Comelade le bien vivant

« Quand j’ai fini. Je dis merci et je m’en vais »

« Quand j’ai fini. Je dis merci et je m’en vais »

Trente ans de musique, une quinzaine d »albums et autant de collaborations ayant donné lieu à des productions diverses, pour la danse, les arts plastiques, le cinéma… Pascal Comelade poursuit son chemin, sauvage, sensible et singulier. Il est le père d »une œuvre instrumentale avant-gardiste et populaire. Œuvre faite d »impulsions essentielles, fruit de tentatives perpétuelles. On ne fixe pas sa musique dans les registres du commerce. Et pourtant elle traverse les âges et les tendances. Comelade résiste à l »hégémonie de la technique comme le son de ses jouets musicaux. As de la virtuosité répétitive et minimaliste, il distille de la bricole poétique nourrie au sein d »un rock primitif bercé par des senteurs d »enfance. Quoi de neuf chez cet artiste rompu à l »art de la fugue ? Le musicien catalan ne revendique rien et surtout pas l »idée de carrière. «  Tout ça c »est une grande farce. La musique c »est un travail parallèle à ma vie, voilà.  » On pourrait s »arrêter là. Mais on tente d »en savoir plus dans les coulisses du World Wilde Festival à Sète. «  Franchement ce n »est pas casino online pokies une chose normale de monter sur scène. Quand j »ai fini, je dis merci et je m »en vais.  » Il n »y a plus d »amertume dans le regard distancié que l »artiste porte sur le milieu du spectacle. «  Je vis dans un luxe crapuleux. J »ai 52 ans je fais de la musique depuis 30 ans, et je ne vis pas dans la rue tu t »imagines ?  »

Comelade joue pour le plaisir et ça s »entend. Plus de 90% de ses disques sont des compositions personnelles. Pour la scène, il s »entoure de musiciens, dont certains sont des amis de longue date. A Sète on a vu Didier Banon, l »ex batteur d »OTH et Sami le crabe des Vierges. «  Dans mon cas, il n »y a pas de groupe idéal. Le groupe est le fruit de rencontres hasardeuses. Je change la formation environ tous les trois ans. On ne répète pas, on ne se parle pas mais on fait un truc collectif. Les musiciens sont libres mais ce n »est quand même pas une démocratie, s »empresse-t-il de préciser. D »ailleurs on m »interpelle souvent : il ne sourit pas, il ne parle pas… Je fous mes tripes sur scène et ça ne suffit pas ! Mon rapport à la scène s »est un peu amélioré. Avant je mettais un casque intégral avec des rétros. Parce que quand t »es pianiste il y a toujours quelqu »un qui peut te tirer dans le dos.  » La théorie, l »inspiration ne l »intéressent plus. Sa démarche artistique est similaire à celle des peintres. «  Je ne suis pas comme ceux qui font des musiques de film que personne ne connaît. Je suis un peu le cul entre deux chaises, parce que je fais une quinzaine de concerts par an. Dès que tu montes sur scène on te demande ton avis. Moi j »ai mes idées au même titre que le charcutier ou le garagiste, je ne vois pas avec quelle légitimité je te parlerais de politique ou d »écologie…  »

Comelade passe les deux tiers de son temps à Barcelone. «  La France reste très centralisée. J »avais pas donné de mes nouvelles depuis trois ans, à Paris ils croyaient que j »étais mort.  » Ils se trompaient.

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