etats-Unis, en remplaçant tous les directeurs d’administration sur des bases politiques.

Un pouvoir soi-disant au dessus des partis, au-delà du clivage droite-gauche, un pouvoir fondé sur la seule gestion comptable, est en train de s’installer sous nos yeux. Les citoyens, épuisés par trente ans d’austérité, de montée du chômage, de lois sécuritaires, laissent faire. Pourquoi, après tout ne pas donner sa chance au nouveau Président puisque les autres, droite et gauche confondues, ont de toute manière montré leur incompétence ? L’idée que la politique doit être jugée uniquement sur ses résultats concrets est aussi une idée venue d’Amérique où le pragmatisme est érigé en valeur suprême. Est bon ce qui marche. Les citoyens sont d’abord des consommateurs. Comme dans l’émission de téléréalité, The Apprentice, animée par Donald Trump de 2004 à 2015, si ça ne marche pas, vous êtes viré. Les députés socialistes et écologistes se reconnaitront dans ce scénario, eux qui ont été viré sur la seule base de leur étiquette, qu’ils aient ou non travaillé avec acharnement. Le produit PS, victime d’un accident industriel a été boycotté par les électeurs consommateurs. Tout le reste n’est que baliverne.

Reste que tout ne s’set pas passé comme prévu. La vague d’En Marche n’a pas submergé entièrement le paysage politique. La France insoumise est en mesure d’organiser un groupe, le FN aura 8 députés, sans compter l’ineffable Dupont -Aignan et Les Républicains ont pu sauvegarder près de 150 députés. Seul le PS, divisé entre macronistes compatibles et sociaux-démocrates « old school », subit une déroute sans précédent, comme l’a dit son chef démissionnaire, Jean Christophe Cambadelis. Pour les Verts c’est plutôt Waterloo, morne plaine. Les seuls députés réélus étant ceux qui les ont trahis.

Mais la France n’est pas l’Amérique. Le débat politique risque de se déporter vers la rue, accentuant un peu plus la crise de la Vème République, incapable de représenter dignement et équitablement ses citoyens. D’autant que si Emmanuel Macron entend aller vite pour détruire les acquis sociaux, il se garde bien d’avancer un quelconque agenda pour changer les institutions. Pourquoi changer un système qui donne 70 % des sièges à un parti qui ne représente au final que 15 % des inscrits ? La République en Marche fait croire qu’elle change tout pour ne rien changer. Une fois de plus, le Guépard a frappé !

Ce Nouveau Monde ressemble en fin de compte à l’Ancien Monde. L’ordre politique est conforme à la Constitution voulue par De Gaulle. Un souverain bienveillant met sous tutelle son peuple appelé à le plébisciter. Comme aurait pu le dire Marguerite Duras, dans son commentaire sur l’affaire du petit Grégory, qui revient à l’antenne comme un remake nostalgique de l’Ancien Monde, celui d’avant Macron : Emmanuel, « sublime, forcément sublime ».

Source :  Blog Médiapart  de Noël Mamère 19 juin 2017

Voir aussi : Actualité France, rubrique Politique, Politique Internationale, Etats-Unis,

Irak. Des forces gouvernementales accusées de crimes de guerre

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Un photojournaliste vient de diffuser des images qui prouvent que la Division d’intervention d’urgence a eu recours à la torture sur des détenus accusés d’être affiliés à l’État islamique. Le gouvernement irakien a lancé une enquête.

L’homme est pendu par les mains, bras derrière le dos et yeux bandés. Son corps vrille à l’extrémité des câbles qui le maintiennent suspendu. Derrière lui, un soldat en uniforme pose sur le haut de son dos un pack de bouteilles d’eau pour redoubler la souffrance. Les images diffusées par la chaîne ABC le 25 mai sont terrifiantes. Filmées par Ali Arkady, photojournaliste irakien, elles témoignent de la torture perpétrée par une force gouvernementale sur des détenus accusés d’être affiliés à l’État islamique.

La diffusion de ces images fait suite à la parution du témoignage du photojournaliste dans Der Spiegel la semaine dernière. “Pas des héros, mais des monstres”, titrait alors le magazine allemand. Ces monstres sont des soldats de la Division d’intervention d’urgence (Emergency response division, ERD) qui dépendent du ministère irakien de l’Intérieur. En octobre dernier, le photojournaliste de 34 ans avait décidé de suivre cette force soutenue par les États-Unis afin de documenter le combat contre l’État islamique pour reprendre Mossoul. Torture, viols, meurtres : rapidement, son reportage a tourné au cauchemar. Il écrit :

Les choses maintenant empiraient, de façon bien pire que ce à quoi je m’attendais ou que j’avais pu imaginer.”

Enquête

Le 25 mai, le gouvernement irakien a ordonné le lancement d’une enquête. “Les allégations d’Arkady soulèvent des inquiétudes quant à savoir si les États-Unis en font assez pour vérifier avec quelles forces ils s’associent pour combattre l’État islamique en Irak, alerte le Washington Post.

Arkady a dit qu’il avait été témoin d’abus en fin d’année dernière, quand la coalition dirigée par les États-Unis a élargi sa mission de conseil et d’assistance afin de travailler en étroite collaboration avec les forces du ministère de l’Intérieur irakien  y compris la Division d’intervention d’urgence – sur les opérations de planification et en fournissant un soutien aérien

Suite à cela, explique Ali Arkady dans le Spiegel, j’ai amené ma famille dans un endroit sûr et j’ai quitté l’Irak, mon pays, parce qu’il était clair que ma vie serait en danger dès que je publierais ces preuves de crimes de guerre.”

Source Spiegel, 26/05/2017

 

Voir aussi : Actualité Internationales, rubrique Politique, Politique Internationale, Comment la France élimine ses ressortissants membres de l’État islamique, rubrique Défense, rubrique Société, Justice, rubrique Moyen-Orient, Irak, Liban, Syrie, Lybie, Yemen,

 

La dette de la France résulte des cadeaux fiscaux fait aux riches, révèle une étude

arton5947-601dfLe discours dominant sur la dette publique prétend qu’elle découle d’une croissance excessive des dépenses publiques. Or un examen des faits montre que la dette publique a été largement constituée par des politiques économiques favorables aux créanciers et aux riches.

Cette étude a été réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir.

Résumé du rapport : 59 % de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs

Tout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le pacte dit « de responsabilité » qui prévoit cinquante milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif.

Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques.

Mais ce discours ne résiste pas à l’examen des faits. Dans ce rapport nous montrons que l’augmentation de la dette de l’État – qui représente l’essentiel, soit 79 %, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses, puisque leur part dans le PIB a chuté de deux points en trente ans.

Si la dette a augmenté, c’est d’abord parce que tout au long de ces années, l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de cinq points en trente ans.

Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de vingt-quatre points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.

C’est ensuite parce que les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de « franc fort » pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un « effet boule de neige » qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.

Si l’État, au lieu de se financer depuis trente ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de vingt-neuf points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.

L’impact combiné de l’effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique est majeur : 53 % du PIB (soit 1077 milliards €). Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-dessous.

Au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs.

- La hausse de la dette publique provient pour l’essentiel des cadeaux fiscaux et des hauts taux d’intérêt :

tSource : Insee, comptabilité nationale ; calculs CAC -

Le rapport d’audit propose aussi une évaluation des impacts des paradis fiscaux ainsi que de la crise financière de 2008 dans l’envolée de la dette publique.

Au total, il apparaît clairement que la dette publique a été provoquée par des politiques économiques largement favorables aux intérêts des créanciers et des riches, alors que les sacrifices demandés aujourd’hui pour la réduire pèsent pour l’essentiel sur les salariés, les retraités et les usagers des services publics. Cela pose la question de sa légitimité.

Le rapport se conclut par une série de propositions destinées à alléger le fardeau de la dette (près de cinquante milliards d’euros d’intérêts par an et plus de cent milliards de remboursements) pour rompre avec le cercle vicieux des politiques d’austérité et financer les investissements publics dont l’urgence sociale et écologique n’est plus à démontrer.

La réalisation d’un audit de la dette publique effectué par les citoyens ou sous contrôle citoyen, devrait permettre d’ouvrir enfin un véritable débat démocratique sur la dette publique. Ce débat devrait amener à déterminer quelle partie de cette dette est jugée par les citoyens comme illégitime. Les premières évaluations ici proposées par le groupe de travail du Collectif pour un audit citoyen se veulent une contribution à ce débat.


Source Reporterre 5 juin 2014 /

Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Ont participé à l’élaboration du rapport :

Michel Husson (Conseil scientifique d’Attac, coordination),
Pascal Franchet (CADTM),
Robert Joumard (Attac),
Evelyne Ngo (Solidaires Finances Publiques),
Henri Sterdyniak (Économistes Atterrés),
Patrick Saurin (Sud BPCE)

- Télécharger la version complète du rapport.

Voir aussi  : Actualité France, rubrique Environnement, Rubrique Ecologie, rubrique Politique, Politique économique,

Les résultats du second tour des élections législatives 2017

7789018756_estimation-assemble-eSans surprise, le parti d’Emmanuel Macron a remporté dimanche 18 juin une nette majorité de députés à l’ Assemblée nationale, au terme d’un scrutin marqué par une abstention record. Avec 350 sièges (dont 42 pour le MoDem), selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur, La République en marche ! réalise une relative contre-performance au regard de sondages qui lui prédisaient jusqu’à plus de 400 députés. Mais la formation de la majorité présidentielle écrase les autres formations politiques, qu’il s’agisse des Républicains (113 sièges) ou du Parti socialiste (33 sièges). La France insoumise et le PCF remporteraient 27 sièges, contre 8 pour le Front national, toujours selon les projections.

Domination moins spectaculaire que prévu pour La République en marche

Au soir du premier tour, les projections donnaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche. Ils devront se contenter finalement de 361 élus environ.

La vague est moins importante que prévu. Alors que les projections au soir du premier tour promettaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche et au MoDem, le mouvement d’Emmanuel Macron n’en réunirait finalement qu’autour de 350, selon les derniers résultats du ministère de l’intérieur. La victoire du gouvernement s’en trouve en partie relativisée.

Un système qui donne 70 % des sièges à un parti qui ne représente au final que 15 % des inscrits

Un système qui donne 70 % des sièges à un parti qui ne représente au final que 15 % des inscrits

Une représentation inférieure à celle de l’UMP en 2002

350 députés pour la majorité présidentielle (308 pour LRM et 42 pour le MoDem), cela représente environ 60,6 % des sièges de la nouvelle Assemblée nationale. Soit une domination plus nette que celle du groupe socialiste en 2012 (51,1 %), mais moins que celle des 63,3 % du groupe UMP en 2002.

D’autant que pour vraiment comparer la situation actuelle avec les majorités précédentes, il faut tenir compte des différents groupes en présence. Où les 350 députés de la République en marche et MoDem n’apparaissent finalement pas si nombreux comparés aux 472 de la droite (RPR) et du centre (UDF) en 1993.

Si l’essentiel, à savoir l’obtention de la majorité absolue des sièges (289), est acquis pour le président de la République, la majorité présidentielle est donc beaucoup moins écrasante qu’annoncé.

Une abstention record aux deux tours

L'abstention atteint le chiffre record de 56,52%

L’abstention atteint le chiffre record de 56,52%

Autre point noir pour le chef de l’Etat : l’abstention a dépassé la barre des 50 % aux deux tours. Elle était ainsi de 50,3 % le 11 juin et autour de 56,6 % au second. Au final, la participation aux premier et second tours se situe à des niveaux historiquement faibles sous la Ve République.

Même si ce sont d’abord les partis concurrents de la majorité présidentielle qui ont boudé les urnes, le désintérêt marqué pour le scrutin entache là aussi quelque peu la victoire de La République en marche.

Source Le Monde 18/06/2017