Printemps dans le Sinaï – The Economist, 27/08/2011
Suite aux attentats commis le 18 août aux alentours de la frontière égyptienne, le gouvernement israélien est sur le point d’autoriser un redéploiement de troupes dans le Sinaï. Or les accords de Camp David avaient exclu toute présence militaire égyptienne dans la péninsule. Mais l’insécurité grandissante dans le Sinaï depuis le départ de Moubarak oblige Israël désormais à consentir à un redéploiement égyptien, malgré le risque d’un changement de régime imminent au Caire.
Mauritanie : report des élections parlementaires et locales à une date inconnue – Jeune Afrique, 26/08/2011
Suite à une demande de l’opposition, le ministère de l’Intérieur mauritanien a annoncé le report des élections sénatoriales, législatives et municipales qui devaient se tenir le 25 septembre et 16 octobre dans le pays. Le pays est sous tension depuis l’élection, déclarée frauduleuse par l’opposition, du Président Mohammed Ould Abd el Laziz. L’opposition réclamait des discussions préalables aux élections afin de rétablir la confiance entre les partenaires politiques.
Alger pose sa condition pour reconnaitre le CNT : Les rebelles doivent s’engager contre Al Qaïda – Dernières Nouvelles d’Algérie, 25/08/2011
Alger a posé ses conditions pour reconnaître le CNT, ne laissant rien augurer de bon pour les relations entre les deux pays. Les relations entre le gouvernement algérien et le CNT sont froides depuis le début de l’insurrection libyenne, les rebelles libyens accusant le régime d’Alger de fournir en armes l’armée de Kadhafi ainsi que d’adopter une attitude diplomatique conciliante envers le despote libyen.
La révolution exclusive d’Israël – Alternet, 24/08/2011
Le mouvement de protestation israélien pour davantage de justice sociale est décrypté par Joseph Dana et Max Blumenthal au regard de ses relations avec la question palestinienne. Les manifestants refusent de lier leur lutte pour la justice sociale à celle de l’occupation qu’ils estiment être uniquement une question de sécurité. Ainsi le « mouvement du 14 juillet » a approuvé la participation de participants venus de la colonie d’Ariel. La manifestation des tentes serait donc davantage un mouvement marquant le renouveau de la gauche sioniste.
Tribunal des NU : la « vision en tunnel » du procureur – Al Akhbar english, 24/08/2011
Omar Nashabe analyse l’actualité du Tribunal Spécial sur le Liban (TSL) dont la mise en accusation a été rendue publique le 17 août. Selon l’analyse, la manière dont l’accusation est écrite peut laisser croire qu’elle est politiquement motivée, et donc manquer d’impartialité. Traitant le Hezbollah d’organisation terroriste, le procureur du TSL, Daniel Bellemare, a outrepassé les interprétations internationales sur le sujet. Par conséquent, il est plus que probable que le procès mène une inculpation du Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en tant que responsable de l’organisation.
L’armée syrienne a selon des témoins tué des dizaines de personnes dimanche lors d’une offensive à Hama, le bastion des rebelles, et dans d’autres villes. Depuis des mois, la communauté internationale se contente d’observer les méfaits du président Bachar Al-Assad, critique la presse, qui redoute la fin du printemps arabe.
Süddeutsche Zeitung – Allemagne
Après le massacre de l’armée syrienne à Hama, le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung appelle l’Occident à ne pas se détourner de la Syrie : « Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne condamnent la violence à Hama, mais Al-Assad n’a pas beaucoup plus à craindre de l’Occident. Les récents évènements en Libye ont très certainement ôté à l’Occident toute envie de s’engager davantage. A Benghazi, bastion des rebelles, les combattants se jettent les uns sur les autres depuis quelques temps, ce qui réduit les chances de parvenir bientôt à une victoire sur Kadhafi, le dictateur sanglant de Tripoli. On peut regretter, maudire, déplorer tout cela. Mais il y a une chose que l’Occident ne doit pas faire : se détourner, par frustration, d’un été arabe qui implose lentement. » (01.08.2011)
La communauté internationale ne réagit pratiquement pas à la violence du dictateur syrien Bachar Al-Assad contre son propre peuple, déplore le quotidien de centre-gauche El País : « La communauté internationale n’envisage en aucune manière d’intervenir comme elle l’a fait en Libye. La peur de déstabiliser davantage le Proche-Orient – une région sur laquelle Damas exerce une influence déterminante – et le blocage exercé par la Chine et la Russie, qui gênent les initiatives d’envergure contre le régime, laissent à Assad le champ libre pour continuer à s’opposer à son peuple. La seule chose qui désespère le tyran, sûr jusque-là de bénéficier du soutien de l’armée et de la police, c’est la colère de milliers de citoyens. Après Damas, Deraa ou Banias, ceux-ci défient désormais à Hama les soi-disant ‘forces de sécurité’, et ce sans aucune arme. » (01.08.2011)
La violence du président syrien contre son peuple pourrait marquer la fin du printemps arabe, redoute le quotidien libéral La Stampa : « Le moment est bien choisi. La communauté internationale est distraite. Le président américain Barack Obama est affaibli par le spectre de la faillite. … Le Premier ministre turc Erdo?an, chargé par l’Occident de tirer les oreilles à son frère Assad déchaîné est empêtré dans une crise conflictuelle avec ses généraux, lesquels ont démissionné en masse vendredi. Au Caire, le procès contre [l’ex-président] Moubarak doit commencer dans deux jours. … La révolution de la place Tahrir pourrait être officiellement confisquée par les Frères musulmans. … Bachar Al-Assad sait que le moment est opportun. Il veut probablement aussi une place dans les livres d’histoire. S’il devait réussir à réprimer la révolte en Syrie, Damas pourrait prétendre – à raison – avoir enterré en automne les révolutions initiées au printemps. » (01.08.2011)
Après l’attaque portée contre son peuple dans le bastion des rebelles de Hama, le président syrien Bachar Al-Assad doit être déféré devant la Cour pénale internationale, demande le quotidien de centre-gauche De Morgen : « La violence montre que le régime d’Assad est dos au mur. Il se cramponne avec acharnement au pouvoir et mène une guerre sale contre sa propre population. Le pire a été le meurtre du jeune Hamza Al-Khatib, âgé de 13 ans. Un enfant torturé pendant un mois avant de recevoir trois balles dans la poitrine. … On a retrouvé sur son corps des traces de brûlures aux électrochocs sur les pieds, les coudes et les genoux, et son pénis avait été coupé. Si la communauté internationale ne veut pas intervenir pour des raisons géopolitiques ou autres, nous ne pouvons qu’espérer que les manifestants parviendront à renverser Bachar – et que le dictateur ne finira pas, comme son oncle, dans un chic quartier londonien, mais devant la Cour pénale internationale. » (01.08.2011)
«Un miracle!» C’est vrai qu’on est en Terre Sainte, mais il est rare d’entendre des dizaines de milliers de manifestants parler de «miracle». Dans une foule laïque où l’on n’aperçoit aucune kippa ou chapeau noir à l’horizon.
C’est donc un miracle? Samedi soir, ils sont sortis joyeux des tentes où ils campent depuis quinze jours sur le boulevard chic de Tel Aviv, le boulevard Rothschild, où poussent les gratte-ciels design des banques et s’ouvre chaque semaine un nouveau restaurant branché dans un immeuble Bauhaus rénové. Là aussi où, au numéro 16, David Ben Gourion a signé en 1948 la déclaration de naissance de l’Etat d’Israël.
La tente, tout un symbole
En deux semaines, les timides premières tentes installées sous les arbres au milieu du boulevard pour montrer que les gens ne peuvent plus se loger décemment à Tel Aviv —plus de 50% d’augmentation des loyers en 5 ans en Israël quand les salaires n’augmentaient que de 17% — ont proliféré. On les voyait gagner petit à petit le kilomètre entier du boulevard attirant des milliers de visiteurs et passants à toute heure du jour et de la nuit, venus de Tel Aviv et d’ailleurs. La tente, tout un symbole, chaque Israélien en a une à la maison, une institution dans ce pays où les jeunes commencent par camper dans la nature et finissent par camper dans les bases militaires.
(Le 26 juillet, le boulevard Rothschild/Reuters)
Les protestataires des tentes — jeunes gens modernes qui travaillent sur leur ipad et surfent sur Facebook sous une vraie toile — en pleine forme après leurs deux semaines de fête, de musique, de débats infinis où le boulevard Rothschild rappelait les nuits de mai 68 quand des inconnus pouvaient se parler pendant des heures, ont quitté le boulevard Rothschild pour marcher jusqu’à l’esplanade de l’Opéra et du Musée d’art moderne de Tel Aviv, autres symboles des bobos de la ville.
Rejoints par les motards qui protestent contre la hausse du prix de l’essence, les parents qui manifestent depuis plusieurs jours avec leurs enfants dans les poussettes pour demander les moyens de les élever et les éduquer, les médecins en grève, des habitants des villes arabes de Galilée où la construction de logements s’est arrêtée, une foule avec des drapeaux israéliens, sans étiquette politique, sans parti, sans leaders, estimée à près de 100.000 dans les rues de Tel Aviv.
A la même heure, une foule identique marche à Jérusalem (10.000 manifestants, un record pour une manifestation non religieuse), Haifa, Beer Sheva, Nazareth, en tout une douzaine de villes.
(Le 30 juillet, Tel Aviv /Reuters)
Une nouvelle génération qui se découvre avec stupeur et marche pour «la justice sociale». L’égalité, la démocratie. Qui a fait son service militaire, des études, a un boulot et n’arrive pas à vivre bien dans un pays moderne. «Les gens travaillent et ils n’ont plus assez d’argent pour avoir une vie normale», explique un couple de cadres supérieurs à ses trois enfants, venus ensemble à la manifestation depuis Herzlyah, le Neuilly de Tel Aviv. Classe moyenne, ou majorité silencieuse, dénoncée par la droite comme «les jouisseurs hédonistes de Tel Aviv», cette «bulle» sans valeurs et sans morale. En opposition aux soi-disant vraies valeurs nationalistes et religieuses de cette droite au pouvoir qui investit lourdement dans la construction de maisons dans les colonies en territoires occupés et subventionne les ultra-orthodoxes religieux.
«C’est l’Etat de Tel Aviv qui gagne contre l’Etat des colons», se réjouit l’écrivain arabe israélien Sayed Kashua, d’habitude très sceptique sur ses concitoyens israéliens. «Enfin on trouve plus sympa l’Etat de Tel Aviv.»
«La nuit où j’ai été fier d’être israélien»
Et un autre virulent critique de la société israélienne, le journaliste Gideon Levy célèbre pour ses reportages très durs sur l’occupation en Palestine, publie dimanche dans Haaretz un article au titre plus que surprenant de sa part: «La nuit où j’ai été fier d’être israélien» expliquant que «ceux qui se moquaient du mini Woodstock sur Rothschild doivent maintenant reconnaître que c’est le détonateur d’un mouvement, le plus important mouvement de protestation de l’histoire israélienne.»
(30 juillet à Tel Aviv /AFP)
De gauche le mouvement ? Pas seulement. Des maires, des conseillers municipaux de droite ont aussi apporté leur soutien aux tentes. Des politiciens du Likoud, le parti de Benyamin Nétanyahou sont passés, discrètement. Certes à part la justice sociale, les seuls mots d’ordre dans la foule demandaient le départ de «Bibi». Du genre : «Rentre chez toi, on te paie l’essence».
Justement le prix de l’essence doit augmenter aujourd’hui, cela tombe mal pour le gouvernement de «Bibi». Le ministre des finances, Youval Steinitz, sert de fusible, le directeur de son ministère Haim Shani vient déjà de démissionner, le ministre devrait suivre. Nétanyahou avait promis des « mesures rapides », son discours n’a pas fait retomber le mouvement, au contraire.
Depuis, cette semaine, des habitants arabes ont planté des tentes dans leurs villes, les Bédouins s’y sont mis, le «peuple» de Facebook appelle à une grève ce lundi: 10.000 signataires… «Un miracle», dit aussi Noam Segal, 30 ans, jeune femme blonde qui dirige deux galeries d’art sur le boulevard Rothschild. «On ne pensait plus que quelque chose allait bouger dans ce pays, et voilà, ça arrive.» «Un miracle», dit également Daoud Khoury, avocat palestinien, qui, depuis trois jours, a fermé son cabinet de Jérusalem pour passer son temps avec les manifestants de Tel Aviv: «Je suis venu voir la révolution! On entend enfin les mots de « riches » et de « pauvres » qu’on n’entendait plus dans ce pays. Et on peut parler de tout… C’est ma place Tahrir»
Où va le mouvement ? Aucune élection en vue avant 2013. L’éventuelle reconnaissance de l’état palestinien aux Nations Unies en septembre pourrait détourner l’attention de la crise sociale mais la crise politique est profonde. «Oubliez le deux-pièces cuisine, s’écrit Gideon Levy, la question est déjà dépassée.» Après le printemps arabe, un été israélien?
Barrage policier à Roissy. "On ne s'attendait vraiment pas à ce que des compagnies européennes cèdent à la pression du gouvernement israélien, qui n'a aucun droit de nous empêcher d'accéder aux territoires palestiniens. En somme, l'aéroport de Roissy est sous occupation israélienne" s'indigne-t-elle. "C'est incroyable de voir les lignes aériennes de nos pays jouer le jeu d'Israël. Notre vol devait faire Paris-Rome puis Rome–Tel-Aviv. Et même ce premier vol, à l'intérieur de l'espace Schengen, on nous empêche de le prendre ! C'est une entrave à notre liberté de circulation !"
Les autorités israéliennes s’emploient à empêcher l’arrivée à Tel Aviv d’une centaine de sympathisants de la cause palestinienne en dissuadant les compagnies aériennes de leur permettre d’embarquer pour l’État hébreu. Ces activistes se sont vu refuser l’enregistrement de leur vol car leur nom figure sur une liste envoyée par Israël de « personnes indésirables ». Plusieurs associations de soutien aux Palestiniens avaient appelé sur Internet leurs sympathisants à converger vers l’aéroport international de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Près de cinq mois après la chute du régime de Moubarak, des milliers d’Égyptiens sont rassemblés sur l’emblématique place Tahrir, au Caire, pour exhorter l’armée au pouvoir à accélérer la transition démocratique. Si l’écriture d’une nouvelle Constitution tient toujours à cœur des manifestants, elle n’est plus au centre de leur revendication. Aujourd’hui, les Égyptiens souhaitent nettoyer le ministère de l’Intérieur des anciens caciques du régime, exigent leur jugement et s’opposent aux tribunaux militaires. »
Avocats, syndicalistes, enseignants, militants associatifs, ces Tunisiens étaient en première ligne le 14 janvier. À quatre mois de l’élection de la Constituante, ils entendent peser dans le débat national pour sauvegarder les acquis de la révolution et concrétiser ses objectifs. Hier unis contre Ben Ali, les Tunisiens sont aujourd’hui appelés à jeter ensemble les fondements d’une IIe République en faisant l’expérience du débat contradictoire. Car, au-delà de la cacophonie des partis politiques, c’est la société civile qui apparaît comme la garante de la transition démocratique et la pierre angulaire de l’unité nationale.
Dans une écrasante majorité, la Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir une résolution exhortant l’administration Obama à suspendre l’aide financière destinée à l’Autorité palestinienne si ses dirigeants persistent à faire pression pour un vote des Nations Unies pour la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien en Septembre 2011. La résolution, qui a été adopté par le Sénat la semaine dernière, a été votée par une majorité de 407 sur 435 représentants, et appelle à la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens.
L’OTAN a nié avoir volontairement effectué des raids aériens pour faciliter l’avancée des rebelles, affirmant se conformer au mandat de l’ONU de protection des civils. L’OTAN a annoncé la semaine dernière qu’il avait acceléré les raids sur des cibles militaires dans la partie ouest de la Libye, ciblant les forces gouvernementales dans les villes et le long de « grandes lignes de communication».
La France a appelé les Nations Unies à adopter une position plus ferme contre la répression féroce de Assad, alors même que les troupes gouvernementales intensifient leur campagne d’arrestation dans les villes au nord-ouest de Hama près de la frontière turque. Des groupes de défense des droits de l’homme estiment à au moins cinq cents les détentions arbitraires à travers la Syrie dans les derniers jours.
Alors que la région entière est secouée par des révolutions, certains relancent l’idée de l’unité arabe. Au panarabisme nassérien, ils préfèrent la vision plus réaliste de la solidarité arabe et plus concrètement la création d’une banque de développement arabe sur le modèle européen de la Berd. L’idée a été lancée par le premier ministre Qatari, Hamad Ibn Jassem, lors d’un discours au Centre des études islamiques d’Oxford. Ce projet pourrait être une solution adaptée aux difficultés économiques ayant poussé tellement de gens à descendre dans les rues arabes.
Stephen Zunes souligne le manque de fondement des arguments repris par la Maison Blanche pour soutenir l’action envisagée par Israël contre la flottille internationale en route vers Gaza. La secrétaire d’Etat Clinton qualifie en effet la flottille d’une action de provocation « lorsque la flottille entre dans les eaux israéliennes et crée une situation dans laquelle les Israéliens ont le droit de se défendre ». Or il s’agit d’une action inoffensive, non-violente et qui plus est dans les eaux de Gaza et non les eaux israéliennes.
Dans une tribune publiée dans El Païs, Khadija Mohsen-Finan s’interroge sur les réformes introduites par le nouveau projet de constitution. Depuis Hassan II, l’alternance a été introduite au Maroc, sans pour autant entamer l’autorité du roi. Le projet de constitution présenté par Mohammed VI le 17 juin dernier et soumis à un référendum en ce vendredi 1er juillet laisse à nouveau au roi la plupart de ses prérogatives.
Le Tribunal spécial des Nations Unies a issu des actes d’accusation concernant quatre membres du Hezbollah dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais Rafik Hariri. Cette décision intervient alors que le nouveau Premier Ministre Najob Mikati venait de mettre en place le nouveau gouvernement. L’instabilité menace donc à nouveau le Liban, alors que la région est en ce moment secouée par de nombreuses crises.
Fadwa al Hatem considère la réunion de l’opposition syrienne, qui s’est tenue à l’hotel Sémiramis de Damas avec l’approbation du régime comme une formule creuse. Elle souligne néanmoins quelques points positifs issus des déclarations du jour, même si les intéressés ont eux-mêmes exprimés un doute sur les possibilités d’initier un quelconque dialogue avec le gouvernement. La syrienne termine en précisant que le futur du pays serait écrit dans les rues et non dans une salle d’un hotel.
L’Egypte a annoncé la réouverture permanente de sa frontière de Rafah, ce samedi, desserrant la pression du blocus imposé depuis quatre ans à la bande de Gaza. Les fonctionnaires au Caire ont déclaré que ce geste marquait un effort visant à « mettre fin à la division palestinienne et à réaliser la réconciliation nationale. »
Les dirigeants des pays du G8 ont accepté d’octroyer un package d’aides de plusieurs milliards de dollars à l’Egypte et à la Tunisie, les deux Etats à l’avant-garde des soulèvements arabes. En outre, le Qatar a entamé des négociations avec d’autres pays du Golfe visant à établir une banque du Moyen-Orient pour le développement pour soutenir les Etats arabes dans les transitions démocratiques.
Les dirigeants du G8 ont demandé au président Ali Abdullah Saleh de tenir ses engagements et de transférer le pouvoir alors que la communauté internationale craint le scénario d’une guerre civile au Yémen. La nuit de jeudi, les affrontements entres les combattants fidèles à la tribu la plus puissante du Yémen et les forces gouvernementales dans la capitale de Sanaa ont causé quarante morts.
L’Europe a resserré l’étau sur le président Bachar al-Assad lundi 23 mai 2011 en sanctionnant le dirigeant syrien pour la première fois. La répression se faisant de plus en plus violente, l’UE est convenue d’ajouter le président, ainsi que plusieurs hauts fonctionnaires, à une liste noire rédigée précédemment. Un diplomate européen a déclaré que les sanctions visent »à faire cesser la violence et à presser Assad à entrer dans un processus de réforme, mais pas de le forcer à démissionner. »
Les autorités saoudiennes ont arrêté un activiste qui a lancé une campagne visant à contester l’interdiction de conduire pour les femmes dans le royaume et a posté une vidéo sur internet, la montrant derrière le volant. La vidéo YouTube, publié la semaine dernière, a été visionnée plus de 500.000 fois et montre Manal Al-sharif, qui a appris à conduire aux États-Unis, au volant de sa voiture à Khobar, province de l’Est du Royaume qui compte nombre de champs pétrolifères.