Obama appelle le Sénat à voter sa réforme de la santé

Le président américain Barack Obama lors d'un discours sur la fusillade au Texas, le 5 novembre

La Chambre des représentants a adopté samedi soir, à l’issue d’un vote serré, le plan de réforme de la couverture santé qui devrait permettre à 36 millions d’Américains d’être assurés. La Chambre des représentants américaine a adopté samedi soir — par un vote serré — un plan de réforme de la couverture santé aux Etats-Unis, offrant au président Barack Obama une première victoire au Congrès sur cet ambitieux projet politique. Le projet de loi devra encore franchir l’obstacle du Sénat, où la bataille s’annonce plus difficile. Lors d’une une courte allocution dimanche, le président américain Barack Obama a félicité « un vote courageux de la part de nombreux membres du Congrès » et a estimé que les Etats-Unis étaient « plus proches que jamais de la plus vaste réforme de l’assurance maladie » que le pays ait jamais connue. Les élus de la chambre basse ont approuvé le texte d’environ 2.000 pages, par 220 voix contre 215, à l’issue de 12 heures de débats. Un seul républicain, Anh « Joseph » Cao, a voté pour le projet de loi à la Chambre.

Interdictions des fonds publics pour les avortements

Exceptionnellement réunis au Capitole un samedi, les élus de la Chambre des représentants ont approuvé vers 23H15 (04H15 GMT dimanche) le texte visant à fournir une couverture maladie à des millions d’Américains qui en sont dépourvus. La Chambre a également rejeté une contre-proposition de loi présentée par l’opposition républicaine. En revanche, elle a adopté par 240 voix contre 194 un amendement proposé par un groupe de démocrates anti-avortement, visant à renforcer l’interdiction de l’utilisation de fonds publics pour les avortements, une mesure appréciée côté républicain. La querelle sur l’IVG a failli coûter cher à la majorité qui, jusque très tard samedi, n’avait pas la certitude d’avoir les 218 voix sur 435 nécessaires à l’adoption du texte.

Forte opposition

Ce plan, d’un coût net de près de 900 milliards de dollars sur 10 ans (2010-2019), ferait économiser 129 milliards sur la même période, selon le Bureau du budget du Congrès (CBO). Barack Obama s’était déplacé en personne samedi pour exhorter les démocrates, dans un discours d’environ 30 minutes, à voter pour sa réforme, l’une de ses promesses de campagne. M. Obama s’était ensuite exprimé depuis la Maison Blanche en expliquant avoir dit aux élus que « des opportunités comme celles-ci se présentent peut-être une fois à chaque génération ». Devant les parlementaires, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a déclaré en s’adressant aux Américains: « Ce projet de loi vous donne, à vous et à votre docteur, le contrôle de votre santé, les compagnies d’assurances ne se trouveront plus en travers du chemin ». Cette réforme est attendue depuis une centaine d’années, a souligné Mme Pelosi qui a cité les premières initiatives du président Theodore Roosevelt. Jusqu’au bout, l’opposition républicaine n’a pas désarmé. Samedi, des militants anti-réforme se sont rassemblés devant le Capitole aux cris de « Tuez le projet de loi » (« Kill Bill »). Pour le chef de la minorité républicaine, John Boehner, le projet va coûter 1.300 milliards de dollars. « Il va tuer des millions d’emplois (…), il va augmenter les impôts, il va faire grimper les primes d’assurances », a dit M. Boehner.

Résistance attendue au Sénat

Le projet de loi permettrait à 36 millions d’Américains qui n’en ont pas de s’offrir une couverture santé. Au total, 96% d’Américains seraient couverts dans le cadre du plan démocrate, qui cherche à faire baisser les coûts de la santé. Par ailleurs, le plan prévoit la création d’un système d’assurance maladie géré par le gouvernement qui doit être mis en concurrence avec les compagnies privées. Les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé qui n’assure pas à ses citoyens une couverture maladie. Mais l’horizon n’est pas aussi dégagé que le souhaiterait M. Obama. Le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid, s’est plaint récemment des clivages internes qui divisent les élus de son parti et qui risquent fort de repousser à 2010 l’adoption de la réforme. « Nous ne pouvons nous permettre d’être pieds et poings liés par une date-butoir. Nous devons oeuvrer au bien du peuple américain », a prévenu M. Reid. Or, un vote en 2010, année des élections parlementaires de mi-mandat, pourrait encore compliquer la donne. Un tiers du Sénat et la totalité des sièges de la Chambre des représentants doivent être renouvelés. Parmi les sièges à renouveler au Sénat se trouve celui de M. Reid, talonné de près dans les sondages par un adversaire républicain. En général, le Sénat adopte sa propre version, qui bien souvent diverge de celle votée par la chambre basse. Une fois le texte approuvé au Sénat, les parlementaires des chambres se réunissent en conférence pour se mettre d’accord sur un texte de compromis. Et c’est seulement là qu’intervient le vote final des sénateurs et représentants sur un texte amplement remanié. Pour réussir à faire adopter le texte en toute sérénité, les démocrates ont besoin des voix de 60 des 100 sénateurs américains. Sur le papier, 58 sièges sont occupés par des démocrates, et deux par des indépendants qui votent généralement avec la majorité. Problème: un certain nombre de démocrates modérés rechignent à voter « oui », et l’un des deux indépendants, Joe Lieberman, a déjà fait part de son opposition au texte en l’état. En outre, au Sénat comme à la Chambre, les chefs démocrates se heurteront à l’opposition républicaine qui dénonce un plan d’un coût de 1.000 milliards de dollars, qui selon eux, ne fera pas baisser les coûts de la santé.

Source : AFP,08 11 09

L’élection avec un seul candidat affaiblit l’Afghanistan

Hamid Karzai

Des observateurs ont indiqué que l’élection présidentielle en Afghanistan avec le président Hamid Karzai comme le seul candidat en lice affaiblirait le pays, après que l’adversaire de Karzai, Abdullah Abdullah, eut annoncé son retrait de la course dimanche. « L’Afghanistan aurait un gouvernement faible et inefficace si le deuxième tour de l’élection se tient avec un seul candidat », a affirmé à l’agence Xinhua l’analyste politique et activiste des droits de l’homme, Qasim Akhgar. Selon les résulats du vote du 20 août marqué par des fraudes, M. Abdullah a gagné 28% de voix, contre 54% pour le président sortant Karzai. Il a déclaré refuser de reconnaître ces résultats  à moins que les plaintes ne soient examinées. La Commission des plaintes de l’élection (ECC) a invalidé les résulats dans 210 bureaux de vote, sur un total de 27.000, et a accordé 50% de voix à Karazai. Elle a aussi exigé que la Commission électorale indépendante, organe chargée d’organiser les élections, de tenir un second tour le 7 novembre entre Karzai et Abdoullah.

Saluant cette position de l’ECC, M. Abdullah toutefois pose des conditions avant le deuxième vote, à savoir, la destitution du membre de la Commission électorale Azizullah Ludin et la suspension de trois ministres (Intérieur, Education et Frontrières) . Cette demande a été rejetée par le président Karzai, qui a déclaré que ces officiels n’avaient rien fait d’illégal. Pour M. Abdullah, « puisque la Commission électorale n’est pas un organe indépendant, nous ne pouvons pas nous attendra à des résultats justes ». Selon lui, il y aura davantage de fraudes dans le second tour que le premier. « J’ai donc décidé de ne pas y participer », a-t-il déclaré lors d’un rassemblement de ses partisans.

Un autre analyste, Wahid Mujda, a indiqué que la tenue d’une second tour avec un seul candidat semble plutôt un référendum qu’une élection. « Sans doute, si Karzai est le seul candidat en lice lors du second tour, la légitimité de son gouvernement serait mise en cause et les problèmes du pays, notamment celui de la sécurité, pourrait augmenter », a dit à l’agence Xinhua M. Mujda. Il a fait cette remarque en commentant la déclaration de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, selon laquelle le retrait de M. Abdullah ne rendrait pas illégitime le second tour de l’élection. Il a souligné que le soutien intérieur est crucial pour un gouvernement. « Il est essentiel que l’élection soit tenue entre deux candidats et le gagnant forme un gouvernement légitime », a indiqué l’analyste. Pour l’observateur local Nazari Pariani, si Karzai reste au pouvoir à travers une élection ayant un seul candidat, les problèmes de sécurité pourraient se multiplier, l’Afghanistan serait isolé et la contribution de la communauté internationale au processus de la reconstruction serait affectée.

Agence Xinhua

Afghanistan: Abdullah juge Karzaï illégitime et sa réélection illégale

Trois jours après s’être retiré du second tour de la présidentielle, Abdullah Abdullah a jugé mercredi illégitime et illégale la réélection de Hamid Karzaï à la tête de l’Afghanistan, au risque de prolonger la crise politique qui paralyse le pays depuis plus de deux mois. L’ancien ministre afghan des Affaires étrangères avait justifié son retrait par la crainte de voir se répéter les fraudes massives qui avaient entaché le premier tour. Mercredi, il a fustigé la réélection de M. Karzaï, décidée par la Commission indépendante électorale (IEC). « Cette décision n’a pas de base légale et un gouvernement qui prend le pouvoir sur la base d’une décision d’une telle commission ne peut pas avoir de légitimité« , a-t-il déclaré lors de sa première allocution publique depuis l’annonce du résultat.

L’IEC, chargée d’organiser le scrutin et proclamer les résultats, est au coeur du scandale qui a provoqué l’annulation pour fraude d’un quart des bulletins de vote du premier tour, très majoritairement favorables à M. Karzaï. M. Abdullah a réitéré ses accusations contre l’IEC, l’accusant d' »incompétence » et de « parti pris » en faveur de M. Karzaï, qui en a nommé le chef, Azizullah Ludin, un de ses anciens conseillers. La semaine dernière, M. Abdullah avait demandé le renvoi de M. Ludin, la suspension de trois ministres ayant fait campagne pour son adversaire et la fermeture des bureaux de vote « fantômes », qui n’avaient pas ouvert le 20 août mais avaient rendu des urnes pleines de bulletins. L’IEC comme M. Karzaï avaient rejeté ces demandes.

« C’est exactement la même commission qui a annoncé la nomination du président », a souligné M. Abdullah. « Un gouvernement qui arrive au pouvoir sans le soutien de la population ne peut pas combattre des phénomènes comme les menaces terroristes, le chômage, la pauvreté et des centaines d’autres problèmes ». En dénonçant l’illégitimité de M. Karzaï, il tourne le dos à l’appel lancé par la communauté internationale à un gouvernement d’union nationale.

Mardi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon avait demandé au président Karzaï de travailler avec tous les candidats à la présidentielle. Mais M. Abdullah, dont la campagne dynamique avait conforté le statut d’opposant numéro un, ne voit aucun intérêt à participer à une coalition avec son adversaire. « Un tel gouvernement, qui manque de légitimité, ne peut pas combattre la corruption« , a-t-il dit, alors qu’Hamid Karzaï avait promis mardi de s’attaquer à ce fléau, qui irrite de plus en plus les Occidentaux.

L’administration américaine discute avec l’équipe Karzaï un pacte censé garantir qu’elle s’attaquera de front à la corruption, a dit la Maison Blanche mardi. En dépit des conditions déplorables de sa réélection, le président, installé à la tête du pays fin 2001 par les puissances occidentales dont les troupes venaient de chasser les talibans du pouvoir, a reçu les félicitations de la communauté internationale, la Maison Blanche le considérant comme « le dirigeant légitime » du pays. L’imbroglio électoral afghan place toutefois Barack Obama devant un redoutable dilemme alors qu’il achève le réexamen de la stratégie afghane, avant de décider s’il accède à la demande du chef des forces internationales sur le terrain, le général Stanley McChrystal. Celui-ci réclamerait plus de 40.000 hommes supplémentaires, en plus des 100.000 soldats étrangers déjà sur place.

Charles Walter : Retour d’un vétéran de la soul musique

Charles Walker : Once upon a time the soul
Charles Walker : Once upon a time the soul

Transpercée par le beat et les lignes de cuivre des Dynamites Feat, Victoire 2 s’apprête à vivre une de ses grandes soirées, ambiance ultra hot ! avec Charles Walter. C’est à Nashville dans le Tennessee que le chanteur a fait ses premières armes à la fin des années 50. Quand le funk arrive sur toutes les scènes du monde, Walker est au beau milieu. Il fait les premières partie de James Brown, Etta James ou Wilson Pickett. Il passe ensuite les années 60 et 70 à New York, jouant très souvent à l’Apollo Theater ou au Small’s Paradise, où le mouvement funk prend toute son ampleur. Accompagné par de nombreux groupes Charles Walker enregistre alors des singles pour Chess, Decca et une foule de labels de l’époque. Pas de gros tubes interplanétaires, mais des chansons puissantes dont la qualité intrinsèque fait le bonheur des amateurs du genre.

Entre R’n’B furieux et soul balancée, Kaboom! fut en 2007 le premier album du groupe de funk de Nashville The Dynamites, mené par le fantastique Bill Elder (a.k.a Léo Black), leader du groupe, guitariste, compositeur. Pour un vétéran de la soul comme Charles Walker, la rencontre avec Bill Elder fut comme une épiphanie. Il n’en fallait pas plus pour que les Dynamites, ravivent l’étincelle. Charles Walker propulse un funk des plus dur et rocailleux qu’il soit.

Deux ans après, voilà que débarque Burn it down, un disque puissant, ambitieux, gonflé de l’expérience scénique du groupe, qui puise dans les racines profondes de la soul music. « Quand j’étais chez Chess et Decca, je faisais ce qu’on me demandait. Maintenant, je peux choisir les chansons que j’ai envie de chanter ». L’esprit soul qui se libère fait Boum !

Jean-Marie Dinh

Les prochains concerts des  Cosmic Groove sessions à Montpellier :

Gwen Mc Crae (usa) + Trevor & Lisa vendredi 6 nov. 09,

Osaka Monaurail  (Japon) & Marva  Whitney (usa) | samedi 28 nov. 09

Naomi Shelton & The Gospel Queens (usa) vendredi 11 déc.. 09 –

Cosmic Groove  Rens Résa 04 67 66 46 18 et 06 98 80 46 18.

Le Seuil et les éditeurs français contre Google jeudi devant le TGI

Le procès pour « contrefaçon » qui oppose notamment les éditions du Seuil et le syndicat des éditeurs français au moteur de recherche américain Google se tiendra jeudi devant le TGI de Paris, dans un climat marqué par de nombreux développements autour de la numérisation des livres.

« Je crois qu’il faut traiter avec Google sur des bases juridiques solides », souligne Hervé de la Martinière, le PDG du groupe La Martinière qui contrôle le Seuil, à l’origine de la plainte visant Google France et la maison-mère Google inc., déposée en juin 2006.

Avec le Syndicat national de l’édition (SNE), qui regroupe 530 maisons d’édition, et la Société des gens de lettres (SGDL), La Martinière conteste le programme de numérisation massive de livres, sans autorisation préalable des éditeurs concernés, lancé en 2005 par Google. Des ouvrages libres de droits, mais aussi soumis au droit d’auteur, puisés notamment dans les grandes bibliothèques américaines, qui doivent constituer selon Google le fond d’une bibliothèque numérique mondiale consultable sur internet.

« Cette espèce d’arrogance qui fait qu’on vous prend vos livres et qu’on les numérise sans vous demander votre avis, ce n’est pas possible », soutient Hervé de La Martinière. La question du respect du droit d’auteur sera donc jeudi au centre des débats devant le TGI. « On estime qu’on a, en droit français, toutes les raisons d’avoir assigné Google », affirme-t-on au SNE, où l’on souligne l' »unanimité » des adhérents du syndicat.

L’audience devant le TGI survient après la polémique qui a éclaté en France avec l’annonce mi-août de discussions entre Google et la Bibliothèque nationale pour la numérisation de ses collections. Des négociations motivées, selon la BNF, par le coût élevé de la numérisation.

Début septembre, Google a réaffirmé pour sa part sa volonté d’écouter les critiques et de tenter de parvenir à une solution. « Notre but reste de redonner vie à des millions de livres épuisés parmi les plus difficiles à trouver, tout en respectant le droit d’auteur », soulignait Google France dans un communiqué.

L’opérateur américain a même fait le 7 septembre à Bruxelles de premières concessions aux auteurs et éditeurs européens pour tenter de vaincre leur opposition.

Hervé de la Martinière souligne lui-même les « bonnes dispositions » affichées par les responsables de Google qu’il a rencontrés ces derniers mois, des rencontres qui n’ont cependant « abouti à rien, sinon à des propositions de dédommagement qui ne nous intéressaient pas ». « Il faut aller au procès, ensuite il sera toujours temps de mettre tout ça sur la table », affirme-t-il.

Le volet judiciaire français s’ouvre au lendemain de la décision du ministère américain de la Justice de demander à un juge fédéral new-yorkais de ne pas valider un accord conclu entre Google et des syndicats d’éditeurs et d’auteurs américains sur un partage des bénéfices liés à l’exploitation aux Etats-Unis des livres numérisés. Le ministère américain a au contraire « encouragé la poursuite des discussions » entre les parties.

Autant d’éléments qui montrent la complexité du dossier numérique qui suscite de plus en plus de réactions aux Etats-Unis et dans plusieurs autres pays. En Italie, l’autorité de la concurrence a ainsi étendu a Google Inc. la procédure lancée contre Google Italie pour abus présumé de position dominante.

Voir aussi : Google condamné

Otan : Le porte-avions Eisenhower accueille le retour de la France Le porte-avions géant de l’US Navy, l’USS

Peu après 10H00, le général des Marines James N. Mattis doit remettre au général Stéphane Abrial le drapeau de l’Otan et, à travers lui, son « Commandement allié de la Transformation » (ACT), chargé de préparer l’Alliance aux menaces émergentes et aux nouvelles exigences opérationnelles.

Pour marquer d’une pierre blanche cette étape dans l’histoire de l’Alliance, son secrétaire général, le Danois Anders Fogh Rasmussen, et les plus hautes autorités militaires américaines assisteront à la cérémonie conçue comme un show d’une heure réglé dans les moindres détails.

« C’est la première fois depuis la création de l’Alliance qu’un commandement de niveau stratégique est confié à un non-Américain », a lui-même relevé le général Abrial devant la presse à la veille de son intronisation.
L’officier français voit dans son arrivée à Norfolk, un « symbole » du « renforcement du rôle des Européens au sein de l’Alliance ». Il en veut pour preuve la présence à ses côtés d’amiraux italien et britannique.

Sans citer la France, il souligne aussi la dimension industrielle de l’européanisation de l’Alliance atlantique, jugeant « extrêmement important que l’ensemble des industries de défense de tous ses pays membres soit représenté ».

Mais il souligne aussi le parallélisme entre la présence « d’un amiral américain en Belgique, sur sol européen, pour assurer le commandement des opérations de l’Otan et d’un général européen sur sol américain pour commander sa transformation ».

« Cette présence croisée est un symbole très fort de ce lien transatlantique qui est au coeur de l’Otan », insiste-t-il.
Le général Abrial entend se mettre à la tâche « dès mercredi midi » avec comme « tout premier dossier, le lancement, côté militaire, des travaux sur le nouveau concept stratégique de l’Alliance atlantique ».

Ces travaux de révision de l’actuel concept, un document « post-guerre froide » remontant à 1999 et jugé largement obsolète, ont été lancés au sommet du 60e anniversaire de l’Otan à Strasbourg/Kehl, en avril. Ils doivent aboutir d’ici à son prochain sommet, fin 2010 à Lisbonne.

Créé pour favoriser la transformation et l’interopérabilité des forces armées des 28 membres de l’organisation, ACT est chargé de l’évolution de ses capacités militaires et de la réflexion sur ses défis, besoins et missions futurs.

L’autre commandement « suprême » de l’Otan, le Commandement allié opérations (Allied Command for Operations, ACO) est installé au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), près de Mons (Belgique). Gigantesque machine, il gère les engagements en Afghanistan, au Kosovo ou en Méditerranée.

En retrouvant le commandement intégré de l’Alliance au sommet de Strasbourg/Kehl, la France avait obtenu aussi le commandement de l’un des trois quartiers généraux de l’ACO, celui de Lisbonne.

Un général français, Philippe Stoltz, en a pris la tête le 20 juillet. Il a désormais la haute main sur les opérations de lutte anti-piraterie de l’Otan, ses activités en Afrique et sa Force de réaction rapide.
Quelque 1.250 militaires français rejoindront également les états-majors de l’Alliance d’ici à 2012.