Bain de sang à Bangkok

Bangkok l'armée les pieds dans le sang des chemises rouges

Bangkok l'armée les pieds dans le sang des chemises rouges

Les manifestants pacifistes thaïlandais, qui se heurtent à l’armée autour de leur camp retranché à Bangkok, ont demandé dimanche une négociation sous l’égide de l’ONU pour ne pas ajouter de victimes à un bilan déjà établi à 31 morts et 230 blessés depuis trois jours. Acculés par l’armée dans le quartier qu’ils occupent depuis le début du mois d’avril, les  chemises rouges demandent au gouvernement de retirer ses soldats, alors que les combats se poursuivaient dimanche dans les rues de la capitale.

Mais le gouvernement a immédiatement opposé une fin de non recevoir. Il rejette toute intervention de l’Onu et réclame la reddition des leaders de la contestation. Cette fermeté croissante des autorités douche tout espoir de compromis .

Un porte-parole de l’armée, a expliqué que les soldats étaient autorisés à tirer sur les manifestants s’ils s’avancent à moins de 36 mètres des lignes tenues par l’armée. Les « rouges » ont de leur côté renforcé la défense de leur « camp retranché », pendant que certains d’entre eux menaient des opérations de guérilla urbaine avec cocktails Molotov, pierres, engins incendiaires…

Voir aussi : rubrique Asie Thaïlande, Une balle dans la tête du général, Les chemises rouges acceptent la médiation, nouveau rassemblement des  chemises rouges, Lien externe entretien avec Olivier Guillard directeur de recherche de l’IRIS,

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