Bourse Vingt propositions pour doper l’actionnariat individuel, peu prisé en France

Une quinzaine de personnalités du monde économique et financier ont remis vingt propositions au ministère de l’Economie pour augmenter le nombre des actionnaires individuels, peu nombreux en France et qui ont été très échaudés par la crise. Ces propositions visent à mieux faire connaître l’actionnariat auprès des jeunes, à valoriser le rôle de l’actionnaire individuel auprès des entreprises et à développer les instances de représentation des petits actionnaires. Après deux années difficiles, « il faut repartir en conquête », admet Yves Loichemol, de l’agence Euro RSG C&O à l’origine avec Actionaria, le Salon de la Bourse et des produits financiers, de cette initiative lancée avant l’ouverture du salon vendredi.

Les Bourses se rétablissent après avoir atteint un point bas en mars 2009 mais elles n’ont pas regagné tout le terrain perdu depuis le début de la crise à l’été 2007. La France comptait quelque 6,7 millions d’actionnaires individuels en 2007, selon une étude TNS Sofres. Les petits actionnaires détenaient en moyenne 6,7% du capital des entreprises cotées en France, contre 12,8% en Grande-Bretagne, 13,3% en Allemagne, 20,1% en Espagne et 26,6% en Italie. Parmi les freins à l’actionnariat individuel en France, Yves Loichemol cite la méconnaissance du rôle de l’action dans le développement d’une entreprise, le système de distribution (via le réseau bancaire la plupart du temps) et la structure du patrimoine des ménages, peu enclins à l’épargne en actions.

Constatant que les réseaux bancaires font peu la promotion des actions auprès de leurs clients, le comité de réflexion préconise la vente directe par les entreprises via un numéro de téléphone vert ou internet, procédure encore embryonnaire.
Il appelle aussi à une stabilisation de la fiscalité dans ce domaine et à la tenue des assemblées générales en soirée ou le samedi afin de favoriser la participation des actionnaires individuels qui travaillent. Le comité de réflexion comprend notamment des représentants d’associations de défense des actionnaires, du groupe boursier transatlantique NYSE Euronext, de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, ainsi que des économistes comme Jean-Hervé Lorenzi.

AFP

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