Pluie de jouvence sur Fiest’A Sète

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Fiest’A Sète. Au top, le bilan artistique de la dix-huitième édition du festival de musique du monde et l’état d’esprit de toute l’équipe.

La dix-huitième édition de Fiest’A Sète s’est achevée vendredi 8 août par une belle averse. Pluie conclusive après le sage concert de Trivock Gurtu et une vibrante performance de Susheela Raman. Les vents favorables avaient jusqu’ici veillé à épargner le bout de ciel surplombant le Théâtre de la mer. Un peu comme si les dieux de l’Olympe musicale - et notamment le régisseur général Hervé Villechenoux – dont on connaît le dédain qu’ils affichent pour les succès du moment, souhaitaient privilégier la caravane de perles composant cette programmation.

De la première semaine itinérante et gratuite du festival résonne encore l’envoûtante voix de Mamani Keita, les instruments rudimentaire du mento des Jolly Boys, l’entêtante rythmique de Debademba… Le bilan artistique de la seconde semaine au Théâtre de la mer est sans fausse note tout en répondant au principe de diversité, ingrédient essentiel de la manifestation.

Du bulldozer du funk us Bootsy Collins, ex-bassiste allumé de James Brown au tango  sulfureux revisité par Catherine Ringer avec Muller & Makaroff, deux piliers du trio électro Gotan Project associés pour un pas de côté au sein de Plaza Francia. Dans un univers jazz soul groovy, on retient aussi la belle et souple prestation d’Anthony Joseph tout en finesse. Côté découverte, la rencontre de l’éblouissante Malienne Fatoumata Diawara et du jeune et talentueux pianiste cubain Roberto Fonseca qui s’était opérée pour un titre en studio, a trouvé un heureux prolongement sur la scène du festival et semble encore porteuse de belles promesses.

A la recherche d’esthétiques

A la recherche d’esthétiques qui rassemblent les cultures, oeuvrent pour la transition des traditions et l’inscription dans la modernité, Fiest’A Sète favorise les rencontres autour de la musique. On y croise des passionné(e)s de musiques du monde dont l’engagement pour la tolérance, la résistance et l’espoir s’exerce au-delà des prestations scéniques. C’est aussi cela que le directeur José Bel, son équipe et les bienveillants bénévoles de l’association Métisète font vivre au public durant deux semaines.

Cette année, malgré la crise, les incertitudes, les conflits meurtriers et les mouvements sociaux, les publics de Fiest’A Sète se sont retrouvés dans l’offre proposée avec environ 9 000 entrées payantes sur les 20 000 participants que mobilise au total le festival. Fiest’A Sète c’est aussi des expos, des tchaches pour parfaire sa culture musicale et des afters. Dans le registre de la nuit, le gourou de la musique brésilienne Rémy Kolpa-Kopoul a fait danser cette année le public avec des parapluies. A graver dans les mémoires également le boeuf de Keziah Jones à la Ola..

Après la pluie, les cours d’eau retrouvent leur lit et Fiest’A Sète son pas tranquille vers les sources pures et renouvelées des folles notes de la 19e édition que l’on attend déjà comme si l’on voulait aller plus vite que la musique…

Source L’Hérault du Jour 13/08/14

Voir aussi : Rubrique Actualité Locale, Rubrique Musique, rubrique Festival, Ouverture, Le Mento historique des Jolly boysDes esthétiques et des déferlantes, Fiest’A Sète archives,

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