Week end dans le monde Arabe

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Dans le monde arabe : L’opposition yéménite appelle à intensifier la contestation. A Bahrein, des manifestants réclament le départ du Premier ministre. Un nouveau ministre égyptien des Affaires étrangères a été nommé.

Juppé au Caire

Alain Juppé a effectué, ce dimanche, une visite au Caire pour assurer l’Egypte du soutien de la France pour réussir la transition. Pour le nouveau ministre des Affaires étrangères, ce déplacement, son premier depuis sa prise de fonctions, marque «l’engagement de la France face aux bouleversements extraordinaires» dans le monde arabe. Il a récusé les critiques contre le manque d’anticipation et de réactivité de Paris, assurant que «ces révolutions nous ont tous pris de court», chancelleries étrangères comme experts indépendants. «Il n’est pas exact de dire que nous avons pris trop de temps à réagir», insiste-t-il.

Juppé a estimé que l’Egypte était «un pays-clé pour l’avenir de tout le monde arabe» et qu’elle «donnait l’exemple, sans être exagérément optimiste, de ce que peut être un processus de libération maîtrisé». Tout en marquant sa prudence: «rien n’est gagné. Nous avons bien sûr confiance, mais le pire n’est pas exclu».

Le ministre a par ailleurs rencontré, près de la place Tahrir, haut lieu de la révolte, une dizaine de membres de la «coalition des jeunes de la révolution», dont des Frères musulmans. «Le dialogue que j’ai eu avec l’ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m’a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d’être éclairée et approfondie», a-t-il déclaré.

Yémen: l’opposition appelle à intensifier la contestation

(Un manifestant anti-gouvernement à Sanaa, ce dimanche. Khaled Abdullah Ali Al Mahdi/Reuters)

L’opposition yéménite appelle, ce dimanche, à intensifier la contestation jusqu’à la démission du chef de l’Etat, après le refus par le président Ali Abdallah Saleh d’un départ anticipé.

Le président yéménite, au pouvoir depuis 32 ans, a rejeté samedi une proposition de l’opposition, à travers une médiation de dignitaires religieux pour son départ avant la fin de l’année, entendant rester à son poste jusqu’à la fin de son mandat en 2013.

La position du président «signifie sa mort politique, et la rue est à présent notre unique recours», a prévenu Mohammad al-Sabri, porte-parole de l’opposition parlementaire, appelant «le peuple à intensifier les sit-in et les manifestations dans toutes les régions». Le régime Saleh est contesté depuis fin janvier avec des manifestations à Sanaa, Taëz, Aden et dans le reste du pays.

A Bahrein, des manifestants réclament le départ du Premier ministre

(Un manifestant place de la Perle, à Manana le 1er mars. AFP/Joseph Eid)

Des milliers de manifestants se sont massés dimanche pour la première fois devant le siège du gouvernement à Bahreïn, exigeant la démission du Premier ministre, en poste depuis 1971. La foule agitait des drapeaux bahreïnis et scandait des slogans hostiles à la dynastie des Al-Khalifa, lignée sunnite qui règne depuis 200 ans sur ce royaume dont la population autochtone est en majorité chiite. Des forces de police ont pris position devant le palais où le gouvernement se réunit le dimanche.

Depuis trois semaines, des manifestations dans le centre de Manama exigent une plus grande participation populaire dans la gestion de ce royaume, qui occupe une position stratégique dans le Golfe. Les plus radicaux des manifestants demandent la fin de la dynastie des Al-Khalifa et le départ du roi, en dépit de récentes concessions, dont un remaniement ministériel le 26 février.

Un ministre des Affaires étrangères nommé en Egypte

Un nouveau ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, a été nommé, selon l’agence Mena, dans le cadre de nominations destinées à remplacer au sein du gouvernement des proches du régime Moubarak. Il succède à Ahmad Aboul Gheit, personnalité importante sous le rais chassé du pouvoir. Un ministre de l’Intérieur a aussi été nommé après que des militants eurent pris d’assaut des bâtiments de la sécurité d’Etat à travers le pays pour récupérer ses dossiers. Il s’agit du général Mansour al-Issaoui. Son prédécesseur, Mahmoud Wagdi, avait été nommé par Moubarak une dizaine de jours avant sa démission sous la pression populaire.

Le nouveau Premier ministre Essam Charaf, nommé jeudi, doit annoncer dans les jours à venir la composition de son gouvernement.

AFP 06/03/11

Voir aussi : Rubrique Méditerranée,

Jean-Pierre Filiu : « Al-Qaida est totalement dépassée par la lame de fond arabe »

Jean-Pierre Filiu :

Les manifestants se sont mobilisés au nom de valeurs que les Djihadistes récusent.

Entretien avec Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, conseiller des Affaires étrangères, il a été en poste en Jordanie, en Syrie et en Tunisie, ainsi qu’aux États-Unis.

Mouamar Kadhafi  dénonce l’influence d’Al-Qaida dans le soulèvement de la Libye. Que sait-on vraiment de la présence ou non de djihadistes dans ce pays ?

La dénonciation de Ben Laden par M. Khadafi serait dérisoire si elle n’intervenait pas dans un contexte aussi tragique. La Libye a certe été, en mars 1998, le premier Etat à émettre un mandat d’arrêt international contre le chef d’Al-Quaida, à l’heure où peu de service de renseignement avaient pris la mesure de cette menace globale.

Tripoli avait en effet écrasé les maquis  djihadistes de Cyrénaïque et les dirigeants des groupes islamiste combattant libyens (GICL) avaient rejoint Oussama Ben Laden en Afghanistan. Le GICL a depuis été absorbé par Al-Quaida et il n’existe plus sur le terrain depuis une quinzaine d’années. Un certain nombre de djihadistes repentis se sont même ralliés dernièrement au régime de Kadhafi, qui agite cet épouvantail pour repousser l’heure de vérité.

Le colonel Kadhafi a été, par le passé, un parrain du terrorisme international, pourquoi cette opposition, aujourd’hui à Al-Qaida ?

Il est le doyen des chefs d’Etat arabes et tous les moyens lui ont été bons pour perpétuer un pouvoie absolu. La confrontation avec l’Occident a longtemps été son fonds de commerce et les sanctions internationales lui ont permis de resserrer le contrôle de la population par les Comités révolutionnaires. Il a ensuite profité de l’effet d’aubaine suscité, après les attentats du 11 septembre, par « la guerre globale contre la terreur ». Il a proposé ses services dans ce cadre et renoué avec les Etats-Unis sur cette base. Il n’a dès lors plus cessé d’exagérer la menace d’AL-Quaida, alors même qu’elle  avait disparu en Libye.

Comment Al-Qaida vit-elle ces soulèvement et ces révolutions arabes ?

Al-Qaida est totalement dépassée par le vague de fond qui traverse le monde arabe, car ce mouvement démocratique invalide tout ce qui les djihadistes proposent en termes de programmes et professent en termes d’analyses. Ces soulèvements populaires ont renversé, en peu de temps, des régimes qu’Al-Qaida n’a jamais sérieusement menacé en plus de vingt ans d’existence. Les manifestants se sont mobilisés en masse au nom de valeurs démocratiques que les djihadistes abhorrent et combattent.

Ben Laden et ses acolytes espèrent une contre-révolution violente qui pourrait les remettre en selle. Une fois de plus, Al-Qaida attend son salut de ceux qu’elle présente comme ses pires ennemis et qui, tel Kadhafi, la désigne pour s’accrocher au pouvoir.

Recueillis par Gilles Paris (Le Monde)

Jean-Pierre Filiu est l’auteur de La Véritable histoire d’Al-Qaida (Pluriel, 384 p., 9,50 euros) .

Voir aussi : Rester mesurés face à la menace du terrorisme

Moubarak quitte le pouvoir, l’Egypte en liesse

La joie du peuple égyptien.

La joie du peuple égyptien.

Le président égyptien Hosni Moubarak, 82 ans, a quitté ses fonctions et remis le pouvoir à l’armée vendredi, après 18 jours de contestation populaire, provoquant une explosion de joie dans le pays sur lequel il régnait depuis trois décennies.

« Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d’abandonner le poste de président de la République et chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays », a déclaré le vice-président Omar Souleimane dans une brève allocution télévisée.

Cette annonce est intervenue alors que plus d’un million de personnes manifestaient contre le raïs à travers l’Egypte. Les centaines de milliers de manifestants réunis place Tahrir au Caire ont explosé de joie à l’annonce de la démission du président, au pouvoir depuis 1981, ont constaté les journalistes de l’AFP sur place.

« Le peuple a fait tomber le régime! Le peuple a fait tomber le régime! », scandait une foule en délire sur cette place devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier et qui a fait au moins 300 morts, selon l’ONU et Human Rights Watch.

Les manifestants hurlaient de joie et agitaient des drapeaux égyptiens. Certaines personnes se sont évanouies sous le coup de l’émotion. « Je pleure parce que je suis heureuse », a lancé une manifestante, Loubna Darwiche, 24 ans, tout en tempérant: « il reste beaucoup à faire ». « Le peuple doit contrôler cela. Nous aimons l’armée mais c’est le peuple qui a mené cette révolution et c’est lui qui doit la contrôler ».

« Félicitations à l’Egypte, le criminel a quitté le palais », a souligné sur son compte Twitter Waël Ghonim, un cybermilitant devenu icône du soulèvement en Egypte.

Un peu plus tôt, le Parti national démocrate (PND) de M. Moubarak avait indiqué que le chef de l’Etat avait quitté Le Caire pour la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, où il dispose d’une résidence.

Au 18e jour de la mobilisation populaire, un million de personnes avaient manifesté au Caire, selon un responsable de la sécurité, tandis qu’elles étaient entre 400.000 et 500.000 à Alexandrie, selon un photographe de l’AFP.

Ailleurs dans le monde, des explosions de joie ont notamment eu lieu à Gaza et Tunis, où un mouvement de contestation similaire avait provoqué la chute le 14 janvier du président Zine El Abidine Ben Ali.

« C’est formidable! Deux dictateurs sont tombés en moins d’un mois! », exultait Nourredine, un étudiant de 23 ans, dans un concert assourdissant de klaxons, tandis que son copain Ahmed se demandait: « A qui le tour maintenant? »

Le vice-président américain Joe Biden a salué « un jour historique » en Egypte.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s’est félicitée de son côté que M. Moubarak ait « écouté la voix du peuple égyptien, » ouvrant ainsi la voie à des « réformes plus rapides et plus profondes ».

Pour sa part, Israël espère que la période de transition qui s’ouvre en Egypte se fera « sans secousse », a affirmé à l’AFP un responsable gouvernemental.

La chancelière allemande Angela Merkel a dit attendre de l’Egypte qu’elle respecte son traité de paix avec Israël.

Alors que les manifestations se déroulaient le plus souvent dans le calme depuis le 3 février, une personne a été tuée et 20 blessées vendredi lors de heurts à Al-Arich, dans le Sinaï égyptien, entre manifestants et policiers, selon un responsable des services de sécurité.

Le manifestant a été tué lors d’un échange de tirs entre policiers et protestataires qui tentaient de libérer des détenus dans un poste de police. Selon des témoins, un millier de manifestants ont lancé des bombes incendiaires sur le poste de police et mis le feu à des véhicules.

Jeudi soir, M. Moubarak avait annoncé qu’il déléguait ses prérogatives au vice-président Souleimane, mais qu’il restait de droit président jusqu’à la fin de son mandat en septembre, une annonce qui avait provoqué la colère des manifestants qui réclamaient son départ immédiat.

M. Moubarak avait aussi annoncé l’amendement de cinq articles controversés de la Constitution concernant la présidentielle. Mais il conservait encore de larges pouvoirs constitutionnels, et restait le seul à pouvoir dissoudre le Parlement et limoger le gouvernement, en vertu de l’article 82. Cela n’est désormais plus le cas.

L’armée égyptienne, colonne vertébrale du régime, s’était portée « garante » dans la matinée des réformes promises par M. Moubarak, en soulignant « la nécessité d’un retour à la vie normale ».

Le conseil suprême des forces armées avait assuré qu’il garantirait « une élection présidentielle libre et transparente à la lumière des amendements constitutionnels décidés » et promis de mettre fin à l’état d’urgence, en vigueur depuis 1981, « dès la fin des conditions actuelles ».

La foule avait réagi avec dépit aux annonces de l’armée: « Armée il faut faire un choix, le régime ou le peuple! », criaient des protestaires.

Le Caire redevient un modèle pour le monde Arabe

Les Egyptiens ont pour habitude de surnommer leur pays — et leur capitale tout à la fois — Oum al-dounia: la mère du monde. C’est ce que l’Egypte est redevenue ce soir, en menant une révolution populaire et pacifique. Une révolution unique, il faut le préciser, dans l’histoire égyptienne. Celle de 1919 visait l’occupation britannique, celle de 1952, menée par les «officiers libres», était en fait un coup d’Etat. Il sera toujours temps demain de voir si cette révolution sera confisquée, dévoyée ou accaparée par l’armée, les islamistes ou qui que ce soit d’autre. L’heure est aux réjouissances et ne boudons pas notre plaisir…

Après trois décennies d’immobilisme, de stagnation et de répression, l’Egypte bouge à nouveau. Nul ne sait encore où cela la conduira, mais le moment n’est pas à l’inquiétude et au scepticisme. On ne peut que se réjouir de ce qui vient de se passer parce que ce que l’Egypte vivait depuis des années, c’était une implosion, c’est-à-dire une explosion silencieuse et tournée vers elle-même. Une implosion alimentée par le chômage, la pauvreté, des injustices de plus en plus insupportables, un Etat-policier sorti d’un autre âge.

A ceux qui ont peur du changement, il suffit de rappeler les conséquences du statu quo: des tensions interconfessionnelles de plus en plus graves, une radicalisation de la frange jihadiste du mouvement islamiste, une méfiance de la population envers son propre Etat, le règne du chacun pour soi et l’absence de respect des lois et du vivre-ensemble. Seuls ceux qui n’ont jamais dépassé le lobby de leur hôtel de luxe ne le voient pas. Seuls ceux qui ne parlent qu’à une élite cooptée ne le comprennent pas. L’Egypte était en danger et elle se porte mieux ce soir qu’il y a un mois.

Cet immobilisme déprimant avait gagné aussi le seul véritable atout de Hosni Moubarak: sa capacité d’intermédiaire entre Israël et les Arabes. De plus en plus traitée comme quantité négligeable par Israël, ignorée par les Etats-Unis au moment d’envahir l’Irak, l’Egypte de Moubarak est devenue, non plus un partenaire, mais un subalterne occidental au Proche-Orient, voire un garde-chiourme quand il s’agit de participer au blocus de Gaza. Cela aussi a contribué à l’exaspération — voire plus — de nombre d’Egyptiens.

Le fait que moins de trois semaines de manifestations aient complètement emporté le régime Moubarak en dit long sur son absence d’enracinement et de pérennité. Cela en dit long aussi sur l’émergence d’une nouvelle Egypte: diverse, plurielle, concernée, pacifique et décidée. Une Egypte citoyenne faite d’individus qui s’accordent sur l’essentiel tout en respectant les différences.

Il a été dit que l’Egypte n’avait pas une classe moyenne éduquée suffisante, comme c’est le cas de la Tunisie, pour pouvoir basculer dans un processus véritablement révolutionnaire: c’était faux. Par son poids démographique, la vitalité de sa société, sa production culturelle et — évidemment — sa position géostratégique, aux portes d’Israël et de Gaza, l’Egypte reprend aujourd’hui, vis-à-vis du monde arabe, valeur de modèle et de référence.

C’est une bonne nouvelle, et pour l’Egypte et pour le monde arabe. Une bonne nouvelle aussi pour Israël et les Etats-Unis, qui seront peut-être plus enclins à écouter et à tenir compte des voix qui viennent du Caire. Surtout si elles émanent d’une véritable démocratie et non plus d’une autocratie payée pour se taire.

Christophe Ayad (Libération)

Voir aussi : Rubrique Egypte,

Arabie Saoudite: campagne sur Facebook pour des réformes

Un groupe de Saoudiens mène campagne sur Facebook pour des réformes politiques, sociales et économiques dans le royaume, réclamant notamment l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Le groupe, qui comptait près de 2.000 membres mardi, est intitulé « le peuple veut la réforme du régime », en écho au principal slogan du soulèvement en Egypte, où les manifestants clament « le peuple veut la chute du régime ». Le texte appelle à l’instauration d’une « monarchie constitutionnelle », et à la tenue d' »élections législatives » dans le royaume. Monarchie absolue, l’Arabie saoudite avait organisé en 2005 les premières élections municipales partielles de l’histoire du pays, dont les femmes ont été exclues. En mai 2009, le gouvernement saoudien a prolongé de deux ans le mandat des conseils municipaux, reportant ainsi des élections qui devaient se tenir cette année-là.

Le groupe réclame également « le respect des droits de l’Homme » dans le royaume et « la reconnaissance des droits des femmes », qui n’ont pas le droit de conduire et ne peuvent pas travailler, se marier ni voyager sans l’autorisation d’un membre masculin de leur famille. Il demande également un « système juridique indépendant et équitable », « une répartition équitable de la richesse » dans le pays, premier exportateur mondial de pétrole, et « des mesures pour résoudre le problème du chômage ». Les réseaux sociaux Twitter et Facebook ont joué un rôle très important dans la révolte qui a mené en Tunisie au départ du président Ben Ali, et dans le soulèvement qui se poursuit en Egypte.

Le Sud-Soudan vote à 98,83% en faveur de la sécession

Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83% en faveur de la sécession, selon les résultats définitifs officiels rendus publics lundi soir par la commission référendaire. Cette annonce était une simple formalité puisque les résultats préliminaires complets publiés le 30 janvier avaient déjà indiqué que 98,83% des Sud-Soudanais avaient voté pour l’indépendance de leur région, appelé ainsi à devenir en juillet un nouvel Etat. Les résultats, affichés sur des écrans lors d’une cérémonie à Khartoum, montrent que sur les 3.837.406 votes valides, seulement 44.888, soit 1,17% étaient en faveur du maintien de l’unité avec le Nord.

Dans la matinée, le président soudanais Omar el-Béchir avait déclaré: «les résultats du référendum sont bien connus. Le Sud-Soudan a choisi la sécession». «Mais nous nous engageons à maintenir les liens entre le Nord et le Sud et (…) à maintenir de bonnes relations fondées sur la coopération», avait-il ajouté, soulignant «accept(er) les résultats» et «respect(er) le choix des Sud-Soudanais». Le référendum, qui s’est tenu du 9 au 15 janvier, était un élément clé de l’accord de paix qui avait mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile meurtrière entre le Nord, principalement musulman et arabe, et le Sud, principalement chrétien et noir.

AFP

Voir aussi : Rubrique Afrique, lien Externe Soudan