Cantonales : Le parti présidentiel submergé par le FN

Le Front national siphonne la droite de gouvernement qui en redemande.

Comme au niveau national, le premier tour des élections cantonales a été marqué dimanche dans l’Hérault par une poussée du Front national, un revers sans précédent pour l’UMP et une forte abstention.

Sur les 26 cantons renouvelables seuls deux étaient détenus par l’UMP. Le canton des Matelles où le conseiller général sortant Georges Vincent s’est retiré au profit de Guillaume Fabre (UMP). Celui-là se maintient au second tour avec seulement 26,3% des suffrages face à  Christian Dupraz (EELV/PS) en ballottage favorable avec 29% des voix. A Castelnau-le-Lez, le villepiniste sortant Frédéric Lafforgue, se trouve lui aussi en ballottage défavorable (27,3%) contre son rival le maire PS du Crès Pierre Bonnal (28,8%).

L’ambiance n’était pas à la fête dans les locaux de l’UMP rue d’Assas hier soir. Deux heures après la fermeture des bureaux de vote on y trouvait quatre personnes plongées dans un profond mutisme face au poste de télévision. Le responsable de la permanence annonçait que les candidats n’arriveraient que tard dans la soirée. En attendant, les courageux militants qui dansaient après la victoire de Sarkozy en 2007 ne pourront même pas noyer leur défaite faute de buffet. Seuls six candidats UMP restent en piste pour le deuxième tour sans beaucoup de chance de conclure alors que le FN s’alignera dans 13 duels contre le PS.

« C’est un moment politique difficile, confie Le président de la fédération départementale Arnaud Julien, Les gens expriment leur mécontentement face à la crise à travers l’abstention et le vote FN. Il faudra être encore être plus à l’écoute du vote extrême. » Au second tour l’UMP n’appelle pas à un front républicain, une logique politique mortifère qui dépasse l’entendement !

Jean-Marie Dinh

Comme au niveau national, le premier tour des élections cantonales a été marqué dimanche dans l’Hérault par une poussée du Front national, un revers sans précédent pour l’UMP et une forte abstention. Sur les 26 cantons renouvelables seuls deux étaient détenus par l’UMP. Le canton des Matelles où le conseiller général sortant Georges Vincent s’est retiré au profit de Guillaume Fabre (UMP). Celui-là se maintient au second tour avec seulement 26,3% des suffrages face à Christian Dupraz (EELV/PS) en ballottage favorable avec 29% des voix. A Castelnau-le-Lez, le villepiniste sortant Frédéric Lafforgue, se trouve lui aussi en ballottage défavorable (27,3%) contre son rival le maire PS du Crès Pierre Bonnal (28,8%). L’ambiance n’était pas à la fête dans les locaux de l’UMP rue d’Assas hier soir. Deux heures après la fermeture des bureaux de vote on y trouvait quatre personnes plongées dans un profond mutisme face au poste de télévision. Le responsable de la permanence annonçait que les candidats n’arriveraient que tard dans la soirée. En attendant, les courageux militants qui dansaient après la victoire de Sarkozy en 2007 ne pourront même pas noyer leur défaite faute de buffet. Seuls six candidats UMP restent en piste pour le deuxième tour sans beaucoup de chance de conclure alors que le FN s’alignera dans 13 duels contre le PS. « C’est un moment politique difficile, confie Le président de la fédération départementale Arnaud Julien, Les gens expriment leur mécontentement face à la crise à travers l’abstention et le vote FN. Il faudra être encore être plus à l’écoute du vote extrême. » Au second tour l’UMP n’appelle pas à un front républicain, une logique politique mortifère qui dépasse l’entendement !

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