Pays du métissage des arts et des cultures

Festival ThéâViDa cap sur le Mexique

« Pour la première édition du festival nous avions choisi le thème du combat. Tant il n’a pas été facile de monter le projet, cette fois le thème c’est  la liberté, explique Gabrielle Gonzales. Une valeur qui n’est pas étrangère au pays invité et qui signifie aussi que nos partenaires locaux  (Mairie de Montpellier, Conseil Général et Région…ndlr) nous ont fait confiance », indique encore l’initiatrice de ThéâVida. Cette année, la seconde édition du festival latino-américain qui associe théâtre, vidéo et danse, est entièrement consacrée au Mexique. L’annulation de l’année du Mexique en France par le gouvernement mexicain, lié comme on le sait aux brillants exploits des sarkoboys de la diplomatie française, a laissé sur le carreau pas moins de 360 manifestations culturelles prévues sur toute l’année. « Nous avons dû revoir le programme et renoncer à recevoir certains invités mexicains, mais finalement nous maintenons l’objectif qui est de faire découvrir la culture contemporaine latino américaine à travers la diffusion d’œuvres et de spectacles. »

Dans divers lieux de Montpellier, la programmation propose de partir à la découverte du pays de Frida Khalo. Un hommage sera notamment rendu à cette artiste qui a joué un rôle important dans le mouvement artistique de son époque avec une lecture théâtralisée/vidéo et une table ronde en partenariat avec les éditions Actes Sud. La Cie K-Mélodie adaptera au Théâtre de la Vista le roman La Rosa Blanca de B Traven d’après une mise en scène d’Adel Hakim qui retrace la ruée vers l’or noir au début du XXe siècle. Une tragédie  d’une troublante actualité produite par le CDN du Val de Marne.

« Sa liberté, le Mexique l’a gagnée en bataillant ferme mais l’envie de gagner le « paradis » nord américain l’obsède toujours », soulignent les organisateurs du Festival. Au sein de l’Espace Kawenga, l’installation AmeXica sKin de Sylvie Marchand et Lionel Camburet dévoilera la brutalité de la zone frontalière US-Mexique. Sur le terrain pendant six mois, les deux artistes aborderont à l’occasion d’une table ronde la question : « Quelle est la portée symbolique et concrète du témoignage et de l’engagement d’un artiste ? ».  Une autre installation multimédia éclairera les pratiques rituelles des indiens Raràmuris ayant échappé à la colonisation des conquistadors grâce à leurs talents de coureurs raconte-t-on. Le festival propose tout à la fois de poser un œil nouveau sur la création mexicaine et de nous entraîner vers les contrées de son imaginaire.

JMDH

Du 12 au 17 avril programme www.theavida.com/

Voir aussi : Rubrique Festival, rubrique Mexique, L’échec du mur, rubrique Amérique Latine,

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